Republic of Mauritius · National Assembly2024–2026 · 26ᵉ THERE MAY BE ERRORS OR INCONSISTENCIES Wednesday, 20 May 2026

The Hansard Record

Parliamentary Questions, in full — public, searchable, copypastable.
Motion · Friday 21 February 2025 Motion

GOVERNMENT PROGRAMME 2025-2029

Proceeding
Motion
MOTION
Sitting
Friday, 21 February 2025
Item 5 of 7

The proceeding, in full

GOVERNMENT PROGRAMME 2025-2029 Order read for resuming adjourned debate on the following motion of the Second Member for Quartier Militaire & Moka (Dr. Ms B. Thannoo). “This Assembly resolves that the Government Programme 2025-2029 presented to this Assembly on Friday 24 January 2025, copy of which has been circularized amongst Honourable Members, be and is hereby approved.”

Madam Speaker

Mrs Babooram, yes. Hon. Junior Minister! (3.39 p.m.) The Junior Minister of Gender Equality and Family Welfare (Ms A. Babooram): Madame la présidente, je me tiens debout dans cette auguste Assemblée pour rendre hommage à la femme mauricienne, mais surtout à celles qui ont été victimes de violences sous toutes ses formes. Nombres d’entre elles ont été dépouillées de leurs droits, de leur joie de vivre et pour certaines même de leur vie. Nous avons témoigné de plusieurs cas d’infanticide et de maltraitance envers les enfants. La drogue et d’autres fléaux rongent nos familles. Tout cela signifie que notre société a besoin d’aide et notre gouvernement du changement compte répondre à ces nombreux besoins. Madame la présidente, je saisis également cette occasion pour féliciter tous mes collègues parlementaires pour leurs élections. Cependant, nous devons reconnaître que la récente campagne électorale a été particulièrement difficile pour les femmes n’appartenant pas au MSM. Plusieurs de mes collègues candidates de l’Alliance du Changement, à l’instar de Rubna Daureeawo, Veronique Leu-Govind, Babita Thannoo, Karen Foo Kune-Bacha, Joanna Bérenger, Anabelle Savabaddy, et moi-même, avons subi des attaques infondées et malsaines durant la campagne électorale de 2024. Toutes ces attaques provenaient du ‘Mouvement Sans Moralité’, le MSM et ses acolytes mais, quand la femme veut, la femme peut ! Nous sommes toutes élues aujourd’hui. Madame la présidente, je suis particulièrement reconnaissante envers mon leader, le Dr. Navin Ramgoolam, qui est à nouveau le Premier ministre de tous les Mauriciens, pour m’avoir fait confiance alors que certains disaient à mon égard : “She does not tick any box.” Les critiques acerbes, les méchancetés et les campagnes de dénigrement dont j’ai été victime n’ont pas réussi à changer le cours de ma destinée. Je me suis en fait inspirée de notre lion, le vrai Lion, celui qui n’a jamais fléchi devant ses adversaires, qui a fait preuve d’une force de caractère, de résilience et d’une persévérance extraordinaire. Les hyènes ont certes fait des grimaces mais, ils ont dû fuir quand le lion est arrivé. The lion is still King! Comme le disait si bien l’ancien président américain, Theodore Roosevelt – « Ce n’est pas les critiques qui comptent. Ce qui compte, c’est celui qui se jette dans l’arène et qui se bat vaillamment jusqu’au bout. » Je remercie aussi la circonscription numéro 11 de m’avoir donné l’opportunité de servir comme leur député et comme Junior Minister de la République. J’avais seulement 16 ans lorsque je faisais mes premiers pas au sein du Young Labour. J’ai grandi avec les valeurs socialistes du Parti travailliste qui est le deuxième plus grand parti dans l’océan Indien après l’ANC de Nelson Mandela et auquel je suis fière d’appartenir. Je servirais avec la même conviction et le même engagement qui ont toujours animé nos tribuns et nos dirigeants. Je n’ai aucun doute que mes deux collègues députés de la circonscription numéro 11, l’honorable Ashley Ramdass et l’honorable Manoj Seeburn, feront de même. Après tout, nous avons toujours travaillé comme une équipe soudée. Madame la présidente, à ce stade, je voudrais attirer votre attention sur un fait crucial. Dans une société patriarcale, la femme est bien souvent considérée comme le symbole de la dignité familiale. Si vous souillez sa réputation, vous déshonorez toute sa famille. C’est pour cette raison que de nombreuses femmes, pourtant très capables, ne s’engagent pas en politique active. Mais la femme a toute sa place dans notre société, dans toutes les sphères, y compris la politique. Ce programme électoral marque l’avènement d’une nouvelle ère où la femme ne devra plus se battre pour avoir sa place. D’ailleurs, votre élection comme Speaker en témoigne suffisamment. Je profite de cette occasion pour vous féliciter car vous accomplissez vos fonctions avec excellence et nous en sommes tous fiers. Notre programme électoral prévoit également l’institution d’une Constitutional Review Commission qui fera des recommandations pour plus de représentation féminine au Parlement. Mais qui dit politique dit aussi finances. Il faut que la femme soit économiquement indépendante. Nous constituons plus de 50 % de la population mauricienne et nous ne sommes pas des second class citizens. Nous avons des droits et ces droits sont des droits humains qui doivent être respectés. Je salue donc l’initiative de notre gouvernement qui prévoit d’amender la Constitution pour inclure les droits socio-économiques afin de permettre à chaque mauricienne et à chaque mauricien de gagner sa vie dignement. Notre programme vise aussi à créer plus d’opportunités d’emploi pour les femmes et à garantir une politique de parité salariale. L’introduction d’un congé parental pouvant aller jusqu’à un an, combiné avec le flexitime et le Work From Home Schemes, permettra aux mamans de s’occuper de leurs enfants tout en maintenant une activité professionnelle. L’allaitement maternel ne posera plus d’inconvénients. Toutefois, un cadre légal devra être mis en place pour assurer que les employeurs ne pénalisent pas ces femmes dans l’accès à l’emploi. Lors d’un entretien, un employeur ne devra plus avoir le droit de demander à une femme si elle est mariée ou si elle a des enfants. Question qu’on pose rarement à un homme. Notre gouvernement redonne espoir à la famille mauricienne, et cela, Madame la présidente, devrait aussi réduire la population carcérale. À l’heure dont je vous parle, il y a 175 détenus à la Women Prison, alors que la capacité maximale est de 160. Quatre de ces femmes, qui sont d’ailleurs des étrangères, sont obligées d’élever leurs enfants en détention. Nos enfants devraient être notre priorité, car ils incarnent l’avenir de notre pays. Mais l’ancien régime ne s’est jamais réellement soucié d’eux. Savez-vous que sous l’ancien régime MSM, pendant longtemps, il y a eu 39 officiers qui s’occupaient d’un seul enfant au RYC ? Un gaspillage de ressources humaines ! C’était cela la réhabilitation pour eux. Ce n’est que la semaine dernière, sous notre gouvernement, que ces officiers ont été redéployés dans les Probation Hostels. L’éducation de ses enfants semblait aussi être le cadet de leur souci. Notre gouvernement a récemment délégué un enseignant pour assurer l’enseignement au Correctional Youth Centres. En ce qui concerne les shelters, la majorité a déjà dépassé leur capacité maximale. Il arrive parfois que son honneur, la magistrate de la Children’s Court ne trouve pas de place disponible pour envoyer ses enfants suite à un court order. Ce problème a toujours été là et il n’y avait pas de volonté pour changer les choses. Heureusement que le changement est venu. Nous avons un défi immense à relever pour assurer un meilleur avenir à ses enfants. Madame la présidente, la société, ce n’est pas l’autre. La société, c’est nous tous. Nous avons le devoir d’agir quand le sang de plusieurs innocents, tués par des pédophiles, des parents frustrés ou même des conjoints jaloux, nous interpelle pour que nous puissions leur rendre justice. Comme le disait le poète Louis Aragon – « L’avenir de l’homme est la femme. » Et cet avenir est proche. Dans deux semaines, nous célébrerons la Journée internationale de la femme, un moment fort pour réaffirmer notre engagement envers l’égalité, la justice et la dignité de chaque femme. Je suis honorée de faire partie d’un gouvernement qui a choisi de placer l’humain au cœur même de sa vision en portant un programme ambitieux et résolument tourné vers l’émancipation et le respect des droits des femmes. Ensemble, avançons vers ce changement. Ensemble, écrivons une nouvelle page d’égalité et d’espoir. Vive le changement ! Vive la femme mauricienne ! Vive la République de Maurice !

