Republic of Mauritius · National Assembly2024–2026 · 26ᵉ THERE MAY BE ERRORS OR INCONSISTENCIES Wednesday, 20 May 2026

The Hansard Record

Parliamentary Questions, in full — public, searchable, copypastable.
Public Bill · Thursday 19 June 2025 Public Bill

PUBLIC BILL

Proceeding
Public Bill
PUBLIC BILL
Sitting
Thursday, 19 June 2025
Item 3 of 4

The proceeding, in full

Second Reading THE APPROPRIATION (2025-2026) BILL (No. XIV of 2025) Order read for resuming adjourned debate on the Appropriation (2025-2026) Bill (No. XIV of 2025). Question again proposed.

Madam Speaker

Yes, hon. Minister of Commerce and Consumer Protection, welcome! We were worried! (12.17 p.m.)

The Minister of Commerce and Consumer Protection (Mr M. Yeung Sik Yuen)

Thank you, Madam Speaker. Madame la présidente, c’est avec un sentiment de responsabilité et de détermination que je prends la parole suite au Budget 2025-2026. Ce budget a été élaboré dans un contexte économique exceptionnellement difficile, marqué par une inflation mondiale persistante, une instabilité géopolitique croissante, des perturbations des marchés de matières premières, des conditions monétaires restrictives dans les principales économies, et aussi l’héritage que nous a laissé le gouvernement MSM. Madame la présidente, on est dans cette situation économique à cause de l’ancien gouvernement. Le gouvernement MSM a dilapidé les fonds publics. Le rapport du State of the Economy nous a ouvert les yeux en décembre 2024. Missie moustass aussi nous a dévoilé les maldonnes de ce gouvernement MSM. L’ancien Premier ministre, ‘Dounk’, était un puissant aux largesses de Lady McBeth. Le gouvernement MSM était dirigé par Lakwizinn, dont un gouvernement parallèle. On a hérité d’une économie détruite par le MSM. L’ancien Premier ministre, aujourd’hui on peut l’appeler le père du désastre économique. Beaucoup de chiffres étaient cachés dans les Special Purpose Vehicles (SPVs). Aujourd’hui le pays est endetté à la hauteur de R 642 milliards, qui représente plus de 90% du PIB. Le déficit commercial est de R 203.7 milliards, dont 29.4% du PIB. L’économie n’est plus soutenable et c’est pourquoi il faut absolument qu’on vienne avec des réformes. On n’a pas d’autres choix, il faut absolument augmenter les revenus et diminuer les dépenses. Madame la présidente, on aurait pu régler le problème de la pension avec un trait de plume en augmentant la TVA. Cependant, le coût de la vie aurait augmenté drastiquement. Il ne faut pas oublier que Moody’s et IMF nous surveillent de très près. On a été dégradé par Moody’s à deux reprises pendant le mandat du MSM, et aujourd’hui, on est dans une position précaire qui risque de nous basculer dans le junk status si on va gérer l’économie de la même façon que notre prédécesseur. Si jamais on est dégradé par Moody’s, le pays sera un endroit qui ne sera pas propice pour l’investissement. Les investisseurs ne viendront pas ici et ceux à Maurice vont nous quitter. Cela va aussi détruire le secteur financier. Il y aura aussi une inflation vertigineuse pour les consommateurs et l’emprunt sera aussi plus cher. Madame la présidente, on a constaté les suivants à travers le State of the Economy pour l’année 2023/2024 – 1) la CWA a enregistré un déficit de plus de R 300 million, un emprunt de R 5.43 milliards au gouvernement plus un compte à découvert de R 149 million ; 2) la Wastewater Management Authority a enregistré un déficit de R 527 million, R 3.46 milliards d’emprunt plus R 11 million comme découvert à la banque ; 3) le CEB avait R 243.3 million en déficit plus un compte en banque à découvert de R 5.49 milliards ; 4) Air Mauritius a accumulé un déficit de R 16.5 milliards ; 5) le Subsidy Account de la STC en octobre 2024, avait un déficit d’environ R 1.5 milliards, et 6) la Price Stabilisation Account (PSA) de la STC avait un déficit de R 5.2 milliards à un certain moment quand le MSM était au pouvoir et aujourd’hui, ce déficit a été réduit à R 2.4 milliards. Madame la présidente, on a constaté beaucoup de cas de népotismes, fraudes et de maldonnes. Il y a les cas suivants ; tout récemment, mardi, on a entendu le cas de Neeteeselec Ltd, MMG tout dernièrement, Silver Bank, BO-digital, Molnulpiravir, le cas de Navin Beekarry, Nundun Gopee & Co. Ltd et les frasques de la MTPA entre autres. Madame la présidente, au niveau mondial, les projections de croissance du PIB ont été révisées à la baisse, tandis que les prix des denrées alimentaires et de l'énergie demeurent volatils. Les petites économies dépendantes des importations comme Maurice ont subi de plein fouet cette volatilité, avec une pression significative sur les réserves de change et une inflation importée impactant les budgets des ménages. Dans un tel environnement, le gouvernement a dû prendre des décisions audacieuses, prudentes et visionnaires pour préserver la stabilité économique et assurer une reprise équitable. C'est dans ce contexte que l'honorable Premier ministre et Ministre des Finances a fait preuve de courage et de leadership en présentant un budget qui préserve les prestations sociales essentielles, protège la consommation des ménages et redynamise l'investissement publique à long terme – le tout sans compromettre l'effort de rééquilibrage budgétaire en cours. Madame la présidente, je souhaite exprimer ma profonde reconnaissance à l'honorable Premier ministre pour avoir livré un budget audacieux, cohérent et équilibré face à des défis domestiques et mondiaux considérables. Il faut du courage et de la clairvoyance pour présenter une stratégie budgétaire qui sauvegarde le bien-être de nos citoyens tout en restaurant l'équilibre macroéconomique. C'est là un exemple clair de véritable leadership. Madame la présidente, notre pays, comme beaucoup d'autres, continue de naviguer les effets d'ondulation d'un paysage international volatil – tensions géopolitiques croissantes, perturbations des chaînes d'approvisionnement, et pressions inflationnistes ont tous pesé lourdement sur nos fondamentaux économiques. Malgré ces vents contraires, le gouvernement est resté attaché à la protection sociale, à l'investissement dans les infrastructures publiques et à la croissance économique inclusive. Le budget de cette année, comme l'ont justement souligné des observateurs indépendants, s'ancre sur les principes de consolidation budgétaire sans austérité. Il repose sur trois piliers fondamentaux du nouvel ordre économique : innovation et recherche, réaffectation des ressources et investissements transformateurs. Ces piliers ne sont pas des lignes politiques abstraites. Ils sont visibles dans les décisions budgétaires clés – du soutien continu aux plus vulnérables, aux investissements stratégiques dans la logistique, la santé, et l'énergie qui remodèlent le paysage économique. Ce budget vise un programme de transformation axé sur la croissance tirée par l'investissement basé sur la productivité, la consolidation budgétaire, la réforme institutionnelle, et le développement de nouveaux piliers économiques incluant le corridor d'investissement de l'économie bleue, les énergies renouvelables, et l'innovation numérique en vue de restaurer la stabilité macroéconomique et de construire un avenir plus résilient et inclusif. En tant que Ministre du Commerce et de la protection des consommateurs, je suis fier de noter que ce budget renforce l'engagement du gouvernement à s'assurer que le défi du coût de la vie soit abordé avec détermination, tout en posant les fondations d'une production domestique plus forte et de marchés plus équitables. Il complète le travail que mon ministère a initié depuis novembre 2024 et donne le ton pour des réformes plus profondes. Madame la présidente, dans une économie mondiale de plus en plus fragmentée, où les règles du commerce sont redéfinies par la géopolitique et les politiques protectionnistes, les petites nations insulaires comme Maurice ne peuvent se permettre de rester immobiles. La récente vague d'impositions tarifaires par les États-Unis – partie d'une position commerciale mondiale recalibrée – a envoyé des tremblements à travers les marchés internationaux. Maurice, comme beaucoup d'économies en développement, n'a pas été épargnée. Nous avons fait face à des coûts d'importation accrus, des marges rétrécies pour nos exportateurs, et des retombées inflationnistes qui touchent chaque ménage. Face à ces défis, le gouvernement a agi rapidement et stratégiquement. Nous avons initié un dialogue vers un nouveau cadre commercial bilatéral avec les États-Unis. Madame la présidente, mon ministère pilote le système électronique de certificat d'origine pour COMESA. Ce saut numérique – 1. Réduira drastiquement le temps de traitement administratif, 2. Améliorera la traçabilité des produits, 3. Facilitera l'accès transparent aux tarifs préférentiels et 4. Renforcera la conformité avec les règles d'origine régionales. Cette réforme n'est pas qu'une mise à niveau technique. C’est un facteur de changement pour notre communauté exportatrice, particulièrement les PME qui ont longtemps été accablées par la documentation manuelle et les retards transfrontalier. Elle alignera aussi Maurice avec les meilleures pratiques mondiales en facilitation commerciale numérique et renforcera la confiance des investisseurs dans la transparence de nos processus commerciaux. Ce faisant, nous positionnons Maurice non seulement comme bénéficiaire du commerce mondial, mais comme un partenaire commercial de confiance, numériquement activé, et basé sur les règles, prêt à mener la prochaine vague d'intégration économique régionale et de commerce mondial. Madame la présidente, Maurice continue de se positionner comme une passerelle stratégique pour le commerce et l'investissement à travers le continent africain et au-delà. Dans cet esprit, mon ministère déploiera une série de programmes de renforcement des capacités ciblés pour les exportateurs, visant à équiper nos entreprises avec les outils et l'expertise requis pour répondre aux standards internationaux, sécuriser les certifications, et tirer parti de l'intelligence de marché. Ceci assurera que nos exportateurs soient pleinement habilités à maximiser les bénéfices de notre portefeuille étendu d'accords commerciaux. Pour renforcer cet effort, et en collaboration étroite avec des partenaires stratégiques tels que l'Economic Development Board et la Chambre de commerce et d’industrie de Maurice, nous ciblerons des produits d'exportation à haut potentiel qui s'alignent avec les tendances émergentes de demande mondiale. Cette approche de marché proactive permettra aux entreprises mauriciennes, particulièrement les PME, de diversifier leurs destinations d'exportation, d'approfondir l'ajout de valeur et de construire une résilience contre les chocs externes. Madame la présidente, au-delà de la facilitation du commerce de biens essentiels, mon ministère régule aussi l'importation de véhicules d'occasion – un secteur d'intérêt significatif pour les consommateurs. Pour améliorer la prestation de services, accroître la transparence, et réduire les retards d'approbation, mon ministère développe une nouvelle plateforme numérique pour automatiser l'émission de permis d'importation et permettre la vérification électronique de documentation clé. Ces réformes renforceront l'authenticité des documents, réduiront les fardeaux administratifs et aligneront notre cadre réglementaire avec les meilleures pratiques en gouvernance commerciale numérique. Pour soutenir ce changement, des amendements seront apportés à la législation existante pour reconnaître formellement et opérationnaliser ces nouveaux instruments commerciaux numériques. Madame la présidente, nous entreprenons une refonte complète du cadre légal gouvernant les foires commerciales. De nouveaux règlements introduiront un système de licence pour les organisateurs d'événements et imposeront des contrôles plus stricts pour sauvegarder l'intégrité du secteur de détail. L'objectif est de soutenir la vitalité économique tout en prévenant la concurrence déloyale et en protégeant les entreprises légitimes. Ces réformes réglementaires représentent un mouvement décisif vers une gouvernance plus intelligente, une intégration numérique améliorée, et un écosystème commercial plus responsable. Tout conçu pour positionner Maurice comme un exemple de premier plan d'administration commerciale responsable et visionnaire. Madame la présidente, mon ministère a initié une réforme complète des mécanismes de contrôle des prix et de surveillance du marché. Nous avons mené des révisions détaillées et des évaluations de terrain pour s'assurer que les consommateurs les plus vulnérables soient protégés des augmentations de prix injustifiées et de la manipulation du marché. Le récent budget renforce davantage ces efforts en préservant les principes fondamentaux de notre cadre de protection du consommateur, tout en répondant aux pressions de coût émergentes. Ces réformes sont pleinement alignées avec les objectifs plus larges du programme gouvernemental qui met l'accent sur l'abordabilité, la responsabilité et la transparence des prix. Permettez-moi maintenant de me tourner vers les instruments politiques à la disposition de mon ministère et comment nous avons continué à les déployer efficacement. Actuellement, nous régulons 29 produits sous le régime de Maximum mark-up, incluant les articles de bases tels que le lait en poudre, les aliments pour bébés, les céréales de petit- déjeuner, l’huile comestibles et le riz basmati. Ces produits totalisant plus de 30,000 marques, sont sujets à une marge régulés allant de 17 % à 28 %, s’assurant que les prix de détail demeurent dans des limites abordables. À Rodrigues, 22 de ces produits sont similairement contrôlés. De juillet 2024 à juin 2025, nous avons traité plus de 26 832 déclarations de coût pour Maurice et 6 563 pour Rodrigues, reflétant la supervision robuste exercée. Sous le régime de Maximum mark-up, nous régulons les prix de 13 produits essentiels, incluant le pain (schedule bread), la farine de blé, le sel de table, le LPG, l’essence et le gazole entre autres. Dans le secteur pharmaceutique, un système de marge régressive est appliqué à tous les médicaments, avec des plafonds entre 30 et 34 %, basé sur les coûts d’importation. Ce système assure une tarification équitable tout en préservant la continuité d’approvisionnement. En mars 2025, le Maximum mark-up a été tendu à des produits supplémentaires tels que les légumes surgelés emballés et les légumes en conserve. Plus récemment cette mesure a été étalé sur d’autres produits comme la margarine, le beurre, la viande en conserve, le ton en conserve et certains légumes frais au supermarché. Je tiens à souligner que le Maximum mark-up sur ces produits cités ont été approuvé par le conseil des ministres tout récemment. Les règlements vont être signés très bientôt car on attend l’approbation du State Law Office. Madame la présidente, ces interventions sont conçues pour trouver un équilibre juste entre protéger l’accès des consommateurs et assurer des marges commerciales durables pour les importateurs et détaillants. Les effets sont déjà visibles et je voulais acheter quelques produits, malheureusement j’ai débloqué dans le trafic. Grace à l’introduction du Maximum mark-up dans la suppression de la TVA sur des articles sélectionnés, incluant les légumes surgelés emballés, les légumes en conserve et les aliments pour bébés, les prix ont chuté. Je vous cite quelques exemples, malheureusement je n’ai pas de produits avec moi – Les surgelés – 1. McCain Tradition Fries - 1kg se vend maintenant au détail à R 123 au lieu de R 183 quand le MSM était au pouvoir, soit R 60 en moins ; 2. Watties Garden Peas - 900g se vend maintenant au détail à R 156 au lieu de R 236, soit R 80 en moins ; 3. Emborg Mixed Vegetable - 450g se vend maintenant au détail à R 68 au lieu de R 158, soit R 90 en moins. Donc, je vous donne aussi quelques exemples pour les conserves – 4. Belinda Red Kidney Beans – 400g se vend maintenant au détail à R 27 au lieu de R 46, soit R 19 en moins ; 5. Leader Canned Mushrooms – 425g se vend maintenant au détail à R 37.70 au lieu de R 59.95, soit R 22.25 en moins. Deux exemples pour les aliments bébé – 1. Blédina Carotte –130g se vend maintenant à R 44.90 au lieu de R 51.65, soit R 6.75 en moins ; 2. Purity Mixed Vegetables – 125ml se vend maintenant à R 30.65 au lieu de R 35.25, soit R 4.60 en moins. Des réductions similaires ont été observées à travers…

Madam Speaker

M. le ministre, vous êtes en train de nous donner faim là ?

Mr Yeung Sik Yuen

Oui, peut-être, on peut passer à la pause le plus vite.

Madam Speaker

Bientôt !

Mr Yeung Sik Yuen

Des réductions similaires ont été observées à travers plusieurs catégories de produits. Mon ministère coordonne activement avec les détaillants et les associations des consommateurs pour assurer que ces réductions sont transmises au consommateur final. Madame la présidente, il ne faut pas oublier que le prix des produits subventionnés est resté inchangés. Le pain maison se vend toujours à R 2.60, le gaz ménager se vend à R 190 la bonbonne de 12kg, le riz ration à R 28 le sachet de 2.5kg, la farine à R 26 le sachet de 2.5 kg. Pour soutenir et améliorer ses impacts, nous déploierons bientôt le Price Fixing and Monitoring Information System - une plate-forme alimentée par l’Intelligence Artificielle qui surveillera les prix de détail en temps réel et promouvra la transparence des prix. Cette infrastructure numérique aidera aussi les consommateurs à prendre de meilleures décisions d’achat informées. Madame la présidente, ces initiatives sont davantage renforcées par l’établissement d’un Fonds de Stabilisation de R 10 milliards, avec une capitalisation initiale de R 2 milliards cette année. Le Fonds fournira au gouvernement la flexibilité budgétaire pour répondre rapidement aux chocs des prix et aux perturbations de chaîne d’approvisionnement. Chaque jour, à travers Maurice, les familles prennent d’innombrables décisions basées sur la confiance, qu’il s’agisse d’un parent achetant de la nourriture au supermarché, d’un jeune professionnel achetant des biens en ligne ou d’un retraité récupérant des médicaments la pharmacie. Dans chacune de ces transactions réside une attente fondamentale : que le système protégera, que le prix seront équitables, que les produits sûrs, que les services comme promis. La confiance se maintient par la rhétorique. Elle se soutient par l’action. Depuis novembre 2024, mon ministère a réaffirmé cette confiance en prenant des mesures décisives pour sauvegarder les intérêts de tous les consommateurs. La Consumer Affaires Unit fait un travail énorme. Plus de 9 000 inspections ont été menées à travers les points de vente au détail, supermarchés et boulangeries. Il y a eu 1 250 contraventions. Des Avis de Pénalités Fixes ont été émis dans 1 083 cas aux contrevenants en voyant un message clair qu’on ne va pas tolérer des violations de la loi. Notre supervision s’étend aussi à la qualité des produits. Plus de 400 exercices d'échantillonnage de marché ont été menés sur des produits tels que les barres d’acier, câbles électriques, jouets et appareils ménagers dans le but de s’assurer que les biens de qualité inférieure n’entrent pas dans les foyers mauriciens. Madame la présidente, nous adaptons aussi notre cadre légal pour suivre le rythme d’un marché en évolution rapide. Avec les achats en ligne devenant la norme, le gouvernement a répondu en approuvant l'introduction de nouveaux Règlements E-commerce. Ces règlements fourniront une clarté légale et de protéger les consommateurs dans les transactions numériques—s'assurant que les vendeurs en ligne divulguent leurs identités, offrent des politiques de retour et remboursement transparentes, et soient tenus responsables de la non- conformité. Que le commerce soit mené dans une vitrine traditionnelle ou sur une plateforme numérique, les principes d'équité et de responsabilité doivent s'appliquer. Nous avons aussi envoyé un signal sans ambiguïté que les mauvaises pratiques ne seront pas tolérées. Les amendes et pénalités sous le Consumer Protection (Price and Supplies Control) Act et le Fair Trading Act ont été significativement augmentées. L'objectif est clair : protéger le consommateur. Nous avons aussi révisé le cadre Fixed Penalty Notice. Les amendes pour les infractions clés, telles que l'échec d'afficher les étiquettes de prix, vont maintenant de R 5 000 à R 20 000 selon le nombre d'articles. Les agents autorisés peuvent maintenant émettre des avis par la poste où les commerçants refusent de les accepter, s'assurant que l'application ne soit pas obstruée. Nos réformes ne se confinent pas aux frontières nationales. Lors de la Journée Mondiale des Droits du Consommateur, Maurice a signé un Protocole d'Accord avec la Competition Commission de COMESA. Cette collaboration régionale améliorera l'application conjointe, harmonisera les cadres légaux, et facilitera l'échange de connaissances sur la protection des consommateurs à l'ère numérique. Madame la présidente, à Maurice, la métrologie légale joue un rôle crucial dans l'assurance de la protection des consommateurs et le maintien des pratiques commerciales équitables. Nos Services de Métrologie Légale (LMS), opérant sous le Ministère du Commerce et de la Protection du Consommateur, agissent comme gardiens de la confiance publique dans toutes les transactions impliquant des quantités mesurées. Leurs responsabilités couvrent un large spectre de domaines liés à la mesure gouvernés sous le Legal Metrology Act. Madame la présidente, depuis le carburant que vous pompez à une station, au riz que vous pesez dans un point de vente au détail, ou aux diagnostics que vous recevez dans un laboratoire médical—la métrologie légale assure précision et équité. Ce n'est pas qu'un devoir technique ; c'est un service essentiel qui touche presque chaque aspect de la vie économique quotidienne à Maurice. Madame la présidente, un marché équitable et compétitif est la pierre angulaire de l'efficacité économique, du bien-être du consommateur, et de l'innovation. À cet égard, la Competition Commission de Maurice, opérant sous l'égide de mon Ministère, est demeurée inébranlable dans sa mission de s'assurer qu'aucune entreprise n'abuse de sa position au détriment des consommateurs ou de l'économie. Depuis sa création, la Competition Commission a révisé plus de 700 activités d'application, incluant 350 enquêtes, 61 investigations, et 277 évaluations de fusions et accords COMESA, reflétant l'étendue de sa supervision à travers des secteurs clés – de l'alimentation, télécommunications, banque, construction, et pharmaceutiques. Madame la présidente, en ligne avec l'engagement du gouvernement de sauvegarder les droits et le bien-être de tous les citoyens, un nouveau Projet de Loi de Protection du Consommateur sera introduit. Cette législation phare non seulement renforcera les dispositions existantes mais introduira aussi des mesures nouvelles et visionnaires visant à faire progresser le bien-être économique et social des consommateurs dans l'environnement de marché de plus en plus complexe aujourd'hui. Madame la présidente, la State Trading Corporation (STC) joue un rôle critique et stratégique dans le maintien de la sécurité alimentaire, la stabilité des prix, et la résilience économique à Maurice. Chaque année, la STC importe plus de 127,000 tonnes métriques de produits essentiels incluant la farine, riz basmati, les grains sec, huile comestible, lait en poudre, et le riz ration. Cependant, depuis plus de quatre décennies, la STC n'a eu aucune infrastructure propre à lui. Présentement, ls STC paie dans les environs de R 2 million mensuellement pour deux entrepôts loués. Pour se libérer de cette dépendance structurelle et construire une résilience à long terme, la STC s'embarque maintenant sur un projet de construction d'un complexe d'entreposage moderne et centralisé à Riche Terre. Madame la présidente, nous n'avons peut-être pas sécurisé tout ce que nous avons proposé, et c'est largement dû à la situation financière désastreuse héritée de l'administration précédente. L'espace budgétaire dans lequel nous opérons aujourd'hui est sévèrement contraint par des modèles de dépenses insoutenables et une planification médiocre qui ont laissé une cicatrice économique profonde. Une des conséquences les plus visibles de cet héritage est la dépréciation nette de la roupie mauricienne, qui a significativement érodé le pouvoir d'achat et augmenté le coût des importations. Le dollar américain qui se vendait à R 32.06 le 11 décembre 2014 et le 11 novembre 2024 le dollar américain coûtait R 46.92, soit 46.35% plus chère qu’en 2014, presque deux fois, ça veut dire, moitié, 50% plus cher. Madame la présidente, ce gouvernement porte maintenant le fardeau des décisions prises par l’ancien gouvernement et doit supporter le poids de la stabilisation. Peu importe à quel point nos actions sont audacieuses et engagées, renverser de tels dommages prend du temps, de l'effort, et une responsabilité collective. Le gouvernement précédent devrait sentir le poids de cette responsabilité. Néanmoins, mon Ministère, sous le leadership de ce gouvernement, demeure résolu dans la poursuite de réformes et initiatives qui placent le bien-être de nos citoyens au centre de notre stratégie de reprise économique. La direction est claire. Le Ministère du Commerce et de la Protection du Consommateur demeurera un chien de garde, un réformateur et une voix pour les consommateurs et commerçants honnêtes. Merci, Madame la présidente.

