GOVERNMENT PROGRAMME 2025-2029
GOVERNMENT PROGRAMME 2025-2029 Order read for resuming adjourned debate on the following motion of the Second Member for Quartier Militaire & Moka (Dr. Ms B. Thannoo). “This Assembly resolves that the Government Programme 2025-2029 presented to this Assembly on Friday 24 January 2025, copy of which has been circularised amongst Honourable Members, be and is hereby approved.”
Yes, hon. Minister of Environment, Solid Waste Management and Climate Change, Mr Bhagwan! (3.38 p.m.) The Minister of Environment, Solid Waste Management and Climate Change (Mr R. Bhagwan): Merci, Madame la présidente. Madam Speaker, at the outset, I wish to congratulate you, heartily, for your election as Speaker of the House. Under your authority and guidance, the dignity of this House has already been restored. Sous votre présidence, et épaulé dans votre tâche par votre adjoint, l’honorable Veda Baloomoody, un parlementaire chevronné qui entame son cinquième mandat, cette Assemblée respire, Madame la présidente, à nouveau une atmosphère de plus sereine y prévaut. Madame la présidente, vous avez fait vos premières armes…
Don’t touch the mike if you can! Don’t touch it too much! I am sorry. I have noticed that you tend to do that. I want to be able to hear you!
Madame la présidente, vous avez fait vos premières armes dans un parti qui vous a permis de consolider vos convictions pour la démocratie et la justice. Votre passion pour ces nobles causes fait de vous une autorité morale incontestable pour assumer ces fonctions et pour redonner ses lettres de noblesse à cette institution qu’est le Parlement. Madame présidente, je suis confiant que cette Assemblée sera à nouveau un haut lieu de débats et d’échanges productifs aidant à la transformation du pays sous ce tandem de légistes expérimentés. Madame la présidente, c’est une renaissance du Parlement mauricien et de l’État mauricien avec ce programme quinquennal présenté par une alliance ki finn balye karo ek met Pinokio KO parce que the people have spoken. Popilasyon finn exprim li. Eski ena enn lot fason pli kler ki eki sa ? 60-0 ! Madame la présidente, dans l’intimité de l’isoloir, en leur âme et conscience lepep finn swazir pou sirmont so laper, pou retrouv so liberte. Li finn swazir democrasi pou kas lerein lakwizinn ek so bann kwizinye.
Et cuisinière!
Madame la présidente, tempo finn eklate !
(Interruptions)
Lawizinn anflam. Bofrer, kouzin, kouzinn, misie pran kas ek Misie Ventilator et je ne peux pas oublier Judas, en plus ek zot bande de mafia. Pa kone kot pou al kasyet, Madame. Madame la présidente, les intervenants avant moi ont brossé un excellent tableau des dérives et des abus du gouvernement MSM qui a été sanctionné comme il le mérite. Comment oublier le Striking Team, ‘Planting Squad’!
(Interruptions)
Planting! Planting! An hon. Member: Dégâts !
Une frayeur instillée par la cyberpolice qui débarque dès l’aube pour des postes jugées inoffensives. La peur d’un brossage style Polygadoo! Le 10 novembre dernier, tout le système de surveillance des citoyens et la data driven political campaign, des bribes à gogo, tousala finn fer fizet ! Tousala finn rann plis enn move servis a Pinokio. Avec leur droit de vote et la détermination à sauver la patrie et les institutions de la République, nos concitoyens, rassurés d’un processus électoral intègre et par l’omniprésence de nos activistes, des quatre Partis de notre alliance, qui ont travaillé jour et nuit et œuvré à cette victoire historique. Je voudrais ici, Madame, leurs exprimer mes sincères remerciements à nos activistes au nom des tous les élus de notre alliance et en mon nom personnel. Sans les activistes, nous n’aurions pas eu ces 60-0 ! Sans eux, Madame la présidente, il n’y aurait point de Government Programme, du moins pas comme ce celui-ci. Un grand merci à nos activistes ! Le peuple s’est prononcé dans le silence de l’isoloir, déclenchant cependant un puissant tsunami politique transformant radicalement le paysage politique ; une opération chirurgicale précise et collective. Le 10 novembre dernier a permis d’enlever une tumeur maligne et agressive de notre système politique. En effet, Madame la présidente, une tumeur qui rongeait les ressources du pays, parasitait toutes les institutions pour installer la médiocratie et vampiriser les ressources. Qui instaurait un régime de peur, Madame la présidente, chez les uns et d’impunité chez les autres. Dans un grand élan national, l’électorat s’est mobilisé avec un objectif commun. Le résultat des dernières élections le démontre amplement. La sanction la plus humiliante – 60-0 ! Le peuple a ainsi mis fin à une décennie d’imposture au pouvoir. Madame la présidente, comment en effet, un gouvernement digne de ce nom trouve-t-il l’inhumanité requise pour voler – Ils ont volé l’argent du public et surtout lorsqu’on prend en compte la période Covid, voler l’argent des ventilators destinés aux urgences ? Comment un gouvernement assermenté puisse se permettre de dilapider et de faire dilapider ainsi notre patrimoine financier national, la Banque de Maurice ? Au fur et à mesure, Madame la présidente, qu’on obtient des conclusions des audits financiers et administratifs, on réalise le degré de pourrissement au sommet de l’État, au moindre quartier du pouvoir. Madame la présidente, pas les montres Cartier que personne ne semble vouloir être propriétaire maintenant ; personne ne veut acheter les montres Cartier. Je parle du close monitoring de Lakwizinn, Madame la présidente, dans tous les recrutements au niveau de toutes les institutions et les corps para- étatiques. Tout le pays fut à la merci des caprices de l’axe Angus road, Wolmar, Sun Trust et PMO. On comprend alors l’ampleur de cette délivrance pour la population et le sens profond de ce vote du 10 novembre dernier. Cela, les deux députés de l’opposition ont intérêt à se remémorer, il faut remémorer ce qui s’est passé constamment et savoir aussi sur quoi ils sont assis avant de se lever, Madame la présidente – bom atomik. To assiz lor bom atomik ! Madame la présidente, le changement est présent dans chacune des actions de ce gouvernement chaque jour. Certains plus visibles que les autres mais un vaste mouvement est effectivement en marche. Que de plus palpable, Madame la présidente, est tangible que ce retour triomphal, je peux dire retour triomphal de la démocratie Parlementaire cette Chambre. Madame la présidente, cette Chambre a vécu des jours les plus sombres sous le précédent régime, et a connu un président sans précédent, un personnage de la série Benny Hill que toute la nation a pu voir dans ces hors-d’œuvre historiques sur le Parliament TV. Pravind Jugnauth a pu entraver le fonctionnement démocratique du Parlement grâce à un trio, je les vois toujours ici-là, pas vous. Un trio de protection rapproché et composé des conscrits. Vous saviez qui, Madame la présidente ? Ganoo, Mr Point of Order. Obeegadoo, Mr I second et Ramano, Minis noter. Comment leur oublier ? Mardi dernier, concernant le minis noter, ce n’était que le trailer pour l’ancien ministre notaire, je l’aurais dit. Li pa perdi pu atan. La série s’annonce palpitante et la population saura comment il a acheté cet appartement dans un haut lieu de Dubaï. An hon. Member: On doit savoir !
Madame la présidente, cette bande de conscrits qui lui a permis de faire la pluie et le beau temps – je parle de Pravind Jugnauth, ancien premier ministre du MSM – ici au Parlement, comme bon lui semble, selon son humeur du jour. Les motions de suspension de l’ancien Leader of the House étaient spontanément secondées par un Deputy zélé à l’excès à la courbette dans la seconde qui suit. Ainsi, séance après séance, Madame la présidente, le même scénario était adopté pour faire taire les critiques et éloigner de la Chambre, des élus que la majorité ne souhaitait affronter. Le Leader du MMM a été suspendu pour 20 séances, mon ami l’honorable Patrick Assirvaden, 13 séances, l’honorable Dr. Arvin Boolell plus de 15 je crois, l’honorable Johanna Bérenger, 23, pa kav trouv li dan parlman. An hon. Member: Record !
Et votre humble serviteur, Madame la présidente, 30 séances.
Pu mwa komier ta?
30 séances de suspension.
Pu mwa pena boukou non?
Et mon bon ami, l’honorable Shakeel Mohamed, plusieurs mois, pour ne citer quelques exemples. Autant des droits à la parole amputés et confisqués, Madame la présidente, enfouis dans la mémoire de ce Parlement, dans le Hansard, des Rulings historiques pour ne pas dire préhistoriques. An hon. Member: Hystériques !
Et hystériques. Le Speaker qu’il ne le fut jamais. Madame la présidente, il faut trouver un moyen – je fais un appel à vous – ici pour réparer vis-à-vis de l’histoire de cette institution, cet énorme préjudice, cette agression préméditée afin que les générations futures sachent que nous avons su reconnaître l’immense tort causé pendant cette période à notre démocratie parlementaire. Madame la présidente, Sir Harilall Vaghjee, un freedom fighter, le premier Speaker mauricien aurait été centenaire cette année. J’ai eu l’occasion de bien le côtoyer. Etant parenté, il a été un peu mon mentor. En cette année de renaissance Parlementaire, je tiens à vous féliciter, Madame la présidente, pour l’excellente initiative d’organiser surtout pour les jeunes Parlementaires, une memorial lecture à l’occasion du centenaire de ce grand patriote. Madame la présidente, j’entame à présent mon 10ème mandat consécutif. Ici présent dans cette Chambre depuis 1993, grâce à un soutien indéfectible des électeurs, des électrices de la Circonscription No. 20 - Beau Bassin/Petite Rivière que je remercierais toujours. Madame la présidente, 10/10 ! Pas fezer ça, 10/10, un seul parti ! Une seule circonscription!
Enn sel leader!