Madam Speaker

Thank you, hon. Junior Minister! Now, I will call on the hon. Third Member for Constituency No. 21, another woman, another lady! Hon. Member! (3.50 p.m.) Mrs D. Henriette-Manan (Third Member for Rodrigues): Thank you. Madame la présidente, honorables membres, c’est avec une immense gratitude et un grand sens de responsabilité que je me tiens devant vous aujourd’hui. Ma présence au sein de cette auguste Assemblée est un honneur que je prends avec le plus grand sérieux et dévouement. Tout d’abord, permettez-moi d’adresser mes plus sincères félicitations au Premier ministre ainsi qu’au vice-Premier ministre. Votre leadership à tous les deux, votre vision et votre engagement à servir notre pays sont une source d’inspiration indéniable pour nous, néophytes de ce gouvernement. C’est un privilège de pouvoir collaborer avec vous dans cette mission cruciale. Je tiens également à exprimer mes vives félicitations à vous, Madame la présidente, et à votre député. Votre sagesse, votre impartialité et votre dévouement à la démocratie sont des exemples à suivre. Vous guidez cette Assemblée avec une grande maîtrise et je suis honorée de pouvoir travailler sous votre direction. Mes félicitations aussi aux élus et membres siégeant à ce huitième Assemblée nationale, les ministres, les Junior Ministers, les députés et les membres de l’opposition. Le peuple nous a investi. Nous formons un corps législatif qui a la lourde, mais noble tâche de travailler dans l’intérêt général de notre pays. Debout devant vous est une humble servante représentant la voix des électeurs de la circonscription numéro 21, Rodrigues. Rodrigues, mon île tant aimée ; Rodrigues, mon île hélas si souvent oubliée et négligée. C’est palpable ! Madame la présidente, Rodrigues, bien qu’elle jouisse d’un statut autonome depuis 2022, fait partie de la République de Maurice. Comme on dit, it is enshrined in our Constitution. Cela est irréfutable. D’ailleurs, sur mon passeport, j’ai la nationalité mauricienne et j’en suis vraiment fière. Madame la présidente, il y a un mais. Pourquoi est-ce que moi, Mauricienne, née et vivant à 650 km de l’île Maurice ainsi que nombreux de mes compatriotes, patriotes dans l’âme, avons ce sentiment de traitement de deux poids deux mesures, voire même un feeling d’injustice et d’inégalité quand nous comparons ce qui se fait à Maurice et ce qui se passe à Rodrigues. Et malheureusement, nous nous sentons moins Mauriciens. Est-ce normal, Madame la présidente ? Alors que nous entonnons tous le même hymne national – the Motherland. Croyez-moi, Madame la présidente, les exemples ne manquent pas. Les élections nationales élisent trois membres pour chaque circonscription de la République. Pourtant, nous, à Rodrigues, nous élisons deux membres. Uniquement deux membres, Madame la présidente ! Si nous parlons de nombres d’électeurs au niveau des circonscriptions, pendant les élections du 10 novembre 2024, deux circonscriptions, le numéro deux et le numéro trois, enregistraient 30 950 et 31 325 électeurs respectivement, alors que Rodrigues avait 32 986 électeurs. Cette dernière toujours lagging behind. Alors que nous parlons haut et fort de justice et d’égalité, je ne pense pas être la première à faire mention de cela, Madame la présidente. Mais je suis positive que ça va de soi, qu’il y a matière à corriger et je suis animée d’espoir que cela se fera pendant ce mandat, sous ce gouvernement. Je donnerai tout mon soutien à ce futur projet de changement constitutionnel. Madame la présidente, le discours programme fait mention de la mise sur pied du Constitutional Review Commission. J’en profite pour faire un appel pour que notre Rodrigues Regional Assembly Act soit revu pour permettre une autonomie vraie et efficace. L’adaptation de notre système électoral est nécessaire pour faire en sorte que chaque citoyen, peu importe son lieu de résidence, bénéficie d’une représentation pleine et entière dans cette Assemblée. Et là, je pense à mes amis d’Agaléga et de Chagos, qui, eux aussi, méritent d’avoir leur représentant, un natif de leurs îles qui saura mieux porter leurs préoccupations au centre de cette Assemblée. Cette réforme électorale ne doit laisser personne derrière. Madame la présidente, ce discours programme, présenté le 24 janvier 2025 par Son Excellence le Président de la République, résonne comme un espoir pour l’avenir, un pont vers le futur. Mais malgré cela, il faut admettre qu’aujourd’hui beaucoup de Rodriguais ont du mal à rêver, car plus de 50 ans après les promesses de progrès, les problèmes fondamentaux de notre île demeurent inchangés. Les défis de base restent préoccupants et persistent au fil des décennies. À quand pour nous notre Midlands Dam qui nous apportera un soulagement au niveau du stockage des eaux. Nous attendons toujours notre hôpital moderne qui permettra à nos malades d’être soignés à Rodrigues pour des maladies parfois bénignes. Notre Bagatelle à nous, pourquoi pas ? Nos jeunes ont soif des loisirs qu’ils voient à Maurice et qui ne sont pas disponibles à Rodrigues. L’inégalité entre Maurice et Rodrigues est indéniable et ne fait que croître d’année en année. Cette disparité est une réalité douloureuse, et les