Madam Speaker

At this time, it does not seem that we, unless you want to go a little bit after one o’clock. No, let’s break then for two and a half hours. One and a half hours! I was testing you. Thank you. At 12.48 p.m. the Sitting was suspended. On resuming at 2.22 p.m. with the Deputy Speaker in the Chair.

The Deputy Speaker

Please be seated. Hon. Ms Savabaddy, you have the floor! Ms A. Savabaddy (First Member for Port Louis North & Montagne Longue): Merci, M. le président. Ce budget 2025-2026 définit les contours d’une refonte en profondeur du paysage socio-économique du pays avec une discipline pour nous aider dans la transformation de l’île Maurice moderne et en finir avec les abus passés du régime MSM. C’est l’avenir qui s’écrit aujourd’hui pour rassurer un meilleur lendemain aux futures générations dans le respect de la nature, de l’écologie et, en avant, tout de l’être humain. Il y a certes, M. le président, des interrogations légitimes, mais nous ne pouvons rester dans le déni. Certains sont enfin sortis de leur tanière pour tenter des récupérations politiques. Malheureusement, ils sont tous deux partis. Je leur laisse à leur conscience, puisque nous avons aujourd’hui un leader de l’opposition part time. Il faudrait que je le dise, les deux de la Circonscription No. 4 ont été rejetés dans cette circonscription. Le système leur a permis d’être là ; ils n’ont même pas la décence de respecter cette Chambre et même pas la décence de venir défendre l’électorat du No. 4. J’ai été choquée par la légèreté adoptée par le leader de l’opposition, l’honorable Joe Lesjongard, dans son discours mardi dernier. Il semble, je pense, avoir oublié comment son parti, le MSM, a conduit ce pays dans le cauchemar économique dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui. Il faut dire que le MSM est le dernier parti à pouvoir nous donner des leçons en matière de gestion du pays après tout ce que nous découvrons jour après jour en termes de largesse et d’autres abus. M. le président, en dix ans de règne du MSM, le MSM et ses acolytes et autres fossoyeurs de l’avenir du pays, je le dis bien, ils ont été les fossoyeurs de la jeunesse mauricienne, de nos aînés. Aujourd’hui, le bilan est plus catastrophique, voire même chaotique. C’est pourquoi, ne fuyant pas devant nos responsabilités et l’histoire du pays, ce gouvernement est, en train dans un élan patriotique, d’apporter des solutions pour la pension et d’empêcher le déclin de l’économie qui est au bord du précipice. PKJ et son gouvernement ont menti à ce peuple pendant dix ans. Mensonges, chers collègues. Démagogie ! La dilapidation des caisses de l’État a été la mission illégale et infecte de ce gouvernement sortant. La raison pour laquelle ils ne peuvent même pas rester ici, s’asseoir et écouter nos discours. Je vais citer quelques exemples criants : la dilapidation des caisses du CEB avec pour résultat, aucun investissement dans des nouvelles turbines, entre autres ; équipements avec un danger réel pour la saison cyclonique et l’été ; coupures d’électricité drastique, pratiquement dans toutes les circonscriptions, plus précisément dans la Circonscription no. 4, où il était lui-même ministre de cette circonscription cinq ans de cela. Savez-vous ce qu’il a dit aux mandants ? Sovsouri finn manz tou difil dan lafore akoz sa pena kouran ! Mo kwar zot mem sovsouri ! Zot travay zis aswar. Dilapidation des caisses de la CNT pour l’achat de nouveaux autobus, des dettes de plus de R 3.5 milliards dans le secteur de la santé. Les fournisseurs ont même menacé, M. le président, de ne plus approvisionner les hôpitaux en nourriture pour les malades et, de plus, le carburant pour les ambulances. Voilà la vérité de ce que les démagogues et les fossoyeurs du pays vous ont caché pendant les dix dernières années. Lakwizinn et consorts prenaient la MIC et la SBM pour leur bien personnel. Il y a eu des milliards de roupies d’emprunts, des toxic loans obtenus, mais jusqu’à ce jour toujours pas remboursés. Voilà pourquoi nous n’arrivons pas à faire, à honorer, je dis bien, pour le moment nos promesses. Mais la population doit savoir que nous avons cinq ans. Nous avons un mandat de cinq ans pour honorer nos promesses. Et là je demande à ceux et celles qui iront manifester le samedi 21 d’interpeller ce leader part time, ce leader de l’opposition et ses collègues sur ce triste héritage qu’ils ont laissé au gouvernement de l’Alliance du Changement et ce triste héritage qu’ils ont laissé à notre pays, à nos aînés et à nos jeunes gens et jeunes filles. M. le président, ce budget va venir augmenter la croissance du PIB, créer les conditions pour le retour de l’épargne et ainsi attirer l’investissement direct avec un climat sécurisé et une base économique solide. Oui, l’honorable Premier ministre et ministre des Finances a eu raison de proposer un nouveau modèle économique axé sur – • La recherche et le développement de l’innovation ; • La réaffectation des ressources pour une productivité plus élevée ; • L’investissement transformateur, les nouvelles stratégies commerciales, l’investissement intelligent dans l’infrastructure productive, et • Pour en finir, de même que mettre l’accent sur le bien-être des consommateurs. J’ai toutefois aujourd’hui choisi de m’attarder sur le social et le bien-être de la population. Je suis content que mon collègue, l’honorable Anil Bachoo, soit là. Depuis des lustres et ceci grâce au Parti travailliste, nous vivons dans un système de protection sociale avec le Welfare State. Il faut dire qu’aujourd’hui, l’État se plie en quatre pour permettre à la population de vivre et de respirer. Malheureusement, il y a eu, durant ces derniers temps, un je-m’en-foutisme généralisé de la part de ceux qui ont dirigé ce pays avec les biens et les services de l’État qui sont à la disposition du public. Personne ne s’en soucie. Personne ne rendait des comptes, et bien souvent en raison d’une mentalité assize bez kass. Des infrastructures tombent dans un état de délabrement, le tout dans une dilapidation honteuse de l’argent public. Quand on vient dénoncer cela, ce n’est pas pour marquer des points politiques ou même faire de la publicité, comme certains le disent. Mais c’est pour nous rappeler nos engagements, M. le président, afin que la population ait une vie bien meilleure de ce qu’ils avaient dans les dix dernières. Nous ne pouvons plus rester les bras croisés comme si de rien n’était. Dans ma circonscription, déjà laissée en abandon par l’ancien régime MSM, dans lequel l’honorable leader de l’opposition part time s’assoit ici – on comptabilise ses heures, on dirait à peu près deux heures par séance – était un dirigeant de premier plan. C’est un dirigeant déjà du premier plan. Pouvez-vous imaginer que des centres mis à la disposition du public soient devenus le repère des drogués et d’autres activités illicites dans la circonscription No. 4 ? Des terrains de jeux ou des facilités sportives ne fonctionnent plus depuis au moins plus d’une dizaine d’années. Cela, malgré l’argent soit déboursé pour leur entretien. À notre arrivée au pouvoir, nous avons souvent entendu ces mots pa mwa sa, li sa, lot la sa. C’est tout cela que ce budget doit s’adresser quand on parle de la discipline fiscale. Il ne s’agit pas seulement de balancer les choses, d’agencer les chiffres sans savoir où l’argent finit réellement. Côté service, M. le président, je suis réellement, comme promis dans ce budget, pour la digitalisation des services gouvernementaux devient enfin une réalité, car nos mandants, nos citoyens sont aujourd’hui fatigués d’être baladés de gauche à droite, de bâtiment en bâtiment, de service en service, dossiers perdus pour finalement apprendre que l’officier qui est en congé, qu’il ou elle a pris un long vacation – choses qu’ils ont droit – sans que personne ne le remplace. Ce n’est pas ainsi qu’on doit traiter les membres du public. Il est dommage que cela ait été le cadet des soucis du gouvernement sortant parce que le mal vécu par la population, leur douleur, leur souffrance n’avaient pas d’importance aux yeux de ceux qui se pavanaient en costume de trois-pièces et chapeau de melon dans les hippodromes d’Ascot à l’étranger. Je cite S.R. et Z.R. Ils vont se reconnaître d’ailleurs ! Je vais aussi m’attarder sur le secteur de la santé où il y a un ambitieux projet. Je remercie mon collègue, l’honorable Anil Bachoo, qui fait de son mieux pour améliorer ce service. Alors, j’ai aussi soulevé la question avec le ministre mardi dernier.

(Interruptions)

Attendez ! Attendez ! Alors, nous avons dans ce pays, nous avons à l’île Maurice un des meilleurs systèmes de santé au monde. Ici, les gens ne meurent pas devant les hôpitaux parce qu’ils n’ont pas d’argent ou de couverture médicale privée, mais ce n’est pas une raison pour que les patients payent les véraces du personnel de l’administration. Un patient, une patiente qui se rend dans n’importe quel centre hospitalier ou médical public s’attend d’abord à être traité comme un être humain. C’est une personne qui a besoin de compassion et de souplesse peu importe le degré de sa maladie. Il ou elle ne doit pas être vu comme une personne venant déranger ceux qui travail. On ne peut pas leur dire – « Repasse enn lot zour. Mem si ena ou dosye si pena ou dosye, si bizin mor li a mor » Je cite, elle va se reconnaître, alors qu’ils sont en souffrance. Il n’y a pas et il ne devrait pas y avoir dans nos services, le camp de ceux qui donnent le service et le camp de ceux qui reçoivent le service ou qui ne le reçoivent même pas. Mais un seul camp, je dis bien, un seul camp où le service donne satisfaction à tout le monde. Je voudrais ici remercier les personnels dans les hôpitaux qui abattent un énorme travail tous les jours. Je sais que parfois c’est difficile. Mais, quand après avoir travaillé nuit et jour, au risque et au péril de leur vie durant la Covid, ils n’ont pas été payés pour leurs heures supplémentaires alors que les proches de l’ancien régime se faisaient grassement rémunérés avec des contrats juteux mais souvent illégaux. Et, ils osent, ces deux-là, venir nous donner des leçons comment faire pour diriger un pays. Ils ont failli sur tout bord, M. le président, je demande que ce budget jette les jalons dans un nouveau mindset de discipline, de rigueur mais aussi de compassion dans le service public surtout dans le domaine de la santé mais aussi pour ceux qui ont soif de la justice et qui n’ont pas de moyens. J’attends avec impatience, M. le président, les réformes promises pour le Legal Aid avec la nouvelle législation proposée et pour cela je compte et la population compte largement sur l’engagement de l’Attorney General de ce gouvernement. Je salue au passage les mesures suivantes ; chose que personne n’ose entendre mais nous avons le dire aujourd’hui. L’opposition a brodé un tableau sale, ils ont brossé un tableau mais je viens avec les mesures suivantes sur lesquelles le gouvernement a travaillé. D’abord – (i) La création d’un fonds de stabilisation des prix de R 10 milliards pour lutter contre les hausses du coût de la vie ; (ii) La surpression de la TVA sur les aliments pour les nourrissons et tant d’autres d’ailleurs on a entendu notre collègue hon. Yeung Sik Yuen un peu plus tôt ; (iii) L’augmentation de R 1000 pour les bénéficiaires de pensions avec une allocation totale de R 68 milliards ; (iv) R 660 millions de soutien accordés à 7000 ménages vulnérables dans le cadre du registre social de l’île Maurice. (v) R 1,1 milliard alloué à l’aide sociale, les programmes de logements sociaux ont été renforcés chers amis ; (vi) 81 % des employés seront désormais entièrement exonérés de l’income tax qui veut dire bann ti dimunn napa pu pay tax. Zot finn fer larzan lor ledo ti dimounn me nou nou pe vinn pou redres la sityason zordi ; (vii) R 128 milliards seront investis dans cinq ans dans le logement, dans le transport, dans l’eau, dans l’électricité et les infrastructures. C’est n’est pas un hasard si nous sommes ici aujourd’hui. Le peuple nous a choisi pour mettre fin à un régime dictatorial. La population ne doit pas se laisser berner par ces loups dévorants qui se comporte aujourd’hui en mouton, attendant le moment propice pour engloutir le troupeau. C’est pour cela que je dis, la facilité est une plus grande menace au progrès que les preuves, disait Denzel Washington – « Le plus dur souvent, ce n’est pas de le faire mais de commencer à le faire et continuer à le faire sans jamais abandonner. Tu ne peux pas échouer si tu n’abandonnes pas » Je dis un grand bravo et courage au Dr. Navinchandra Ramgoolam et à son équipe ce travail abattu en si peu de temps et que le seigneur nous bénisse. Merci.

The Deputy Speaker

Thank you, hon. Ms Savabaddy. Hon. Etwareea! You have the floor. (2.38 p.m.) Mr R. Etwareea (Third Member for Grand’Baie & Poudre d’Or) : M. le président de la Chambre. J’étais ce matin à l’école Adolphe de Plevitz à Grand Baie. L’école comme beaucoup d’autres célèbres en cette période le prize giving day annuel et j’ai vu des enfants très enthousiastes, des enseignants et des personnes non enseignants aussi très enthousiastes attendre de cette journée et ils m’ont demandé tout comme à mon collègue, l’honorable Beejan, de prononcer quelques mots. Et j’ai pensé très utile de prononcer quelques mots en restant collé à l’actualité parce que on n’est pas en dehors de l’actualité. On a les racines dans l’actualité et je pense que beaucoup de gens se posent des questions sur ce qui arrive en cette période de l’année alors qu’il y a une manifestation contre le budget qui se prépare, le Parlement est engagé dans des débats depuis des plusieurs jour sur le budget. J’ai dit aux élèves assez brièvement et assez simplement que tous les matins ils reçoivent l’argent de poche pour dépenser, pour boire leur coca ou manger leur dipain frire et j’ai les expliqué qu’il ne faut pas dépenser plus qu’ils ne reçoivent. J’ai dit j’ai dit que s’ils dépensent plus de ce qu’ils reçoivent, ils vont entrer dans une spirale de la dette et puis une fois qu’ils sont entrés dans cette spirale, cela sera difficile d’en sortir. Je pense que les enfants ont bien compris. Plusieurs d’entre eux sont venus vers moi vers la fin pour dire qu’il avait compris le message. Les parents à qui j’avais demandé d’inculquer cette simple leçon de vivre, c’est-à-dire on ne dépense pas plus que ce qu’on a, m’ont aussi félicité et compris qu’effectivement notre pays est dans un marasme incroyable à cause de l’endettement. Je vais venir à ces problèmes d’endettement en profondeur tout à l’heure mais à présent permettez-moi, M. le président, de dessiner le contexte. Nous sommes en juin 2025 et il faut qu’on se rende compte parce que parfois j’ai l’impression que beaucoup de gens à l’extérieur et surtout les amis de l’autre côté, ne se rendent pas compte que le monde a changé. Qu’on vit aujourd’hui résolument dans un monde post-Covid, cette pandémie qui a bouleversé nos vies sur tous les plans de façon totalement abrupte, inattendue brutale et durable. Elle a mis à rude épreuve nos vies, nos économies, fait voler en éclats nos normes, bousculé les règles, débalancé les échanges internationaux, fait monter les prix du fret de marchandises et de services. Nous vivons dans ce monde-là aujourd’hui et c’est un phénomène durable. Cette période de disruption, on peut le dire disruption, parce que on passe à une autre ère aujourd’hui, a surtout misent à mal les finances publiques et c’est de cela que nous parlons lorsque nous parlons de budget. Mêmes les grandes économies, Etats-Unis, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni connaissent une dégradation irréversible dans le niveau de vie, une population grandissante. Ceux qui sont allés à Londres, à Paris et à New York ces derniers temps se rendent compte qu’il y a de plus en plus de gens qui vivent dans la rue et survivent où c’est possible. Pas toujours le cas aux États-Unis, ils survivent péniblement grâce aux services sociaux. La dette des ménages comme celle des États s’accumule, le déficit se creuse. Selon diverses projections, le taux de croissance mondiale pataugera autour de 3 % en 2025. La Chine est un pays moteur de l’économie mondiale qui avait un taux de croissance de 5 % à 12 %, il y a quelques années encore, aura un taux de croissance de 5 %. Autant dire, M. le président, on ne va pas vers une grande croissance ni sur le plan international, ni sur un plan régional et encore moins national. On devra faire avec ce qu’on a c’est-à-dire très peu. La transformation de nos vies, de la société et de notre pays passe aussi par des tensions géopolitiques et c’est aussi un phénomène nouveau avec lequel nous devons vivre. Il y a quelques années, nous parlions des dividendes de la paix. Vous vous souvenez lorsque le mur de Berlin est tombé, on s’est dit que maintenant tout ira bien, on va investir dans la paix mais, l’histoire a pris une autre tournure. L’agression Russe en Ukraine, la brutale colonisation israélienne en Palestine avec ses comptes de victimes, et maintenant la guerre entre Israël et l’Iran n’arrange rien dans ces phénomènes. Cette guerre Israël-Iran n’est pas une guerre lointaine, les iraniens menacent aujourd’hui – c’était dans la matinée – de fermer le Détroit d’Ormuz. M. le président, si cela se produise, le prix du pétrole s’envolera à 200, 300, 400 dollars le baril. Ce n’est pas tout. De retour à la Maison Blanche, Donald Trump a ravivé la guerre commerciale. Il essaie encore de mettre à mal très durablement nos vies. Le monde a certes connu une certaine résilience ces dernières années, mais les états restent plongés dans l’instabilité et l’incertitude. Et, le poison de notre vie politique-économique est bien l’incertitude. Il est désormais difficile de savoir de quoi demain sera fait. Tout cela commande une certaine abnégation, de patience et de sacrifice. Dans ce nouveau monde post- covid, les ajustements seront historiques, indispensables et pénibles. M. le président, je disais au départ que nous vivons dans un monde post-covid qui n’est pas le même que celui d’auparavant. Un seul pays, le nôtre, a fait l’autruche pendant ces dernières années. Ils ont fait comme si rien n’était. Alice in wonderland, tout va bien. Non seulement la bande à Jugnauth a dépensé l’argent qu’elle n’avait pas, elle s’est aussi remplie poches à tout va. Nous découvrons aujourd’hui leurs excès, leurs abus, leurs corruptions. Aucun père de famille responsable ne dilapiderait ses revenues ainsi pour son avantage personnel au détriment de ses enfants. Aucun père de famille ne se foutrerait de l’avenir de ses enfants comme l’a fait Lakwizinn d’Angus Road de façon si irresponsable et égoïste. Voilà l’héritage peu glorieux qu’ils ont laissé ; une dette publique colossale de R 642 milliards, sans compter l’impression des billets de banque à la hauteur de R 180 milliards et la dilapidation, les gaspillages, les abus des milliards provenant des fonds publics et des caisses de pension. Aujourd’hui il y a des milliers de personnes qui ne savent s’ils vont recevoir une retraite ou pas lorsqu’ils vont arriver à la retraite, parce que les caisses de pension ont été dilapidées et cela accroit encore un peu plus la dette publique intérieure. Leur irresponsabilité a pris des proportions démentielles lors de la campagne électorale de 2024. Un petit 20 000 pour les jeunes arrivant à 18 ans. Un petit 3 000 pour les futures mères, un petit pour les nouveaux nés, cartes de pêcheur, patente taxi, emplois inexistants et non-financés dans les conseils des districts et des municipalités, des promotions bancales dans les divers services. En voilà sans se soucier du financement de ces dépenses faramineuses. Aujourd’hui cette bande, M. le président, aurait pu tirer des leçons du débâcle et se comporter en adulte responsable. Mais non, ils agissent comme des enfants gâtés faisant croire que tout est permis, tout est gratuit et manipulent l’opinion publique à leurs propres besoins. Make no mistake – ne nous faisons pas d’illusions, M. le président, et regardons la réalité en face, l’avenir ne s’annonce pas brillant. L’avenir ne s’annonce pas rose. La situation économique, politique, sociale, nationale, et internationale est incertaine comme l’a si bien dit tout à l’heure le ministre du Commerce. Guerres et tensions politiques, changement climatique, catastrophe naturelle, disruption technologique, montée de l’extrémisme, le chemin est pavé d’embuches. C’est donc dans ce contexte particulièrement difficile que je soutiens à fond le budget et la philosophie qui accompagne ce budget qu’a présenté le Premier ministre et ministre des Finances la semaine passée. Il n’y va pas de gaité de cœur mais avec le courage de regarder la réalité en face. Ce budget en discussion aujourd’hui, va nous préparer à faire face aux défis de demain. J’ai parlé de notre dette qui est devenue un fardeau trop lourd à porter et un boulet qui nous empêche d’avancer. Cette dette contractée pour financer des éléphants blancs et des cauchemars. Aujourd’hui cette foutue dette qui nous dicte la ligne de conduite, cette dette, M. le président, qui atteint en 2025 90% de notre PIB. En soi, 90% de dettes vis-à-vis du PIB, ça ne veut peut-être pas dire grand-chose. Notre dette s’élève aujourd’hui presque autant de ce que nous produisons. Mais surtout, cette dette dépasse très largement – et cela est très important, ce que je disais à mes amis tout à l’heure – la norme, parce qu’il y a une norme pour avoir une économie saine. Il y a une norme et la norme est autour de 60%. Les critères de Maastricht par exemple, qui ont fixé les règles, les conditions pour un pays de l’Union Européenne a adhéré à la zone Euro, limite une dette à 60% du PIB pour avoir une économie saine ; limite un déficit budgétaire à 3% du PIB alors que notre déficit budgétaire touche les 10%, et une inflation à 2% pour stabiliser les prix. Et ce sont ces règles sacrosaintes qui nous avons déjà brisées largement depuis longtemps. Le Budget 2025-26 nous permettra d’éviter des situations sinistres que certains pays ont traversées. Plusieurs orateurs avant moi ont déjà évoqué la Grèce. Hélas, en 2012-2014 j’ai vu à Athènes – j’étais reporteur – des dizaines de pères de famille qui quittaient chaque matin leur domicile comme s’ils allaient travailler avec leurs valises. La réalité était qu’ils venaient d’être licenciés et qu’ils n’osaient pas dire cette vérité à leur famille. Ils passaient la journée dans les parcs publics ou en sirotant un expresso dans les bistrots, dans les restaurants. Certains d’entre eux ont fini par se suicider. Toujours à Athènes, du jour au lendemain, des centaines de personnes se voyaient obligées de fouiller les poubelles des restaurants pour trouver de quoi manger. A Bruxelles, cette crise menaçait de faire exploser l’Union Européenne et la Zone Euro, ce qui aurait été une catastrophe non seulement pour les pays de l’Union Européenne, mais pour toute la planète. Ce n’est qu’après moult discussions et des nuits blanches que la Grèce est sortie de l'ornière au prix de grands sacrifices et que la Zone Euro est sortie indemne. Voulons-nous en arriver là, M. le président ? Voulons-nous voir des gens errer dans nos rues sans travail, sans gagne-pain ? Ce budget assure un gagne-pain a toute la population et pour cela, nous devons être fiers. Et là je viens à ce que nous sommes en train de prononcer depuis pas mal de jours, le fameux Moody’s – certains d’entre vous, vous souviendrez j’avais parlé de Moody’s dans une précédente intervention. Si Moody’s nous donne une note négative, si Moody’s nous dégrade encore un peu, il faut savoir quelles seront les conséquences. Et les conséquences, c’est ça qui est terrible. Quand vous êtes banqueroute, personnellement, la banque, ni les familles, encore moins le FMI ou d’autres pourvoyeurs de fonds ne va vous prêter de l’argent. Quand vous êtes en faillite, personne ne vous prêtera de l’argent. A la rigueur, vous pouvez emprunter du fric, vous pouvez emprunter, mais en payant d’énormes taux d’intérêt. M. le président, au plus fort moment de la crise financière en Grèce, les rendements sur les obligations de dix ans, c’est un repère standard qu’on utilise en finance internationale. Les rendements c’est les obligations sur dix ans, c’est à dire en mars 2012, les rendements rapportés, c’est-à-dire le taux d’intérêt était de 41%. Qui va pouvoir payer un taux d’intérêt de 41% ? Evidemment, la crise en Grèce est derrière mais à un moment donné, c’était 41%. Je suis aussi passé à Accra qui a déclaré faillite en 2022. Le Ghana, l’un des deux plus grands producteurs de cacao au monde, mais endetté jusqu’au cou ne pouvait plus honorer ses créances. Parce qu’il a fait défaut, le Ghana paye encore aujourd’hui des intérêts de 11% sur ses obligations. Qui peut payer des taux d’intérêt de 11% ? Au Sri Lanka, également aux abois, au plus fort de la crise en 2022, les obligations à 10 ans rapportaient des intérêts de 32%. À titre de comparaison, pour avoir une idée de ce qui se passe ailleurs – • en France, c’est 3,2 % ; • aux États-Unis, 4,1 % ; • à Maurice, c’est 5,1 %. Donc, on est déjà sur une pente ascendante. Une dégradation de cette note plongera le pays dans le rouge vif. Je vous laisse imaginer les conséquences si ce taux grimpe à 10 %, 15 % ou 20 %. Le budget 2025-2026 est une réponse à cette crainte. Les mesures annoncées et les promesses d’un budget 2025-2026 nous épargnent d’aller frapper à la porte du FMI pour de l’aide. Personne n’aime le FMI. On sait quand le FMI vous prête de l’argent, à quoi ça sert. Mon père était licencié suite au programme d’ajustement structurel du FMI il y a des années de cela, alors qu’il avait neuf bouches à nourrir. Je n’aime pas non plus Moody’s qui se permet de nous donner des notes. Mais c’est un système qui existe et que nous devons faire avec. La colonisation politique est peut-être finie, mais la colonisation économique à travers le FMI, les agences de notation, la colonisation de pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud par ces puissances-là perdurent. Ces derniers ont tout intérêt à maintenir le statu quo. Mais malheureusement, en attendant que cela change, j’espère qu’un jour nous allons prendre, avec d’autres pays, les mesures qu’il faut pour changer tout cela. Mais, c’est dans ces circonstances difficiles et à défaut d’alternatives que nous devons, autant que possible, mettre de l’ordre dans notre maison. Le je-m’en-foutisme du précédent gouvernement nous conduit là. Nous, avec notre responsabilité, devons planter, aujourd’hui, avec les mesures qu’on prend, semer les graines pour les générations futures. C’est un budget qu’on fait, aujourd’hui, probablement pas pour nous, mais pour nos enfants. C’est assez terrible de le dire, les gens qui nous ont foutu dans cette ‘m’, il n’y a pas de doute que la bande à Jugnauth nous a conduit dans l’impasse. Son objectif n’a jamais été l’intérêt national, mais plutôt le maintien du pouvoir à tout prix. Pourquoi ? Pour s’enrichir ! Un jour ou l’autre, nous devons savoir à quel point la famille Jugnauth et la bande se sont enrichies. Il n’est pas impossible que les Jugnauth, père et fils, soient convaincus que tout est à vendre et que tout peut s’acheter avec de l’argent. Pendant la campagne électorale, vous aviez vu ce qu’ils ont fait rien que pour rester au pouvoir. M. le président, j’arrive à la fin de mon intervention.