Et surtout, un seul leader. Madam Speaker, cette longévité politique n’a pas de secret. C’est le résultat d’un travail acharné, une présence régulière et une proximité, favorisant l’écoute de tout le monde. Madame la présidente, mon nom importe peu dans ma circonscription. Je n’ai nul besoin de vous dresser le profil de cette circonscription. Je suis Rajesh Bhagwan, je aussi Roger Bhagwan, je suis aussi Rashid Bhagwan et je suis aussi Rajen Bhagwan. Je suis un mauricien, un patriote ! Le noubannisme n’est pas – pour reprendre un terme environnemental politically sustainable mais je dois vite ajouter que tout cela a été rendu possible, grâce au soutien de ma famille politique, le MMM mais aussi ma famille évidemment. Un parti au sein duquel je suis honoré de porter les couleurs. Un parti sans leadership, Madame la présidente, est un bateau sans capitaine et ou kone kan enn bato pena kapitenn ki arive. Pour sa rigueur, son intégrité et son intransigeance, le leader du MMM a été victime des plus viles attaques et d’un traitement de plus humiliants ici. Je me souviens bien des ricanements et des moqueries blessantes des one term politicians au sein d’un barking brigade à l’égard d’un ancien Premier ministre et leader d’un grand parti mais le MMM et son leader ont su faire preuve de persévérance et de résilience face à la suprématie numérique de la majorité pour mener le combat. C’est ici et ainsi que je dis que les premières bases d’une entente PTr/MMM furent jetées ici au Parlement, parce que nous avons commencé à travailler ensemble contre ce monstre qui était ici. Faire cause commune contre l’arbitraire et cette entente, couplée de la confiance et de la cohésion entre le leader du parti Travailliste et le leader du MMM, ont permis de surmonter la trahison inqualifiable du PMSD à la veille du 01 mai. Zot ti krwar nou pou al tase, zot kin tase. Et les autres soubresauts et accueillir d’autres dirigeants pour constituer une Alliance du Changement sous le leadership de l’honorable Dr. Navin Ramgoolam – je parle ainsi de mon ami l’honorable Ashok Subron et de mon ami, l’honorable Richard Duval. Une alliance qui a permis à Paul Bérenger de savourer un troisième 60-0 de sa carrière et à Dr. Navin Ramgoolam, son deuxième – pa kone si pa trwaziem – et de réaliser un fulgurant retour de manivelle politique. Peu d’observateurs politiques, Madame la présidente, avaient cru dans un retour possible du Dr. Ramgoolam sur la scène politique, mais ses adversaires ont sous-estimé sa capacité de se ressaisir et de rebondir comme un born fighter. Aujourd’hui, Madame la présidente, le pays est entre ses bonnes mains et cette alliance doit honorer ses engagements vis-à-vis de la nation. C’est une alliance, Madame la présidente, de transition entre une génération vers une nouvelle, un passage de témoin pour pérenniser notre combat pour des valeurs qui nous sont chères, dont les droits de la nature que j’évoquerais sous le volet de l’environnement. Je constate un énorme potentiel parmi les jeunes élus de cette Chambre. Je le dis toujours sans arrogance: if you are elected once, try to be elected a second time. Then, you say you have achieved something! Tandis que nous au MMM, mes collègues Ludovic Caserne, Tony Apollon, Fawzi Allymun, Chetan Baboolall, Joanna Bérenger et Karen Foo Kune-Bacha entre autres sont déjà solidement en selle pour assurer la relève. Je les remercie, sans compter mes amis Reza Uteem, Aadil Ameer Meea, Deven Nagalingum, entre autres, les deux frères, Ravin Jugurnauth et notre ami de la circonscription n◦ 6. Pour en revenir à cette renaissance nationale et le wind of change qui traverse le pays, comment ne pas invoquer la remise sur rails des institutions vitales du pays, l’arrêt de l’hémorragie financière de la Banque de Maurice, la remise à jour des comptes nationaux et aussi, le grand dépoussiérage de la programmation et de la diffusion d’un journal télévisé digne de son nom à la station nationale, qui symbolise cette nouvelle ère dans les relations entre le pouvoir central et les institutions de l’État. Je tiens ici, Madame la présidente, en mon nom personnel, je le dis, je regarde tous les jours la MBC, même lorsque j’étais dans l’opposition. Avant, c’était Pravind Jugnauth Broadcasting Corporation ! Mais je dois féliciter le board de la MBC et M. Alain Gordon-Gentil. La MBC aujourd’hui, c’est une vraie station nationale. On sent cette différence. C’est cela le changement avec des news newsworthy, Madame la présidente. Pas comme dans le passé ! C’est un virage, Madame la présidente, de 180 degrés des pratiques courantes sous l’ancien gouvernement et il correspond aux besoins du pays et de la société pour enclencher une réforme profonde et nécessaire. Madame la présidente, pour une remise aussi en ordre de l’économie et des institutions environnementales et sociales, pour faire renaitre à nouveau l’état de droit et d’instaurer la gouvernance. Madame la présidente, après dix ans de pillage, de gaspillage et d’affairisme sous le joug d’une mafia sans masques – je le dis, mafia sans masques – vol en plein jour, kokin, ranpli poss, le pays avait besoin de ce virage drastique. Après avoir évoqué, Madame la présidente, le nécessaire assainissement de l’environnement politique et des institutions cruciales, je viens maintenant à l’environnement proprement dit. Madame la présidente, c’est avec un réel plaisir que je me retrouve au ministère de l’Environnement après avoir occupé cette fonction en 1997, lorsque le MMM était avec le Parti travailliste, le Dr. Navin Ramgoolam comme Premier ministre, et de 2000 à 2005. Je retrouve un ministère qui a été marginalisé par l’Economic Development Board (EDB) et par un part-time Minister qui passait son temps dans son bureau de notaire. J’ai retrouvé un personnel démotivé par des décisions prises en toute opacité par les higher quarters qui donnaient des ordres. Les ordres venaient de Lakwizinn au EIA Committee au mépris des avis techniques. Je constate un énorme retard dans la mise en œuvre des projets et un laisser-aller contagieux au niveau de l’application des lois environnementales. Nous avons un gros retard à rattraper et de grands défis à relever. Madame la présidente, je suis épaulé dans ma fonction par l’honorable Joanna Bérenger, Junior Minister, qui est une infatigable écologiste avec une énergie débordante. Ce gouvernement s’apprête à tracer une nouvelle voie de développement à travers ce programme gouvernemental 2025-2029 pour une transition juste, visant à garantir que le passage à une économie durable soit équitable et inclusif. Une réforme constitutionnelle majeure, visant à rétablir la bonne gouvernance, y compris un amendement constitutionnel historique visant à inclure les droits de la nature et le point de départ de cette entreprise. La réalisation des objectifs de développement durable à l’horizon 2030 est un défi majeur que ce gouvernement est prêt à relever par le biais d’une approche transformatrice et axée sur les politiques. Le gouvernement sera guidé par les principes de l’agenda d’Antigua et de la Barbade pour les petits États insulaires en développement (PEID) en matière de développement durable. En tant que petit État insulaire en développement, l’île Maurice fait partie des pays les plus touchés par le changement climatique, car elle est particulièrement vulnérable aux phénomènes météorologiques violents, aux catastrophes naturelles telles que les cyclones, les tempêtes, les raz de marée, les pluies torrentielles, les inondations, les crues soudaines, les glissements de terrain et le stress thermique. Les données historiques et les projections futures des tendances climatiques indiquent une augmentation des impacts négatifs et donc une grande vulnérabilité pour les îles de la République de Maurice. L’île Maurice fait partie des pays les plus vulnérables au changement climatique. Le rapport mondial sur les risques de 2023 a classé l’île Maurice au 106e rang des 193 pays présentant le risque de catastrophes le plus élevé et parmi les plus exposés aux risques naturels en raison de sa position géographique, à savoir dans un bassin de cyclones tropicaux actifs. Face à ces défis croissants, l’adaptation au changement climatique est une priorité absolue et nécessaire dans l’agenda du gouvernement afin d’accroître la capacité d’adaptation pour améliorer la résilience et promouvoir un développement à faible émission de carbone pour atténuer les impacts du changement climatique. Maurice accorde une priorité à l’élaboration de son NDC en vue de sa soumission à la CCNUCC en 2025, avant la 30e conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP30), qui se tiendra au Brésil du10 au 21 novembre 2025 à Belém. Un comité interministériel sous la présidence du Deputy Prime Minister a été mis sur pied et regroupe les ministères des Finances, des Affaires étrangères, de l’Agro-industrie, de la Sécurité sociale et des hauts cadres des différents ministères pour faire le suivi de ce rendez-vous crucial pour la planète et l’île Maurice sera au rendez-vous. Il est indéniable que nos plages sont des atouts majeurs pour l’industrie du tourisme et les loisirs de la population locale. Nous ne pouvons pas nous permettre d’ignorer les effets du changement climatique et de l’élévation du niveau de la mer sur la zone côtière. Malgré les défis climatiques, des efforts continus sont déployés pour lutter contre l’accélération de l’érosion côtière grâce à un programme de réhabilitation côtière à long terme. Mon ministère a mené un programme intégré et continu sur la réhabilitation de côtes en utilisant plusieurs méthodes. Notre approche est fondée sur la science, guidée par des contributions d’experts et façonnée et surtout maintenant – je dis maintenant – par la voix des ONG qui n’étaient pas écoutées dans le passé et qui sont maintenant parties prenantes de toute notre stratégie et de toutes nos discussions. À ce jour, nous avons identifié plusieurs sites d’intervention prioritaires. Au cours de ces cinq prochaines années, quelques 32 kilomètres, sur 34 sites érodés prioritaires, seront pris en compte – sur 32 kilomètres, je dis – et qui ont un coût et qu’avec le gouvernement, nous allons discuter, de quatre milliards et qui doivent être réhabilités. Une fois les travaux terminés, les sites réhabilités seront proclamés plages publiques, créant ainsi des espaces publics supplémentaires pour le plaisir et les loisirs. Par ailleurs, Madame la présidente, les zones écologiquement sensibles, ESAs, comptent parmi les atouts environnementaux les plus précieux de la République de Maurice. En effet, elles représentent des caractéristiques environnementales particulières pour le maintien à long terme de la diversité biologique, du sol, de l’eau et d’autres ressources naturelles. Une loi est en préparation pour protéger ces zones côtières très, très importantes. L’un des défis les plus urgents auxquels nous sommes confrontés est la surcharge de la décharge de Mare Chicose et les travaux d’expansion verticale nécessaires sur le site qui sont en cours. Et nous savons tous dans quelle façon ce contrat a été alloué. L’absence d’autres sites de décharge et le syndrome Not In My Back Yard (NIMBY) rendent la situation encore plus difficile. Il est donc impératif que nous réduisions notre dépendance à l’égard des décharges en détournant les déchets grâce à des systèmes de récupération des ressources innovantes et efficaces. La première étape de ce parcours commence à la source – la ségrégation des déchets. Madame la présidente, la protection de l’environnement est un vaste chantier qui ne concerne pas que le ministère de l’Environnement. Plusieurs ministères seront appelés à collaborer ensemble pour mettre en œuvre notre stratégie de développement durable. Les autorités feront de leur mieux. La Police de l’environnement, que je félicite pour le bon travail qu’ils sont en train de faire avec le soutien du Commissaire de police, veillera au grain. Mais, l’essentielle demeure un changement radical de notre mode de production et de consommation, et la participation massive de la population à la reconquête écologique de notre île. Je ne pourrais, malheureusement, pas aborder tout le volet environnement comme je l’aurais souhaité mais, j’aurais d’autres occasions pour le faire. Je voudrais, pour terminer, rappeler que notre pays a été sauvé in extremis des griffes de cette bande mafieuse qui osait prétendre gouverner le pays. Guet kot zot ete ! Cette sanction sans appel contre le régime mafieux sortant nous place tous ici devant une lourde responsabilité et il est de notre devoir, Madame la présidente, de comprendre et de répondre aux attentes de la population au cours de notre mandat. C’est notre peuple qui nous a offert ce 60-0. C’est à nous, Madame la présidente, et à tout le monde ici, de lui offrir ce changement qu’il attend. C’est notre engagement solennel et c’est un engagement que moi-même j’ai pris et que nous tous nous avons pris ensemble. Nous n’avons pas le droit à l’erreur. Je vous remercie, Madame la présidente.
Merci ! Yes, Leader of the Opposition! (4.07 p.m.) The Leader of the Opposition (Mr G. Lesjongard): Thank you, Madam Speaker. Madame la présidente, je vais essayer, pendant mon intervention, d’intervenir principalement sur les chapitres essentiels de ce discours-programme. Ma première observation sur ce discours-programme est peut-être anodine mais mérite l’attention de cette Chambre parce qu’elle est fort symbolique, c’est-à-dire en regardant le discours-programme. Madame la présidente, le peuple se rappelle très bien de la campagne électorale de l’Alliance du Changement, une campagne qui, au fil du temps, a pris un fort symbole de mauricianisme. Le drapeau national était dans les rassemblements de l’Alliance du Changement, l’hymne national, et c’était une bonne stratégie politique. Toutefois, Madame la présidente, ce drapeau, si cher au peuple mauricien, je constate qui est très mal représenté sur la couverture du discours-programme. Le drapeau national semble être flou sur la couverture…
(Interruptions)
…et j’espère que l’avenir de notre pays n’est pas aussi flou, et que ce gouvernement à une vision claire pour notre pays. Ceci étant dit, Madame la présidente… An hon. Member: Tousala, zis sa to trouve la ein ! An hon. Member: … kouvertir…
…tout comme plusieurs Membres de cette Chambre, j’ai été ministre à plusieurs reprises, député de l’opposition, et à travers notre histoire politique, il y a eu toujours cette politique de, comme on dit en créole, kasse refer, particulièrement, s’il y a un changement de parti politique au sein du gouvernement et au pouvoir. Le MSM a critiqué le Parti travailliste ; le Parti travailliste a critiqué le MSM ; le MMM a critiqué le MSM ; le MMM a critiqué le Parti travailliste.
(Interruptions)
An hon. Member: Guet dan to drwat, to kamarad…
Madame la président, il en a été ainsi depuis l’indépendance et ce sera toujours ainsi au sein de cette auguste Assemblée. Il y a toujours une remise en cause des décisions prises, les membres de la majorité, comme ça a été le cas pendant ce discours- programme, critiquent les mesures qui ont été mises en chantier par l’ancien régime.