Rodriguais, malgré leur résilience, commencent à douter des promesses de gouvernements qui se suivent et qui, malheureusement, parfois, se ressemblent. Permettez-moi, Madame la présidente, de citer quelques exemples flagrants de ces inégalités qui persistent et s’aggravent. Ces inégalités qui découlent de plusieurs années et qui, aujourd’hui, engendrent ces lake partou comme l’a souligné l’honorable membre Collet dans son discours. Alors que les grandes villes de Maurice bénéficient de services modernes et d’infrastructures de qualité, Rodrigues reste dans la traîne. Notre service de santé, il n'y a qu’un seul hôpital, deux centres de santé et quelques dispensaires avec un manque de personnel qui entraîne un découragement pour ceux qui sont en service et qui doivent prendre sur eux pour assurer le bon fonctionnement de ces services. Nos écoles, souvent en manque de ressources : des livres qui arrivent tard après la rentrée scolaire et toujours ce manque de personnel dicté par un manque de recrutement. Des formations dispensées à Maurice pour démarrer un curriculum et qui se font plus tard à Rodrigues, même si le programme concerné a déjà été entamé. Nous le vivons d’année en année, des réformes tailor-made à Maurice et déposées à Rodrigues, même si les programmes proposés ne sont pas adaptés aux spécificités de Rodrigues. Cependant, je dois saluer les efforts faits par le présent gouvernement régional pour garantir plus d’accès à l’éducation, l’introduction d’une école polytechnique à Rodrigues, par exemple, ainsi que le projet ‘Un repas pour tous’ dans les écoles primaires. Cette initiative permet non seulement d’améliorer la nutrition des enfants mais aussi de garantir que chaque élève, quel que soit son milieu social, puisse se concentrer sur ses études sans la préoccupation d’un manque alimentaire. Nos infrastructures routières, souvent construites en phase ; les phases restent inachevées, à l’exemple du chemin reliant Montagne Cabri à Anse Fémi ou celui de Montagne Malgache à Port Sud-Est. Des track-roads non adaptées pour donner accès aux services d’urgence et des radiers qui attendent toujours d’être construits. Et nos services de transports ont besoin d’être améliorés. Tous ces services sont sous-financés et peinent à répondre aux besoins essentiels de notre population malgré l’effort du gouvernement régional. Le chômage à Rodrigues demeure élevé, Madame la présidente. Malgré les initiatives fort louables comme la mise sur pied des compagnies gérées par la RRA. Les opportunités d’emploi sont limitées, et beaucoup de jeunes Rodriguais se voient contraints de quitter l’île pour chercher un avenir meilleur ailleurs. Vu la fragilité de notre secteur privé qui n’est pas aussi solide que celui de Maurice, nous comptons sur les government companies pour absorber un peu de nos jeunes chômeurs. Nous avons eu du succès avec les précédentes compagnies, telles que la REDCO et, récemment, la RPUC. Ces compagnies instituées par le gouvernement régional actuel emploient à ce jour plus de 800 personnes. Ces government companies sont des idées à considérer pour diminuer le chômage dans l’île. En ce qui concerne les aides sociales, la situation reste préoccupante. À Rodrigues malgré les efforts déployés les programmes d’aide sociale ne répondent pas toujours aux besoins réels de la population. Je connais des dames qui du jour au lendemain se sont retrouvées démunies car leurs allocations ont été retirées. C’est pour cela, je salue la mesure dans ce discours programme de revoir la National Empowerment Foundation. Il est essentiel de souligner que notre espoir réside dans les grandes réformes infrastructurelles qui s’annoncent et qui sans nul doute transformeront Rodrigues pour les générations à venir. L’agrandissement de notre aéroport est une étape décisive pour l’avenir de Rodrigues. Ce projet permettra non seulement de renforcer notre connectivité avec le monde extérieur mais également d’encourager le tourisme, les investissements, et à terme, la croissance économique. Mais il y a un autre chantier essentiel pour assurer un développement véritablement durable à Rodrigues : l’agrandissement et la modernisation de notre port. Je lance ici un appel solennel à tous les députés de Rodrigues pour qu’ils soutiennent activement cette demande. Un port plus grand, mieux équipé et plus fonctionnel est primordial pour renforcer notre autonomie économique et favoriser le commerce. Les Rodriguais en ont assez de voir leur quotidien impacté par un coût de la vie qui ne cesse d’augmenter. Nos familles ressentent durement cette différence notamment à travers des prix plus élevés pour des biens essentiels. Ce n’est plus simplement une question de développement économique mais de justice sociale. Il ne faut plus que la distance géographique et les coûts logistiques restent un frein au progrès de notre île. Pourquoi ne pas réintroduire le Rodriguan COLA, la Rodrigues Cost of Living Alleviation. Il est crucial de ne pas oublier les Rodriguais de Maurice et d’ailleurs, notamment ceux qui se rendent sur l’île principale pour les soins ou des études. Ceux Rodriguais souvent confrontés …

Madam Speaker

Vous avez un peu dépassé votre temps de parole.