The Deputy Speaker

You have two minutes!

Mr Etwareea

Le budget est un instrument comptable assez simple. Il comptabilise les dépenses et les revenus. J’aimerais me prononcer à ce stade, pas sur les dépenses, mais sur trois pistes qui pourraient nous apporter des revenus. En premier – j’en ai déjà parlé dans le passé et je continue à en parler – la pêche. Nous n’avons pas, aujourd’hui, les mille douze piliers de croissance. Nous avons déjà essayé le secteur financier. Nous avons déjà essayé le textile. Nous avons déjà essayé le secteur immobilier. Heureusement, qu’on met un frein à ce secteur immobilier aujourd’hui. Il n’y a pas mille douze de la croissance, mais nous avons nos 2 millions de kilomètres carrés de zone économique exclusive. Nous avons de quoi créer de l’emploi, de la richesse et de la croissance. Nous devons mobiliser les ressources nationales et internationales. Mais je le redis, M. le président, nous devons faire attention à qui vient pêcher dans nos eaux. Nous devons faire attention à ces accords de pêche bilatéraux que nous avons signé avec les différents pays. Plus particulièrement avec l’Union européenne, qui nous prêche la pêche durable. J’ai entendu le ministre de l’Agriculture et de la pêche énumérer quelques éléments de l’accord entre Maurice et l’Union européenne. L’accord est presque…

The Deputy Speaker

You have one minute to conclude! Please!

Mr Etwareea

Okay. Alors, la pêche, j’en ai déjà parlé. Le deuxième, c’est l’Afrique. Je ne vais pas être long. Lorsque le Premier ministre a choisi d’aller en Afrique, en Éthiopie, pour son premier voyage diplomatique en tant que Premier ministre de ce mandat, le message était clair. Le ministre des Affaires étrangères est aussi allé dans cette direction plusieurs fois. Troisième piste, M. le président, la Chine. Nous avons, aujourd’hui, un pays géant, un pays qui a tiré et qui tire aussi l’économie mondiale vers le haut. La Chine est une occasion pour le monde, pas seulement pour Maurice. Je pense qu’on devrait avoir une politique proactive vers la Chine. Je pense qu’on n’est pas en concurrence avec quiconque, encore moins avec l’Inde, encore moins avec les pays occidentaux. J’ai appris qu’il y a quelques années encore, les Chinois nous envoyaient à peu près 90 000 touristes par année. Je pense qu’on peut aller pêcher encore de touristes, des investissements, des savoir-faire et avoir accès à leur éducation. Je ne dis pas qu’il faut se presser pour aller signer les belt and road intiatives. Mais un jour ou l’autre, je pense que l’île Maurice doit devenir la tête de pont entre l’Afrique et l’Asie et devenir un pôle de croissance à travers ce rôle de tête de pont entre l’Afrique et l’Asie. Merci, M. le président.

The Deputy Speaker

Thank you. Hon. Mr Ramkalawon! (4.59 p.m.) Mr C. Ramkalawon (Third Member for Flacq & Bon Accueil): Thank you. Mr Deputy Speaker, Sir, I will, today, start my speech with a great saying from Rosalynn Carter – “A leader takes people where they want to go. A great leader takes people where they don't necessarily want to go, but ought to be.” The Budget, dated 05 June 2025, by our Leader, has been written with the best of intentions for our people. Mr Deputy Speaker, Sir, my colleagues and myself were entrusted by the island to bring a change, to put a halt to maldonne and to raise the economy. The road we took is difficult and painful for some, we agree. Nevertheless, fruitful for our economy. It will definitely take some time for us to realise it as the wound is yet to heal, but will surely heal. What we learnt after coming into government, for the past ten years, there have been malpractices when it came to the allocation of contracts and funds. The previous government left different departments of the State indebted ziska lagorz. Mr Deputy Speaker, Sir, we then find ourselves struggling and juggling with funds to meet our ends. In a reply to the comments made by the Leader of the Opposition about the notorious ‘monte ho gal,’ which I think was a mockery to my colleague, I will mention what has decreased – • Les produits dans les supermarchés ont baissé. • Drug planting a baissé. • Sniffing par Dounk et l’équipe a baissé. • La corruption a baissé. • Le népotisme a baissé. • La dictature a baissé. • Et heureusement, aller chez le coiffeur va aussi baisser. Le leader de l’opposition avait, dans son allocution, proféré d’ignobles calomnies. Je vais répondre à l’une d’elles. Le leader de l’opposition avait affirmé que le prolongement de l’âge de la retraite ne concernait que les pays du nord, soit les pays développés et occidentaux. C’est faux, M. le président. Le leader de l’opposition a induit la Chambre et la population en erreur. Les Seychelles n’est pas un pays européen, et depuis janvier 2023, l’âge de la retraite est passé de 63 à 65. Le président est Monsieur Ramkalawan aux Seychelles ! Le Nigéria est passé à 65. Le Rwanda – 65 ans. La Zambie – 65 ans. Le Zimbabwe – 65 ans. La réforme de la pension universelle est un sujet sérieux. Amidst chaos, Mr Deputy Speaker, Sir, there could be no better than this budget responsable. A leader is a person with a vision and mission, and the Government holds a vision for the country. Our leader’s mission is to uphold humanity tout en valorisant la classe moyenne. Ce budget est responsable et apportera un grand soutien à notre économie. Il va falloir avoir de la patience avant de gouter aux fruits nombreux qui se présenteront d’ici quelques années. Sur ce, Mr Deputy Speaker, Sir, I will ask my mandates to believe in us and to give us time to prove ourselves. Under the actual Government, the medical field will benefit of around 500 new recruits which was unknown for the past 100 years. Coming to the SAJ Hospital which is my Constituency. To mention that the building was only concrete with many issues to be tackled. It had without any doubt a political agenda, that is, of koup riban. It was noted with much dismay that there was a lack of appropriate facilities, and furthermore, no CT scan or MRI services are available for patients in need of these. I must say that I have much appreciation and learned from the hon. Minister, Mr Anil Bachoo, as since last December there has been an expansion of services at the SAJ Hospital, notably the cataract surgery, ENT surgery and the dispensing of chemo therapy. I will further add to this, Mr Deputy Speaker, Sir, by mentioning ongoing projects at present which are – (i) the relocation of Records Department; (ii) the relocation of Pharmacy; (iii) the implementation of E-health; (iv) the procurement of CT scan and the installation of MRI which is being done actually, and (v) the opening of a Cardiac ICU very soon. I will be glad to even mention about future projects including cardiothoracic surgery, – and it was only yesterday that we had our first surgery which was successful, – the neurosurgery, the cardiac surgery and the cardiac angiography. I can’t debate on a budget and not talk about figures. The rise of the public debt to Rs642 milliard in 2025 from Rs200 milliard in 2014, that is three times more, has been the main concern of this budget. Mr Deputy Speaker, Sir, the budget deficit is 9.8 than was projected as 3.4%. The reckless money printing of Rs180 milliard has not been beneficial to the economy. The trade deficit has come to Rs203 milliard, that is, 29.4 of GDP. Our loan servicing, that is, the debt servicing is around Rs22 milliard. As a responsible Government, thinking about the future of the country, we could never keep up the trend by borrowing money from the World Bank. This responsible budget, Mr Deputy Speaker, Sir, was mostly to correct the past errors and to bring certain reforms. If issues like debts and deficits are not addressed, we will be blacklist of Moody’s, as my friend mentioned. À ne pas oublier, Mr Deputy Speaker, Sir, Moody’s recently downgraded France and America. Our rating needs only one step down to be in junk status. We could not, at no cost, keep up the pace of l’ancien regime. Addressing the new pillars of the economy, I will happily mention that our Government is investing in renewable energy, that is, approximately Rs30 milliard in solar and biomass over a period of three years. Members of the House, we often hear the word ‘Go Green’ and climate change which is indeed a major issue for our planet. Coming soon is a project known as the Agri-solar Farms as mentioned by the hon. Minister, Patrick Assirvaden, which will be producing up to 100 MW of renewable energy and the most amazing thing accompanying will be the production of vegetables such as tomatoes, garlics, onions and potatoes in between the solar panels. This is being done with the idea of reducing imports and making the population self-sufficient. Once more, I will add that auto productivity has never been undertaken from 2014 to 2024, which resulted into the dependence of importation for main products like potatoes, onions and garlics. Mr Deputy Speaker, Sir, I wish to add a few words on the agricultural sector for my fellow constituents in number nine. The Government has made provision of Rs800 million for food resilience schemes to support vertical and climate smart farming and assist planters. Moreso, there is the removal of land conversation fees for small scale farmers which encourages expansion. I wish to emphasise that these measures form a critical backbone to our food sovereignty. As such, I will encourage the concerned Ministry to look into discussions with all concerned stakeholders in the development of the production of local food and preserve the farming culture around the island. It is high time that we put into practice the food security as previously discussed. As we just mentioned, my friends and colleagues talked about it, around 80% of the working population, that is, those below the threshold of Rs500,000 yearly are not going to be taxable. I would like to shed light on this measure: those with an income of around Rs38,000 monthly, would see a direct deduction around Rs5,700 monthly as PAYE which in the near future is going to remain in their pockets. Coming to the education system, as I form part of this system as an educator, it is well- known to us how the previous government, more precisely, the then Minister of Education baffled the whole system with Extended Programme which has been a big flop among many other issues. Dr. the hon. Mahend Gungapersad took the initiative to bring innovation in the system with the Foundation Programme and by applying the Equal Opportunity Act with the recognition of three credits at base. Mr Deputy Speaker, Sir, our youngsters will no more be left behind. He further came up with the setting up of the National Education Council and the National Curriculum Advisory Board and the National Curriculum and Research Development Bill in months to come. Researchers will be conducted for the pre-primary, primary and secondary sectors. I shall be glad to announce that educators, parents, students and representatives of these sectors, SENS, early childhood, primary, secondary will be on the same Board sitting together to decide the direction to take in terms of policy implementation, assessment framework, curriculum framework, regulatory framework. The secondary sector has a clear framework the PSEA whereas the primary sector has got none. The SENA was facing many issues in terms of carers, assistant-teachers, qualifications, formations under the previous government. Mr Deputy Speaker, Sir, the phrase: ‘different, not less’ which emphasises that children with special needs are not defined by their differences but rather by their unique qualities which are valuable and which contribute to the world. Today, I find myself grateful of be part of this Government. We did not missed consideration for children with special needs by voting a budget of Rs20 million whereby from 2014 to 2024, there was no such measures undertaken. Adding to that, Mr Deputy Speaker, Sir, our Government made it one of its priorities to form people in the sign language to ease the life of special needs people. Even this was never done previously. The education sector is preparing our youngsters for adaptation in the new labour market which is dominated by AI. The evolution of our small island towards a globalised society is predominant. Being myself, an entrepreneur, I will emphasise that entrepreneurship is one of the most demanded 21st century skill. We want to empower people to stand on their feet and to be their own boss, to foster creativity and innovation and to be business leaders of tomorrow. Since the history of mankind, we were all entrepreneurs. Then this was suppressed. We were seduced to be labourers. The previous government suppressed the entrepreneur skills of Mauritians. Today we want to revamp the skill and return back to where we were. Donnez la chance aux autres is leadership. Uplifting others is leadership. A good leader is someone who listens, takes note and starts working on solutions. Mr Deputy Speaker, Sir, this Government believes in the ability of women entrepreneur, in managing their own business, which can greatly contribute to the economic development process but we also recognise that there are inherent obstacles such as limited access to finance that can prevent women entrepreneur from starting and running their own businesses. In this, particular context that the grace period under the Women Entrepreneur Loan Scheme has been increased to 18 months instead of 12 months while the credit limit of such loans is being increased from Rs500,000 to Rs1.2 million. We also recognise the value of women in maintaining the work-life balance, especially in the family. To this end, the flexible and hybrid employment opportunities provide the desirable options that women entrepreneurs can choose at will in order to improve their participation in the economic development process. Female entrepreneurs tend to be younger; youth entrepreneurship among women is particularly strong in Mauritius and are more likely to lead in high growth start-ups. This is why this budget fosters youth entrepreneurship through non-financial support programmes that specifically target women, in order to relaunch our economic development process. As a response to hon. A. Duval, who highlighted TVA being imposed on small businesses reaching Rs3 million, I would like to enlighten him on his famous example of roti and dalpuri. Basically, 400 dalpuri – it is not Rs20 as he mentioned, it’s Rs25 today – it will make R250,000 monthly. Being indulged in a similar business, I can forecast a net profit of Rs125,000 monthly. Mr Deputy Speaker, Sir, this amount is much higher than the salary of an MP, inclusive of all allowances. We are in an era talking about equal opportunities. So, why this discrimination? Everyone should be treated equally. To conclude, Mr Deputy Speaker, Sir, I will share a famous quote by John Maxwell who states – “A leader is one who knows the way, goes the way and shows the way.” In the word of James Clarke – “A politician thinks of the next election; a statesman thinks of the next generation.” Our leader in this situation wins the battle of not considering his popularity but the well-being of his country. Thank you for lending me your ears.

The Deputy Speaker

Thank you. Hon. Dr. Ms Daureeawo. (3.15 p.m.) Dr. Ms R. Daureeawo (Third Member for Rivière des Anguilles & Souillac): Thank you, Mr Deputy Speaker, Sir. I rise, today, to participate in the National Budget, the first budget of this government, seven months after the elections. Mr Deputy Speaker, Sir, I have heard all the speakers in the Assembly. I have looked at facts and figures and I don’t think anyone can deny that we have been wobbling towards disaster with the previous government. And one thing came to my mind, seeing comments and criticisms on the radio, is kado empoisonné and la bouche dou. Under the MSM- government regime, it would seem that kado empoisonné, la bouche dou gradually became the norm to the extent that some tend to forget that too much sugar cause diabetes. I have also heard, Bobby Hurreeram, I don’t know hon. or … he was a minister… An hon. Member: Or ex!

Dr. Ms Daureeawo

Ex-minister! He dared come on the radio to defend the indefensible; that’s a shame. He even admitted la caisse vide, yes but, then, he states la caisse vide pas akoz malgerans but akoz inn donn dimoun. So, couple of questions came to my mind. Firstly, is it that difficult for you to understand that it is totally erroneous, irresponsible and unreasonable of someone to spend Rs60,000 when you earn Rs20,000? So, this is what the previous government did. And, is it that difficult to understand that mal-gérance would mean not having done a proper balancing exercise between income and expenditure, so well explained by hon. Uteem the other day, while maintaining our public debt at a rational level? And, I can go beyond. Is it that difficult for him to understand that mal-gérance would mean your failure to move beyond short-term fixes to long-term solutions? So, when I hear them defending their mal-gérance, it is a shame and at the same time, I fail to understand how they cannot admit that they’ve betrayed us. They have betrayed us because they misused our money as a vote-catching mechanism and this has cost us a heavy price. Today, everybody has been talking about the deficit, trade deficits, how ministries are not working efficiently and effectively and how it is time to rebuild. We are in such a situation; it is not a blame game but facts and figures speak volume. I recall how many of us, among the population, at the time, were asking ourselves where this money came from? How were they paying for these kados empoisonnés? We now have the answer, Mr Deputy Speaker, Sir. We have the State of the Economy document; it clearly states that this has cost us a public debt which is today at 90% of our GDP. It has cost us trade deficits and the imminent risk of being downgraded by the Moody’s. So, what choices did we have in the light of what we are going through? What choices would a reasonable government or a reasonable father, mother, household have under such circumstances? So, I commend the hon. Minister of Finance for presenting a budget that offers pragmatism, vision and even hope – hope that Mauritius will be Mauritius again. And I do understand why our spending choices are such today – because the public debt level significantly reduced our ability to fund additional projects and programmes as we had deemed necessary. And, unfortunately, Mr Deputy Speaker, Sir, we can only make certain spending choices and the spending choices that are being made through this budget clearly demonstrate the government determination to bolster the state capability to deliver core services that are quality-reliable and sustainable core services. I, also, would like to say that, at the moment, what is important is gaining the trust and the confidence of the public. And, we can do that only by two means – ensuring that we spend each and every rupee on its intended purpose and ensuring that there is transparency and accountability. So, in any case, the mandate given to us was to rebuild, to give Mauritius a new vision, a new direction. So, this is what we are doing today and we are convinced looking at facts and figures that we are acting responsibly. In this light, in view of the importance of transparency and accountability in gaining the trust of the public, they should be able to trust that whatever we are doing, we are navigating through strategic investment and sound policy for broad-base recovery. And, I will here appeal to the hon. Prime Minister, to strengthen audit mechanisms, enhance procurement oversight and embrace open-data platforms to build greater trust. Mr Deputy Speaker, Sir, debates over this budget as we have seen unfold over last week, has been necessary. Necessary giving the public a front row seat to the growing pains of a vibrant democracy. This is a good thing because, after all, the journey towards national prosperity belongs to every Mauritian. And, I have also listened carefully to all the debates, criticisms, comments, the Leader of the Opposition. I will first like to start by sharing the opinion of my dear friend, here, hon. Dr. Ms Thannoo. I also share the pain of those who will be impacted more severely. I have also heard those who feel that they should not be the only ones to sacrifice. So, I share and agree to what hon. Kugan Parapen said the other day along those lines – setting up of a commission to debate on this. And, I have also heard those stating that they do not trust us because we are not fulfilling all our promises. I would like to tell them, what’s important at the moment with a deficit of 90% of our GDP trade deficit, inefficient sector, unstable parastatal bodies, there were only so many ways we could manoeuvre. Build or perish, abyss or prosperity. On the one hand, hon. Uteem did state that we had to invest in sectors that will define our tomorrow, youth empowerment, women empowerment, blue economy, digital transformation and so on and on the other hand, we had a duty to reduce our expenditure. And, the major expenditure that we have is the BRP, which accounts for 26% of our budget. So, this is a lot. And, there was a need to invest to be able to generate income because at the moment our income would not cover our expenditure. There was a need to invest to be able to generate income because at the moment, our income would not cover our expenditure. So, there were only so many ways we could manoeuvre. This is why I will commend this budget. I have heard the hon. Prime Minister talking the other day. He was talking about empathy and compassion. I have to thank him and the hon. Deputy Prime Minister, of course, for leading with purpose and empathy. I thank him for choosing the stability of our economy over their own. I also thank him for moving beyond political expediency. I thank him for ensuring that the future generations, the future of our youth is not jeopardised by today’s decisions. I would like to say one word regarding what the hon. Leader of the Opposition said. He has spoken lengthily on the budget, but then he has failed to provide or give any concrete solution on how to fix such a financial mess that they have caused. He has failed to propose anything on how to reclaim the soundness of our financial situation. I would also like to place on record that I commend this budget because in the midst of such economic challenges, it chooses to protect the less fortunate, and invest in sectors that will give our country a new direction. I have also noticed that this budget provides targeted support to the less vulnerable, but then generates income from those who are more fortunate with high returns, such as sustainable tourism and digital technology. I think everybody will agree with me, Mr Deputy Speaker, Sir, that ensuring that the vulnerable receive adequate support is not only a moral imperative, but a catalyst for economic growth. Overall, having gone through the budget, the speeches and the annexes, I am of the opinion that it lays the ground work for sustainable inclusive growth. I welcome and applaud the investment being made using our funds, our money, on law and order, health care, sports, youth and women. This is commendable and necessary. I also find laudable that we are propelling Mauritius as a digital hub in the region of Africa. I have always said that by making AI a national priority, we are ensuring that we have an excellent opportunity to leapfrog into the digital future. I will end by saying a few words on my constituency. In terms of Constituency No. 13, I welcome the construction of the Rivière des Anguilles Dam. That was long overdue, Mr Deputy Speaker, Sir! I welcome the funding of seven academies. Here, I will urge the relevant Ministry to construct such an academy in the district of Savanne. We always talk about that. The district of Savanne is one of the very few, if not the only district without a proper sports’ complex gymnasium. I will, therefore, invite the Ministry or the hon. Prime Minister to construct one such academy in the district of Savanne. I also urge the relevant Ministries to expedite projects execution and ensure that rural areas receive their fair share. I cannot conclude without giving my opinion on the BRP. I have said it. Facts and figures leave us with little weight to manoeuvre. I do understand and I stand guided by economists because you know when you are ill, you do not go and see an accountant; you go and see a doctor. So, I stand advise and guided by economists and actuaries who have been saying time and again that this is a médicament amer mais nécessaire. I stand guided by them. I stand guided by facts and figures which proved that its sustainability is only possible through reviewing its eligibility. I am convinced that the ageing population is a major concern and that it is growing. If it grows, obviously, our expenditure will become higher. I am also convinced and it makes sense that if people live longer, that will result in an increased economic dependency that could lead to a reduction in economic growth, and pose a threat to the sustainability of pension schemes and pension funds. So, these are my views on the BRP. I know there was, unfortunately, no other painless way to go around this. I just hope the population can understand that we are doing our level best to ensure that Mauritius not only has a direction, but at least we are able to reduce our expenditure and make it sustainable for future generations. Everybody has said it – it is not something that we are doing happily. I know this is something that we need to do to preserve the welfare state framework. I will conclude by giving my general views on the budget. For me, it is a budget, as has been stated by the hon. Prime Minister, building the future. It is a budget bringing back our stability, restoring the rule of law and our democracy. I am sure when the economy recovers, this Government will leave no stone unturned to fulfil its promises as we made in the manifesto. We have started it, but we will get there. I also hope that in the near future, Mauritians will gain that confidence because very soon, once the measures are implemented as they should diligently and judiciously, we will soon start to enjoy stable commodity prices; better medicine prices; our children will be able to find jobs, and we will be able to have better access to water and a roof over our head. So, all this will come once the budget measures are implemented. And we will start enjoying its benefits. So, I will not be long. I will just say, Mr Deputy Speaker, Sir, that like many small developing islands, Mauritius stands at cross roads. We have to act with prudence and innovation, which this Government is doing. I will thank the hon. Prime Minister and the hon. Deputy Prime Minister for persevering to chart a better course for our economy, our people and our country in general. I will say this is not impossible if we stay focused. This budget is a step forward. Let it spark a national conversation on the kind of Mauritius we want – one that is green, one that is fair, one that is sustainable, and one that is inclusive. So, let us not only debate this budget, Mr Deputy Speaker, Sir. Let us live this vision. To the public in general, please give us time to deliver our promises. Thank you, Mr Deputy Speaker, Sir.