Avec raison !
Dans certains cas, peut-être, qu’ils ont raison, Madame la présidente…
(Interruptions)
…mais dans d’autres cas, c’est de la démagogie.
Ah, maintenant, tu parles de démagogie !
Ce gouvernement prône une politique nanye pa’nn fer bien et, paradoxalement, ils procèdent à des inaugurations dont l’ancien régime…
Dès le premier jour !
Oui, dès le premier jour !
Pa ti bizin fer li…
… qui ont été implémentées par l’ancien régime, Madame la présidente. An hon. Member: It is public money boss! Public funds! An hon. Member: Larzan lepep sa tousala ! An hon. Member: Nou les proze la koumsa mem ! An hon. Member: Koz Cluny !
Pa fer ouvertir, les li !
Madame la présidente, le peuple a grandement soutenu…
Let him speak!
You want to say something, Madam Speaker? I will let you say it.
… Speaker!
No, no. I am addressing behind you to ask him to let you speak. An hon. Member: Li pe boude!
Thank you, Madam Speaker.
You should know me by now!
Yes, pa ‘loud speaker’ sa!
Madame la présidente, le peuple a grandement soutenu l’Alliance du Changement mais, malheureusement, on commence à entrevoir une déception au sein de cette population.
Il ne faut pas regarder loin ! Pa bizin guet lwin !
Tout comme moi, je m’attendais à mieux d’un gouvernement qui comprend. Autant de politiciens aguerris, Madame la présidente. Certes, il y a eu des annonces encourageantes comme, par exemple, des amendements à nos lois pour un meilleur système politique, plus équitable mais, la question c’est : est-ce que le contenu du programme gouvernemental répond aux défis des cinq prochaines années, Madame la présidente ? Quelles sont les préoccupations de la population, aujourd’hui ? Le pouvoir d’achat, la situation de law and order dans le pays, la drogue, l’impact du changement climatique, une vie décente et une vraie justice sociale. Avec ce programme gouvernemental, serons-nous mieux armés à faire face à ces défis ? Madame la présidente, l’annonce d’une Constitutional Review Commission est, je pense, bien accueillie parmi tous les partis politiques mais aussi parmi la société civile. Cette commission aura un gros travail à abattre et j’espère que seront nommés au sein de cette commission des gens expérimentés et des gens compétents. Je constate, Madame la présidente, en lisant le discours-programme qu’en ce qui concerne le Best Loser System, le sujet reste encore très sensible. Rien n’est décidé et ce Best Loser System reste le talon d’Achille de toutes réformes électorales. Et j’espère que la commission nous guidera sur la marche à suivre, Madame la présidente. Et c’est vrai, Madame la présidente, presque tous les partis politiques au sein de cette auguste Assemblée, ont été victimes du système actuel et nous voulons une meilleure représentativité et plus d’équité. On ne peut – et c’est le cas – perdre avec un pourcentage, par exemple, de 10 % et avoir zéro député au sein de cette auguste Assemblée. On perd avec un pourcentage de 30% et là aussi, on a zéro député au sein de l’Assemblée et j’espère… An hon. Member: Lakoz zot!
…Madame la présidente, que la mise sur pied de cette Commission comme c’est stipulé dans le discours-programme se fera dans les six mois à venir et non pas à la veille des prochaines élections générales et que le gouvernement… An hon. Member: Pa nou sa!
… dès le départ, annonce un calendrier précis afin d’apporter des changements à notre Constitution. An hon. Member: Quel culot ! An hon. Member: Kan to ti la pe dormi twa!
Quirin mem pe riy twa!
Madame la présidente, au paragraphe 7, l’un des terms of reference de cette Commission, c’est une meilleure représentativité des femmes au Parlement. Malheureusement pour tout gouvernement, ça a été le cas, comme c’est le cas-là, on a que deux femmes Ministre qui sergent au Conseil des ministres. Madame la présidente, la décision de rendre obligatoire la tenue des élections municipales dans une durée déterminée sera une étape importante mais encore, faut-il que les collectivités locales soient plus efficientes et que ce soit au niveau du conseil ou des administrations de civils. Madame la présidente, je comprends que le ministre est en train de préparer l’ébauche de ce projet de loi avant la tenue des prochaines élections. J’espère qu’on ira vers ces élections avec une nouvelle loi parce que naturellement, il faut qu’on se pose des questions. Doit-on continuer à financer autant les mairies ? Doit-on avoir autant de conseillers municipaux ? Madame la présidente, un autre dossier qui marquera ce gouvernement, c’est définitivement notre souveraineté complète sur les Chagos et c’est vrai. C’est une lutte de plus que 50 ans. Les gouvernements, tous les Premiers ministres ont apporté leur contribution à ce combat. Certains avaient émis des critiques sur the Agreement which was signed between the former Prime Minister and the British Prime Minister mais il faut le reconnaître, la vérité c’est ça. C’est l’ancien Premier ministre qui a déclenché les négociations avec les Anglais et c’est Sir Anerood Jugnauth qui a été le Premier ministre qui a gagné la cause mauricienne devant la Cour internationale de Justice. Quant aux négociations actuelles, Madame la présidente, je comprends qu’il n’y a toujours pas de finalité. On attend naturellement des réponses sur des négociations mais ce qu’on sait et qui reste à être confirmé, que maintenant, les Américains feront partie de la table des négociations. Mais on est en droit de se poser cette question – je comprends la situation – mais on est en droit de se poser cette question : notre souveraineté, notre décolonisation complète est historiquement liée, allons dire, uniquement avec la Grande-Bretagne mais là, on a à la table des discussions les États-Unis. Peut-être qu’il faudrait que le Premier ministre éclaircisse la Chambre sur la présence des représentants américains au sein de ces discussions qui sont en cours. Madame la présidente, je retourne au discours-programme sur certaines incohérences dans les mesures qui ont été annoncées et j’aimerais bien avoir quelques éclaircissements, par exemple, prenons les relations internationales, au paragraphe 17, et je cite – “Mauritius will adhere to the principles of the Antigua and Barbuda Agenda for SIDS on climate resilience, preservation of biodiversity and the promotion of sustainable economic growth through investment in the ocean economy and renewable energy.” Et au paragraph 24 – “We will have to conceptually transition from a SIDS framework to a Large Ocean State one.” Donc, on nous annonce une transition si je comprends bien d’un pays SIDS à un Large Ocean State. Et qu’en est-il de nos traités existants sous le SIDS ? Est-ce que nous allons renforcer comme annoncer au paragraphe 17 ? Le fait c’est que nous n’avons pas vraiment les moyens et ça a été dit depuis belle lurette pour développer l’économie bleue. Tout partenariat pour l’exploitation de nos ressources, Madame la présidente, devra se faire dans l’intérêt de la république et c’est un secteur qui demande à être développé dans les années à venir. J’ai l’impression, Madame la présidente, en lisant ce Programme Gouvernemental, qu’il y a eu dans la rédaction du document, un certain manque de coordination. Comme si on a ajouté bout par bout. Par exemple, si je peux me permettre Madame la présidente, vous avez été ministre de la Femme dans le passé et c’est écrit, comment est-ce que l’Internet gratuit va aider à encourager les interactions familiales ? Je me réfère au paragraphe 47 et c’est une énorme contradiction. Le téléphone portable, Madame la présidente, crée déjà un manque de dialogue dans la cellule familiale. On sait qu’aujourd’hui, au sein d’une famille, chacun s’isole avec son téléphone portable. Alors, comment va-t-on créer, encourager des interactions familiales ? Maintenant, venir dire que l’accès gratuit à l’Internet va favoriser le développement familial, j’en doute, Madame la présidente. Mais c’est vrai et que ce serait une bonne chose de rendre gratuit l’accès à l’Internet, surtout pour les familles vulnérables et cela afin de, comme on dit, réduire le digital divide. Mais bizarrement, une telle annonce ne se retrouve qu’au paragraphe 47 du Discours Programme. C’est aussi la même chose pour le transport en autobus gratuit, annoncé pendant la campagne. Mais aujourd’hui dans le Discours Programme, le gouvernement nous parle d’un complete rethinking of the bus industry. Doit-on comprendre que l’annonce a été politique, sans aucune réflexion approfondie et que cette promesse a été repoussée à je ne sais quand, Madame la présidente ? En ce qui concerne la décarbonisation du secteur du transport public, Madame la présidente, on aura bientôt la livraison des véhicules électriques de l’Inde, de la Chine et cela va dans le bon sens. Il y a déjà eu un début de cette décarbonisation du secteur du transport public, Madame la présidente. Maintenant permettez-moi d’aborder un autre volet, cette fois-ci, consacré aux annonces qui ont été faites sur des chantiers déjà en action, déjà exécutées. Par exemple, au paragraphe 13, on évoque le renforcement de nos liens régionaux pour une meilleure coopération, alors que nous savons que l’Indian Ocean Rim Association a pour but principal de consolider cette coopération régionale avec 23 membres des pays de la région – 12 partenaires de la région. Il parle aussi de l’amélioration du cadre légal pour promouvoir la créativité et l’innovation au travers de nos traités internationaux. Madame la présidente, c’est déjà fait sous le TRIPS Agreement (Trade Related Aspects of Intellectual Property Rights), which is part of the WTO. C’est déjà là, Madame la présidente. Toujours au paragraphe 32, on part de la formulation d’une politique afin de permettre la diaspora mauricienne de participer au développement économique du pays. Cela se fait déjà. Il y a un scheme qui existe et cela se fait déjà à travers l’Economic Development Board. Au paragraphe 42, le gouvernement annonce la mise sur pied d’une unité basée au ministère des Finances pour mettre en place un National Asset Liability Management Framework. Madame la présidente, j’apprends que cette unité existe déjà sous le bureau de l’Accountant General. En ce qui concerne le New Social Order dans le discours-programme, j’accueille favorablement les mesures annoncées. Mais je dois aussi informer la Chambre que plusieurs de ces mesures ont déjà été prises afin d’améliorer la vie des personnes autrement capables. En ce qui concerne le secteur du logement, malheureusement, le gouvernement actuel ne fait aucune mention du nombre de logements sociaux qui seront construits dans les cinq années à venir. Nous le savons tous, Madame la présidente, qu’actuellement, il y a 8 000 logements en construction. Combien de maisons allez-vous construire pour les familles vulnérables ? Combien de maisons allez-vous construire pour la classe moyenne ? Encore une fois, dans le discours-programme, on fait mention d’une télévision privée. Permettez-moi, Madame la présidente, de me référer à des questions posées au sein de cette auguste Assemblée en tant que PQs et PNQs, répondues par l’actuel Premier ministre, questions posées par l’actuel Deputy Prime Minister et par le ministre Aadil Ameer Meea en 2012 et en 2013. En guise de réponse, le Premier ministre s’est lui-même posé la question en ce qui concerne le cadre légal, mais aussi aux amendements apportés à l’IBA Act et à la stratégie de partenariats avec les compagnies étrangères. On est en droit de se poser cette question : est-ce qu’une télévision privée est soutenable à Maurice aujourd’hui ? Est-ce qu’elle pourra rivaliser avec les chaînes satellitaires ou autres abonnements en ligne ? Madame la présidente, c’est un fait : aujourd’hui, les gens préfèrent leurs petits écrans sur leurs téléphones au lieu de regarder le grand écran de la télé. Je note aussi, Madame la présidente, dans la rédaction ce discours programme, l’utilisation de beaucoup de termes comme even more, significant, strengthen, enhance, greater support, additional resources ou encore better resources, qui sont très répétitifs. Ce qui veut dire pour moi, Madame la présidente, qu’on est en train de promouvoir ce qui a déjà été fait. Je trouve cela correct quand le gouvernement, d’une certaine façon, reconnaît le travail qui a été abattu par le gouvernement sortant. Permettez-moi de dire quelques mots. J’ai posé une PNQ sur le secteur de l’eau. Le ministre responsable a lui-même avoué à cette Chambre que nos réserves s’épuisent drastiquement. Mais le constat – c’est ce que je voulais faire comprendre à travers ma question – est que le gouvernement n’a pas un plan pour sortir de cette crise. J’espère qu’on aura les pluies attendues. Mais en disant ceci, j’invite le ministre responsable à vérifier si les restrictions, par exemple, concernant l’irrigation sont réellement respectées. Et, là, je fais référence surtout à la partie nord et à l’ouest de l’île. À l’item 64 du discours programme, Madame la présidente, il est fait mention d’une coordination entre les institutions dans le secteur de l’eau. Madame la présidente, ce Parlement a déjà été voté une loi qui va dans ce sens. Certains membres au sein de cette Assemblée étaient présents quand on a voté cette loi. C’est-à-dire que le Water Resource Act propose déjà une coordination entre les institutions telles que la Central Water Authority, le Water Resources Unit et le Wastewater Management Authority. En fait, il faut le souligner, qu’aujourd’hui, grâce à cette loi, c’est-à-dire le Water Resources Act que nous avons voté, l’État a la possibilité de puiser de l’eau des forages privés en période de sécheresse. Chose qui n’était pas possible avant ! Concernant le secteur de l’énergie, je vais essayer d’être bref parce que c’est un sujet technique. Nous avions eu, au début de ce mois, une très forte hausse dans la consommation. Cela est dû au climat, Madame la présidente. Mais il faut comprendre qu’on avait déjà anticipé cela. Pour ce faire, le CEB avait déjà lancé un projet d’installation des batteries de l’ordre de 40 MW pour faire face à cette demande de pointe. Malheureusement, comme je l’ai dit, ce qu’on a eu comme demande de pointe en début de cette année-ci n’est jamais arrivé dans le passé. On a eu une augmentation de presque 8 % de la demande de pointe, Madame la présidente. Je note aussi que le ministre responsable de l’Énergie, lors de son intervention, a traité le Roadmap for Renewable Energy d’un document ridicule. Madame présidente, ce document a été travaillé par les hauts fonctionnaires de l’État, dans le cadre du CEB. Ce document a été rendu public et est le fruit de plusieurs années de travail. C’est en ligne avec les engagements que nous avons pris au niveau international. Le ministre a aussi démontré son intention de renouveler les accords avec les Independent Power Producers, c’est-à-dire ceux qui produisent de l’électricité à partir du charbon. Lors de la PNQ de mardi dernier, le ministre s’est plaint d’être en poste depuis quatre mois seulement. On va lui donner le temps ; on va lui donner le temps pour présenter son plan énergétique, qui j’espère va se tourner vers la protection de l’environnement comme cela se fait mondialement. Mais je me pose la question, est-ce que la stratégie énergétique sera définie par lui ou par le Deputy Prime Minister ? An hon. Member: Ki ou zalou !