Mrs Henriette-Manan

Je m’excuse, je peux juste faire la conclusion ?

Madam Speaker

Je vous laisse conclure.

Mrs Henriette-Manan

Voilà ! Merci beaucoup. En conclusion, Rodrigues a besoin d’un véritable pont vers l’avenir ; un pont qui lui permettra de prendre un élan décisif pour son développement. Je m’engage à être parmi les bâtisseurs de ce pont pour offrir à notre île un avenir plus prospère et équitable. Tous ces changements se réaliseront mieux avec une collaboration renforcée entre les ministères de Maurice et les commissions de Rodrigues. Il est essentiel que les budgets alloués reflètent véritablement cette volonté de faire avancer les choses et de donner à Rodrigues les moyens d’atteindre son plein potentiel. Les femmes de Rodrigues sont connues pour leur détermination et leur courage. Et c’est avec cette même force que je m’investis pleinement dans cette mission. Je suis fier de faire partie de cette Assemblée et de contribuer avec vous tous à la transformation de la république pour les générations à venir.

Madam Speaker

Je vous remercie. Now, I will call on the Third Member for Constituency No. 5.

(Interruptions)

No comments, please. Let the Member speak! (4.05 p.m.) Mr K. Rookny (Third Member for Pamplemousses & Triolet): Madam Speaker, thank you for giving me the floor. Our electoral manifesto, and more recently, the President’s Address were made on the rubble of the foundation that had been made by our founding fathers of independent Mauritius. The MSM-led government has bled this country to death over the last ten years. Every institution of this country has been corrupted to the core if not rendered comatose with nepotism. Tyranny was the modus operandi and fear was palpable. The truth has been out there and they have not even dared to defend themselves. Ce pays fut saigné à blanc, but as Sir Seewoosagur Ramgoolam said, there is a God and Père Laval for this country. This God came in the garb of the Alliance du Changement with Dr. Navinchandra Ramgoolam at its head. The fear that was palpable prior to the nomination day of the 2024 elections evaporated as the results of the 2024 elections were announced. To quote my dear friend: MSM may have been dump in the Mare Chicose of politics but we should not forget what put them there and what put us in power. We saw and we felt the pain of our people. I saw my people still, in this day, living in houses contaminated with asbestos. I saw my people living in slums. I saw my people without proper water and electricity supply. I saw my people sometimes without an arm, sometimes without a leg, having to beg for the restoration of their pension. I saw moms and dads with anger in their eyes because they are having to cremate their son, lost to drugs. I saw my country being robbed of its future because the MSM government did not care to show to our youth that they indeed had a future in my beloved country. A Bridge to the Future, Madam Speaker, there could not be a better title for the President’s Address. We were on the verge of slipping into a super massive hole of socio-economic chaos. The only way out is to build that bridge, we will be the builders of that bridge and I have no doubt that we could not have better architects than the Prime Minister, hon. Dr. Navinchandra Ramgoolam and the Deputy Prime Minister, hon. Paul Bérenger to lead us through this massive chantier in front of us. Madam Speaker, we have not had such a bad situation with water supply as we have today. For sure, we are having a terrible drought but it is common knowledge that the catastrophic management of our utilities have led to the problems we are having. I have no doubt that next year, we will be in a much better situation. We have the right leadership, the right team led by the hon. Prime Minister and Minister of Public Utilities, hon. Patrick Assirvaden. We must however aim to go beyond restoring utilities. The problem is actually a systemic one just as it was the case for the previous Parliament with the Speaker then in place, just as it was with the people who tried to asphyxiate the DPP. We have to ensure that we have proper systems in place to prevent people who can corrode our systems to be put in place in the first place and also to have sufficient and efficient checks and controls to ring alarm bells when such situations arise to call those perpetrators to order. Madam Speaker, there is a disease that is killing our society. The previous government could not bother less. All indicators of crime have gone up except that of repression. In 2023, there was 709 reported rape cases of which 91.7% were women and 66.2% were below 16 years. An. hon. Member: Ki vre?

Mr Rookny

63.6% were students and 26.1% were related to their offenders of which, 66.6% took place in private households. Madame la présidente, c’est à se demander où allons-nous et qu’a fait le précédent régime à ce propos ? Il y a urgence. Quand le patient est atteint d’une gangrène, il ne peut y avoir d’autres solutions que l’amputation. Ce gouvernement devra agir et devra agir vite. Il faudra castrer les violeurs s’il le faut mais nous ne pouvons accepter que les femmes et les enfants de notre île soient encore victimes de viol. Madam Speaker, it will unfortunately not be enough to stop crime, to make our island flourish again. We have to retain our youth and we have to bring back those who have left. To achieve this, we have to become a land where people can dream big, where sky is the limit, where your Government does not spend its time tapping and listening to your private conversations and worse, where those in power feel threatened, they send their cronies to frame and arrest innocent people. For this to happen, we need and I am sure we will strengthen legislation to make Mauritius a country where the rule of law prevails and not one where Prime Ministers give magistrates instructions about how to do their jobs. Madam Speaker, who likes to be in a weak team? However, what have we seen over the last ten years? It seems that the previous government deliberately –either they did not have an idea or could not care as they failed blatantly in many diplomatic negotiations. Our non- double taxation treaties, having so many cases, have either being terminated or renegotiated to our detriment. How will we grow our financial services if the very tools that we need to grow them are not with us or are against us? Those tools are not only the treaties but most importantly, it is our ability to stand our grounds. It is our ability to affirm our place dans la cour des grands. At a point in time, 51% of India’s FDI was made through Mauritius, what has happened to that? The very people that we had groomed to grow our financial services are now going to the financial services of other countries. À qui la faute? I know we have the right team; the right leadership and we know that we will make Mauritius great again. I can now, Madam Speaker, give a message of hope to our people, the same message that I gave to my sons, “Hum honge kamyaab” – we shall succeed.