The Deputy Speaker

Thank you, hon. Dr. Ms Daureeawo. Hon. Jugurnauth, you have the floor! (3.31 p.m.) Mr S. Jugurnauth (Second Member for Savanne & Black River): Thank you, Mr Deputy Speaker, Sir, for giving me the opportunity to debate on the Appropriation Bill 2025- 2026. Mr Deputy Speaker, Sir, this budget comes at a defining moment. Our country is under pressure from inflation, climate threats, rising debt and slowing investments. People are watching, and they expect a Government that listens, delivers and plans ahead. Mr Deputy Speaker, Sir, allow me to remind the hon. Leader of the Opposition that in 2015, he was a Member of the Parliament for Constituency No.14, Savanne & Rivière Noire, he was in the alliance with MMM and the Labour Party. I even gave him a helping hand at that time. At that time, Mr Deputy Speaker, Sir, the then Minister of Finance, Mr Vishnu Lutchmeenaraidoo, said to the press, the MBC, after the budget presentation, I quote – « Moespere osi nou pou kapav baiss lendetman nasional a 50% du PIB. » You know what they did at the end of their mandate in 2019? Mr Deputy Speaker, Sir, the national debt 2019 was 83.67%. It was before COVID. The team this year is rebuilding the bridge to the future but I asked what kind of bridge are we building, and who is being asked to walk across it. If the answer excludes the coastal communities, the small businessmen, owners, the youths, the workers – then we are not building a national bridge. We are building a bypass. Luckily, we have a caring government, responsible and mature and our leaders do not seek popularity nor glory but they are those who history will retain as those who have had the courage to take difficult decision following a decade of power abuse, waste and incompetence. I rise today to highlight sea sectors of the matters deeply for my constituency and the nation – • Tourism; • the environment, and; • the port I will also reflect on public debt and the importance of accountability. Allow me, Mr Deputy Speaker, Sir, to express my deepest appreciation for upcoming projects in my constituency. On behalf of my constituents and on behalf of my two colleagues, I would like to express our gratitude for the constituency for – (i) Construction of a jetty at Case Noyale; (ii) Construction of a jetty at Black River; (iii) Construction of housing state units at La Vallée; (iv) Construction of Flic en Flac bypass; (v) Construction of a gymnasium at St Felix; (vi) The rehabilitation of La Ferme dam ; (vii) Small scale irrigation project at St Felix; (viii) The upgrading of Mont Blanc Treatment Plan; (ix) The construction of market at Chemin Grenier; (x) Upgrading public amenities at St Felix and Pomponette; (xi) Drain work at Morcellement de Chazal, Flic en Flac, Bambous and Chamouny; (xii) Construction of upgrading of drainage infrastructure at Chamarel; (xiii) Beach management plan at Flic en Flac and La Prairie; (xiv) Rehabilitation of St Denis bridge at Chamarel; (xv) Upgrading of Trou-Chenille, hon. Minister, you know it, an open trail vision; (xvi) Upgrading of Germain Comarmond Stadium; (xvii) Pipe replacement program with the Minister for Chamouny and Chemin Grenier; (xviii) The reconstruction of Beau Champ Bridge at Bel Ombre. Again, thank you Minister. My constituency has long been deprived of development despite having a Senior Minister in the last mandate but we take the responsibility of making Constituency No. 14 modern and accessible to all. Mr Deputy Speaker, Sir, tourism is just not a number in our GDP. It is a job. It is a family business, a community. Apart from luxury hotels, lavish villas, our human resources play an important part in the tourism industry. I speak today for the small boat operators, beach hawkers, small restaurant owners among others. Our industry calls for a modern, ecological and sustainable model capable of accommodating and increasing the number of visitors but at the same time, ensuring the preservation of our landscape, beaches and our environment overall. Let tourism be inclusive, sustainable and locally rooted. As mentioned in the budget regarding a new economic model, the hon. Prime Minister stated the importance of replacing a conception-driven base approach with an investment-led growth model. I welcome the proposal for l’Assises de l’Océan among the six ocean economic sectors whereby sustainable ocean tourism is mentioned. Mr Deputy Speaker, Sir, I hold this measure at heart because it is important for my constituency and those people. I believe people who live in the coast have the right to benefit from its resources but at the same time if we cannot preserve the ocean, its flora and fauna, how can we expect tourists to come to our country? Hence, sustainable tourism is a vital ingredient on our path to make our island a dream destination for visitors for many years to come. Mr Deputy Speaker, Sir, local fishermen who venture offshore are an essential ingredient for our tourism industry. We need to protect them – ensure that they have the proper means to be at sea and bring seafood from the depths of our waters, to our nations, our hotels and restaurants. We should also thank the hon. Prime Minister for his consideration for fellow fishermen in our country. Those brave people who face high waves, storms but do not let the nation’s hotels and restaurant be short from seafood. We must send our appreciation to the government for the provision of free first aid kits to all fishers, navigational aids, mooring aids and solar lights at all jetties throughout the island. We also salute the increase for retirement benefit for artisanal fishers from Rs125,000 to Rs200,000. For net fishers, from Rs125,000 to Rs 200,000 and for cooperatives, an increase of Rs 250,000-Rs300,000. This will be indeed a relief to our retirees will have spent their lives at sea for a living. Now, Mr Deputy Speaker, Sir, I am going to talk about environment. This budget finally addresses the reality we have been living but the environment is under pressure. As we have talked about sustainable tourism before, allow me to express my desire to see an upgrading of landscape near our beaches. I take this moment to congratulate all my colleagues who have honoured their work by making Pomponette beach a public beach again. It is good to know, Mr Deputy Speaker, Sir, that the previous regime not only removed it as public beach but also abandoned it as a wasteland. We must thank volunteers and NGOs who has voluntarily cleaned the beach time and again, and today we are happy that under our mandate, the status of public beach of Pomponette has again been restored. Thank you. Mr Deputy Speaker, Sir, along the same line, I expect that other public beaches in my constituency are well maintained and protected from erosion; namely – (i) La Prairie; (ii) St Felix; (iii) Rivière Des Galets; (iv) Le Morne; (v) La Gaulette; (vi) Black River; (vii) Tamarin, and (viii) Flic en Flac are protected from erosion. Those who deliberately pollute our beaches and lagoons must be severely reprimanded by the authorities. Today, Mr Deputy Speaker, Sir, through the use of Artificial Intelligence, we can forecast the damages that will be done through climate change on our coral health, on our lagoons or on our beaches. We can plan better measures to protect them. Mr Deputy Speaker, Sir, this Government has undertaken a mission for a greener and more resilient economy with the waste to wealth strategy which will be transformed from waste to energy. Allow me to share, Mr Deputy Speaker, Sir, as a former District Councillor, every morning, about 15 lorries for waste scavenge or other wastes cost about Rs18,000 per lorry. This is for one day – 15 lorries. People must know where the money comes from. We need to highlight the cost because it is borne by the State through local authorities – free of cost to our people! Mr Deputy Speaker, Sir, through the reform of waste management system, as announced in the Budget Speech, we hope that we will be able to reduce cost related to waste collection, waste transfer and waste storage, and encourage our population for responsible disposal of waste. We also look forward to the proper management of our beaches because Mauritius cannot sell itself as a green destination while our lagoons are silting up and coral reefs are dying. Now, Mr Deputy Speaker, Sir, I will talk a bit on the port. The budget signals the Government’s desire to modernise Port Louis and position it as a regional maritime hub. I support this ambition. The reality is you cannot attack the problem of cargo with old cranes and paper-based logistics. We need smart port infrastructure with digital cargo crafting, dry dock development to support ship repair services, green residentials to reduce emission and attract ASG-focused investors. The financial and regulatory reforms in this budget are a good start, but the port must be backed by capital investment, strategic partnership and skilled human resources. Hence, the measure to invest a huge sum to expand the cruise jetty, the small jetty for the bunker barge and the acquisition of techs and expansion of the Mauritius Container Terminal was long overdue. We have to salute this Government for making the modernisation of our port as a priority. Mr Deputy Speaker, Sir, we cannot afford to lose money because ships are taking long time to offload their containers. This price is being paid by taxpayers’ money. Although it is a huge investment, it will help us to save time and money in the long run. Now, Mr Deputy Speaker, Sir, I will not talk too much about the debt because all my friends have already talked about it. But bear in mind, those who are watching us, the debt for this financial year is Rs20.9 billion for which we have to pay for the servicing. Let us break it down. It is about Rs1.74 billion per month. At this level, any unnecessary expense, any delayed project, any inefficiency becomes a betrayal for the taxpayer. We must follow the spending, avoid prestige projects, focus on delivery because the people are the ones carrying the burden. Mr Deputy Speaker, Sir, as stated in the Budget Speech, the Prime Minister mentioned removing wastes and inefficiencies in our expenditure system. We acknowledge that it is our duty to address inefficiency and generate budgetary savings. Now, Mr Deputy Speaker, Sir, I would like to talk on my role as a Member in the Public Accounts Committee. We often talk about oversight, but in practice, we must stress on how we track public funds. That is why I take pride in my role as a Member of the Public Accounts Committee. I will have to thank the Prime Minister as in the future, we will be able to debate on the Public Accounts Committee. The committee plays a critical role in scrutinising public spending, ensuring that budget funds reach the right project and holding departments accountable when lapses occur. We have to reflect on questions that the public is asking today. Mr Deputy Speaker, Sir, how is it that Mauritius is the only country in the world where casinos make losses and banks also make losses? How is it that the bank that has been chosen has made a huge deficit? How is it that accountability is not asked from the people who were once given finance to run their Ministries after they left them in ruins? Let this budget not only promise, but deliver. I commit to using every tool of oversight to ensure transparency, efficiency, justice in public finance. Allow me, Mr Deputy Speaker, Sir, to enumerate on projects that we must follow and respect their deadlines.

The Deputy Speaker

You have only one minute to conclude!

Mr Jugurnauth

Oh, Mr Deputy Speaker, Sir!

The Deputy Speaker

You are already past twenty minutes!

Mr Jugurnauth

Yes, allow me…

The Deputy Speaker

Please conclude!

Mr Jugurnauth

I wish to remind the august Assembly that in 2013, the Rivière des Anguilles Dam was brought by a Minister from the Labour Party. Since then, every year we have heard ‘Rs1 billion, Rs1 billion, Rs1 billion!’ I think it will become a reality in 2029 when a Labour Party Minister will have the privilege to inaugurate the dam. We will walk the talk, Mr Deputy Speaker, Sir! Members of the Alliance du Changement will honour the commitment in the South and improve water supply in the region. Mr Deputy Speaker, Sir, as a member of Constituency No. 14, I shall rise to the people of the South and the West – to the tour guide in Le Morne, to the farmer in Surinam, and to the youth looking for work in Case Noyale. I reassure the hon. Prime Minister and the hon. Deputy Prime Minister that the trust that they have placed in me, when they believed that I could be a candidate in the Alliance du Changement for Savanne and Rivière Noire, will be repaid by hard work and commitment. For 40 years, Mr Deputy Speaker, Sir, my constituency has been waiting for development. But let me take the oath before our leaders that during 40 months, I will give my best, My colleagues and I will give our best so that we can catch up on the 40 years of absence of development in my constituency. Let us build a bridge, walk on it together and make it to the other side with pride. Thank you, Mr Deputy Speaker, Sir.

The Deputy Speaker

Thank you, hon. Member. Hon. Apollon, you have the floor for twenty minutes! (3.52 p.m.) Mr T. Apollon (Second Member for Mahebourg & Plaine Magnien): Thank you, Mr Deputy Speaker, Sir. I would like to take this occasion to extend my thanks to all the staff of the Assembly for making our job very easy, especially for all the new Members in this august Assembly. Mr Deputy Speaker, Sir, today, it is with a sense of patriotic duty that I stand before this Assembly to commend this important budget exercise. But before I proceed, I would like to thank our Prime Minister for his recent visit to France, with hon. David, where he participated in the United Nations Ocean Conference. This is very important for our blue economy sector. Our tied relations with France will definitely help to develop our ocean sector now that Mauritius has increased its territory peacefully, with the Chagos coming back home. Mr Deputy Speaker, Sir, let us not refer this Budget merely as a budget but rather, a vision of statement, a bold forward-looking blueprint for the future of Mauritius and a statement of purpose. In this first National Budget for the Fiscal Year 2025-2026, following the last election of 2024, we were compelled to take decisive steps. This Budget has broken away from the outdated damaging trends of promoting money politics which has long risk, turning our proud people into a nation dependent on handouts and has allowed massive brain drain. Thus, we are turning Mauritius from abyss to prosperity. Mr Deputy Speaker, Sir, the population should not forget the deepest wound that the last MSM Government gave to our country. The list is very long. Pa kone mem kot pou koumense! Apart les massacres financiers que mes collègues avant moi ont dénoncé, il y a aussi des dégâts sociaux, par exemple, la drogue. Today, our country has been destroyed with the synthetic drugs. Avant on disait, Maurice, c’est un plaisir. Maintenant on dit, Maurice nissa la bonto. M. le président, pendant dix ans, au lieu de combattre ce fléau, on a ouvert toutes les portes pour faciliter l’envahissement de la drogue. Le démantèlement de la NATReSA est la preuve concrète que le MSM ne voulait pas combattre ce fléau. Le juge Lam Shang Leen nous a montré combien de trafiquants étaient proches avec les membres de l’ancien régime mais, heureusement, avec ce gouvernement, on est déterminé à détruire ce business. Merci ! Les premiers mois au pouvoir, le gouvernement a mis en place la NADC, avec des personnes passionnées. On leur souhaite bon courage et bonne change. Les dégâts sociaux se poursuivent – le sport. Avec la drogue qui touche nos jeunes, au lieu de promouvoir le sport, plusieurs infrastructures étaient à l’abandon. C’est une honte que même les stades de foot n’étaient pas homologués par la FIFA. On a même dû aller jouer, pendant le régime MSM, des matchs internationaux à l’île de la Réunion. Quelle honte pour nous ! Nos athlètes qui participaient dans des compétitions internationales devaient trouver leurs propres financements. Alors, qu’au retour, l’ancien ministre des Sports était au premier rang pour accueillir les athlètes quand ils revenaient avec des médailles. Des fois, on croyait même que c’était lui qui avait participé à ces compétitions. M. le président, le sport, grâce à ce gouvernement, va prendre ses lettres de noblesse. Et j’encourage mon collègue, l’honorable Nagalingum, qui a pris ce portefeuille et je suis sûr qu’il sera à la hauteur de ses responsabilités pour redonner honneur à nos athlètes et à nos sportifs. Le sport jouera un rôle important dans le combat contre la drogue et va contribuer positivement à combattre les maladies, dans la prévention des maladies telles que le diabète, le cholestérol et les maladies cardiaques. Merci à ce gouvernement d’avoir donné beaucoup d’importance à ce ministère. This Government, under the leadership of the Prime Minister, Dr. Navin Ramgoolam, the Deputy Prime Minister, Paul Bérenger, and our valued allies, together, we are preparing a bridge for the future. Our collective objective is clear – (i) to empower Mauritians; (ii) to build resilience, (iii) to encourage initiatives, and (iv) to restore national dignity. En parlant de dignité, je dois, personnellement, remercier le gouvernement, le Premier ministre, ministre des Finances, et le vice-Premier ministre pour avoir redonné aux pêcheurs de Maurice et de Rodrigues leur dignité. Après dix ans de combat, enfin notre gouvernement a reconnu ce métier dur et dangereux que font les pêcheurs. Aujourd’hui, les pêcheurs pourront retourner leur carte de pêche et ils pourront toucher un lump sum raisonnable de R 200 000. Merci, au nom des pêcheurs. This Government is focused on what Mauritius needs today, tomorrow, the next year and more years to come. And we will witness, Mr Deputy Speaker, Sir, all of us, in this Assembly and outside the Assembly, the outcome of this Budget. This Budget outlines a comprehensive strategy anchored on three pillars – 1. economic renewal; 2. new social order, and 3. fiscal consolidation. Mr Deputy Speaker, Sir, our budget faces a deficit nearing 10% of the GDP and a significant trade deficit. The claim of reckless money printing, contributing to inflation and rupees devaluation, paints a grim economic picture. Don’t forget, IMF and Moody’s already warned us. The fact that debt servicing consumed 21.8 billion annually is evidence of the pressure on public finance and the pressing needs of corrective measures. Mr Deputy Speaker, Sir, these measures will help prevent sovereign credit downgrade and this will positively impact investment incentive for high network individual and large corporations though careful monitoring will be essential. This proactive approach to long- term sustainable development is to be welcome. Mr Deputy Speaker, Sir, the burden of the debt and the high cost of mismanagement in all sectors by the previous government must be acknowledged. The rotten and neglected situation we inherited must be confronted if we are to move forward with integrity, purpose and a commitment of the betterment of every Mauritian. This Government is committed to reduce the budget deficit, controlling inflation, bringing public debt to sustainable level, focusing on long-term growth and development. Our mission is to secure the future of Mauritius through sound economic management, national pride and a shared sense of purpose. Therefore, our approach will be holistic a broader perspective, restoring fiscal discipline, strengthening social cohesion, and unlocking the full potential of our people and our economy. To conclude, this Government’s first budget seeks to confront past mismanagement with a comprehensive reform agenda. It strikes a delicate balance between immediate fiscal consolidation and long-term economic transformation while seeking to protect our vulnerable population. The success of this true bridge to the future requires all Mauritians to understand that just a household must repay its debt, like my friend hon. Uteem told us last time. Celui qui paye ses dettes s’enrichit, c’est la même chose pour notre pays, M. le président. M. le président, le Budget 2025-2026, bien que marqué par des mesures strictes, montre une stratégie équilibrée. Nous voulons que notre pays prospère. Nous voulons assurer l’avenir de nos enfants. Nous voulons que nos futurs enfants puissent obtenir eux aussi leurs pensions. Nous voulons que tous les Mauriciens soient égaux sur cette terre. M. le président, nous devons suivre les traces de nos ancêtres qui ont bâti cette nation par le travail acharné, la créativité, la résilience. Il est temps de raviver cet esprit. Merci, M. le président.