Avant de clore ce chapitre, au paragraphe 63, il est dit – “As Government accelerates the development of the green energy industry it will, at the same time, ensure its democratisation.” Madame la présidente, la participation de la population et des opérateurs économiques par exemple ; les éleveurs, les agriculteurs, les citoyens à travers le Home Solar Project, les industriels à travers le Carbon Neutral Industrial Sector (CNIS), tout cela est déjà en place. Ils sont aujourd’hui des producteurs de l’électricité et par rapport et ça je le dis l’attention du ministre responsable de l’agriculture, par rapport aux éleveurs et agriculteurs, le CEB Agri- PV est déjà en place – un modèle beaucoup plus rentable pour les agriculteurs et les éleveurs, non seulement nos agriculteurs et nos éleveurs pourront produire de l’électricité mais en même temps ils vont promouvoir la sécurité alimentaire non seulement à Maurice mais à Rodrigues. Maintenant, est-ce qu’on va garder ces schemes ? Le temps de le dira. Madame la présidente, c’est un discours programme avec des annonces comme-si dirais pour fer la bous dou et cela va nous coûter des milliards de roupies à réaliser. Avec une économie que ce gouvernement, eux-mêmes l’ont dit et affirmé à être dans le rouge, d’où va provenir l’argent nécessaire pour exécuter ce programme, Madame la présidente ? Naturellement, des contribuables pendant que les big guys empochent des milliards de profits. Je vais le redire, Madame la présidente je vais conclure.
Li pe conclure la !
Oui, le peuple a sanctionné l’ancien gouvernement…
Mismanagement! For gross mismanagement!
(Interruptions)
An hon. Member : Avec raison !
Mais cela ne veut pas dire que vous avez un passeport pour faire comme bon vous semble…
Sa mem sanzmen la sa ?
… aster nou pe vinn netwaye seki zot inn fer la!
On souhaite effacer 10 ans de notre histoire, Madame la présidente. 10 années, le taux de chômage a atteint son niveau le plus bas à deux reprises. 10 années où le salaire minimum d’un travailleur est passé de R 1500 par mois à R 20 000 par mois. Pour la pension de vieillesse est passé de R 3600 à R 13 000 par mois.
(Interruptions)
An hon. Member: Money illusion!
Koz linflasion !
Pour l’éducation tertiaire est désormais à la portée de tous. 10 années pendant lesquelles notre pays a connu un développement infrastructurel sans précédent.
(Interruptions)
Pas moins de 40 projets routiers majeurs… An hon. Member: Inondations! An hon. Member: Pollution!
… y compris le SAJ Bridge qui est utilisé par certains ministres et critiqué par d’autres. An hon. Member : Nou kas sa!
Ce flyover de Wooton, celui de Terre Rouge sans oublier le Metro Express qui relie…
(Interruptions)
…les cinq villes de notre pays et qui est quotidiennement utilisé par des milliers de compatriotes dans le pays.
(Interruptions)
Il est en train de conclure, laissez-le !
Nous avons laissé…
Li mem ki pe anvi riye.
Ce gouvernement…
Pe riy li mem.
…avec un bilan favorable. An. hon. Member: …gagn bate…
Des chiffres record d’arrivées touristiques fins décembre 2024.
600 milliard det !
Nous avons surmonté la crise de Covid.
Vous n’êtes plus…
Et nous avons été à côté de la population dans ses moments les plus sombres. An. hon. Member: Maradiva!
Nous avons guidé le pays pendant ces années les plus glorieuses, Madame la présidente. An. hon. Member: Kistnen!
Kistnen! An. hon. Member: Moustass!
Vous ne pouvez pas le nier ! Vous ne pouvez pas le nier ! Le miracle économique c’est nous….
(Interruptions)
Madam Speaker, order…
(Interruptions)
Madam Speaker, on a point of order. Madam Speaker, on a point of order…
(Interruptions)
I invite you Madam Speaker…
I cannot even hear! I cannot hear!
Yes, yes. Madam Speaker, please…
Hon. Member, please sit down for a minute! He was concluding, I cannot even hear the rest of his speech. Let him.
If I may, Madam Speaker, please. You see, you hear only two speeches on any Bill from the Opposition; if you could maintain order.
Is this a point of order?
(Interruptions)
Yes, I can take the point of order that order has to be maintained. It is not possible, Madam Speaker…
(Interruptions)
… a joke…
… that every speech that is made is interrupted without any intervention!
If someone is making a joke you have to laugh, non! An hon. Member: Weh!
(Interruptions)
He is making a joke…
Honourable…
…you can’t but laugh!
When you have all finished, then I will speak!
It is about time you put some order in the House.
To pe montre Speaker twa!
(Interruptions)
Hon. Members…
(Interruptions)
Non li ti ena enn tigit lexperians. 2 mois!
Al craz enn lot loto!
(Interruptions)
2 mois lexperians li ena kom Speaker!
Hon. Members… An hon. Member: Manze bwar!
…I am extremely cold. I don’t know what is going on, and I do not want this to last for too long. I think you were concluding? Let him conclude! An hon. Member: Très bien!
Let him conclude!
Yes.
(Interruptions)
Les li koze!
(Interruptions)
Let him conclude in peace, please! Then we are going to have tea!
Continue with your joke!
Madam Speaker, you cannot let somebody say this…
You cannot.
… in this House, Madam Speaker.
When I spoke, I was not even allowed to … An hon. Member: You cannot allow them to…
This is inacceptable, Madam Speaker!
(Interruptions)
Unacceptable!
Unacceptable!
Hon. Jhummun…
‘Inacceptable’ sa osi!
I am not sure if later I will not ask you… An hon. Member: … guet mwa traver…
… change and sit on the other side! Because it is very difficult every time that the Leader of the Opposition is speaking, in a sitting position, you interrupt him…
No, we are laughing…
But he should stay quiet, Madam Speaker… order in this House!
(Interruptions)
I am laughing at a joke!
He can’t continue like that!
I can’t control my laugh!
Can you let me speak! Will you please let me speak! I am almost losing my voice!
Mwa mo pa ti ggn droit mem refer dimun...
C’est pas possible ! Ça ce n’est pas possible !
Li anpes mwa koze…
Hon. Jhummun! I have spoken to you in the past. Of course, we can laugh but he is concluding his speech, what is the point of us laughing for 5 minutes or 10 minutes? Honestly? Please, hon. Leader of the Opposition, please conclude your speech. I think you were concluding.
Yes, I was concluding, Madam Speaker.
I want total silence for a few minutes please! Conclude your speech.
What I want to say, Madam Speaker, is that this type of behaviour is not acceptable in this House.
Yes!
I made my point.
I have already made my point.
Yes, even I have made my point, Madam Speaker.
Have you finished?
No, I have not finished. I want you to rule on what he has just said.
I did not hear what he said. I did not hear what he said! Hon. Jhummun, can you please withdraw whatever words you said.
To withdraw all together!
I did not say anything wrong, Madam Speaker. I said that I was laughing because someone was making a joke in this august Assembly, so, I cannot but laugh.
(Interruptions)
You want me to remove my laugh? Okay, thank you.
Before that!
Mwa kan mo ti pe koze, ti pe empes mwa…
Alright!
… pran nom dimounn deor…
Hon. Leader of the Opposition, I will look at the Hansard and then I will know. For the moment, I want peace in the House please; for the moment. Then we can go and have tea.
Yes! Let us make jokes! An hon. Member: These are excellent!
Je vais reprendre là où je me suis arrêté tout à l’heure, Madame la présidente.
Oui, s’il vous plaît.
Nous avons été à côté de la population pendant les moments les plus sombres. Nous avons guidé le pays pendant ces années les plus glorieuses, Madame la présidente.
Vous savez…
Je le redis, le miracle économique c’est nous. L’ère numérique c’est nous.
(Interruptions)
C’est aussi nous l’île Maurice moderne, j’en ai terminé, Madame la présidente.
Hon. Members, let us break for half an hour please. At 4.44 p.m., the Sitting was suspended. On resuming at 5.17 p.m. with Madam Speaker in the Chair.
Please be seated. Hon. Deputy Prime Minister! I think we have the quorum, but everybody is coming. (5.17 p.m.)