Madam Speaker

Thank you! Thank you very much. Now, I call on the hon. Second Member of Constituency No. 14! (4.15 p.m.) Mr S. Jugurnauth (Second Member for Savanne & Black River): Madam Speaker, it is with a deep sense of gratitude and humility that I rise in this House today as an elected representative of Constituency No. 14 – Savanne and Rivière Noire. I extend my heartfelt thanks to the people who have placed their trust in me. Their voices, their struggles and their aspiration will always be at the heart of my work. Madam Speaker, allow me to express my pride and honour that I come from a party, born trade unionist – the MMM and we are pleased to be reunited with a partner who has a history of trade union struggle – Rezistans ek Alternativ. Furthermore, allow me to express my pride that we are in alliance with the Labour Party, a party which was born amidst the struggle of workers with real values of the Republic. Let me again express my pride to work with a party aligned with real values – Les Nouveaux Démocrates. Madam Speaker, a few days ago, His Excellency Mr Dharambeer Gokhool laid out the Government Programme 2025-2029, a programme that marks the turning point of our nation. It is a commitment to govern with integrity, breakaway from past wrong doings and bringing meaningful change to the lives of our citizens. I stand here today fully aligned with the vision determined to ensure that my Constituency, too often forgotten, is not left behind. We are here today fully aligned with the vision, determined to ensure that my constituency, too often forgotten, is not left behind. I have walked the streets of my constituency, sat with fishermen, planters, small business owners, young people trying to build their future. Along the same line, I am deeply honoured that my political philosophy follows the two great men who have been chosen by the people of Mauritius to lead the country in the future, Dr. the hon. Navinchandra Ramgoolam and hon. Paul Raymond Bérenger. Two great leaders and two great parties born in suffering and in pain. Let me start my speech with public transport, Madam Speaker. While modern development has reached some parts of Mauritius, our region remained stuck in the past. The people of Savanne & Rivière Noire have had enough of empty promises. That is why this Government has made transport a top priority. I will personally push for a complete overhaul of our bus network, ensuring timely and reliable service for all. Before stepping into national politics, Madam Speaker, I have had the privilege of serving as Chairman of Grand Port and Savanne District Council since 1993 as District Councillor up to now. But now, no more. I am here in this House. I was also the Chairperson of District Council of Savanne. I know that it means to fight for the people even when the odds are against you. Moreover, Madam Speaker, I also saw firsthand how local councils are crippled by bureaucracy. Decision that should take hours, takes days, months and even years! That is why I will fully support the Government to empowering local authorities. Madam Speaker, moreover, we need more autonomy for District Council and Village Councils so that development can happen without unnecessary delays. Direct budget allocation because local projects should not depend on the goodwill of any central government. A serious management plan because our lagoons, rivers and green space deserved better than illegal dumping and polishing. This is not just about administration; it is about giving the power back to the people. This aligns with the vision of this Government. Madam Speaker, I must address a hard truth. The hard truth, Madam Speaker, is that for 37 years, my constituency was represented by one politician. Nearly four decades, Madam Speaker! A full career, and what do we have to show for it? No major infrastructure project, no strategic vision for sustainable tourism, no solution to improve the daily life for the people of our region. It is unacceptable, Madam Speaker, that a place as rich in history, culture and natural beauty, Savanne & Rivière Noire has been neglected for so long. We should be a model of sustainable development and tourism, attracting visitors while preserving our environment. Instead, we are still fighting for basic infrastructure. Well, Madam Speaker, those days are over now! The people have made their choice! They have rejected oppression. Now, it is up to us to prove that politics can be about actions, not just words. Madam Speaker, in line with the promotion of a modern agroindustry for better food security, as mentioned in the Government Programme, we must consider assessing all the bare lands available for agricultural use. The use and management of our agricultural land must take into account that several plots of lands left by fellow Mauritians, who are abroad and are not showing interest in the regular maintenance of their plots. This is not only deforming the landscape, but also becoming prey to illegal dumping and other illicit activities in both towns and villages. Madam Speaker, the same plot of lands could be made available to Mauritians interested into agricultural development under the form of temporary lease, in accordance to law and regulation of our local authorities. Madam Speaker, this Government will support the modernisation of agriculture and fisheries to enhance the earning capacity of those who depend on these sectors for their livelihood. This measure is for the local fishermen of our country where we can participate in the creation of proper environment for breeding of lobsters, crabs, shrimps, octopus and squids, which are currently becoming scarce and expensive for our population. With the proper environment and support, our local fishermen can supply fresh seafood and can even export their catch abroad. Madam Speaker, this Government has set the tone. We are here to work, not to waste time! We are here to restore trust, deliver results and govern with integrity. This mission is clear: to fight for a modern, efficient transport system that connects people, not isolate them; to push for real, local governance reforms so that decisions are made closer for the people; to protect our environment, our lagoon and our natural heritage. This is key in governing the future of our island. Madam Speaker, this is not just a speech; it is a commitment, a promise that the people of Mauritius will not be ignored. Madam Speaker, before ending, allow me today to express my appreciation for the opportunity to work with these two great leaders and for the trust that the people of my constituency have placed in me. Mauritius is turning into a new place, and so we must. Thank you, Madam Speaker.

Madam Speaker

Thank you. Yes, hon. Member for Port Louis North and Montagne Longue! (4.26 p.m.) Mrs A. Savabaddy (First Member for Port Louis North & Montagne Longue): Madame la présidente de la Chambre, c’est avec un sens d’honneur et du devoir que je m’adresse à cette auguste Assemblée aujourd’hui sur le discours programme de ce gouvernement. Tout d’abord, je tiens à vous féliciter pour votre nomination au sein de cette Assemblée. Je félicite également mon Premier ministre, notre Premier ministre, le Premier ministre de ce peuple pour sa belle victoire, pour son courage, pour sa bravoure. Ce qui ne vous a pas tué, vous a rendu plus fort ! Et, c’est la preuve aujourd’hui. Je remercie également le DPM. Vous êtes tous deux, deux monuments de cette Assemblée, sans oublier l’infatigable, l’honorable Rajesh Bhagwan. Permettez-moi, d’abord, Madame la présidente…

(Interruptions)

Madam Speaker

Let her speak! She has only got 10 minutes! Let her speak! Allez-y, mais ne vous adressez pas directement aux membres. Allez, ce n’est pas grave. Allez-y, je vous donne vos 10 minutes. Allez-y.