The Deputy Speaker

Thank you. Hon. Seeburn, you have the floor! (4.03 p.m.) Mr M. Seeburn (Second Member for Vieux Grand Port & Rose Belle): Thank you, Mr Deputy Speaker, Sir, for giving me the floor. Today, I rise not to deny the challenges in this budget, but to support its purpose and long-term vision with high responsibility and determination. This budget presented by the hon. Prime Minister and the Minister of Finance is not just a financial plan. It is a new path for a long-term vision with honesty and purpose that will go down in the history of Mauritius for many more years to come. Despite the difficult choices, this budget shows that we are committed to growth, investment and better opportunities for everyone. Mr Deputy Speaker, Sir, this budget lays down the foundations of building an innovative Mauritius, of creating a fairer society and of ensuring that there is a strong and stable public finances. Mr Deputy Speaker, Sir, our government inherited dire economic situation from the previous MSM regime. Today, the country has kneeled down and need intensive care to address the issues. With a soaring public debt of above Rs640 billion and with a trade deficit of above Rs200 billion, the previous government had already printed and put into circulation more than Rs180 billion, which has weakened our currency and increased inflation. The 2014 and 2024 period was a decade of damages done to our country. Ten years of unchecked spending by the previous government. Ten years of promises without planning. They mortgaged our future. They mortgaged the future of our children and that of our country so that they can cling to power. Mauritius is on the brink of collapse and to be declared as a country with junk status. Mr Deputy Speaker, Sir, if we do nothing, we risk a financial crisis. We must face the truth: a timebomb is ticking and is hidden under our country’s future. Our Prime Minister is right in this budget to take appropriate measures to reduce trade deficits and bring the public debt under control. This budget is a clear step in that direction. The world is uncertain. Trade tensions and global risks are rising. We must be prepared for any shock. This budget is about protecting our people and securing our future. We are investing in our people. Despite the constraints, the budget protects our essential services. Healthcare is getting more funding. Education remains a top priority with huge investment in research. Transport and social services are receiving vital support. Mr Deputy Speaker, Sir, every child deserves quality education. Every citizen should access healthcare. No one should be left behind. Today, we are investing in jobs, public infrastructure, innovation, technology and research, including new technologies like Artificial Intelligence. Special provisions are made to help our farmers, planters and breeders in this budget. Exemption for land conversion permit for owners of small agricultural plots for alternative strategic projects. New diabetes centre with free access to modern treatment for 450,000 people. Job market is more accessible to women. Woman entrepreneurs with loan facilities increased from Rs500,000 to Rs1.2 m. Free internet facilities to vulnerable families and all young aged from 18 to 25 years. Special Price Stabilisation Fund of Rs10 billion is established with a Rs2 billion to protect consumers inflation. A simplified income tax, removing 44,000 individual forms from the tax roll. Income tax exemption for people of up to Rs500,000. Nearly 80% of the people will be exempted. This Government is removing VAT on specific food items consumed by nearly the entire population, thus making prices cheaper, as specified earlier by hon. Michaël Sik Yuen earlier. We are further building our education system from pre-primary to tertiary level. We are moving from a Small Island Developing State to that of a large Ocean Economy. Mr Deputy Speaker, Sir, this is how we are moving from abyss to prosperity. We are building a bridge to the future. We need to strengthen our pension system. We are living longer. We are living healthier lives, but our pension is under pressure. Statistics show that population over 60 years will reach above 300,000 in the next decade and will need a payment of above Rs100 billion to sustain. It will be huge burden on our children and our future generation. That’s why the Government is proposing a gradual increase in the retirement age from 60 to 65 over time. This reform will keep the system sustainable. It will protect future retirees. It will ensure that payments are effected in a timely manner for all. It is an unpopular choice for today’s voters, but the Government is acting responsibly to balance the burden across the future generation in a fair and equitable manner. Mr Deputy Speaker, Sir, Moody’s is a highly respected credit agency in the world where investors, bond holders and other world institutions follow its assessment. Today, the warning sign for Mauritius from Moody’s are alarming. Recently, Moody’s gave Mauritius a Baa3 rating which is the lowest of investment grade. Just one downgrade could push the country into a junk status. If that happens, borrowing will become more expensive, confidence will fall, inflation and currency instability will rise. We simply cannot let that happen. There is an urgent need for reform. Our Prime Minister is highly experienced. He is competent and has proven track records when he saved Mauritius from the financial crisis that hit the world in the year 2008 and 2010. He acted on time to prevent the damages to the country. During that time, we witnessed the collapse of huge financial institutions like Lehman Brothers. We further witnessed the failure of large economies and big countries that failed to pay their debt and reached junk status. However, Mauritius was saved by our Prime Minister Dr. Ramgoolam at that time. Despite the difficult moments, Mauritius flourished. Mr Deputy Speaker, Sir, let us also not forget what happened in Greece during that financial crisis. Greece ignored warnings from agencies like Moody’s to act with immediate effect. They overspent. They delayed reforms. As a result, their economy crashed and the investors left. Hospitals remained close. Teachers were left unpaid. Supermarket ran out of basic commodities. Inflation rose significantly. Pensions of elderly were cut by 50% overnight. Mr Deputy Speaker, Sir, it is the elderly who suffered the most. Greece then needed multiple bail out, at least three times with harsh conditions to recover – to cut down on spending, apply tax reforms and take severe austerity measures. It created a huge political and social instability. People suffered a lot – tears in the eyes of the population. The whole world watched with heartbreaking stories, but it was too late. The people blamed the leaders and the government for delaying and for failing to act on time. Mr Deputy Speaker, Sir, we must not make the same mistake. Our Prime Minister understand these risks very well. He knows where we are. He can foresee that storm coming. That’s why we must act now, and not later. To prevent any economic and social disaster, this means we must reduce our public debt to GDP ratio level. We must focus on improving our tax collection. We must reform pensions and control public spending. We must diversify our economy and build foreign reserves. Mr Deputy Speaker, Sir, we must also keep Moody’s and other agencies informed. Transparency and discipline will help us to rebuild our bridge to the future with confidence. The Basic Retirement Pension, in its current form, is clearly unsustainable with the rising elderly population. A situation that calls for urgent redress. In 1968, our first late Prime Minister, Sir Seewoosagur Ramgoolam, positioned Mauritius as a right for all citizens with universal access to health care, education and social security. Today, our Prime Minister is going that extra mile with reform to ensure that funds are available for future generation without interruptions, as a compassionate government of the people, a government for the people and a government by the people. It is now clear that he will set up two interministerial committees to explore and cover a wide range of beneficiaries such as housewives, retirees and others between 60-65 years old. Let us make something very clear, this reform is about ensuring that pension remains sustainable for all generations. We fully understand that not everyone can continue to work until 65 years old. That is why existing support system will remain in place for all those who need it most and the committees will analyse this. This is not about taking away but it is about protecting the system for our children and our grand-children, with a prosperous and safer environment. As the Prime Minister, Angela Merkel, once said – “We simply cannot spend more than what we collect. That is the core of economic stability.” This government is acting with responsibility. We are strengthening the rule of law; we are fighting corruption. We are keeping central bank independent to take effective monetary measures. We are building a fair and inclusive economy. Mr Deputy Speaker, Sir, here, we must not forget what the MSM government did; when they failed to act on time when they were in power in 2020, in particular the Minister of Financial Services, who delayed responsibility. The result was that Mauritius was published on the grey list of FATF with severe economic consequences of which we are still paying the price today. What happened? Investors lost confidence; they reduced investment drastically and moved funds out of the country. New investors diverted their investment to other destinations. People lost jobs. Hon. Dr. Boolell, then Leader of the Opposition, through his Private Notice Question, put enormous pressure on the previous government and the Financial services to restore our image. The MSM government acted only when the damage was done but it was too late as it took long time to re-establish confidence. Mr Deputy Speaker, Sir, let us not repeat past mistakes. We must act now. Let us build a Mauritius that is strong fair and resilient to protect our people and our economy. Mr Deputy Speaker, Sir, this is not just a budget; it is a statement of intent, a promise to build our economy, a promise to restore our dignity and a promise to secure a better future for all. As the great Mahatma Gandhi once said – “Live simply so others may simply live.” People have trust in our government to act responsibly. We have a clear mandate to bring change in the management of our country, to prepare a better future for our children and our people. We have already made significant progress for the past six-seven months and we shall continue in that direction by setting up the National Agency for Drug Control to tackle the drug problem, the National Agency for Drug Commission that will be coming up soon, the powers of the Director of Public Prosecution which has been established, the independence of the Bank of Mauritius, the independence of the Police and the right path to follow. We shall continue in that direction. We are enforcing democracy. We are addressing the serious drug problem that has wrecked families across the island. This budget is another milestone in our journey to redress the economy and assure future of our retirees and act in the interest of our entire population, perhaps the hardest thing. As Tony Blair who was the Prime Minister of United Kingdom, once said – “The hardest thing to do is the right thing.” Mr Deputy Speaker, Sir, before I conclude, I would like to pledge as a representative of Constituency No.11, for all the people who are listening to us, that the interministerial committees which have been set up, will analyse and will consider the retirees, the housewives, and all those who will satisfy the criteria, will be considered in this budget. Mr Deputy Speaker, Sir, this is a budget of courage; it is a budget of wisdom which brings hope and dignity. It calls for unity in diversity. I urge all the members of the House to support this budget not just as politicians but as patriots for the future of our nation. Let us once again call upon the great people out there; people of Constituency No. 11, the great people of Grand-Port/Rose Belle and all the people of Mauritius who stood together on the 10 November for the liberty of our nation To once again join hands, this time, in solidarity with the Prime Minister, with the Deputy Prime Minister, this time for the future of all our children, for the future of our motherland as one people and as one nation. Together, we make it happen. Thank you.

The Deputy Speaker

Thank you. Hon. Beejan! (6.19 p.m.) Mr N. Beejan (Second Member for Grand’Baie and Poudre d’Or): Thank you, Mr Deputy Speaker, Sir. First of all, I would like to thank the hon. Prime Minister, Minister of Finance who took a bold thrust in this budget; a step towards vision. His courage in driving change is indeed commendable. Mr Deputy Speaker, Sir, I am very proud to be in a party where my leader, a statesman, Prime Minister of this country, Dr. Ramgoolam, thinks about future generation along with the Deputy Prime Minister, hon. Paul Raymond Bérenger. The Prime Minister knew that by announcing this budget, people in general, might not be happy but the yielded results in coming years will be talked about. The economy will be in a much better state. More decisions will be taken for the welfare of the citizens of Mauritius in coming years. Let’s note that the Labour Party government has always come with social measures, be it free education, free health, free transport system to students and elderly persons; these social measures, Mr Deputy Speaker, Sir, have been helping the young, the old and everyone. Mr Deputy Speaker, Sir, L’Alliance du Changement, ever since in power, has been put in a critical ICU situation by the previous MSM government. Let me refer to what hon. Ritish Ramful mentioned in one of his speeches – that the economy was already in the way to ICU when it was hit by COVID-19. Mr Deputy Speaker, Sir, when talking about COVID1-9 in Mauritius, I would like to thank our hon. Prime Minister, hon. Deputy Prime Minister and hon. Anil Bachoo, Minister of Health and Wellness, as the report on the death of dialysis patients has been released so that the whole Mauritian population is aware of it. I would like to highlight that we are still waiting for the good ventilators costing Rs450 million, tax payers’ money, that they purchased from Pack & Blister but till today, it’s still a mystery. And, those members of former government should be questioned and sentenced for this crime they have committed. Mr Deputy Speaker, Sir, just imagine, if our money would have been used in a proper and transparent way, we could really have received the ventilators. How many of our known friends, dear ones, relatives would have survived today? How come Rs450 million was paid in advance to a company that did not even supply us with the products? If the State of the Economy was in a good shape during the mandate of the former government, why would hon. Anil Bachoo, Minister of Health and Wellness, had to look for additional funds to pay supplier and especially those brave COVID warriors – doctors, nurses, medical and non-medical staff who were waiting for their overtime? Mr Deputy Speaker, Sir, if the state of the economy was in a good shape, why is it that the ambulances were not sent for maintenance? We inherited a fleet of unfit ambulances. Just imagine the condition of the ambulance drivers went through for the past ten years. Just imagine the number of long hours they have been working using the unfit ambulances. The doctors, nurses, medical and non-medical staff leaving their families, taking risks during COVID-19, and they are not paid overtime? Today, it is the hon. Prime Minister and Minister of Finance who should make provision for it. The hon. Leader of the Opposition – who is not here – said, and is still saying…

Ms Savabaddy

Part-time! Part-time!

Mr Beejan

…that they left us with a lot of money. Mr Deputy Speaker, Sir, the report on the State of the Economy presented by the hon. Prime Minister clearly demonstrated how the former government failed in its duties. How can we forget the land that Nundun Gopee Company Ltd. or any other company related to Mr Vinash Gopee was going to be allocated at Anse La Raie in Constituency No. 6? A place where every year, devotees celebrate, do visarjan for Ganesh Chaturthi! Ganesh Chaturthi is considered as one of the most pious Hindu festivals. How can we forget the fight that my brothers, hon. Dr. Mahend Gungapersad and hon. Osman Mahomed along with volunteers from Petit Raffray, Goodlands and St Francois fought for? The two hon. Members, hon. Dr. Mahend Gungapersad and hon. Osman Mahomed, brought this serious issue to the Parliament and in the press. So, where were the two elected Members of No. 6, under the former government, at that time? Mr Deputy Speaker, Sir, just imagine if today, MSM would have been in power, the land at Anse La Raie would have been allocated to Nundun Gopee Ltd! Where would our constituents go? Especially our senior citizens for the visarjan and the general public who go there every day for exercise or to enjoy the beach. I would like to thank hon. Ajay Gunness, Minister of National Infrastructure. Following my PQ, he did what he mentioned in his answers. Resurfacing works were done along Chemin Vingt Pied, Grand Baie till Cap Malheureux. I wish to highlight that this road has been in a bad state for the past 8 to 10 years. Thank you, hon. Minister! I would also like to point out an issue which happened in my constituency regarding CWA pipes. Mr Deputy Speaker, Sir, in which country, in 2024, have we seen pipes on the ground? Only in Mauritius! Mr Prakash, who was the Campaign Manager for MSM in No.6, is the one who gave the approval to do so. These pipes should have been underground! Unfortunately, under the influence of bez kass, all pipes were laid on the ground. It is the case around the island! Mr Deputy Speaker, Sir, in Constituency No. 6, there so many sugarcane fields and bushes. Every time there is a fire outbreak, if it reaches the pipes, it causes damages to the pipes. Eventually, it causes a disruption to the water supply. I sometimes question myself, when the hon. Leader of the Opposition was occupying the post of hon. Patrick Assirvaden, what happened to his common sense? Common sense nay ba? Where were the elected members of Constituency No. 6 of the previous regime? Where were they, Mr Deputy Speaker, Sir? We had two or three elected Members under the previous regime. They were leading at Goodlands-Roche Terre. Did they also not use their logical sense? Again, now, it is the hon. Prime Minister and hon. Patrick Assirvaden who should make provision, not only for same to be buried, but also to resurface the roads. Thank you, hon. Prime Minister and hon. Patrick Assirvaden. Mr Deputy Speaker, Sir, I would like to highlight the Rs10 billion allocated to the Price Stabilisation Account which will start with an initial amount of Rs2 billion provided in this budget. It is very important to remind the public that this particular measure, once implemented, will decrease the price of basic products selected by the Minister of Commerce, hon. Michaël Yeung Sik Yuen. This will reduce the burden of the public when going to the supermarket. It has been a nightmare for families for the past ten years to go supermarkets because the prices have skyrocketed. Why? Because the previous regime did so only to protect les petits copains et copines. Let us not forget, Mr Deputy Speaker, Sir, that before the 2014 general elections, families comprising 4 to 5 members were spending around Rs4,000 to Rs5,000 to purchase their basic ration for the whole month. But what happened after that? People should question the MSM. Mr Deputy Speaker, Sir, I should again thank the hon. Minister of Finance. When the Competition Commission will be mandated to conduct pricing and profitability audit, sector- wise, especially to ensure retail outlets are not over charging consumers. Why was this not done before? The public should question the previous regime again. I should say, Mr Deputy Speaker, Sir, that the former Prime Minister did not have guts to take such decisions. Now, our hon. Prime Minister, Dr. Ramgoolam, has the guts to take this decision for the welfare of all the citizens in Mauritius. He is not only daring about the future generation, but he is also daring to ensure that there is total transparency in this Government along with the hon. Deputy Prime Minister. Mr Deputy Speaker, Sir, you might be asking me how? The Report of the Director of Audit will be debated in this august Assembly. We have to note that this Assembly is broadcasted live and the public will be able to see it. It puts everyone on their guard in order to make good use of public money compared to the former government. Mr Deputy Speaker, Sir, the hon. Leader of the Opposition and the hon. Member on the other side spoke lengthily about what is the impact of this budget on small entrepreneurs and companies. Let me remind them. Maybe, Mr Deputy Speaker, Sir, they have not read the budget properly. The tax assessment that was previously at five years, which means that the MRA can, at any time, call upon a company or an employer to provide it with its invoices, receipts in order to assess its current income for the last five years. You imagine the stress, Mr Deputy Speaker, Sir, that it causes to the small employers who do not have a proper filing system? Hon. Dr. Mahend Gungapersad, hon. Ram Etwareea and myself personally know people in our constituency who have been affected and who had health-related problems because of stress as they could not file the documents requested for the past ten years. Now, the hon. Prime Minister and Minister of Finance is reducing that to two years. So, Mr Deputy Speaker, Sir, we should applaud this decision of the hon. Prime Minister. In this budget, consideration is given to small entrepreneurs. I will conclude by saying what Lee Kuan Yew said – “If you want to reach your goals and dreams, you cannot do it without discipline.” Let us cross this bridge together with confidence, unity and hope. Thank you, Mr Deputy Speaker, Sir.