Madam Speaker, avant de parler sur le Government Programme 2025-2029, vous me permettrai de revenir sur les dernières élections générales. Madam Speaker, les dernières élections générales étaient les douzièmes élections générales auxquelles j’ai participé. Je parle donc en connaissance de cause et je ne peux dire que malgré dix ans de dominer, malgré dix ans d’abus, malgré dix ans de scandales, non seulement cela a été des élections exemplaires sans aucune violence, absolument aucune et encore plus, sans aucun acte de vengeance après les élections. C’est pourquoi je ne regrette pas, je ne regretterai jamais d’avoir dit du peuple mauricien que c’est un peuple admirable. Et, je demanderai aux jeunes de ce pays et à tous les membres de cette Assemblée, cet acquis des élections exemplaires, sans aucune violence, sans aucune vengeance ; il nous faudra tous préserver soigneusement, précieusement, cet acquis considérable, Madam Speaker. Madam Speaker, nous avons sauvé le pays. Oui, nous avons, nous sauvé le pays, mais quand je dis ‘nous’, ‘nous’, c’est l’Alliance du Changement, mais surtout le peuple de Maurice. Oui, nous avons sauvé le pays à l’occasion de ces élections générales. Et pendant ces trois mois qui viennent de passer, nous avons fait énormément de choses, nous avons accompli beaucoup de choses, mais il reste tout à faire. Pendant les cinq ans à venir, il reste tout à faire. Mais, il faut mesurer tout ce que nous avons réussi à faire. Cela je le dis sans grosse tête, nous avons travaillé nuit et jour, moi-même, le Premier ministre et les autres. Nous avons fait beaucoup mais il reste tout à faire. Qu’est-ce qu’il nous reste à faire ? A nettoyer et réorganiser ce pays complètement. Tout a été détraqué par le MSM. Tout a été pollué, corrompu – tout. L’expérience que j’ai depuis 1976 au Parlement, jamais je n’ai vu un pays être martyrisé, dégradé, pollué, comme ce pays l’a été par le MSM. Nous avons à nettoyer et à redresser le pays, et nous le ferons avant tout avec les jeunes. Les jeunes dans ce Parlement, mais surtout les jeunes dehors. Les jeunes plus que jamais, il faut le dire, c’est l’avenir. Nous avons à nettoyer et à reconstruire ce pays avec les jeunes, dans le Parlement, en dehors du Parlement. Une tâche considérable, Madam Speaker, mais c’est notre programme ! Qu’est-ce que nous voulons faire avec le programme 2025-2029 ? C’est précisément nettoyer et redresser, reconstruire le pays. C’est cela, notre programme. Notre programme au fond, c’est quoi ? C’est d’abord, consolider plus que jamais l’unité nationale dans le respect de notre diversité. Ensuite, rétablir – c’est chose faite ici, c’est chose faite à la MBC – mais, il reste tout à faire, y compris une réforme électorale que le MSM bloque depuis des années et des années. Moi-même, le Premier ministre, nous nous battons depuis des années pour une vraie réforme électorale, pour une vraie démocratie électorale. Nous le ferons pendant ces cinq ans, Madam Speaker. L’administration régionale, cela aussi c’est la démocratie, nous allons complètement réformer un Freedom of Information Act. Déjà, ce qui a été fait au Parlement, ceux qui ont vécu ces dernières cinq années le savent, mais il y a encore tout à faire là aussi du côté de la démocratie. Law and order – le CP : la honte que l’ancien CP a été et bravo au nouveau CP. Et je n’hésite pas à dire, il ne flanchera jamais, le nouveau CP. La police a retrouvé ses lettres de noblesse. Le DPP est aujourd’hui en pleine possession de ses pouvoirs. Tout cela, c’est la démocratie, law and order. Nous allons éliminer la corruption. Cela a commencé, nous allons casser les reins des trafiquants de drogue, pas aux malheureux consommateurs ou malheureuses victimes. On va les aider, mais on va casser les reins contrairement au blablabla du MSM. Une honte, l’histoire retiendra ce qu’ils ont fait en ce qui concerne la drogue, et nous sommes en train, et nous sommes obligés de redresser l’économie qu’ils ont détraqué complètement. Mais, nous redresserons l’économie dans le maximum de justice sociale. Voilà notre programme. Je n’hésite pas à le dire, c’est un programme très très ambitieux, mais nous le réaliserons dans toute la mesure de nos possibilités. Mais, je vais préciser deux choses. Premièrement, s’il y a quelque chose dans notre programme, et qu’en approfondissant les choses nous voyons que cela va faire du mal à la population, du mal au pays, nous n’allons pas comme des bourriques aller de l’avant. Nous expliquerons si jamais il y a des mesures qu’on a préconisées et qui ne s’avéreront pas bonnes. Pareillement, Madame la présidente, s’il y a des choses dans notre programme qu’on n’a pas mis ou qu’on a oublié ou qu’on est passé à la légère, mais si nous trouvons que c’est dans l’intérêt du pays, nous l’ajouterons et nous l’expliquerons. Ce qu’il ne faut pas faire dans l’intérêt du pays et de la population, nous ne le ferons pas. Ce qu’il faut faire, même si ce n’est pas dans notre programme, nous le ferons ! Il faut que tout le monde comprenne bien cela, que ce soit dans le Parlement et en dehors du Parlement. Je souhaite aussi rappeler à la population que nous avons cinq ans. Nous avons beaucoup fait pendant trois mois, mais, oui, il nous reste tout à faire. Mais il ne faut jamais oublier que nous avons cinq ans pour réaliser ce programme. Ni moi, ni le Premier ministre n’a aucune intention de perdre du temps. Non ! Bien au contraire ! Nous avons cinq ans et je fais un appel à la responsabilité. Il n’est pas possible de tout faire tout de suite, surtout quand un pays a été détraqué, a été pollué, a été pourri, comme le MSM l’a fait. Donc, je dis à la population : trois mois, c’est court. Ce n’est rien. Nous avons beaucoup fait et nous avons tout à faire, mais nous avons cinq ans devant nous et nous n’avons aucune intention de perdre du temps. Aucune intention ! D’ailleurs, nous avons montré notre détermination à réaliser ce programme dans toute la mesure du possible. Ce n’est pas sans raison que le Premier ministre, le gouvernement, a mis sur pied un comité de suivi, ministère par ministère. Les fonctionnaires et les ministres auront à faire un bilan à intervalles réguliers. Le Premier ministre a même décidé qu’il y aura des special Cabinet meetings à intervalles réguliers pour se pencher sur le travail de ce comité de suivi et voir où il faut corriger, où il faut accélérer. Donc, la population, donnez- nous le temps. Nous avons commencé le travail ; nous avons cinq ans, mais nous avons donné des preuves que nous n’avons pas l’intention de perdre du temps. Le Premier ministre et moi-même allons revenir à la charge ; ce que nous avons fait dans le passé, avec un National Economic Development and Social Council. Nous avons beaucoup à apprendre des pays comme la Jamaïque. Il faut un National Economic Development and Social Council solide, mise à jour – nouvelle vague, si je peux dire – comme existe dans plusieurs pays, de façon à ce que les forces vives de la population, les forces vives du pays, les Non-Government Organisations (NGOs), les syndicats et le secteur privé aussi, tout le monde participe à cette entreprise que nous devons réaliser dans les prochaines cinq ans. Je conseille aux jeunes et aux autres de suivre de près ce qui se passe en Jamaïque. Ce n’est pas sans raison que quand nous avons parlé d’un Fiscal Responsibility Act, j’ai fait référence à la Jamaïque. Parce que là-bas, ils ont non seulement fait un Fiscal Responsibility Act, mais un Fiscal Responsibility Commission to see to it que le Fiscal Responsibility Act est appliqué et respecté. Pareillement, nous allons prendre inspiration de la Jamaïque d’ailleurs pour remettre sur pied encore un meilleur National Economic Development and Social Council de façon à ce que tout le monde puisse participer, NGOs, syndicats, forces vives, jeunes, y compris le secteur privé. Je vais faire un appel, surtout aux jeunes dans ce Parlement et dans le pays, ce qui ne coûte pas cher, nous allons le faire – toutes les mesures constitutionnelles, politiques qui ne coûtent pas cher, mais qui dépendent de la volonté politique. Nous avons de la volonté politique à revendre, mais nous n’avons pas de sous ! Qu’on réalise bien cela, le MSM a fini cette économie. Nous sommes passés très près d’un downgrading par Moody’s et le FMI. Nous sommes passés très près d’un downgrading. Le danger est toujours là. Un downgrading nous guette si nous n’assumons pas. Je salue le Premier ministre, le courage qu’il a eu pour prendre les finances. Savez-vous pourquoi ? Parce qu’il sait qu’il y a des décisions difficiles à prendre et qu’il n’a pas peur. Au contraire, il veut prendre des décisions difficiles et non pas les laisser à d’autres. Certains l’ont fait. Moi, j’ai vécu cela dans ma vie depuis bien longtemps. Quand il al pass siro, wi ! Quand il y a des décisions difficiles à prendre, sove an dezord ! Mais je salue le courage du Dr. Navin Ramgoolam. C’est un moment difficile. Le prochain budget qui vient, ce ne sera pas le budget du Dr. Navin Ramgoolam seulement ; ça doit être notre budget à tous. Les efforts qu’il y aura à faire, les sacrifices – je n’hésite pas à utiliser le mot – qu’il y aura à faire, il faut que ce soit un effort partagé par nous tous. Je salue à nouveau le courage du Dr. Navin Ramgoolam. Mais nous devons tous être avec lui, une équipe, pour faire face à une situation difficile. Je le répète, nous sommes passés de très près d’un downgrading, et le downgrading nous pend encore au nez, nous pend toujours au nez. Pour les décisions politiques, cela dépend de la volonté politique. Mais l’économie s’en fout de la volonté politique ! L’économie a ses propres règles et a ses propres exigences. Ce n’est pas la première fois que je dis ça dans l’île Maurice qui passe par une situation de crise. Donc, je demande à tout le monde de bien comprendre qu’on n’a pas d’argent pour dépenser à tour de bras pour endetter davantage le pays, pour approfondir encore le déficit budgétaire. On n’a pas le droit de le faire ! Parce que ce que le MSM a fait, c’est d’hypothéquer l’avenir des jeunes. Un égoïsme horrible ! Fer plezir, fer labous dou et hypothéquer l’avenir des jeunes ! Ni le Dr. Navin Ramgoolam, le Premier ministre, ni moi, n’avons pas l’intention de faire cela. Nous avons l’intention de nettoyer, de redresser, de reconstruire notre pays, à commencer par son économie que le MSM a foutu par terre, Madame la présidente. Il y a des urgences. Je demande à la population de bien comprendre cela : il y a l’urgence des urgences. Je salue le travail du ministre responsable de ce secteur. Depuis 10- 15 ans, je dis cela : si on n’investit pas dans de nouvelles machines, on n’investit pas comme il faut, cela va finir mal. Et c’est en train de finir mal ! L’électricité est l’urgence des urgences ! Regardez l’Afrique du Sud – combien d’années encore l’Afrique du Sud va charrier cette crise de l’électricité, de l’énergie ? Malheureusement, je dois dire, il est peut- être déjà trop tard. Je ne dis pas cela pour faire peur aux jeunes, surtout, mais il est peut-être déjà trop tard. C’est pourquoi je dois vous dire qu’il y a des pays qui ont fait pire que nous et qui sont maintenant obligés de louer des bateaux électriques, c’est-à-dire, des bateaux pour produire de l’électricité. Dans un pays comme le Gabon, il y a deux bateaux turcs qui produisent de l’électricité en tête de rade parce qu’ils ont atteint le stade que nous risquons d’atteindre dans quelques semaines ou dans quelques mois. C’est terrible ! Et cela coûte cher ! Qui nous prêtera leurs bateaux pour produire de l’électricité san desann lor pie, comme on dit ? Prêter n’est pas le mot ! Ça se paye ça ! Je demande à tout le monde de bien comprendre que, depuis 10-15 ans, je dis cela. Nek criye ‘Au loup ! Au loup ! Au loup !’ Eh bien, loulou la ! Je n’ai plus besoin de crier. Le loup est derrière la porte ! Enn sans zot pa’nn kokin laport la osi ! L’urgence des urgences, c’est l’électricité. Soyez avec nous, surtout les jeunes, les nouveaux, soyez avec nous, c’est tough. Je salue encore une fois le travail du ministre Patrick Assirvaden. Nous sommes une équipe. Il fait un travail formidable et son problème c’est aussi non seulement que l’électricité, le problème de l’eau – et cela ne finit pas, il y a aussi le Wastewater. Wastewater aussi c’est … – excusez-moi, Madame la présidente, j’allais être non-parliamentary, je me suis retenu. L’électricité et l’eau. Seulement, je sais que le ministre a des idées, tout le monde a des idées là, surtout dans le nord de l’île. Dans le nord de l’île, c’est un drame, ailleurs aussi, donc l’eau et l’électricité, c’est tout un programme et nous travaillons nuit et jour là-dessus. Apart l’eau et l’électricité, la drogue ; mais les jeunes ne se rendent pas compte. Je salue le travail de l’Attorney General entre autres. En quelques semaines là, lui et son staff – et il a des officiers superbes – travaillent nuit et jour ; la nouvelle loi est prête. Une nouvelle loi pour aider les victimes de la drogue, et aussi pour combattre la drogue. Mais le combat contre la drogue, c’est avant tout l’ADSU, c’est avant tout la police. Et là aussi, le nouveau Commissaire de police a tout réorganisé. On entend beaucoup parler des grands barons de la drogue ? Déjà on n’entend plus grand chose mais nous comptons sur le Commissaire de police, sur l’ADSU réorganisé et renforcé, pour vraiment pas bla-bla-bla comme Lakwizinn le disait. Nous, nous allons vraiment casser les reins aux trafiquants de drogue, aux importateurs de drogue, aux barons de la drogue. D’un côté, casser les reins à la drogue aux trafiquants et de l’autre côté aider les victimes avec une nouvelle organisation qui sera présidée par le Premier ministre lui-même, pour montrer toute l’importance que nous accordons à ce combat contre la drogue et pour les victimes de la drogue. C’est une urgence et nous n’allons pas perdre du temps. Je le redis, je félicite l’Attorney General et son équipe, Sam Lauthan, et les autres qui nous ont bien aidé. Un problème difficile, mais nous avons commencé à le résoudre. Quant à moi, il y a une quatrième urgence qui me tracasse, c’est le thon, le poisson, pas le tonton, le thon dans l’océan Indien. Si nous continuons comme cela, si l’Union européen continu comme cela, si nous ne cassons pas les reins à la pêche illégale, oui la pêche illégale ! Il faut leur casser les reins ! C’est pourquoi, moi, j’accorde toute son importance à ce qui se passe à Agaléga – le coup de main que l’Inde ne donne. Ce sera un outil vital pour combattre la pêche illégale qui est en train de tuer. D’un côté le changement climatique est déjà en train de tuer le thon dans l’océan Indien, et de l’autre côté la pêche illégale. Inhumaines, les conditions dans lesquelles cette pêche illégale se passe, pas seulement la pêche illégale, mais le overfishing. Moi, cela me révolte, je vous dis franchement, que des pays développés qui ont fini tout le thon chez eux, dans leur parage, viennent ici dans l’océan Indien et si cela se fait, c’est parce que nous sommes divisés. Depuis des années, je le dis, malgré les problèmes que nous avons avec les Maldives, il faut que Maurice, les Maldives, les Seychelles, Madagascar, les Comores, toutes ces îles-là, mais aussi, la Tanzanie et le Mozambique parce que nous devrions savoir le thon tourne ; il n’y a pas beaucoup de thon commercial qui viennent dans nos eaux. On a beau leur sourire mais ils ne viennent pas. Ils font le tour, ils passent le nord de Madagascar, Mozambique, ils repartent, Seychelles, Diego Garcia, ils reviennent. C’est un gros danger et cela fait beaucoup d’emplois – plus de 10 000 emplois directs et indirects, beaucoup d’emplois sont menacés. Il nous faudra non seulement maîtriser ce dossier – le ministre de l’Agriculture et des pêches, le Junior Minister, nous travaillons – mais il faudra aussi que la diplomatie s’y mette. Il faut que Maurice et les îles de la région mais aussi l’Inde, le Sri Lanka, le Mozambique, la Tanzanie. Le Indian Ocean Tuna Commission ne marche pas et dans une large mesure cela ne marche pas parce que les pays riches qui sont membres de cette commission, le Indian Ocean Tuna Commission, les pays européens, je dois dire, contrôlent ou plutôt, immobilisent cette commission. Donc, pour moi c’est une autre priorité, il y a beaucoup d’autres priorités mais je m’arrêterai là en ce qui concerne les priorités et les urgences. Et je dirai ceci – ce gouvernement est en train, avec le peuple, de sauver l’île Maurice, mais nous ne pensons pas qu’à l’île principale. Je suis et j’ai toujours été, je suis très proche de Rodrigues, très proche. Je suis fière que c’est moi, Serge Clair et les autres qui avons donné, pas donné, qui avons mis sur pied l’autonomie de Rodrigues. Mais aujourd’hui, ça va mal à Rodrigues. Je ne veux faire la leçon à personne mais il y a une majorité d’un député et il y a des irresponsables dans l’Assemblée régionale de Rodrigues. Moi, ce que j’aime avant tout c’est Rodrigues, le peuple de Rodrigues et non pas un tel, un tel, un tel, un tel. Alors, nous n’oublierons jamais Rodrigues dans notre travail de reconstruire l’île Maurice. Agaléga aussi, il y a trois députés qui représentent Agaléga. J’ai présidé plusieurs comités interministériels sur Agaléga. Il faut tout recommencer à Agaléga. Le Outer Islands Development Corporation qui gère Agaléga doit être réformée, doit être renforcée. Comptez sur nous, les habitantes et habitants d’Agaléga mais pas seulement Agaléga et Rodrigues, mais aussi à St. Brandon – c’est un bijou, St. Brandon. Un des crimes que je ne pardonne pas, c’est ce qu’ils ont fait à St. Brandon, le MSM. Il y a, je cite de mémoire 12 ou 14, j’ai oublié mais 12 îles qui sont contrôlées par Raphaël Fishing, cela se passe bien mais dans les autres îles qui ne sont contrôlées par personne, ils ont fait un pillage avec leurs marchands de poissons, leurs bandits. Pêche illégale, un crime ils ont fait à St. Brandon et pourtant c’est un bijou. Nous sommes en train de nous occuper de St. Brandon et de la protéger et nous travaillerons avec Raphaël Fishing. On n’a pas à faire de cadeaux à droite à gauche, mais s’il n’y avait pas eu Raphaël Fishing sous le régime MSM, il n’y aurait plus eu de St. Brandon, il y aurait eu que des Wakashio. Des bateaux qui ont échoué sur les récifs de St. Brandon sont encore là. J’ai les procès-verbaux d’une réunion présidée par je ne sais pas quel ministre MSM moi – il dit voilà les options : ça, ça, ça, ça, nous choisissons la dernière option, c’est-à-dire ne rien faire. Il faut lire ce procès-verbal. Ne rien faire, c’est-à-dire laisser cette épave qui est encore là, sur, et quand il y a eu un naufrage, c’est Raphaël Fishing qui a aidé à sauver les membres de l’équipage, etcétéra. Et vous n’allez pas croire ce bougre-là, enfin pas seulement bougre, il y a des bougresses aussi dans ce MSM-là, Parliamentary bougresse. Ils doivent encore, nous devons pareil comme la SADC, on a été botté hors de la SADC à cause d’eux parce qu’ils n’ont même pas payé. Ils ont voté dans le budget un argent, je crois qu’ils n’ont pas réussi à voler alors ils ont gardé. Là, là-bas on doit encore eux, nous, l’île Maurice, on doit R 5 millions à Raphaël Fishing parce qu’ils ont sauvé les membres de l’équipage, parce qu’ils ont empêché la pollution. Mais enfin ! En tout cas nous, nous allons faire de façon, parce que l’environnement, mon collègue Rajesh Bhagwan, Joanna Bérenger, les jeunes députés et ministres, Fabrice David et les autres, nous sommes des obsédés de l’environnement. Pour nous, l’environnement, c'est avant tout St-Brandon – protéger St-Brandon, le développer et faire un bijou écologique de St-Brandon. Tout ça, nous allons le faire. Pas seulement l’île principale de Mauritius, mais aussi Rodrigues, Agaléga, St-Brandon, en attendant que nous récupérions les Chagos et Tromelin, parce que c’est d’abord une question de souveraineté, les Chagos et Tromelin, et c’est aussi une question de zone économique. La petite île de Tromelin, c’est gros comme ça ; il n’y a personne dessus. Enfin, là, pour le moment, il y a des étrangers, la météo, etc. Mais ça génère une zone économique immense, et quand on prend Maurice, on prend Chagos, on prend Diego Garcia, on prend Agaléga, on prend St-Brandon, on prend Tromelin – mais c’est ça que le leader de l’opposition n’a même pas compris ce que nous disons dans notre programme. Nous sommes un Small Island Developing State, mais nous sommes une huge ocean nation, nous sommes les deux – ça aussi ils n’ont pas été foutus de comprendre. Nous sommes les deux ; nous sommes un Small Island Developing State et là, COP30 arrive – Rajesh Bhagwan, Joanna Bérenger et les autres, nous sommes en train de préparer activement. Vous vous rendez compte que, lors du dernier COP, COP 29, le ministre de l’Environnement de l’île Maurice n’a même pas été présent, soi-disant à cause des élections ! Bien là, nous préparons, et moi, je pense que Maurice peut jouer un grand rôle. Pourquoi ? Parce que, d’abord, nous sommes un Small Island Developing State, nous sommes dans le groupe d’Afrique. Afrique Environnement est extrêmement important et a été à l’avant-garde de COP29. Nous sommes donc un Small Island Developing State, nous sommes dans le groupe d’Afrique, nous sommes proches de l’Inde. L’Inde a été un des rares pays, à part les pays pauvres, les pays sous-développés, les Small Island Developing States comme nous – l’Inde a protesté à l’occasion du dernier COP29 ; un des rares grands pays à protester. Quand on met tout ça ensemble, véritablement, nous pouvons jouer un grand rôle en ce qui concerne le COP30 et en ce qui concerne Climate Change. Et, je tiens à dire quelque chose aussi. Ça n’a même pas été expliqué à l’île Maurice. L’île Maurice et les Seychelles sont les seuls pays – pas rares, mais les seuls pays à avoir réussi à tomber d’accord. Nous avons notre economic zone et les Seychelles ont leur Exclusive Economic Zone. Seuls deux pays, seuls deux SIDs au monde à être tombés d’accord pour étendre conjointement ; c’est une merveille ça. Et ils vont prendre ça à la légère. Les gens de ce secteur du Prime Minister’s Office ont fait un travail formidable, mais il faut le consolider et, comme toujours, on est à la traîne. Donc, il y a un Joint Extended Continental Shelf – il y a des réunions régulières ; Seychelles-Maurice, Maurice-Seychelles pour protéger, pour développer, pour préparer l’avenir. Et, vous savez, les petits Seychelles, dans le cadre de ce Joint Extended Continental Shelf, les petits Seychelles, avec la permission de Maurice, sont en train de développer les bambaras – la culture des bambaras ! Et il y a beaucoup d’argent dedans. Et là, avec notre permission encore une fois, les Seychelles vont aller de l’avant pour voir si on ne peut pas faire l’élevage des crabes ! Nous, malgré la bonne volonté des gens du ministère concerné, nous sommes à la traîne ! Mais je demande aux jeunes de comprendre : d’habitude, les pays voisins se battent à coups de canon. Là, c’est probablement le seul exemple où deux petits pays voisins tombent d’accord pour étendre leurs zones. C’est quelque chose de formidable et ça peut servir d’exemple au monde entier. Je félicite les fonctionnaires, les responsables du Prime Minister’s Office, ce département-là, et ils peuvent compter sur nous quand on va bouger toujours plus avant en ce qui concerne ce Joint Extended Continental Shelf. Madam Speaker, après 5 ans de gabegie, de corruption, d’abus, d’arrogance, 5 ans d’horreur, ce peuple, avec l’Alliance du Changement, a réglé ses comptes à cette bande de bandits. C’est le peuple de Maurice. Aujourd’hui, nous avons à reconstruire et à nettoyer notre pays. Après 5 ans, nous avons le devoir de réussir, Madam Speaker. Nous voulons d’un pays ressuscité, un pays exemplaire, un pays solide ; c’est ce que nous voulons construire. Un pays exemplaire, un pays ressuscité, un pays solide ; pas pour faire plaisir à tout le monde, mais pour l’avenir des jeunes de ce pays. Nous avons déjà beaucoup fait. Je demande à la population de bien mesurer tout ce que nous avons réussi à faire pendant ces 3 mois et d’être avec nous, de nous aider pendant ces 5 ans à venir. Il faut que l’île Maurice, après les 5 ans à venir, sorte comme j’ai dit, ressuscitée, exemplaire, solide ! C’est pourquoi je terminerai en disant : « Let Mauritius be Mauritius again, again and again ! » Merci, Madame la présidente.
Thank you very much, hon. Deputy Prime Minister! Hon. Prime Minister! (5.51 p.m.)