Mrs Savabaddy

J’en ai que pour huit minutes, merci. Permettez-moi, d’abord, Madame la présidente, de remercier chacun et chacune de mes électeurs, mes électrices qui m’ont envoyé dans cet hémicycle pour les représenter et je le ferai dignement. Moi, élue, je serai la députée de tous les habitants du No. 4, Port Louis- Montagne Longue, et même plus. Je tiens à commencer par dire que ce n’est pas un hasard si nous sommes tous là, aujourd’hui, assis de ce côté de la Chambre, tandis que de l’autre je ne vois que le néant, deux êtres perdus, malheureusement, deux orphelins. Qui plus est, orphelins, car leur maître suprême, l’ancien Premier ministre, n’est même pas là et je suis assise à sa place, et ils ont dû plier bagages cet après-midi.

(Interruptions)

Celui qui pensait être au-dessus de toutes choses n’a même pas été élu, Madame la présidente. Pire, chers amis, il a été balayé par nos collègues de la circonscription No. 8 comme de la poussière dans son propre royaume, la circonscription No. 8, aujourd’hui, et il doit faire face à la justice. Je reconnais la lourde tâche sur mes épaules pour répondre aux attentes et aux aspirations d’une circonscription complètement délaissée durant des années. Je ne veux pas, ici, retourner le couteau dans la plaie mais, Madame la présidente, il y a urgence pour venir en aide aux régions défavorisées du No. 4, je cite, Ti Rodrig, Batterie Cassée, Karo Kalyptus, Bois Marchand, entre autres. Le discours programme rétabli avant tout la démocratie, la liberté d’expression. Déjà, l’Assemblée nationale et le pays respirent bien mieux. Il nous faut être maintenant à l’écoute de ceux qui se sont sacrifiés pour nous envoyer ici. La lutte pour la méritocratie, pour la justice sociale, le droit du logement, le droit à une éducation de qualité, l’égalité des chances et l’émancipation de la femme, tout comme le bien-être des enfants, seront les axes principaux de mon combat. Je n’oublierai jamais mon sens du devoir envers ceux que j’ai défendus durant des années de ma carrière, ceux qui ne savent pas envers qui se tourner lorsqu’ils avaient des problèmes, ceux-là à qui certaines autorités trouvent beaucoup plus facile de tourner le dos au lieu de résoudre leurs problèmes. Je souhaite, Madame la présidente, une approche pragmatique et concertée, comme nous le faisons avec mes deux colistiers au No. 4. Il y aura certes des moments difficiles, mais il ne faut pas baisser les bras. Nous n’allons pas avoir des slogans creux comme, « transformer les villes ou les villages en Manhattan » dixit, koz koze ki bzin koze ! Mais, disons au peuple que le discours programme va leur garantir un meilleur avenir sous le leadership du Dr. Navin Ramgoolam, de Paul Bérenger et de nos alliés Rezistans ek Alternativ, et aussi nos amis les Nouveaux Démocrates. Je comprends parfaitement les difficultés économiques et le lourd héritage laissé par l’ancien régime mais j’insiste, Madame la présidente, qu’on doit regarder prioritairement dans la direction de ceux qui souffrent. Madame la présidente, la calomnie, c’est l’arme des faibles, comme l’a dit si bien ma collègue Anishta Babooram. Depuis le jour où on a annoncé mon entrée en politique, j’ai subi plusieurs attaques et je continue. On a dit que j’étais à un moment « on » et à un moment « off ». L’ancien Premier ministre, Pravind Kumar Jugnauth, avait même déclaré dans un meeting en public que je n’aurais pas de ticket. Il doit, aujourd’hui, voire où il en est, et où j’en suis. Souvent ces personnes ne savent pas de quel bois que je me chauffe et de quel métal que je suis faite. Il y a même eu, attention, un observateur politique en particulier qui m’avait attaqué le jour du dépouillement en affirmant que j’étais le maillon faible de l’Alliance du Changement au No. 4. Malheureusement, il n’a pas eu le courage de me présenter ses excuses quand j’ai été élue, attention, en tête de liste dans la circonscription avec plus de 27 000 voix. Dans la politique, vous vivez dans le cœur des gens et vous venez des gens de cœur. Merci au Dr. Navin Ramgoolam et au Parti travailliste de m’avoir fait confiance. Merci à l’Alliance du Changement d’avoir eu la bonne synergie pour apporter cette belle victoire. Je remercie tous ceux qui m’ont soutenu durant ce combat. Je remercie mon cher collègue, l’honorable Patrick Assirvaden, malgré, si pour certains, les questions étaient embarrassantes mais vous avez relevé le défi en offrant de l’eau à nos citoyens de Ti Rodrig et, aujourd’hui, ils affichent leur sourire. Bravo et félicitations ! Je vous suis reconnaissante. Je remercie le numéro trois de cette Assemblée, l’honorable Shakeel Mohamed, the super hero. Je remercie mon cher ami, Ehsan Juman, et sans oublier ma wonder woman, Stephanie Anquetil. Merci beaucoup. Ensemble, chers collègues, traduisons le vœu de ce peuple en réalité. Ils attendent beaucoup de nous. Je suis actuellement en poste, tout comme l’ensemble de notre équipe. Madame la présidente, si ce n’est pas nous qui accomplissons cette tâche, alors qui le fera ? Si ce n’est pas maintenant, alors quand ? Je vous laisse avec ces réflexions. Puisse Dieu vous bénir tous, qu’il bénisse notre pays abondamment. Je vous remercie.