The Deputy Speaker

Thank you. Hon. Ramdass! (4.33 p.m.) Mr A. Ramdass (Third Member for Vieux Grand Port & Rose Belle): Merci, M. le president. M. le président, d’abord permettez-moi de commencer par féliciter l’honorable Premier ministre et ministre des Finances, l’honorable Premier ministre adjoint, l’honorable ministre délégué aux Finances, l’honorable Damry pour la préparation ainsi que la présentation de ce document qu’est le discours budget ; le document constituant effectivement L’Appropriation (2025-2026) Bill. M. le président, nous le savons tous que le seul élément constant dans notre vie, dans la vie de tous – c’est le changement, comme dit l’anglais – “Nothing is permanent in life except change.” Et pourtant ce changement, M. le président, suscite souvent des craintes, des appréhensions, voir même bien souvent une certaine méfiance et lorsque l’Alliance du changement avait évoqué la nécessité d’une transformation en profondeur durant la campagne électorale, le pays traversait une période très difficile, une période voir même extrêmement difficile. Une crise financière sans précédent, une crise de confiance sans précédent, le peuple en avait assez, assez d’être trompé, assez d’être manipulé, assez d’être persécuté par l’ancien régime. Et, c’est dans ce contexte M. le président, que nous avions proposé une alternative crédible et c’est précisément dans ce contexte, M. le président, que nous avons été plébiscités par l’électorat avec une victoire sans appel de 60-0. Et aujourd’hui, M. le président, un petit peu plus de sept mois plus tard, en sillonnant ma circonscription et ailleurs en tant que député, j’ai régulièrement l’opportunité d’entendre et d’écouter des critiques des citoyens quant à l’exécution de nos promesses électorales, quant à l’exécution de nos engagements électoraux et ces citoyens, M. le président, qui s’étaient malheureusement – je dis bien malheureusement – laissés berner par l’ancien régime et qui s’étaient contenté par des feel good factors qui étaient malheureusement qu’éphémères. Et en écoutant justement M. le président, les critiques de l’opposition ces jours-ci face à certaines mesures budgétaires, cette opposition, en quête d’une bouée de sauvetage face à son impopularité est dans une vaine et grossière tentative de se refaire une virginité. Je dirais la chose suivante M. le président. De ce côté de la Chambre, je dis bien de ce côté de la Chambre, contrairement à l’ancien régime, contrairement au MSM, nous ne sommes pas des bluffeurs, nous ne sommes pas des menteurs. Loin de là, M. le président, nous avons été élus et nous avons été élus avec un mandat de cinq ans et nous avons encore du temps pour honorer nos promesses électorales. Nous avons encore du temps pour honorer pleinement nos engagements électoraux et ces engagements électoraux, M. le président, nous les honorerons. Comme on dit, M. le président, Rome ne s’est pas faite en un jour. Les grandes réformes ambitieuses prennent toujours du temps. Elles nécessitent de la patience, des efforts, voir même de la constance pour qu’elles soient menées à bien et les projets d’envergure, M. le président, qu’ils soient des projets de société ou des projets d’économie nécessitent quand même une certaine planification. Je dirais même une planification minutieuse, une progression graduelle et une persévérance. Une persévérance face aux défis que nous sommes appelés à relever. Il ne suffit pas simplement de vouloir atteindre ses objectifs – un objectif ambitieux, M. le président, mais qu’il faut agir avec méthode, avec constance et surtout avec de la rigueur mais surtout et je dis bien surtout, avec de la discipline afin de pouvoir atteindre cet objectif et il convient d’ici, M. le président, de se rappeler du contexte économique dans lequel nous nous retrouvons, du lourd héritage que nous a laissé le MSM après 10 ans de règne, 10 ans de gestion catastrophique des finances. Après 10 ans de règne du MSM, de gestion catastrophique du MSM quant aux finances, quant à l’économie de ce pays. Une dette publique, M. le président, une dette publique ayant atteint un chiffre effrayant de plus de R 600 milliards, un fond CSG à zéro. Selon l’aveu même de l’ancien Ministre des Finances – un pays à genoux financièrement – un pays à genoux économiquement. D’ailleurs, depuis que nous avons été élus, depuis novembre de l’année dernière, semaine après semaine, mardi après mardi en réponses aux questions parlementaires qui ont été posées au Premier ministre et à ses ministres, nous avons appris au sein de de cet Auguste Assemblée – nous avons pris de grossière, mais de grossière malversation, des braderies, des gaspillages, de la dilapidation des fonds publics et des corps paraétatiques et cela durant les 10 derniers années, M. le président. Une pratique de stealing – stealing like there is no tomorrow et avec pour conséquence, la précarité – la précarité de la situation économique dans laquelle nous nous retrouvons aujourd’hui. M. le président, mon papa m’a déjà dit la chose suivante – « Certaines personnes, par nécessité, volent quelques œufs, d’autres un petit peu plus gourmand, ils vont au poulailler, ils volent quelques œufs et quelques poules. » Mais le MSM, M. le président, le MSM et ses alliés, le mouvement libérateur – eux, ils se sont emparés du poulailler et de tout ce qui vienne avec. En fait même le coq, M. le président – même le coq a succombé à la tentation et c’est finalement mis de la partie M. le président. Nous pouvons en rire mais cela, M. le président mais cela résume aujourd’hui exactement l’héritage que nous a laissé le MSM. Cela résume la réalité économique avec laquelle nous devons malheureusement aujourd’hui conjuguer, de manière à ce que nous soyons regrettablement aujourd’hui contraints d’adopter quelques mesures d’austérité. M. le président, peut-être que nous ne communiquons pas suffisamment sur ce que nous réalisons. Il convient ici donc pour nous de nous rappeler de quelques mesures phares préconisées dans en ce budget ; des mesures qui incarnent un bon nombre mais vraiment un bon nombre de nos promesses électorales. Notre manifeste électoral, M. le président, ne contient pas moins de 25 mesures concrètes et la toute première, la première d’entre elles, portait sur la lutte contre la hausse des prix. Mes amis, mes collègues avant moi, ont parlé M. le président, ce budget nous a promis la création – en fait ce budget a tenu la toute première promesse électorale – celle de créer un fond de soutien – Le Price Stabilization Fund de R 10 milliards pour stabiliser les prix de produits de première nécessité et cela afin d’alléger les fardeaux des familles et ce gouvernement, M. le président, en est pleinement conscient des souffrances causées par l’augmentation du coût de la vie. Et à l’époque, M. le président où le pays était dirigé par les MSM, la roupie s’était fortement dépréciée et il devenait difficile voire même impossible pour les foyers de joindre les deux bouts et le gouvernement précédent M. le président, distribuait certes des allocations mensuelles mais ces allocations, M. le président, avaient perdu toute leur valeur réelle grâce à la dépréciation de la roupie, grâce à une roupie qui été en chute libre. Et, ce système M. le président, n’était malheureusement pas viable, pas soutenable et devait donc forcément prendre fin un jour ou l’autre mais bien évidemment, accompagné des mesures de relance afin de stabiliser l’économie de ce pays et surtout afin de stabiliser le pouvoir d’achat de chaque Mauricien et aujourd’hui, M. le président, nous avons tenu parole. A l’annonce du Premier ministre, le Price Stabilization Fund de R 10 milliards sera institué et cela avec une contribution initiale de R 2 milliards cette année même. Par ailleurs, M. le président, grâce aux mesures courageuses adoptées par ce gouvernement, le processus de la stabilisation de la roupie a déjà commencé et elle se stabilisera davantage. Donc, sans le réaliser, M. le président, à travers une roupie qui vaut plus aujourd’hui et qui vaudra plus demain, nous avons déjà gagné et nous gagnerons encore en termes de pouvoir d’achat. M. le président, je salue également la baisse préconisée du prix de plusieurs produits de base. Notamment, les aliments pour bébé, les légumes en conserve et les légumes surgelés et emballés. Cela à travers la suppression de la TVA sur ces produits de base et cela bien sûr malgré les nombreux défis économiques que nous avons été appelés à relever. Ce matin, avant moi le ministre du Commerce en a fait une liste – une liste de produits avec les prix auparavant et les prix maintenant et cela donnera un choix aussi, un choix aux consommateurs quant à ce qu’il faut acheter puisqu’auparavant nous n’avions pas d’autre choix. Nous n’avions pas d’autre choix que d’aller vers les produits les moins chers et cela en compromettant d’une certaine manière si vous voulez la qualité. Mais, aujourd’hui, les consommateurs qui en ont les moyens pourront choisir d’opter pour les produits de meilleure qualité puisqu’ils seront moins chers. M. le président, le Premier ministre et ministre des Finances aurait pu choisir la voie de la facilité. Il aurait pu, comme cela a été fait ailleurs, augmenter la TVA de 15 à 18, 20, 22, voire même 25%. Mais, nous savons tous quelles auraient été les conséquences d’une hausse de la TVA across the board pour tous les Mauriciens, pour tous les consommateurs. Mais le Premier ministre et ministre des Finances a choisi d’agir avec humanité. Nous le saluons pour cela, M. le président, car il était inacceptable que certains de nos concitoyens aient du mal à se nourrir pendant que d’autres responsables de la dilapidation des ressources publiques puissent vivre dans l’opulence. M. le président, toujours guidé par l’intérêt supérieur de la population, le gouvernement a aussi choisi de ne pas supprimer brusquement ces allocations, dont je faisais référence un peu plus tôt, mais de les réduire progressivement tout en maintenant le salaire minimum à R 20 000. Cela, afin de soulager le petit peuple mauricien. Par ailleurs, M. le président, ceux qui bénéficient du SRM, le registre social de Maurice, peuvent toujours continuer à en bénéficier. M. le président, nous avons également tenu promesse en ce qui concerne l’économie bleue. Nous avions également promis un nouveau modèle économique structuré autour d’un master plan axé sur l’économie verte, les nouvelles technologies et l’économie bleue. Je me réjouis justement du fait que ce budget prévoit également l’organisation des Assises de l’Océan en vue de l’élaboration d’un blueprint sur l’économie bleue. En ce qui concerne les TIC, M. le président, ce n’est plus un secret pour personne. Un blueprint sur le secteur des TIC a été présenté par le ministre, Dr. Avinash Ramtohul, quelques jours même avant la présentation du budget. Le ministre qui brille par sa compétence, M. le président. Et en ce qui concerne le sujet de la drogue, M. le président, autre engagement important, celui du combat contre la prolifération de la drogue. Un nouveau plan national de lutte contre la drogue axé sur la réhabilitation et la réinsertion des toxicomanes. Nous avons non seulement mis en place un National Agency for Drug Control à travers un projet de loi que nous avons tous eu l’occasion de débattre au sein de cette auguste Assemblée il y a quelques semaines, et qui a été voté au sein de cette Assemblée. Mais ce budget, M. le président, accorde maintenant une somme conséquente de R 70 millions à cette institution afin qu’elle puisse fonctionner efficacement, car oui, M. le président, le fléau de la drogue est bien réel. Il ne faut pas oublier qu’autrefois, sous le gouvernement MSM, certains segments de la population étaient marginalisés, créant ainsi un terrain favorable pour la prolifération de la drogue. Mais notre gouvernement, M. le président, est un gouvernement déterminé, est un gouvernement qui est doté de la détermination. Tolérance zéro face à ce fléau. Et nous avons prévu une somme en fait colossale de R 2.2 milliards pour renforcer la surveillance de nos frontières, ainsi que R 3.5 millions pour la création d’un centre de réhabilitation et de réinsertion au sein de la prison de Petit Verger. Et aussi, un nouveau laboratoire médico-légal sera également opérationnel d’ici décembre 2025. En tant que père de famille, M. le président, étant papa de trois enfants, je suis fier d’appartenir – vous ne le croyez pas, n’est-ce pas ? – à un gouvernement qui pense et qui songe à l’avenir de nos enfants, à leur sécurité et à la création de la richesse pour les générations futures, M. le président. M. le président, la lutte contre la drogue, comme je le disais, ne peut se faire en fait sans passer par une promotion active du secteur sportif, puisqu’on compte sur les jeunes de ce pays. La jeunesse représente l’avenir de ce pays, M. le président. Âgé de 46 ans moi-même, je me considère comme étant relativement jeune ! C’est précisément pour cette raison que je salue la dotation d’une enveloppe de pas moins de R 1.1 milliard qui sera allouée au ministère de la Jeunesse et des sports pour le développement de ce secteur. M. le président, le bien-être de nos concitoyens est au cœur de notre action. Un peuple en bonne santé est un peuple épanoui. Dans cette même logique, nous saluons la décision du gouvernement de taxer les aliments sucrés. Alors que 20,1% des adultes mauriciens souffrent de diabète, selon les données de la Fédération internationale du diabète. Il est urgent d’agir, M. le président. Il était urgent d’agir. Je dois vous dire que moi-même, j’ai commencé à me priver de sucreries. Je parle ici sous la correction de mes collègues…

(Interruptions)

… avec qui je partage le repas du midi. M. le président, avant de terminer, bien évidemment, beaucoup a été dit sur cette mesure budgétaire relative à l’extension de l’éligibilité de la pension universelle, le Basic Retirement Pension. Je ne souhaite pas ici répéter ce qui a déjà été dit, mais je me contenterai de dire ceci, M. le président. Un gouvernement responsable, un Premier ministre responsable a le devoir et l’obligation morale d’agir en bon père de famille. Cela comprend aussi, M. le président, prendre des décisions qui ne soient pas au goût de tous. Cela comprend, aussi, prendre des décisions qui ne sont pas nécessairement les plus populistes, mais qui sont malheureusement impératives pour la survie économique de cette nation. Et un politicien, M. le président, se penche sur les prochaines élections. Un politicien se penche sur sa réélection. Alors qu’un leader, un homme d’État, lui, pense aux prochaines générations. M. le président, pour citer Émile de Girardin – « Gouverner, c'est prévoir ; et ne rien prévoir, c'est courir à sa perte. » Et cette mesure, M. le président, même si elle risque de nous coûter notre prochaine élection, même si elle risque de nous coûter notre reconduite au pouvoir dans cinq ans, elle est unanimement saluée. Elle est unanimement plébiscitée par les experts de la finance, les comptables, les actuaires qui, eux, contrairement à nous, les politiciens, réagissent de manière dépassionnée et de manière totalement rationnelle. M. le président, cette responsabilité, nous la devons à nos enfants pour la postérité. Dans cinq ans, M. le président, le peuple jugera. Mais dans 10, 15, 20, voire même 25 ans, ce sont nos enfants qui nous jugeront. Et comme je l’ai dit, j’en ai trois. Je suis sûr qu’ils vont me juger ! À un moment ou un autre, nous aurons à leur fournir des réponses. Nous aurons à leur rendre compte. La question suivante nous sera posée par nos enfants : qu’avons-nous fait ? Qu’avons-nous fait au moment où il fallait le faire ? Et moi, je leur dirai, et je leur dirai fièrement, M. le président, que je me suis placé du bon côté de l’histoire afin de ne pas hypothéquer leur avenir, afin de ne pas hypothéquer la nation mauricienne, et afin de ne pas hypothéquer les générations futures. Donc, en guise de conclusion, M. le président, je citerai l’ancien président français Jacques Chirac qui disait ceci – « La politique ça ne consiste pas à suivre le courant, mais à indiquer le cap. » C’est justement cela que nous faisons. La démarche courageuse et audacieuse de ce gouvernement, la démarche courageuse et audacieuse du Premier ministre, la démarche courageuse et audacieuse de cette équipe de ce côté de la Chambre consiste précisément à faire cela : indiquer le cap et jeter les jalons afin d’assurer un meilleur avenir pour les générations futures. Ce budget, M. le président, consiste précisément à atteindre cet objectif, précisément à jeter les jalons pour la génération future. A bridge to the future, un pont vers l’avenir, from abyss to prosperity. Vive la prospérité ! Merci, M. le président.

The Deputy Speaker

Thank you! We shall break for tea now. I suspend the Sitting for half an hour. At 4.52 p.m., the Sitting was suspended. On resuming at 5.32 p.m. with Madam Speaker in the Chair.

Madam Speaker

Please be seated! Hon. Dr. Prayag! Dr. S. Prayag (First Member for Piton & Rivière du Rempart): Madam Speaker, I rise, today, to voice out my support for this landmark 2025-2026 National Budget, a budget that is not only bold but one that faces our country’s deep systemic challenges head-on. This is not an easy budget, in fact, it is one of the toughest we have had in decades. It is a courageous budget. It is one that finally dares to confront the fiscal reality that has been swept under the rug by the previous regime for way too long. Let me begin with a hard truth. Moody’s is watching; however, a few people on the streets, in the markets, in communities are giving their views on the Budget without understanding the actual role of such international agencies. Moody’s has clearly warned us; they are not speculating. If we do not act, Mauritius will face the grim prospect of becoming a junk-rated economy, and when that happens, it will mean goodbye to private sector confidence; goodbye to offshores, to investors, to development, to progress; goodbye to our diaspora who want to return and contribute; and most tragically, goodbye to the future of our children. Let me not be too harsh, Madam Speaker. I humbly request the media, including the social media to educate the layperson, to explain about such international financial institutions, even in Bhojpuri. It is indeed sad to quote an elderly person whom I met in Rivière du Rempart this Sunday. She innocently asked me: ‘Beta dokter, haye Moodywa kaun hai?’ At that moment, I realised that I had to make a humble request to our national media to do a rapid responsible, massive, patriotic campaign of pedagogic journalism before these vultures of the Opposition use such an opportunity, that is, by using the lack of knowledge of the layperson, to create havoc and, as we say, demagogy. The previous administration has shown us what not to do. They have cast a blind eye to the real immediate problems of Mauritius, be it water and electricity, healthcare, education, drug abuse, law and order or social housing. They governed as though they were spending their own money, not taxpayers’ money. It is not a secret that nearly 25% of our current expenses go towards the Basic Retirement Pension, that is, the BRP. Providing allowance without proper planning and a sustainable framework has failed us miserably. Mark my words, if the former Prime Minister has the audacity to say he will reduce the eligibility age of the BRP to 60 years again, then, let me say, with absolute clarity, it will fail again. He has fooled you once and he will fool you twice. Madam Speaker, let us not forget that this situation did not appear overnight. Since 2016, the former Minister of Finance, Dr. Padayachy, knew very well that the pension system was unsustainable. Ils ont refusé de publier le papier disant de faire augmenter l’âge de la pension. And now, we are left to clean-up the wreckage of their political cowardice. As the hon. Prime Minister rightly said in his address, the MSM Government has, since 2015, systematically built a cobweb of corruption, malfeasance, nepotism and cronyism to bleed this country of its most vital resources, all for personal gain. It is in this context that this Budget must be understood, not as a punishment but as a rescue mission. The pension reform is a patriotic act. As the hon. Minister, Dr. Arvin Boolell, aptly pointed out, the MSM-led Government fostered a state of engineered psychosis, dividing people at a time when unity is of paramount importance. Our elders must listen to the voice of the youth and the youth must understand the sacrifices their elders have made. As a responsible government, we are giving the youth the chance to contribute meaningfully to ensure that their parents and grandparents receive a dignified pension. This is the time to return the favour. Every wise Mauritian knows that if we do not act now, we will soon be unable to pay not just the pensions but even basic salaries. Madam Speaker, let me be clear, the ratio of workers to pensioners is becoming unsustainable. We currently have over 280,000 BRP beneficiaries. According to the figures stated by the hon. Minister of Social Integration, Mr Ashok Subron, at present, 69% of them are still working either in private or public sector. That means this system is not only under strained, it is being misused. Strict controls have to be implemented to monitor and regulate this issue. We need a new direction and, yes, harsh situations mandate harsh measures but, the difference is that we are not taking the easy way out. We are not raising the value added tax. That would have been easier politically but, it would have hurt the most vulnerable and this Government does not believe in punishing the people for the mistakes of the past. Instead, we are choosing the responsible path – the sustainable. Madam Speaker, allow me to draw a contrast. The MSM, just before the election, treated our elders like dépot fixe. They handed out money hoping to cash-in votes. That is not respect, that is exploitation. In this Government, the Alliance du Changement, we respect our elders, we respect our youth. We are not campaigning. We are governing and we are governing with compassion and foresight. This reform is gender sensitive. I commend both the Prime Minister and the Deputy Prime Minister for establishing these two committees; one to support housewives, retirees and low-income workers and another to address the needs of individuals with health-related disabilities. This reform is not about us. What would we gain personally from this hardship? Unlike those from the previous regime, who have secured safe havens abroad, we, in the Alliance du Changement, want our children and grandchildren to live a in a Mauritius that is stable, fair and prosperous. Let me also say this to our youth: You are the future. On 10 November 2024, you showed your wisdom. You chose real leadership. You chose long-term security over short- term gifts. You said ‘no’ to Rs20,000 checks for those aged 18. You chose to be builders, not beggars. As hon. Dr. Navinchandra Ramgoolam has said, we are here to teach you how to fish and not to give you a fish. I urge our youth not to forget what happened to your internet connection on the eve of last elections. This Budget will bear fruits in three years’ time, in five years’ time, I have no doubt. Citizens will be proud of this landmark decision. We are maintaining BRP payments and 81% of workers will not pay taxes under this system. This is a balanced, progressive reform. Madam Speaker, yes, some will be angry, some will be confused but history will judge us not by our popularity but by our integrity. In my humble opinion, it is better to become unpopular at the beginning than to become unpopular at the end of our mandate. I am ready to face criticism today if it means I can look our children in the eye tomorrow and say – ‘we did the right thing’. I listened to the hon. Leader of the Opposition and I felt like hearing a ship lost at sea once, again, Wakashio style – rudderless, directionless. We can imagine why he is still arguing for signatures in the State of Economy Report tabled in this august Assembly by our Prime Minister himself. I sense desperation. Let us not forget - we are not in an electoral campaign. Let me say this is not a Shilajit type temporary fix. We don’t want fake strength. We want sustainability. We are doing this to save Mauritius. Not for our name, not for our seats in this august Assembly, but for our children and for their future. There are two types of politicians in this country: one who joins for money, fame and power and the other one who joins for leadership, patriotism and legacy. We know where we stand. The Prime Minister’s vision for this mandate is clear: a patriotic, socially conscious, economically sound and future ready Mauritius. Let us restore the balance between public finance and our elder’s dignity. Let us act, not with fear, but with resolve. Madam Speaker, it has been said that the BRP system timebomb has already exploded. Before the shrapnel wounds turned into gangrene, we must act. Let us face this uphill battle together. Let us prove that Mauritius can change course, not through slogans, but through substance. To end, I shall simply say, yes, we saw the fire and we didn’t choose to sleep. We are the ones who choose to stop it. Long live the youth of Mauritius! Long live the Republic of Mauritius! Thank you, Madam Speaker.

Madam Speaker

Thank you. Hon. Jhummun! (5.45 p.m.) Mr R. Jhummun (Second Member for Rivière des Anguilles & Souillac): Thank you, Madam Speaker. Madam Speaker, in my maiden speech, I said ‘when the going gets tough, the tough gets going’ to the hon. Prime Minister, and I said he is the toughest of all that I have known. With this budget, he has proved that he is indeed made of another metal. Comme dit l’adage, les hommes se bonifient avec le temps. Cela s’applique bien …

Madam Speaker

Les gens ! Les gens !

Mr Jhummun

Les gens. Merci, Madame la présidente. Cela s’applique bien à vous, M. le Premier ministre ! You keep impressing us! Madam Speaker, with all due respect to all the Members of this august Assembly, I can hardly find someone daring enough to present such a budget and to reform the Basic Retirement Pension. Je ne vais pas faire de la démagogie en disant que c’est le meilleur budget. Je ne suis pas là pour flatter ce budget. Pou kass disik lor latet premie minis. But Madam Speaker, given the dire financial predicament left by the previous government, given that we are bel et bien dans un precipice, with a debt mountain of nearly Rs642 billion at around 90% of the GDP, this budget could not have been better. I have been to all the private radio stations since the presentation of the budget. I have been asked ‘quelle est la marge de manœuvre du gouvernement ?’ I kept saying ‘pas de marge, mais on doit manœuvrer.’ On n’a pas de marge ; on a le devoir. We cannot abandon our people. They have voted massively for change. But unfortunately, we have to cut our coat according to our cloth. Selon le vent, la voile. On doit avancer. We are sailing, like Rod Stewart said, across the sea and stormy waters to set our people free. “Free at last,” as said by Martin Luther King. Just look at the MBC today. Even the Opposition is having a very fair trial. Just have a look here, in this august Assembly, the Leader of the Opposition has a better treatment than me!

(Interruptions)

Madam Speaker

C’est une motion de blâme ?

(Interruptions)