Madam Speaker, I take the floor this evening with a deep feeling of gratitude and relief. Gratitude to the people of Mauritius who, on 10 November of last year, took their destiny in their own hands and chose this Government to be the custodian of the future of this country. And I say relief ; on a tous poussé un grand ouf. Tout le monde peut respirer maintenant, parce qu’heureusement, nous avons pu convaincre la grande majorité des Mauriciens que notre patrie, que notre pays, que notre mode de vie, que notre unité étaient en danger mortel, et ils ont compris. J’allais dire que – c’est mon ami, l’honorable Paul Bérenger, le Deputy Prime Minister, qui avait coined this phrase, et il vient de le répéter – les Mauriciens sont un peuple admirable ! Combien vrai ! Nous avons prouvé que l’île Maurice est capable de réveil. On dit : Merci Maurice !
(Applause)
Les Mauriciens ont compris qu’il fallait se rallier autour de l’Alliance du Changement et botter ces dictateurs aux petits pieds hors du pouvoir. Ils avaient confisqué l’État mauricien. Tout ce que nous entendons, les autres ministres qui font leurs discours, tout a été détruit, State capture! Ils croyaient que la république de Maurice leur appartenait, c’était leur royaume, et ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient. Ils ont agi. Mon ami, l’honorable Bhagwan vient de dire : « la mafia sans masque ». C’est vrai ! Ils ont agi comme la mafia et sans masque. Ils ont tout détruit ; toutes les institutions. Aucune institution de notre pays ne pouvait opérer en toute indépendance. Ils avaient mis des chatwas partout, aux ordres. Ils se sont même permis de s’ingérer dans le judiciaire, compromettant ainsi son indépendance et son impartialité. Madame la présidente, aucun pays au monde ne peut progresser sans des institutions solides et indépendantes. Aucun pays ! Madam Speaker, the Government Programme is titled ‘A Bridge to the Future’ because we want to lay the foundation not only, as the Deputy Prime Minister rightly said, to bring this country back on its feet, but we also want to lay the foundation of a new Mauritius with a lasting legacy. We want to ensure that never again, never, our country has to go through what it went during the last 10 years. As the hon. Deputy Prime Minister rightly said, there is so much that we need to do – so much! They left the country in a state of depravity. Ten wasted years! As he said, many people do not realise it; we have done a lot in three months already. I do not want to go through the whole programme that we presented; each Minister and MP has spoken. But I want to highlight some of the measures. First, we have to save our democracy. We have to ensure that our democracy functions like a real democracy should. There are three requirements, Madam Speaker, for a functioning democracy – • First of all, you need to have individual liberty, free speech, and freedom of association. • Second, you need to have free and fair elections. • Third, you have to have the rule of law. Already, people can see what a difference this Parliament is! It is functioning with decorum. When I see the two hon. Members of the Opposition protest, I wonder where they were during the last 10 years! Look at the way they treated the Members of the Opposition! Personal facts: I was not in Parliament, but I was attacked every week. Mo zot kosmar! Zot kosmar! However, we also need to consolidate our fundamental rights. We will be setting up a Constitutional Review Commission which, after consultations, will make recommendations. Madam Speaker, the previous Government, as we know, postponed local elections not once, not twice; three times! We will ensure, through an amendment to the Constitution, that no government will ever be able to postpone local elections and deprive people of their rights to choose their local representatives. We will also bring other amendments to especially better protect our fundamental rights, including our privacy rights. Already, we have stopped this unwarranted decision to ask Mauritians to register their SIM cards and to give their picture, their data and everything. All the database, Madam Speaker, that the previous Government collected, has been erased. We are also going to ensure that further fundamental rights relating to the environment, to technology, to health, to free education and so on, are protected. We also want to ensure that elections are really free and fair. The great trick today is to call elections, commit electoral fraud and say we won the election. Prior to the general elections, we had meetings with the Electoral Supervisory Commission and the Electoral Commissioner on the changes that we would wish to see. And we will have further discussions. But I can already tell you, Madam Speaker, that the registration of electors will change. For example, in the new local elections, we wish for electors who turn 18 to be able to register to vote until at least one week after the writ of election is issued. Not like it is today! You know how it is. Before, when the electoral list came out and just on the next day, you turned 18, you could not vote. For a whole year, you cannot vote! We will also make use of new technology to facilitate registration. The other thing that happened, we saw that especially in 2019: erasure of a voter’s name from the registration list. This will have to stop! It will have to follow due process. The voter whose name has been erased or is proposed to be erased must be informed officially that his name is about to be erased. He can then decide whether he wants to go and put his name back on the register. We will give all the support that we need to the Electoral Supervisory Commission so that counting can start on the same evening after the elections. I have spoken to the Electoral Commissioner; I rechecked with him today. We will ensure to have a team to meet them. If we give them the means, the outdated system of carrying the ballot boxes in lorries and keeping them overnight and having people to watch, this will finish. Stop! Gone! We will also toughen the law on impersonation. No one should be allowed to impersonate another voter and vote in his/her place. It is not acceptable. You can see how Mauritians are like. They will not make a revolution; they will wait, as they did. They waited five years to boot them out! They will wait patiently for five years to exercise their democratic right. You cannot have a voter who has waited five years and who comes to vote, and he or she is then told that his/her name is not there anymore or that somebody else has already voted in his/her name. This is a denial of a sacred right which is guaranteed in our Constitution. It is the worst denial of one’s democratic right, and it is an affront to democracy! We also intend to bring an Anti-Defection law. I know it is not easy; it is going to be complicated. Look at the other side! It is not acceptable that an elected candidate becomes an MP and then switches to the other side of the House after an election. This too is an affront to democracy! That Member of Parliament is free if he/she wants to switch side. But he/she must go and face the electorate again before he/she does so! This is what we want. We will also include the right of recall. Just now, it is being done in the United Kingdom. There is an MP who has been condemned to prison; I think he is going to be recalled. We will also introduce legislation on the funding of political parties. We need to also increase the electoral expenses. Everyone agrees that it is far, far too low. We will have wide consultations; we will speak to experts to close all the possible loopholes to ensure that the will of the people is respected. We also said we will introduce electoral reforms with a dose of proportional representation. It is a fairer system. Every vote will then count. It is more democratic. We will also ensure through this system – hon. ladies will like to hear this – that there will be more women represented in our Parliament. This is the way! Madam Speaker, before the 2014 elections, our partner now, Rezistans ek Alternativ was not allowed to fill in candidates because they were refusing to declare their community. Even though for the 2014 elections, they were opposed to the Labour Party and the MMM, but being democrats, the leadership of the two parties decided and agreed for a temporary amendment to do away with the requirement to declare one’s community and to be able to stand in the elections. They stood against us in the elections, but this is what democracy is about. We will now make this amendment permanent. Nobody, no Mauritian will have to declare his/her community when they stand for an election, ever. Madam Speaker, as I said, I cannot go on every detail of the Programme, but the crux of the matter is we want to guarantee free and fair elections. We want any Mauritian who wants to stand as a candidate not to have to declare to what community he belongs. Madam Speaker, another point, which the Attorney General rightly pointed out, is that in 1998 I had asked for a Presidential Commission to be chaired by former United Kingdom Lord Chancellor – it is no mean feat –, Lord Mackay, to examine and report upon the structure and operation of the judicial system and the legal professions. That is also important. I should perhaps add that when I was studying law at the LSE, Lord Mackay came to give us lectures. At the time, he was the first Lord Chancellor who made major reforms in the judiciary in the UK, and one of his proposals was the creation of a Court of Appeal. The Attorney General, I think, explained this very well; there will be a separate Court of Appeal. It will include both local and foreign judges, as is the case in Singapore and Dubai. That is the best way if we want to bring up standards. We will also create a Commercial Court, again with both local and foreign judges. There is a globality; there is a vision. This will go hand in hand with the Arbitration Centre, which I opened in Mauritius with the help of people in The Hague; exceptionally, they sent a representative. We are the only country that had a representative of The Hague in our Arbitration Centre. When we lost the elections, they allowed the Arbitration Centre to actually not do anything. They even had the temerity of objecting to arbitration results, which they had agreed to. The whole point of an arbitration is that it is done quickly, there is no interference from politicians, and you accept the result of the arbitration. This is not what they did. This will go hand in hand with what I just mentioned, the Commercial Court. Because, Madam Speaker, if you want to attract foreign investors – and we need to, to give a boost to our financial sector –, you must assure these foreign investors who are investing that if ever there is a dispute, it will be resolved quickly and without any interference from politicians, and that the rule of law will prevail. It is extremely important. No investor of any sort will invest in a country when he does not get this assurance that the rule of law will prevail and that the cases will be dealt with promptly. Madam Speaker, we also intend to amend the Constitution to strengthen the powers of the DPP, as we said, during the campaign. We have witnessed what happened to the former DPP. They even tried to arrest him. He had to run away from the backdoor of his home and go to see a Judge in Chamber to get protection. The actual DPP also was mistreated. The previous regime wanted to have the DPP under his thumb. They would control him, circumvent his powers, and they brought in this notorious Prosecution Commission to do just that. Madam Speaker, the previous Commissioner of Police (CP), Monsieur Gel…
(Interruptions)
...went to the unbelievable, unprecedented length of challenging the constitutional powers of the DPP in court. It never happened before! Therefore, to make matters clear, absolutely clear, we are in the process of consolidating the powers of the DPP as we have promised. The Attorney General has already brought amendments to the Financial Crimes Commission and is bringing amendments to the Bail Act. We will repeal the Financial Crimes Commission and create a new National Crime Agency. We have seen in the past how investigations were deliberately done wrongly, leakages, and then you said nothing happens! This time, no! This National Crime Agency will have crack, top investigators. They will know how to work because they have done it in the past in different countries. We will have local officers but assisted by foreign investigators, and we will have a National Prosecution Service, which will be under the DPP, because we want prosecution to be on one side and investigation to be on the other side; not as it is now. At the same time, we will reintroduce – I had brought it to the House, but it did not go through because we called an election – the Police and Criminal Evidence Act. I am the one who brought it, and it will mean that arresting and interviewing suspects will be done in a methodological way. It will protect the suspect. It will also protect the Police when they are interviewing. As the Deputy Prime Minister also said, ADSU has been revamped. It is now functioning as it should. You know, the actual Commissioner of Police headed the ADSU. He knows, he brought results when I was Prime Minister. Now he is overlooking it, but we will also set up a National Drug Policy Monitoring and Coordinating Agency with Mr Sam Lauthan as Chairperson; I think he mentioned it. Also, the Executive Director will be Dr. Suleiman, a doctor who knows about all these problems. Mr Sam Lauthan will be like a new drug czar, but he will be at the PMO to be able to supervise. We will supervise everything concerned with drug trafficking. As the Deputy Prime Minister rightly said, you have heard of the drug barons now? We must consolidate the law as well, et nous serons intransigeants envers les barons de la drogue, while we also have to concentrate on rehabilitation because there are victims also. You have seen how in the last elections, the baron la drogue was given a flight in business class. This will not happen with us. We have already started actions to restore trust in the Police Force. The Police, first of all, need to be trained properly, but they also have to have the means to carry out their duties. Now, you go to a Police Station, when they were there – we will change this –, somebody rings, and they will say, ‘we do not have any transport’ or there are only two policemen; the other one is half drunk. This has happened in the past. We will change all this. There will be a Police Training Academy and there will be continuous learning opportunities for them. And also, Madam Speaker, it cannot be that when a Police Officer becomes a Sergeant, he stays as a Sergeant maybe for 20 years. Why? Because some politician does not like his face or thinks he is this and that. A Police Officer must have a clear career path based on performance and meritocracy, not on who he was with or whatever. The promotion should not depend on politicians. Now, Madam Speaker, we are well aware of the disastrous economic situation we have inherited. I was also laughing when the Leader of the Opposition said what he said. We have presented the State of the Economy Report to the House. You have to laugh because he was saying that they made an economic miracle. Mirage économique plutôt ! An hon. Member: Naufrage!