Madam Speaker

Bravo! Yes, now, I have hon. Seeburn, Second Member of Constituency No. 11. (4.34 p.m.) Mr M. Seeburn (Second Member for Vieux Grand Port & Rose Belle): Thank you, Madam Speaker. Madam Speaker, I am deeply honoured, today, to stand in this House to make my first contribution as elected Member of Constituency No. 11, Vieux Grand Port-Rose Belle. I would like to congratulate you as Speaker of the House and hon. Baloomoody as Deputy Speaker. Madam Speaker, I would like to extend my congratulations to all my friends who have spoken before me and also, to extend my congratulations to hon. Dr. Ms Thannoo for her Motion. Madam Speaker, today, I consider it important to share my belief and values and the things that brought me here, and I shall take it as a reminder that I would never forget them. Madam Speaker, I saw children in extreme poverty. I saw children abandoning their studies for lack of support. I cannot pinpoint when my interest in politics began but I was born and brought up in the village of Bois des Amourettes in my constituency, my father being a farmer and my mother supporting my father and the family equally. I cannot forget the poverty in which I was living, where my aim to become a barrister was only a dream. But thanks to the Labour Government, Madam Speaker, for introducing free education and I attended Notre Dame du Grand Pouvoir Government School and further proceeded with my secondary studies to complete my A-levels. I only wish that my education could have extended to university levels. Somehow, Madam Speaker, I got the opportunity with lot of struggles and with the support of the Labour Government to travel to the United Kingdom for my higher studies and to realise my dream job of becoming a lawyer. Madam Speaker, the turning point came when I got the opportunity to serve Her Late Majesty, The Queen, at Buckingham Palace in London, on a special assignment that lasted for numerous years after signing a contract of strict confidentiality. My services at Buckingham Palace have been a remarkable one. Our hon. Member of Rodrigues, Ms Marie Roxana Collet, also assisted on one occasion during her stay in London. Furthermore, I had the opportunity to meet Her Late Majesty The Queen on numerous occasions. This prestigious responsibility was discharged with firm commitment to the Palace and loyalty to the Royal family. This opportunity developed a personal great relationship and goodwill that will last for long time to come and which can be used in the interest of our motherland and the people of Mauritius, should the need arise. Madam Speaker, I cannot proceed without first paying tribute to the previous leaders of the Labour Party who, for their contributions to our country, in particular, the contribution of our late Sir Seewoosagur Ramgoolam, for the steps that it took to mark the history of Mauritius when he campaigned relentlessly for our liberty and justice that led to the independence of Mauritius. He laid down the foundations of a strong society. He made it clear that Mauritius would stand up for democracy, for universal rights and will promote the ideals of the rule of law. He further introduced free education and free access to health services. Madam Speaker, there are many reasons why I joined the Labour Party and in particular, being the achievements of our hon. Prime Minister, Dr. Navinchandra Ramgoolam for his Leadership and his Prime ministership that remained unchallenged for several years when he went that extra mile. He introduced free transport services to students across the island that make education institutions accessible to one and all, thus laying great emphasis to ensure that education is the key of success and today, this Government aims to make education inclusive again so that more children make it to the tertiary level. Madam Speaker, the Labour Government introduced the Equal Opportunities Act and established the Equal Opportunities Commission and today, this Government Programme again aims to further strengthen the powers of the Equal Opportunities Commission and to ensure that the principles of meritocracy are upheld. Madam Speaker, the remarkable speech of our hon. Prime Minister at the United Nations Convention in 2013 was even more when he called upon the United Nations to formulate a global vision for our oceans that will expand economic space for our small island, Mauritius, and he went further by saying that – “The health of our economies will depend on the health of our oceans.” And this Government Programme today is a continuity of that speech which allows to explore all the opportunities arising from multilateral cooperation and the development of our ocean economy. With a continental shelf of more than thousand times greater than our territory, we have all the possibilities to deliver and to make our ocean a new pillar of our economy with significant contributions to our GDP. With the right person at the right place, hon. Dr. Boolell and hon. David assisting, have been entrusted with this responsibility and there is a great challenge to realise the success of our blue economy. Madam Speaker, the world was hit with the worst financial crisis during the mandate of our Prime Minister, Dr. Navinchandra Ramgoolam in 2008 and 2010, with several economies including United Kingdom, France and Germany, around the world, going into deep recession and some economies like Greece and Iceland Island being bankrupt and had to be bailed out. Long-standing financial institution and Investment Bank, Lehman Brothers collapsed. However, Mauritius, a small island with an open economy, survived and remained fairly correlated with the United States and the European economies. This was the result of the continuous efforts and vision of our Prime Minister who took firm decisions and came out of the financial crisis without taking any austerity measures. Madam Speaker, the United States Secretary of State, Hillary Clinton on behalf of President Obama, made a remarkable press statement on the 44th Anniversary of Mauritius Independence and said that – “The Mauritius Leader has succeeded in the space of a single generation in creating one of Africa’s strongest and most developed economies.” And she went on to say that – “Know that the United States stands with you as a partner and dedicated friend as we work to create greater opportunities for all our people.” Unfortunately, Madam Speaker, what has been achieved has remained stagnant and perhaps, destroyed during the past ten years with the successive MSM Government for lack of vision. The Report on the state of economy speaks for itself. We inherited a dire economic situation. However, we are confident that our Prime Minister will do whatever it takes to redress our economy with a new start to meet the hopes and expectations of our population. Perhaps, even harder this time with a public debt soaring above Rs500 million. I have no doubt that at the dawn of 2025, a new chapter is written and again, that will go down in the history of our Motherland. We need to put the interest of the people and that of our country first. The achievement of this Government Programme will certainly leave a legacy beyond our own generation. Madam Speaker, ‘A Bridge to the Future’ sets a new development path underpinned by innovation and creativity. Madam Speaker, before I conclude, I would like to congratulate the Leader of the Labour Party along with the Leader of the MMM, Nouveaux Démocrates and Rezistans ek Alternativ in the Alliance du Changement for the landslide victory of 10 November. I would like to express my gratitude to the hon. Prime Minister, Dr. Navinchandra Ramgoolam for giving me the opportunity and his trust to represent Constituency No. 11. I would like to express my warmest thanks to all the people of my Constituency: Vieux Grand Port and Rose Belle who supported and voted massively towards this landslide victory and I would like to further thank all the people of Mauritius for their confidence in this Government. I shall further extend my thanks to my colleagues in the Constituency: hon. Ms Babooram and hon. Ramdass for their collaboration and their teamwork. Madam Speaker, once again, we have great challenges to overcome. We rely on our wonderful people of Mauritius to join hands, work hard and rejuvenate our economy and our country. Madam Speaker, we have a long way to go but one should know that a thousand miles’ journey begins only with a single step but we need to keep on walking until the destination is reached. We are confident that together ‘A Bridge to the Future’ with our Prime Minister will make it happen. Madam Speaker, I thank you.