Mr Jhummun

Non, pas du tout ! Madam Speaker, let me quote a powerful generational reflection attributed to Mohammed bin Rashid Al Maktoum, the ruler of Dubai, I quote – “My grandfather rode a camel, my father rode a camel, I drive a Mercedes, my son drives a Land Rover, and my grandson is going to ride a Land Rover, but my great- grandson is going to have to ride a camel again.” This is a stark warning. This is what will happen to us if we do not reform the Basic Retirement Pension. If we breed complaisance, then, in the years to come, even those reaching 65 or 70 years won’t earn any pension, as mentioned by our hon. Prime Minister in his capacity as the Minister of Finance. In 2035, it is expected that the BRP will cost us an astounding Rs100 billion. If the Arab world may run out of oil, who are we to believe that our current pension system is sustainable when we have no other resource than our people and human capital? Madame la présidente, les gens – pas les hommes – doivent saluer le courage du Premier ministre d’avoir présenté une telle proposition de repousser graduellement l’âge d’éligibilité de la pension universelle. Il aurait pu rester immobile, ne rien faire et rester populaire, as usual, le rassembleur qu’il est. Mais il a choisi l’action, la responsabilité et l’avenir de ce pays, l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. With this budget, we are putting the interest of the nation over and above other consideration, over and above political gains and political mileage. We are not looking at the next election, as my friend just said, but we are caring for the generation. We want inter- generational equity and fairness, as stated in the Statement issued by the hon. Prime Minister. It is morally unacceptable and unjust to allow the national debt to be transited from one generation to another. Can we, Madam Speaker, leave a legacy of unchecked debt for our children and grandchildren to bear? Of course, no! We are not governing like the previous government by looking at only today; for tomorrow, we are all dead. No! We need to secure and protect our tomorrow. This is what I call fiscal inter-generational responsibility. We cannot and will not mortgage the future of our children and the future of this country. Madame la présidente, permettez-moi de citer l’ancien Premier ministre, M. Pravind Jugnauth, à propos du budget. I will just quote before you stop me – « Zot pe fer enn krim. Zot pe detrir tou seki finn pran lapenn pou konstrir. » Ah bon ? Laissez-moi citer quelques-uns de ses crimes – • STC, R 30 milliards ; • Silver Bank, R 3.55 milliards ; • CEB, au 30 juin 2024, R 7 milliards ; • Metro Express, R 17,2 milliards ; • Betamax, R 6 milliards. We can go on and on. I will go on for the sake of refreshing the memories of some. We have had episodes like Pack & Blister, Molnupiravir and ventilators during COVID-19. Not to forget the infamous Stag Party Saga, Patel Engineering, Neotown. Through my PQs, Madam Speaker, we have seen how asset stripers, here itself, Sattar Hajee Abdoula, amassed Rs287.2 million. Nundun Gopee – only yesterday, the hon. Prime Minister said – he was awarded a total contract work more than Rs3.4 billion rupees. At a time when we had a shortage of foreign currencies, Mr Navin Beekhary, was paid 50 % of his salary in USD. These financial criminals – I have added financial in front – dare to say we are committing a crime. Madam Speaker, okay, let us assume that we have committed a crime by changing the status quo, by disrupting a system. Mais il faut poser la question. Je vais emprunter les mots de l’honorable Attorney General – « À qui profite les crimes ? » If ever we are committing a crime by doing what we are doing, est-ce que cela profite au Premier ministre? Non ! Au DPM ? Non ! Les autres ministres ? Non même ! Et nous, les députés ? Encore moins. Nous sommes sur le terrain tous les jours. Madam Speaker, we cannot do politics throughout our mandate; we do politics during the campaign. And, once the campaign is over, no more politics. The interest of the country, the interest of the people matters. Alors si crime il y a eu, si jamais un crime aurait été commis, c’est la population qui sort gagnant, présente et futur. There is no such thing, Madam Speaker, as free lunch. Someone, somewhere will have to pay the bill. And, when it comes to public finance, everything – yes, I mean it – everything is paid by the tax payers. Even our salary here is paid by the tax payers. Madam Speaker, in this country, there are allowances from birth to death; from womb to tomb. Is this sustainable? In our days, we were poor, I was poor, very poor, yet, we were paying our SC and HSC exams. We were paying our transport to go to schools and colleges. In the last ten years, freebies have been given away à tour de mains, this cannot go on and on. This is unsustainable. Madame la présidente, d’après l’ex-ministre, monsieur Padayachy – « C’est un budget barbare et économiquement absurde. » Je trouve plutôt son commentaire qui est absurde. Pourquoi c’est barbare, monsieur Padayachy ? C’est barbare parce qu’on n’a pas imprimé R 180 milliards ? C’est barbare parce qu’on veut réduire la dette publique et le déficit budgétaire ? C’est à cause de ça que c’est barbare ? C’est barbare parce qu’on veut en finir avec ta façon de gérer l’économie, avec tes MIC, Menlo Park Ltd, Verde Frontier Solutions Ltd et les revenus de la CSG taxe ? Je dis bien, taxe ! L’ancien Premier ministre même a avoué que le CSG, c’était une taxe qui a été rendue à sec par l’ancien ministre des Finances. Madam Speaker, can anyone in this House tell me what the economic model of the previous government was? I will tell you. They allowed prices to rise, generate more revenue from taxation, allowed the rupee to depreciate and automatically the reserves in Mauritian rupee rose. They distributed such revenue recklessly and when that was not enough, they printed money to the tune of Rs180 billion. Madame la presidente, some so-called economists of the previous government are claiming how c the debt kept on rising since we took office. Let me remind them that the only non-budgeted expenditure as said by hon. Uteem, was that we undertook to pay the 14ème mois bonus. Otherwise, it is the budget of the previous government which will end on 30 June, this year. The expenses are mostly structural and we even had to pass a Supplementary Appropriation Bill of almost Rs23 billion because they failed to honour their expenses such as paying overtime for doctors in the Ministry of Health. Madam Speaker, how dare they say that reserves are overflowing while debts are soaring? Cela est absurde ! Ils ont ruiné ce pays. While we are discussing such an important, sensitive and game changing initiative, which is the reform of basic retirement pension, the hon. Leader of the Opposition, took the time of this august Assembly, next here, to make a fool. Of course, I won’t repeat what he said but I did overhear some here saying, pagla hogal ba! He dared to question how hon. Damry participated in the preparation of the budget. Quelle arrogance de sa part! We respect him as the Leader of the Opposition, even though he is a Best Loser, which is constitutional, we respect him. So, please, respect us. We are elected Members. Hon. Damry, as Junior Minister, has been tasked to do so. It could have been anyone else. Je pense que la défaite parfois rend des gens fous ! Madam Speaker, the budget is a financial plan that outlines how much revenue the government is expecting over the financial year and how they will be spent. When expenditure exceeds revenue, it is a budget deficit. And, it is the accumulation of such deficits that we call the national debt. As I said earlier, we have an unsustainable public debt to the tune of Rs642 billion representing 90% of the GDP and the budget deficit stood at 9.8% of the GDP. Even though we are being watched by Moody’s and other institutions, which all my colleagues before have spoken lengthily, yet, this budget has managed to maintain the revenu minimum garanti at R 20,000, maintain the Equal Chance Allowance, maintain CSG allowances to those on SRM register, adopt a gradual phasing out of certain allowances until 2027 and not abruptly. 81% of workers will no more pay income tax. Those of the lower income groups who are paying income tax will, henceforth, pay less than they were paying before. In order to generate a more equal and just society, the VAT has been eliminated on certain basic food items and here, I commend the work being by the hon. Michael Yeung Sik Yuen, to try to reduce or control prices as far as possible. We have imposed a tourist fee of 3 euros per tourist per night. Fiscal incentives granted to smart city promoters are being discontinued. Registration duty and land transfer tax will henceforth be 10%. There is a fair share contribution of 15% with annual income exceeding Rs12 million and 20% for income above Rs24 million amongst others. Rs800 million has been assigned to the Ministry of Agro-Industry and Food Security. You are the luckiest of all, hon. Dr. Arvin Boolell. For food security, Rs2 billion out of 10 that we promised, has been allocated to stabilise prices. We have also introduced the Performance Based Budgeting (PBB) to ensure efficiency, fiscal responsibility, accountability and transparency. Madam Speaker, this budget provides for parallel import of pharmaceutical products. I am very dear to that policy, to that measure which I feel should be gradually extended to other basic food items. Intellectual Property Rights (IPR) must go after a certain number of years. These junk pieces of law are protecting and creating monopolies. The Competition Commission and the Integrated Price Monitoring Information System, as mentioned in the budget, must see to it that there is no overcharging of consumers and no price collusion. Indeed, Madam Speaker, there is a cartelisation of different industries in Mauritius. I was told that competition leads to price cuts, yet we have dozens of banks practicing excessive charges and some making tens of billions of rupees of profits annually. This is absurd! The Competition Commission will also have to look into the price charged by private clinics. There are so many cropping up like mushrooms, yet charging prices which increase the blood pressure of already sick patients. Just have a look at who is behind private clinics like Artemis, Royal Green and Premium Care, to mention a few. Madam Speaker, while there are so many things in this budget, yet the crux of the budget remains the BRP. We could have chosen other avenues like raising the VAT to 20% or increasing the CSG tax to 10% or 12%. This could be a shortcut approach or a cowardice one. Madam Speaker, there is a time for everything. A time for largesses and gaspillages like they did. Yet they were “booted” – to use the words of our hon. Prime Minister – out because people cannot accept such dilapidation of public money. There is a time for the Rivière des Anguilles Dam which has finally come. There was a time when only asset strippers, judas and cronies were roaming around. A time to spend money that you do not have. A time to say enough is enough! A time to say business as usual is no more an option has come. A time to take bold, daring and game changing decisions has come. A time to take decisions not for popularity, but for posterity. Madam Speaker, there comes a time, but once in a lifetime, when a government must choose. This Government has chosen to act with boldness to put people first. Pou dir wi à une réforme de la pension universelle, mais bien sûr pas au détriment des plus vulnérables.

Madam Speaker

Hon. Member, I am giving you one more minute!

Mr Jhummun

I am almost finished.

Madam Speaker

One minute!

Mr Jhummun

Thank you. Accordingly, the Government has decided to set up two committees to look into how to not to do what they are pretending we are doing. Two committees to look how we can stand by the side of the vulnerable groups. Madam Speaker, I used to say there are three categories of people – 1. one who makes things happen. Like us here; 2. one who are watching things happening. Like those who have been booted out, and 3. one who asks what happened? Those who, tomorrow, will ask what happened? But I have identified a fourth group! The fourth group are those sitting at home and are on social media to criticise all that is not happening in this country. Virtual! Madam Speaker, when we stand here in l’hôtel du gouvernement and we look at Place d’Armes, we have one view. From outside when you look here, you have another view. I fully understand the people out there. Some are angry with use because we have not met zot dan prizon. Some are angry because our promises are taking time malgré nous. Some are angry because we are reviewing the BRP. However, the majority will understand us because they sent us here to make real, tangible and sustainable changes for this country and for its people. Thank you.

Madam Speaker

Hon. Venkatasami! (6.09 p.m.) Mr P. Venkatasami (Third Member for Quartier Militaire & Moka): Thank you, Madam Speaker.

Madam Speaker

Do not use other words than in English and French!

Mr Venkatasami

Sure.

Madam Speaker

Do not pretend like some of your friends are doing.

Mr Venkatasami

Sure.

Madam Speaker

Because, otherwise, it is going to be very difficult.

Mr Venkatasami

It is with an immense pleasure, immense sense of duty and humility that I am addressing this august Assembly today on the Appropriation Bill 2025-2026. Indeed, the hon. Prime Minister and Minister of Finance should be heartily supported for delivering an inspiring, balanced, responsible, serious and courageous 2025-2026 National Budget. We only came to understand the enormity of the mismanagement of the economy when the audit of the state of the economy was carried out. Madam Speaker, when our Government took office in November 2024, both the economy and the moral of the population were in dire need of new impetus. Under the prime ministership of hon. Dr. Ramgoolam, urgent national decisions were thus taken to restore confidence. The spirit of gloom, disgust, revolt, fear and defeatism that had prevailed during the previous government reign has now dissipated as a result of relentless efforts of our hon. Prime Minister and Minister of Finance and our hon. Deputy Prime Minister. Madam Speaker, over the last ten years, our country’s economic journey has been one of a nightmare. Indeed, if you look at the direction of the main economic indicators, each of them has significantly worsened. Our Mauritian rupee has collapsed against the foreign currency and our main importing currency, namely the US dollar since 2014. Madam Speaker, this is a nightmare journey of our country’s economy and its population have had to bear since 2014 as both the standard of living and the quality of life have significantly declined. The country was on a course for a direct crash as the pilot gave the control of the country to, we all know who! The cabin crew sat themselves down in first class while they forgot that their duty was to serve the population. It was indeed a sad last ten years where our population not only watched a horror story, but also lived through it. Now, the Government had to assuage the difficulties faced by the people and faced severe financial constraints. Madam Speaker, let me come to budget measures like research & development and innovations investment. The under-investment in Research and Development by the previous government was blatant. Hence, institution like the MRIC could not fulfil their full potential to foster innovation, improve our country’s productivity and increase our productive capital stock. Madam Speaker, I welcome the board and decisive measures to allocate an amount of Rs200 million towards research in our ministry’s aim at improving our policies. It is indeed imperative that other ministries are equipped financially to enable investment in research and innovation to improve the operational efficiency and the administration. Madam Speaker, we also need to ensure that a special unit within our ministry is set up to plan the allocation of the innovation fund and more importantly abide the strict implementation plan to achieve the targets. In fact, using best practices to project and manage initiative within each ministry will be essential in reaping the plan benefits of the respective investment. As our government has been mandated by the population in November 2024 – transparency, accountability and more importantly tangible and scalable results should be key across the management of the research fund. Moreover, the budget also make provision for all parastatal and state-owned enterprises to devise respective research and development and innovation plan which is aligned with the innovative Mauritius vision. Indeed, every organisation falling under the government’s responsibility should be equipped to devise the respective research and development and innovation plans. They will be responsible in forging innovation plans which will make their internal and external services more efficient. Ultimately, we want our population to benefit from improved public services such as less queues, less administrative waiting time, less missing files and documents and overall, more rapid and competent public services. Madam Speaker, as regard road safety, I warmly welcome the range of measures which have been announced to increase the traffic security of our country. Any road accident is one which could have been prevented if the previous government had made the right bold measures required. Madam Speaker, there will be a dedicated budget of Rs205 million which will be invested on making our roads safer indeed. Apart from sensitizing our drivers, we all need to focus on our pedestrians who are always reckless and tend to cross our roads where the danger is higher. I also welcome a reviewed version of the penalty point-based driving licence system which will be a major deterrent for our drivers to improve their attitude on the road towards a more defensive one rather than current, overconfident and aggressive one. The figures of the behind the point- based system is grounded on a behavioural correction and public safety. It is a system used worldwide to deter unsafe driving practices, encourage compliance with traffic laws and gradually escalate consequences for repeated offenders without immediate harsh penalties. When drivers are at risk of losing their driving licence, authorities, while encouraging better driving habit, might implement measures such as driver’s rehabilitation and improvement programs. These programs offer drivers the chance to reduce penalty points on the driving licence by completing a course in safe driving practice. In regard to labour market, Madam Speaker, the budget also make provision for a series of measures around the training, reskilling and upskilling of our population. In fact, the lack of more flexible practices is seriously affecting our workforce which are torn between family responsibilities and professional obligations. Unfortunately, the family and personal lives tend to suffer more as they struggle to care for their ageing parents and sometimes for unwell family members such as children. Madam Speaker, the previous government had promised a series of major amendments to promote flexible arrangement for our workers but poorly implemented them. Our government will not punish our workers any further and have thus announced that more flexible arrangement will replace the working of home regulation which will make a tangible difference in the work life. Regarding measures for woman empowerment, Madam Speaker, a key challenge to promoting the economic empowerment of women has been the access to preferential and flexible financing program. Hence, our government has listened to the proposal and reviewed the DBM Women Entrepreneur Loan Scheme. We cannot continue with a situation where our current and potential women entrepreneurs feel helpless on which door to knock access finance and support. The revised scheme will thus increase the maximum loan amount by 140% from Rs500,000 to Rs 1,200,000 and also increase the grace period of 18 months. More importantly, our women entrepreneurs will also benefit from personalized to support in terms of mentorship, marketing and networking. I believe that these supports should also be extended to financial management, business plan, cash flow preparation and sustainability management. Madam Speaker, now I come to my constituency No.8, Moka & Quartier Militaire. I welcome the provision that has been made in the Budget 2025-2026 for short-term project – (i) Setting up of incinerator at Quartier Militaire; (ii) Construction of Gentilly Bridge; (iii) Construction of drains and culverts at Camp Thorel, Petit verger branch Road, Kalimaye Road, Gentilly, Valetta and Quartier Militaire; (iv) Reconstruction of Cite Myosotis Bridge at St Pierre; (v) Construction of a cut off drain along motorway M3 in the region of L’Avenir. (vi) In the medium-term vision projects such as – (vii) Relocating the St Pierre traffic centre; (viii) Pulling down and reconstruction of social centres at Montagne Ory and St Pierre; (ix) Reconstruction of Carlton Bridge at Dagotière; (x) Cut off drain at Beau Bois; (xi) Link Road at La Laura; (xii) Renovation and upgrading of area health centres in Helvetia; (xiii) Bus terminal at Alma near Residence Lavande; (xiv) Link road from Alma bus terminal to Valetta. Madam Speaker, in November 2024, our government was entrusted a sacred mission by the overwhelming majority of Mauritians. However, we will only be able to steer back our country on the right track through firm and disciplined leadership and good governance of his government. In November 2024, the Labour Party, MMM, Rezistans ek Alternativ and Nouveaux Démocrates alliance is the best thing which could have happened to our country and we will leave no stone unturned to prove to the population. Madam Speaker, nobody can claim that this government has a magic hand to solve all the issues of the country left behind by the previous government. Unfortunately, the country lagged behind so much in every aspect of government affairs management that there is still a lot of room to achieve further social economic progress. Madame la présidente, mes amis ont cité tout à l’heure une citation, mais au risque de répéter, je vais le faire quand même. Un homme d’État est celui qui pense aux générations futures et un homme politique est celui qui pense aux prochaines élections. Dans ce gouvernement, nous avons de la chance d’avoir deux hommes d’État qui pensent à l’avenir du pays et à nos jeunes avant tout. I would like to pay a tribute to the hon. Prime Minister, Minister of Finance and the Deputy Prime Minister who both ensured that this budget fully reflects their personal philosophies of an inclusive and balanced social development of the economy. Even if tough decisions also had to be taken. I will end up here, Madam Speaker. Long live Mauritius!

Madam Speaker

Thank you. Hon. Junior Minister, Ms Foo Kune-Bacha! (6.24 p.m.) The Junior Minister of Youth and Sports (Ms K. Foo Kune-Bacha): Nous posons aujourd’hui la première pierre de la relance. Nous posons aujourd’hui la première pierre vers un avenir meilleur. Ce budget n’est pas juste une réponse à l’urgence de la situation, mais un projet de société qui regarde plus loin, plus haut et plus juste. Un budget qui aligne croissance, éthique et responsabilité. Après dix ans de chiffres faussés, de mirages économiques et d’illusion de feel good factor, le retour à la réalité est certes brutal. Le rapport, The State of the Economy, présenté en début d’année, en dit long. Il n’y a absolument aucune marge de manœuvre. Ils ont pratiqué une politique de terre brûlée. Les chiffres du déficit budgétaire et de la dette du secteur public ont été largement sous-estimés. Ils sont en réalité bien plus élevés que l’on faisait croire à la population. Madame la présidente, ce gouvernement aurait pu choisir la facilité, ce gouvernement aurait pu choisir des gains politiques, mais ce gouvernement a fait le choix, a eu le courage, au prix d’un mécontentement temporaire, de faire ce qui est nécessaire pour assurer des lendemains meilleurs et de ce qui a le mieux pour les générations futures. Nous avons un engagement envers le peuple mauricien. Nous avons un engagement envers la jeunesse mauricienne. Nous avons la responsabilité de laisser, après notre passage, un héritage digne à nos enfants. C’est exactement ce que nous faisons aujourd’hui. En effet, l’ancien régime qui se voulait socialiste et prétendait mettre l’humain au centre du développement, a géré l’argent du peuple avec légèreté, pour dire le moins. Aucune vision à long terme, zéro planification, des mises en scène d’initiatives pour des opérations koup riban, des largesses irréfléchies et irrationnelles. Voilà à quoi le gouvernement MSM nous avait habitué durant ces deux mandats. Et avec quel argent ? Un argent que nous n’avions pas, celui de l’illusion monétaire. Mais les Mauriciens ne se sont pas trompés. Ils ont bien constaté que les prestations sociales ne correspondaient à rien aux augmentations dans les supermarchés ou à la station d’essence. Résultat, grâce à l’amateurisme économique du précédent gouvernement, nous risquions d’être classé junk state par l’agence de notation Moody’s, ce qui aurait eu de graves répercussions sur la santé économique du pays et, par ricochet, sur le quotidien des Mauriciens. Un junk state veut dire moins d’investissements étrangers, et moins d’investissements mènent à la dépréciation de la roupie. Les importations deviennent plus chères, le panier de la ménagère coute plus cher et les factures augmentent. Moins d’investissement, c’est plus de dépenses pour l’État. Donc, potentiellement moins de soutien à la population. Les plus affectés seront les classes moyennes et les vulnérables. Moins d’investissement, c’est un ralentissement économique. Les entreprises peuvent être dans la contrainte à réduire leurs effectifs, qui pourraient donc mener à la perte d’emplois et au chômage. C’est aussi une détérioration probable des services publics avec moins de ressources pour financer l’éducation, la santé, l’eau, l’électricité. Voilà, les conséquences éventuelles d’une rétrogradation de Moody’s. En tant que gouvernement responsable, nous avons fait le choix de protéger l’ensemble de la population de telles catastrophes. Madame la présidente, au cours de notre mandat, comme annoncé dans le discours programme, nous viendrons avec le Fiscal Responsibility Act pour mieux encadrer les dépenses publiques. Pour l’heure, le présent budget fait provision de mesures pour plus de transparence et de bonne gouvernance. Le fait que le rapport du directeur de l’audit pourra finalement être débattu au sein de cette Assemblée et que les institutions concernées puissent mener des enquêtes, constitue un pas dans ce sens. Année après année, le rapport du directeur de l’audit met en lumière les milliards de roupies de gaspillage, et ce gaspillage représente ces précieuses ressources qui auraient pu être utilisées pour des services essentiels. C’est dans le juste ordre des choses que les élus du peuple puissent questionner l’utilisation de l’argent du peuple. De même, intégrer les fonds spéciaux au Consolidated Fund abonde dans le même sens, car le Parlement aura un droit de regard sur les caisses de l’État. Il est aussi à saluer l’attention accordée à améliorer notre système de statistiques, car un mauvais diagnostic conduit forcément à un mauvais remède. Et je dis remède parce que notre économie est malade, malade du manque de vision du précédent régime qui a privilégié des mesures électoralistes éphémères plutôt que des solutions courageuses à long terme. Continuer dans cette direction aurait été synonyme d’hypothéquer l’avenir de la jeunesse, car il en faut du courage pour assumer l’impopularité des décisions devant lesquelles d’autres ont fui dans le passé. Et je fais ici allusion à la réforme de la pension de retraite. Depuis près de deux décennies, les experts tirent la sonnette d’alarme quant à la non- durabilité de notre système de pension universelle, car la population vieillit. Notre espérance de vie augmente et le rapport actif retraité rétréci. Dans sa forme actuelle, la Basic Retirement Pension creuse une inégalité et une injustice profonde entre les générations. Nous comprenons parfaitement les protestations. Nous comprenons des réticences d’un tel changement, tant l’âge de 60 ans représente une étape de vie, synonyme de reconnaissance et de repos. Ce gouvernement n’a pas été insensible aux réactions légitimes et critiques. Des critiques qui rappellent la réalité des Mauriciens, surtout ceux qui exercent métiers pénibles, ceux qui survivent de la pension – les femmes aux foyers. Le gouvernement les a entendus. Mais la politique en faveur des ainés ne se limite pas à la pension. Elle concerne aussi et surtout la santé. À ce sujet, il est à noter positivement le doublement des fonds consacrés à la formation et au renforcement des capacités dans le système de santé, car la modernisation de notre système de santé est une urgence. Et parlons de modernisation, Madame la présidente. Avec l’intelligence artificielle, une révolution digitale est en marche. Maurice se doit de monter dans ce train. Le gouvernement ambitionne de favoriser la transition digitale d’ici 2029 et le budget pose les bases de cette accélération technologique. Et afin d’accompagner nos jeunes, Madame la présidente, ce Budget vise à créer les conditions d’une prospérité durable afin de retenir les fils et les filles de notre République notamment avec le Future Fund. Et ce fonds, constitué à partir des contributions découlant de l’accord de la rétrocession des Chagos, a pour vocation de préparer l’avenir à travers cinq pôles de croissance qui sont – • la sécurité alimentaire ; • la transition écologique ; • l’économie bleue ; • l’intelligence artificielle, et • l’entreprenariat. Madame la présidente, l’une des particularités des crises est de mettre en évidence nos fragilités. Ce fut le cas avec la crise Covid qui a mis à nu notre souveraineté alimentaire et le gouvernement d’alors était plus occupé à surfacturer un médicament ou à passer des lois liberticides alors qu’une crise sociale nous pendait au nez. Et c’est dans cette optique que le Budget fait provision de R 800 millions pour moderniser l’agriculture. La terre nourrit son homme et sa femme bien sûr. Mais nous devons la protéger, car les conséquences du changement climatique se font sentir et Maurice, étant un petit État insulaire, est plus vulnérable. Ayant pris cela en considération, le Budget prévoit R 3,3 milliards au ministère de l’Environnement en mettant l’accent sur la lutte contre l’érosion côtière, la pollution marine et la gestion des déchets. Avec notre souveraineté retrouvée sur les Chagos, Madame la présidente, la République de Maurice se positionne comme un État océan. L’économie bleue est un océan d’opportunités. Contrairement à l’ancien régime, nous, nous n’allons pas laisser passer cette chance de la développer. Madame la présidente, avec ce Budget, le gouvernement veut encourager la culture de l’effort comme dans le sport où la victoire s’arrache par le sacrifice, la discipline et le travail. Et c’est pour cela que nous encourageons la participation des jeunes et des femmes. Et, à ce propos, le Budget s’engage à rendre le marché du travail plus accessible aux femmes grâce à des modalités de travail flexibles et à faciliter l’emprunt pour les femmes entrepreneures. Investir dans les femmes et les filles, c’est accélérer le progrès. Madame la présidente, le développement d’un pays passe aussi par une population en bonne forme. Un peuple en bonne santé dans son corps et sa tête, c’est une nation qui avance. L’ancien président du Burkina Faso l’a dit, nous avons besoin d’un peuple sain, vigoureux et audacieux, et le sport offre un cadre idéal pour élever chez nos jeunes ces vertus. Et animé par l’envie de voir une jeunesse qui se bouge et qui bouge, le Budget prévoit une enveloppe record de R 1,1 milliard pour le ministère de la Jeunesse et des Sports et cela s’ancre dans notre vision de faire du sport un pilier central de notre nouvel ordre social en investissant dans le bien-être de nos citoyens. Madame la présidente, nous finalisons aussi la nouvelle loi sur le sport – • qui a pour objectif que les jeunes talents soient mieux identifiés, encadrés et promus dès leur plus jeune âge ; • pour encourager une pratique régulière du sport et contribuer à réduire les maladies non-transmissibles ; • pour promouvoir un mode de vie sain dès l’école ; • pour que le sport devienne un outil puissant de lutte contre les discriminations, la violence et les fléaux et pour que le sport inculque les valeurs essentielles, les valeurs citoyennes ; • pour stimuler l’économie du sport pour qu’elle ouvre la voie à la professionnalisation du secteur sportif ; • pour que les fédérations sportives soient mieux structurées et leur permettre d’être plus performantes ; • pour permettre à nos athlètes de briller encore plus sur la scène régionale et mondiale ; • pour garantir la bonne gouvernance et l’éthique au sein des fédérations, et • pour protéger les droits des athlètes. Madame la présidente, ce Budget amorce en réalité un changement radical de cap économique. Là où l’ancien régime avait basé notre économie sur la consommation, nous, nous misons sur une économie de production, d’investissement et d’innovation afin de bâtir les fondations d’une croissance durable. Madame la présidente, une économie basée sur la consommation, qui remplit ses caisses avec la TVA, est profondément inégalitaire parce que la TVA est une taxe sur toute la population indistinctement et ce sont les plus modestes et les plus vulnérables qui en souffrent. Et ce Budget a fait le choix de ne pas accabler davantage la classe ouvrière. D’un côté, nous nous sommes engagés à ne pas augmenter la TVA et à enlever la TVA sur certains aliments, et de l’autre, nous accordons un soulagement fiscal à 81% d’employés qui ne paieront pas d’impôts, et la majorité des jeunes qui sont en emploi se retrouvent parmi ces bénéficiaires. Et pour l’heure – j’ai bien dit, pour l’heure –nous demandons aux plus privilégiés de contribuer leur juste part et de participer à la hauteur de leur moyen à la solidarité nationale. Madame la présidente, je ne pourrais clore mon intervention sans dire quelques mots sur ma circonscription, Beau Bassin-Petite Rivière, une circonscription que, avec mon colistier l’honorable Rajesh Bhagwan, nous chérissons comme notre propre maison. J’exprime ma profonde gratitude envers mes mandants pour ce renouvellement de confiance et de m’avoir, cette fois, donné la possibilité de servir en tant que députée de la majorité et d’avoir les moyens d’apporter les améliorations et le développement à la circonscription attendus depuis longtemps. Madame la présidente, ce Budget est un changement de culture qui rompt avec l’idée d’un Père Noël de juin. Nous rompons aussi avec la dictature du passé, avec les persécutions du passé, avec le règne par la peur du passé. Là où l’autre avait confisqué notre liberté, nous la rendons. Là où l’autre s’est engagé pour se servir, nous, nous nous engagerons à servir. Ce Budget est une déclaration de courage, de responsabilité et de relance. Ce Budget est un tournant, il n’efface pas les difficultés, mais il ouvre un chemin vers un horizon nouveau. Il ne promet pas l’impossible, mais il reconstruit notre pont vers un avenir meilleur, plus juste et plus fort. Je vous remercie.