Naufrage économique. As the Deputy Prime Minister just said, there has never been in this country, I have never seen it, such mismanagement of the economy – gross mismanagement – and that, coupled with corruption. We know what they have been good at: taking money. I will give an example, Madam Speaker. Would you believe, on 08 November – the election was on the 10th – they went and bid a joint venture with two companies – I better not mention them here – for the Central Electricity Board. Do you know to what tune? One to the tune of Rs21,956,957.78. CEB, two days before the election! That roughly comes to Rs140 billion. The other one, Rs23,208,688.95. Rs83 billion! The ex-Minister is there! Deux jours avant les élections, le 8 novembre. Voilà ce qu’ils ont fait !
Shame!
There will be…
(Interruptions)
We will look at this.
Shame!
Had it not been for this Government’s commitment to put order in the finances of the country, Madam Speaker, Moody’s would have certainly downgraded us, our sovereign rating, from investment grade to junk grade. And when you become junk, no investors will come and invest! Junk means it is unlikely that you will pay your debts. This is what junk status means. This would have been catastrophic for Mauritius. It would have seriously undermined our ability to put the economy back on the rails. As the Deputy Prime Minister rightly said, it is true, that is why I kept the Ministry of Finance. Already, the Prime Minister’s Office is plenty of work, but we need to act responsibly and take the measures that need to be taken. We need to put the country back on its feet. The forthcoming budget exercise will reflect that determination, I can assure the House. We intend to inject a higher dose of performance-based budgeting as we prepare for the Budget of 2025-2026. We have to cut wastes. We just have to look at the Director of Audit’s Report; it speaks volumes. We did mention it in our speeches; everybody said the same thing. All unnecessary and doubtful projects and programmes will be discontinued. We have to put the economy back on the rails. We cannot and should not spend money that we do not have. Look at the rate of the deficit and the debt that we have at the moment. The focus will be on more effective achievements and outcomes. Madam Speaker, we are at a defining moment in the history of our country. A moment that calls for a total reconstruction of our nation. We cannot carry on with the model of the past, geared for the needs of yesterday. We want to foster a system with an in-built transformational purpose to meet the challenges of the world, which is already in a state of flux. Our ambition is to evolve into an innovative and inclusive society, underpinned by prosperity, solidarity, and unity, and it has to be sustained, where justice and meritocracy will prevail. The challenges we are facing, we cannot deny it, are daunting, but I am confident that we will overcome our predicament, provided we take the measures, and we do not shy away from taking measures that need to be taken. Economics is never static. It is not fixed; it changes. It is not a zero-sum game, but we must re-dynamise our economy; we must increase productivity. We have to look at the new poles of development: the blue economy and climate change. The Deputy Prime Minister mentioned what happened with Seychelles. I do not think I mentioned it to him; we were about to go to the UN to sort out the differences. And going to the UN meant waiting for 10 years or maybe more. All sorts of maps and graphs had to be sorted out. I rang the President of Seychelles at the time, President Michel, and I told him that we cannot; we are neighbours. We are going to the UN and patch it out? Let us come to an agreement. And he agreed. Some people in his own government were a bit annoyed with him that he had agreed, but he said he had given his word to the Prime Minister of Mauritius and he would not change it. This is how it happened, but we have to develop what we have. I said to myself, thank heavens, Madam Speaker, that this new Government has been elected. Otherwise, God knows what would have happened to this country. Nous aurions été témoins, aujourd’hui, de l’effondrement de notre pays. That would have been the result. We have a difficult task ahead, as we already said. That is why young people want to leave the country. Cette jeunesse qui refuse toutes les formes de discrimination ; cette jeunesse qui veut voir prévaloir la méritocratie ; cette jeunesse qui veut sauver notre planète, we have to make sure that they come back to Mauritius. There is no magic bullet; there is a difficult task ahead. J’ai toujours dit, je n’ai pas de baguette magique pour faire surgir une nouvelle société tout d’un coup, but we have the team and the determination. We have a dream team; I kept saying this. Even before the elections, I was saying it is a dream team, a competent team with experience and determination, and a sense of justice. After all, we are all socialists. The two parties here, we are members of the Socialist International. We started our fight by fighting for the people who did not have any rights. Our creation was in the opposition, not like the MSM in government; we fought our way, and this is what we intend to do. I am confident. We shall overcome all the difficulties that we have. We will build this bridge to the future. As the hon. Deputy Prime Minister said, we have already put a mechanism in place to make sure that the measures are implemented, as spelt out in the Programme. There is a Steering Committee at my Office and a Delivery Unit, which will check, and we will recheck, as he said. We will also have special Cabinet meetings if need be because we need to ensure that things get done. It will be long and arduous, not easy, but, as I said, we have the team. Let me end with these words, Madam Speaker; words from the former Secretary General of the United Nations, Dag Hammarskjöld. He was killed in a plane accident. God knows whether it was an accident or not. This is what he said, and I say the same thing – “I don’t promise to take you to heaven, but I shall certainly prevent you from going to hell.” Thank you, Madam Speaker.
(Applause)
Thank you very much, hon. Prime Minister. Hon. Second Member for Quartier Militaire and Moka. I think we are coming to the end. Please! (6.22 p.m.) Dr. Ms B. Thannoo (Second Member for Quartier Militaire & Moka): Thank you, Madam Speaker. After listening to each hon. Member’s speech on this Motion, I am proud to state that we stand before you, a team, as the Prime Minister has just said. A team driven by purpose, bound by duty, ready to serve the nation for it to stand on its feet, proud…
Don’t worry, it is just Iftar! Some Members are leaving.
Of course, we do respect it.
Okay, let him leave and then you can carry on because I can’t hear you very well.
Okay, no problem. So, I was saying that after listening to each hon. Member’s speech on this Motion, I am proud to state that we stand before you, a team, a dream team, as the Prime Minister has just said. A team driven by duty, a sense of purpose, a sense of honour, driven commitment to make this country proud again, to make it stand on its feet. I am grateful to each Minister who has elaborated on concrete measures to tackle significant challenges we face on all fronts – social, economic, political. It is true, as the hon. Member of the Opposition stated, that the proof lies in pudding but without key ingredients and knowhow, there is no pudding. The key ingredient lies in a government that is here to serve the nation, a government with a programme that emphasises good governance, ethics, integrity and accountability. The proof lies in the vision, political will, the determination and commitment of each Member of this Government to make our programme a success. Hearing former Members speak about how they had been bullied, harassed, persecuted can but move us; can but make us grateful for their resilience, for us to be able to stand here today and speak freely. I salute their resilience. I salute the way they have fought back and that they are here today with us, helping us new parliamentarians to work together for the nation. I am thankful to each Member here who is helping me in my everyday struggle in my constituency. I am truly grateful for their guidance. Indeed, many Members of this Assembly have underlined how our programme aims to uphold democracy, aims to shape a future for every citizen of this nation so that tomorrow they can stand freely, as I am doing here, they can speak without fear, and above all, hold power accountable. I welcome the imminent constitutional amendment to enable any Mauritian to stand for elections as a Mauritian. We are rising above divisive ethnic divisions, ethnic categories. We are rising above the past and we are defining history for generations to come. We will welcome all amendments to the Constitution that seal a democratic future for our citizens. No more shall our voices be muffled. No more shall our privacy be violated. No more shall this country bear the brunt of dictatorship again! Madam Speaker, it was with deep concern, shock and revulsion that we heard about how public funds had been plundered. The people have been robbed indeed. The most vulnerable had their pensions cut. What our most fragile citizens have experienced may be described, Madam Speaker, as the banality of evil. The banality of evil has been described by Hannah Arendt in relation to the Holocaust. She was describing the casual nonchalance that an officer used to strike out the name of people destined for the gas chamber. The banality of evil describes an officer who casually strikes out the means of living for the most destitute, condemning the most destitute to live in anxiety, to live in fear, condemning the most destitute to live till they die slowly and in agony. This is the banality of evil that we are changing. This is the change we are bringing because what we are doing is changing a nation’s destiny, changing a system that is murderous; a system that cuts off the needy’s pension is murderous; a system that condemns the weakest to misery and slow death is murderous; a system that has allowed drugs to thrive, crime to prosper and violence to fester, epitomises the banality of evil. The banality of evil is when our children are left at the mercy of predators, of drug dealers. The banality of evil is indeed what this Government Programme seeks to erase. This is what we are changing! This Programme is about protecting life, protecting the most destitute, protecting the most vulnerable, protecting the future of the nation. Upholding social and economic rights makes our Government a government of care, concern and empathy. It has humanism and solidarity at its core. Indeed, we have heeded many Members’ passionate speeches against the scourge of drugs. They have vindicated with ardour our youth’s right to a future, our youth’s right to life, unmarred by violence and drugs. With such exemplary care, our programme precisely lays out the bridge, the roadmap, the beacon to steer us out of 10 years of dark history of violence. The programme is our contract with our people; our firm agreement with the nation; our pledge that we have heeded their suffering. We have felt their pain and we will take action. The people’s will for Mauritius to be Mauritius again will be respected. Our programme solemnly affirms that this Government is here to build a future for each and every citizen, for each and every child so that no one is compelled to leave their family, compelled to leave their home, compelled to leave their homeland to toil abroad in foreign lands. The key ingredient for our programme’s implementation is our integrity, Madam Speaker. We are here to battle the banality of evil, we are here to battle the banality of crime and instigate institutional reforms to forge inclusion, justice and protect life. So far, actions taken to improve judicial processes underline this commitment. We are a Government of action; not just promises, not just words. The speech delivered by the Attorney General precisely foregrounded the deep-seated reason why we are in this Government, why we are proud to be part of this Government. Our aim is indeed to rebuild the nation, to forge a nation where our citizens can rely on justice, can hope for equity, can benefit from efficiency, transparency, accountability. Indeed, we are here to make the nation stand on its feet again, regain its honour, regain its pride that has been trampled upon. Each speech delivered in this august Assembly was centred on the people’s needs, on the nation’s priorities and system change. It is with a heart filled with hope that we welcome the centring of ecology at the core of economic development, especially when we are focusing on the blue economy, and we know that our oceans are ailing. It is with satisfaction that we welcome the implementation of AI driven solutions with data protection and privacy at its core. It is with relief that we welcome the development to be made in our Education Sector for it to be inclusive. It is with purpose that we seek the Just Transition Commission for a true sustainable energy production and consumption. It is with a profound solidarity of sisterhood that I hear every woman’s voice in this Assembly, be it the voice of empathy or the voice of authority as required. To hear that our justice system is to be made accessible, founded on trust and functional makes us proud. It galvanises our will to fight, to address each dysfunctionality, to wake up every morning, stretch our muscles and continue the fight. We acknowledge each Ministry’s commitment to our Programme. We acknowledge each Herculean task being undertaken for system change. We thank our decision makers for being responsive to our suggestions. We are grateful to have leaders, to have colleagues, to have Members of this Assembly working together for this nation. Long term visionary change to overhaul systemic dysfunctionality requires, Madam Speaker, meticulous goal-oriented strategic planning. To rebuild what has been dismantled, plundered and destroyed for so long demands transformational leadership. We are privileged, Madam Speaker, to have experienced, authentic and visionary leaders who will steer us out of the dark waters of history. We have leaders who understand that development should be above all human and nature-centred. We have leader who are our role models and inspirations, who support us every day. Their emphasis on accountability, integrity and hard work can but keep us on the right path. Indeed, Madam Speaker, the Programme means we will not rest on our laurels. Our lives are now entwined with the future of this nation; we are now at the service of the homeland, of the people, of nature and future generations. This Programme, Madam Speaker, is what holds us to task. The people have spoken. We have risen; now we have to toil no matter arduous the road is. We will carry on the struggle. Ghandhi showed us how to topple an empire with a handful of salt, homemade, with our own sweat, blood, and tears. We will follow suit, the nation will follow suit, with full sovereignty and the dismantling of all oppressive systems. To conclude, Madam Speaker, this Programme is salutary for it is grounded in the values of solidarity and empathy. It acknowledges socialist values that can build a stronger community, a stronger nation! With these words, Madam Speaker, I commend the Motion to the House. Thank you. The motion of the hon. Second Member for Quartier Militaire and Moka (Dr. Ms. B. Thannoo) was, on question put, agreed to.