Madam Speaker

Yes, hon. Minister! Mr Ramful! (6.42 p.m.) The Minister of Foreign Affairs, Regional Integration and International Trade (Mr D. Ramful): Thank you, Madam Speaker. Madam Speaker, I was looking for a quote that would fit the context in which this debate is taking place, and I think, I found one which is short, sweet but very instructive, and more importantly, it is a message for the demagogues of the MSM. It goes like this, Madam Speaker – “By failing to prepare, you are preparing to fail.” This is exactly how the MSM has been running the country for the past ten years. Les dirigeants du MSM passaient leur temps à faire de la politique populiste au détriment de l’état financier du pays. Ils avaient peur de prendre des décisions difficiles et courageuses. Ils préféraient d’anesthésier la population avec des allowances et aussi d’euthanasier les opposants politiques avec des provisional charges. Parce que, Madame la présidente, leur seul objectif était de se tenir au pouvoir. On sait maintenant pourquoi ils aimaient tant le pouvoir. C’était afin de s’enrichir et de leurs acolytes. Chaque semaine, Madame la présidente, on a été témoin pendant la PMQT, on a témoigné comment et on témoigne toujours comment la caisse de l’État a été dilapidée et l’argent des contribuables distribué à des proches du MSM. Aujourd’hui, c’est le monde à l’envers ! Quand on veut mettre de l’ordre, ils se comportent comme de vrais démagogues. Ils essayent de manipuler l’opinion publique comme si c’était nous les responsables. Ils sont, eux, les vrais pyromanes qui veulent maintenant passer pour des pompiers. Madame la présidente, un citoyen responsable, qui a à cœur l’intérêt de son pays et qui est conscient de l’avenir de son enfant, serait d’accord que vu l’état de nos finances et les défis qui nous guettent, on n’a pas de choix. Il faut que nous agissions. Il faut le faire maintenant. Sinon, cela risque d’être trop tard pour le pays. Madam Speaker, a nation that fails to prepare for the inevitable is bound to fail. There are so many examples of countries that have lamentably failed in the recent past because, for the sake of popularism, their governments refused to see the obvious and refrained from taking bold decisions when they were required to do so. Greece, Sri Lanka, even Ghana are just a few examples. Maybe, Madam Speaker, for those who do not realise the context in which this budget is being presented and who are still not convinced yet about the indispensability of some of the measures that have been presented in the budget, especially on the question of pension reform, we should perhaps take some time and remind them of the common factors that have caused the economies to go down to their knees. Allow me, Madam Speaker, for the sake of enlightening our fellow citizens, to mention a list of some of the ingredients of this economic recipe that brought down these countries to their knees – (i) excessive government spending. Often, in excess of revenue; (ii) high level of public debt; (iii) high level of debt servicing; (iv) recurrent budget deficits; (v) high inflation rates; (vi) government persistence to resort to money printing in order to meet their spending; (vii) misrepresentation of the debt level and fiscal data. Go and check Sri Lanka; (viii) lack in export competitiveness; (ix) widening trade deficits; (x) massive exodus of brain drain, and (xi) finally unsustainable pension funds. The population will agree; everybody can go and check, these factors form the common thread that have created havoc in some of those countries. Madam Speaker, it is an undeniable fact that all the elements that I have listed are glaringly present in the structure of our economy today. I am not saying this; the official figures are there to show! Not the figures of Padayachy. The official figures are there to show without any doubt that the MSM has left this country in a real mess. Let me just make reference to a report that just came out yesterday. The IMF Executive Board’s Press Release came out yesterday, Madam Speaker. What does it say? Of course, they didn’t take into account the provisions of the budget. But, perhaps, they took into account the erroneous figures of Padayachy! Anyway, look at what they say about Mauritius, I quote, Madam Speaker, if you will allow me – “Mauritius is facing fiscal and structural challenges from high public debt, significant public investment needs for climate, low productivity, and [more importantly] an ageing society. Risks to the outlook are on the downside, including from high global uncertainty, highlighting the importance of addressing fiscal and external imbalances to increase the resilience of the economy.” On the pension system, this is what IMF says – “The pension system reform remains the key to support fiscal sustainability, especially given the ageing of Mauritius population.” We are not reinventing the wheel, Madam Speaker. Everything is there! The report from the IMF is telling us that we have to address our pension system. Madam Speaker, so, what happened during the MSM era? Many of my colleagues have said it before me, but I think it needs to be repeated for the population to know in what mess we are in. Our debt has increased to an unsustainable level of R 642 milliards from R 251 milliards when we left the government in 2015! People should understand and Mauritians should understand that a small vulnerable country like Mauritius cannot sustain such a debt any longer. Not only have they put the country on the verge of bankruptcy, but they even wiped out all the funds of our public institutions and parastatals. CEB, Wastewater Management Authority, CWA – I am sorry for my colleague, hon. Patrick Assirvaden – STC, Metro Express. They have even laid their dirty hands on our foreign reserves. We can see the va et vient dans les bureaux de la FCC. L’image de la STC et de la MIC a été entachée par des cas de passe-droits et de corruption. Ces institutions étaient devenues des money-making institutions pour les dirigeants du MSM. Our debt to GDP ratio is at 90%. For, Small Island Developing States like Mauritius, the acceptable level of debt to GDP ratio is 60% maximum. What it means is that the higher your GDP ratio, the more likely that you will default on payments of your debt. This is what Moody’s has been telling us – not now, not in January, pas cette année si, Madame la présidente, depuis 2020, when our ratings were Baa1 at that time. We were downgraded to Baa2 in 2021, to Baa3 in 2022. And, what did the government of the time do? What did they do? The MSM did nothing, even they did the contrary. They did contrary to what Moody’s asked them to do. And, you know what they did? They continued to borrow. They continued to borrow. Would you imagine? Moody’s is warning them to stop borrowing, that our debt had reached an unsustainable level. You know what they did? En 2022, if you look in the Budget Estimates, they took R 10.9 milliards from African Development Bank. They took R 11.3 milliards from International Bank for reconstruction and development. That was in 2023/2024. And, last year, they took Rs11.252 billion, again from the African Development Bank. And, all these loans, you know what they were taken for? For budget support! For budget support, to pay for recurrent expenditure. So, this is how they ignored completely Moody’s recommendation. Our debt servicing alone is consuming R 21.8 milliards, that is, out of a Rs180 billion of revenue that we produced last year, Rs21.8 billion went for the payment of, interest only, on our loans. Instead of spending money to improve our health sector or to give decent education to our children, what are we doing? We were using 30% of what we earn to pay for the loans accumulated by the previous government. We have witnessed a recurrent budget deficit under the previous government – recurrent, consistent, with a record high deficit of 9.8 % of GDP ratio representing Rs70 billion. It means that we have been overspending above our revenue and this has been a recurrent feature, for many years now, under the previous government. And, this has obviously contributed largely to our debt today. Madam Speaker, one should not be an expert to understand that our fiscal situation was overstretched. Not only do we have an unsustainable debt but we have been spending above our means since years now and a large part of what we earn was used to pay back our loans. What did they also do, Madam Speaker? Since there was fiscal pressure on the MSM government to borrow, or not to borrow plutôt, the supposed independent Bank of Mauritius printed money – R 180 milliards, to finance the budget of the MSM. Vous imaginez, la Banque de Maurice, qui est supposé de préserver nos réserves, started printing money to put in the budget for the MSM government because they were bankrupt. They have given everything away. This has contributed to excessive and deliberate depreciation of our currency. Since 2019 to 2024, our rupee has eroded by 30% against the dollar, 28% against the euro and 30.5 % against the pounds. Depreciation of our currency led to high level inflation – 7% in 2023, eroding the purchasing power of all Mauritians. Worst still, they misrepresented the fiscal data as mentioned by the Prime Minister, in the State of the Economy Report. And, they made unrealistic estimates. And, you know what happens when you make unrealistic estimates or you erroneously or deliberately give false figures? You lose trust from investors. International banks will not give you loans; you are not credible. For the last fiscal year, they had projected that the revenue would be R 206 milliards when in fact it was R 180 milliards, leading to a short fall in revenue of about R 28.3 milliards. The total expenditure, also, was higher by R 14.9 milliards. They estimated the budget deficit to be 3.4 % to GDP ratio, when in fact, it was 9.8%. Vous imaginez quel type de ministre des Finances on a eu ? Raté complètement ça ! 3.4 % and when it came out to be 9.8%., they forecast that the public sector gross debt level would be around R 574 milliards, 71% to GDP ratio. When, in fact, it was 90% to GDP ratio. They even purposely overestimated the growth rate. By far, the real GDP growth rate stands at 3.9% only as opposed to an unrealistic growth rate of 7%. This was being done dishonestly to hide the real fiscal data from the international organisations. Our trade deficits have been widening, year in year out, with surging imports and decreasing exports. Today, our trade deficit stands at a staggering record of R 210 milliards. Our pension fund has become unsustainable. The Prime Minister said it yesterday. Our Basic Retirement Pension is at a record level of R 55.4 milliards representing 24.5% of our recurrent expenditure, and 30.6 % of our recurrent revenue – that is, for every Rs100 that you earn, you pay Rs30 as pension. How do you sustain this, especially with the increasing ageing population and the shrinking working class? All these failing economies that I have mentioned, be it Greece, Sri Lanka or Ghana, had to bring substantial reforms to their pension plans to bring their economy back from the ICU. Madam Speaker, I have taken the liberty to detail out these economic indicators so that the population is conscious about the catastrophic state in which the previous government left the country. These elements are the undeniable cracks in the structure of our economy, left by the previous MSM-led government and, which we are being called now upon to repair. And, people should know; they should be conscious of the fact that if we don’t act now, we are going to join these failing economies in the years to come. Madam Speaker, le Parti travailliste a été l’architecte même du welfare state. L’éducation gratuite pour tous les étudiants, les services de santé gratuits pour tous et la pension universelle pour tous les retraités sont toutes les réalisations du Parti travailliste. Le MMM s’est engagé activement dans la lutte syndicale pour défendre et faire respecter les droits de tous les travailleurs de ce pays. Rezistans ek Alternativ est un parti de la gauche, et les Nouveaux Démocrates œuvrent pour le social. Ce n’est pas avec gaieté de cœur que nous nous apprêtons à réformer la pension universelle. On est dans une situation financière difficile. Ce n’est pas notre faute si le plan de pension non contributif et aussi contributif sont insoutenables. C’est par la faute du MSM que nous sommes dans cette situation. Les deux comités mis en place par l’honorable Premier ministre afin d’étudier la question vont sans doute trouver une solution pour les plus nécessiteux. Mais on ne peut pas laisser la situation empirer. Nous avons une responsabilité envers les jeunes d’aujourd’hui et les futures générations de redresser la situation financière du pays. Mais ce qui nous agace, c’est que les mêmes démagogues qui ont ruiné le pays pendant des années et qui ont laissé la situation empirer par peur d’être mis hors du pouvoir osent aujourd’hui nous pointer le doigt. But it will be remembered! They will be judged by future generations. History will recall that during these challenging times, the MSM and its acolytes cowardly chose the path of populism to lead the country to the ring while the Labour Party, the MMM, Rezistans ek Alternativ and Les Nouveaux Démocrates chose the path of bravery, not only to save the country, but to bring the country to glory! The country is blessed that at such an opportune time, the population has chosen hon. Dr. Navin Ramgoolam and hon. Paul Raymond Bérenger to gear this country out of the ditch in which the MSM has left us. For my colleagues politicians who are still in doubt or who are tempted par la politique du populisme, I have the question for you to ponder upon: what is the point of spending your political life shying away from your responsibilities and your principles when your country really needs you to defend its interest now? Think about your country! Think about the future of your country! Think about the future of your children! If we do not make the right choice now and lay a solid foundation at this point in time, we will regret that we ever had the opportunity to contribute towards building a resilient future for our children! I will also make an appeal to the population do not get swayed by demagoguery. The MSM has always thrived on fake news and demagoguery. Et on me dit qu’ils sont en train de se mobiliser. Ils mobilisent leurs agents politiques pour rejoindre vous savez qui ? La mobilisation des syndicats de ce samedi. Comment osent-ils marcher aux côtés des syndicats alors qu’ils ont démantelé le fonds de la pension de tous les travailleurs de ce pays ! An hon. Member: Shame on them!

Mr Ramful

Comment osent-ils de se regarder dans les yeux alors qu’ils ont taxé tous les travailleurs de ce pays par la CSG ? Comment peuvent-ils se manifester ensemble alors que Padayachy a engouffré la caisse de la CSG pour des raisons purement politiques ? An hon. Member: Savat dodo!

Mr Assirvaden

… savat dodo laba!

Mr Ramful

Madame la présidente, aujourd’hui, le MSM se présente comme un loup dans la peau d’un mouton. Ils prétendent comme si c’est nous les responsables alors que ce sont eux qui ont abdiqué devant leur responsabilité vis-à-vis de la nation. Ils le savaient déjà. Pas maintenant, ils le savaient déjà depuis 2021, que la situation financière du pays était insoutenable et qu’il fallait prendre des décisions difficiles. They knew already of the serious structural cracks in our economy. But as cowards always, they chose to do nothing. In fact, they did the contrary ! Et là, je me réfère au World Bank Report d’avril 2021. Le rapport qui a été gardé dans le tiroir de Padayachy depuis 2021, Through the Eye of a Perfect Storm - Coming Back Stronger from The COVID Crisis. Let us have a look. I will just read a few paragraphs with your permission, Madam Speaker. Vous vous imaginez, Padayachy avait reçu ce rapport en 2021. Qu’est-ce que ce rapport dit ? Au paragraphe cinq, il résume tout – “5. The shocks of 2020 came at a time when serious structural cracks were beginning to appear in the foundation of Mauritius’ long-term growth model. Even prior to Covid-19 and other events of 2020, Mauritius was on an increasingly fragile development trajectory. Four interrelated challenges emerged over the past decade.” Ils ont résumé les quatre défis qui guettent le pays et qui vont affecter notre situation financière. They listed those four challenges – “A growth trajectory increasingly driven by consumption, with a declining share of investment, and stagnating capital productivity;” They were telling the Minister Padayachy, your economy is being financed by consumption. You have to change your policy! Mais qu’est-ce qu’ils ont fait pendant les dernières cinq ans ? Ils ont pompé la consommation. Donner des allowances ! Pourquoi ? Parce qu’ils ne produisaient rien ! They were relying on the poor people to consume, while they were filling their coffers avec l’argent de la TVA. This is how they have been running the country depuis cinq ans. Le deuxième challenge – “A sustained loss in overall export competitiveness.” Ils ont dit que notre export n’est plus compétitif. C’est pour cela qu’on a un si wide trade deficit. Rien n’a été fait ! Le troisième challenge – “Continuous fiscal deficits combined with limited growth effects of public expenditure, resulting in rising levels of public debt to GDP.” Depuis 2021, le World Bank dit à Padayachy que you have an unsustainable public debt qu’il faut corriger. You have to stop spending. But then, Padayachy comme il est, kept borrowing, kept borrowing and kept borrowing. Là, je vais faire un appel à nos retraités. Regardez depuis 2021 ce que la Banque mondiale nous dit. Le quatrième challenge – “An ageing population and increasing friction in the labour market, resulting in high structural unemployment and inactivity rates, rising skills shortages and labour income inequality, and exclusion in particular of low educated women and youth.” Et au paragraphe 17, concernant the ageing society, il dit que – “Mauritius is a rapidly ageing society, which is causing pressure on both the labour market and social security system” Ils sont même venus recommander comment il fallait reformer le système de pension – “A fundamental pension reform while politically difficult could bring the old age system in Mauritius in line with international best practice and balance fiscal sustainability with benefits adequacy”. Ils viennent de dire – “This could be accomplished in a fiscally sustainable manner under a hypothetical scenario where the eligibility age for BRP would begin to rise at the rate of six months per calendar year for 2021 onwards until it reaches 65 in 2030 in line with the retirement age for contributory benefits.” We are not inventing the wheel. It was said to the MSM government back in 2021 that you have to reform the pension system. What did they do? Qu'est-ce qu'ils ont fait? Les poltrons ! Madam Speaker, vous savez j’ai pris la peine d’expliquer pendant mon discours que la situation financière du pays qui nous a été légué par les MSM est malheureusement très difficile. Il a fallu du courage pour venir avec un tel budget. Madame la présidente, seules deux visionnaires audacieux, de la carrure du de l’actuel Premier ministre et aussi du Deputy Prime Minister peuvent changer la destinée de ce pays et de ce peuple. Les dirigeants poltrons et capons du MSM continueront malheureusement à faire de la démagogie. Nous nous avons une vision et un objectif et en cinq ans, nous tracerons ensemble l’avenir de ce pays et de nos enfants. Madam Speaker, I do not know if I have got enough time but I would like, with your permission, to say a few paragraphs on my Ministry.

Madam Speaker

You have it enough.

(Interruptions)

Qu’est-ce qui est marrant là-dedans ? Allez-y.

Mr Ramful

Madam Speaker, allow me to say as far as my Ministry is concerned, our foreign policy has moved to another level since this government came to power beyond comparison from the previous government. In line with our commitment toAU, the African union, the hon. Prime Minister led a delegation, his first visit abroad to attend the AU summit. The theme was “Justice for Africans and People of African Descent Through Reparations” and this is of particular significance for Mauritius as it coincides with the historic agreement signed on 22 May 2025 between the UK and the Republic of Mauritius over the sovereignty of the Chagos Archipelago. The participation of the hon. Prime Minister in the fifth summit of the Heads of States and Government of the Indian Ocean Commission on the 24 April 2025 on the theme “Sécurité et souveraineté alimentaire pour le Développement du marché Océanique” shows the commitment of this government towards regional integration. In line with the government commitment on climate diplomacy, the hon.Prime Minister also participated in the third United Nations Ocean conference held in Nice. The hon. Prime Minister availed of his presence to call on the President of France to elevate our bilateral relations between the two countries. The visit of Prime Minister, Shri Narendra Modi on the invitation of our Prime Minister as chief guest for National Day celebrations is a testimony of the unique relationship which binds Mauritius and India. Currently Mauritius is participating in the Expo 2025 in Osaka, Japan which is from 13th of April to 30th of October under the theme “Designing future society for our lives”. Japan is regarded as one of key development partners for Mauritius and we are looking forward to reinforcing that relationship in the near future. China has been a steadfast partner in our journey towards progress, providing crucial support in various sectors. We are firmly committed to building on this solid foundation and proactively exploring new avenues to deepen and diversify our partnership for mutual benefit. Europe has a special place in the socio-economic development of Mauritius and continues to play an important role in the socio-economic transformation of Mauritius through trade partnership, investment and a massive flow of tourists. Notwithstanding the opportunities of higher learning and capacity building, we are apparently in the process of finalizing the economic partnership agreement with the EU and Eastern and Southern African states. We also hosted the first Mauritius EU partnership dialogue under the SAMOA Agreement. With the United Kingdom, we have currently concluded the United Kingdom Eastern, Southern Africa Economic Partnership Agreement. However, in the context of the Chagos deal, we have also agreed upon a strategic partnership agreement which will be implemented very soon. Our engagement with the United States is equally ongoing especially on the tariff negotiations and we are optimistic of concluding our negotiations very soon. I wish to also place on record, Madam Speaker, the enormous assistance being provided by the United Nations and its organs in various ongoing projects. It is also important to highlight that my Ministry is working on a Foreign Service Bill which will professionalise –I think the Deputy Prime Minister would be Happy – the Ministry of Foreign Affairs and the conduct of foreign diplomacy. Lastly, we have also commissioned a study on the benefits of all the free trade agreements currently in force in Mauritius. This was about my Ministry, Madam Speaker. I would end.

Madam Speaker

I think you said your constituency.

Mr Ramful

No, now I am embarking on my constituency. I have only a few words for my constituents of Mahebourg/Plaine Magnien.

Madam Speaker

You have three minutes.

Mr Ramful

They have, since 2015, gone through tough times. Their region was deprived of community development projects. The local authority covering your area when I am addressing them was deprived of financial means. Your children were deprived of opportunities given to the MSM agents and you were treated as second-class to the MSM people but you stood strong and firm as loyal supporters of L’Alliance du Changement. The time has now come for you to reap the benefits of your sacrifice, patience and loyalty. Although, I am a staunch supporter of Manchester United; let me tell you that you will never walk alone. Thank you.

Madam Speaker

Thank you, hon. Minister.

Dr. Ramtohul

Madam Speaker, I beg to move for the adjournment of the debate. The Deputy Prime Minister rose and seconded. Question put and agreed to. Debate adjourned accordingly.


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