Madam Speaker

Very good! Thank you for respecting the time especially. The hon. Fourth Member of Constituency No. 21! (4.44 p.m.) Mr J. Edouard (Fourth Member for Rodrigues): Madam Speaker, thank you. With your permission, I’ll go on a congratulations and gratitude tour before I go to the main themes of my intervention.

Madam Speaker

I think we have a difficulty. The microphone is not working? Okay.

Mr Edouard

I wish to congratulate you for your election and also the election of my other colleagues in their appointment in different posts and capacities. I also wish to express my gratitude to the followers of l’Alliance Libération. The Leader of Font Patriotique Rodriguais (FPR), Johnson Roussety, the l’Alliance Libération and leaders of the majority side in this House, hon. Dr. Navinchandra Ramgoolam and hon. Paul Bérenger. I also wish to pay tribute to my late grandmother and to late Sir Seewoosagur Ramgoolam. Why? I joined college in 1976. My grandmother was a widow, drawing Rs22 as Widow’s Pension, and she had to pay monthly Rs15 as school fees for me out of those Rs22, and we strived to survive through subsistence agriculture. Why Sir Seewoosagur Ramgoolam? The fil conducteur between my grandmother and Sir Seewoosagur Ramgoolam is that my grandfather was in fact a staunch labourite. In my childhood, all around the house, I would see t-shirts with a big key printed on them and I used to ask myself what was the meaning of this big key. It was the symbol of the Labour Party. Why I wish to pay tribute to late Sir Seewoosagur Ramgoolam? Because in 1976, he came with the idea for a project of free education. That was a big relief for me and my grandmother. Today, it is with great emotion that I stand in this House to deliver my maiden speech. It is an honour to be on this side of the House. J’ouvre une parenthèse parce que la dernière fois, l’honorable membre de l’opposition a remis en question notre appartenance de ce côté de la Chambre. Madam Speaker, vous avez bien expliqué le côté légal de notre position, mais il faut aussi savoir qu’à Rodrigues, l’Alliance Libération est au pouvoir dans l’Assemblée régionale, et l’Assemblée régionale est un bras du gouvernement central. Notre position légitime, malgré que nous n’ayons pas été élus à Rodrigues, est d’être de ce côté de la Chambre. Et, aussi, pendant la campagne électorale, j’ai eu l’occasion d’écouter des propositions de réformes de l’Alliance du Changement. Je m’inscris totalement à ces propositions de réformes because we have two great leaders here on the majority side. Two great leaders who have done wonderful things for this country. Wonderful and great achievements! And who have already left a very rich legacy. Concerning the Government Programme 2025-2029, I read it over and over. It is an excellent programme. Ambitious and pragmatic. To address, firstly, the main themes which were on the campaign trail and which will also address all the major problems facing the republic. I quote the introduction from this programme – “Posterity has already recorded for the 10 years, from 2015 to 2024, as a dark period of our history.” I must also say that it was a dark period for Rodrigues’ autonomy because during these last ten years, l’autonomie de Rodrigues s’est rétrécie comme une peau de chagrin. Pourquoi je parle d’autonomie ici ? C’est parce que l’autonomie a été le thème principal ; mon thème principal durant la campagne électorale. Pourquoi ? En 1976, quand j’ai commencé le secondaire, en même temps, j’ai commencé le combat pour l’autonomie. J’ai milité, moi aussi, plus tard, pour ce combat et dans ce combat pour l’autonomie de Rodrigues. Il est chagrinant aujourd’hui de constater que l’autonomie est en train de se rétrécir. Cela va au détriment du développement de Rodrigues et cela va au détriment de la République. Pourquoi ? Parce que le succès de l’autonomie de Rodrigues est aussi le succès de la République. C’est pourquoi nous l’avons proposé à maintes fois et nous l’avions proposé dans les années 80 quand nous nous combattions pour, justement, ce projet d’autonomie. Il faut une autonomie qui réponde aux aspirations de Rodrigues et de la République, qui permet d’exprimer les spécificités de Rodrigues. Qui plus que les Rodriguais peuvent connaître mieux les réalités de Rodrigues ? Nous disons qu’il faut consolider cette autonomie et qu’il faut la faire respecter parce que nous avons noté que pendant plus de 20 années d’autonomie, parfois, il y a le non-respect de cette autonomie. Certains fonctionnaires se permettent de remettre en question les décisions prises légalement par l’Assemblée régionale de Rodrigues. Pourtant, la section 26(1) de la RRA Act stipule clairement que – “(…) the Rodrigues Regional Assembly shall, in relation to Rodrigues, be responsible for the formulation and implementation of policy in respect of the matters set out in the Fourth Schedule.” Donc, il faut faire respecter cette provision de la loi sur l’autonomie, mais aussi, il faut la consolider. Pourquoi ? C’est parce qu’il y a certains aspects qui n’ont pas été pris en considération. Par exemple, quand on a commencé à aller de l’avant avec ce projet d’autonomie, nous avions dit qu’il faut peut-être s’en passer du ministère de Rodrigues et qu’il faut qu’il y ait une Assemblée régionale forte. Trouvez le moyen de faire représenter Rodrigues au cabinet par le chef commissaire, pourquoi pas ? Pas en permanence, mais à certains moments spécifiques où il est question des décisions qui doivent être prises pour le développement de Rodrigues, pour le bien-être de la population Rodriguaise, de permettre au chef commissaire d’être présent au conseil des ministres. Actuellement, l’actuelle loi fait provision pour que le chef commissaire puisse assister parfois aux délibérations du conseil des ministres sur invitation du Premier ministre. Mais la loi dit “may be invited” et non shall be invited. Nous aurions voulu que le chef commissaire shall be invited for certain specific occasions to talk about the realities of Rodrigues. Et aussi, puisque nous parlons de réformes dans ce programme gouvernemental …

Madam Speaker

Excusez-moi, je vous donne encore une minute. D’accord ?

Mr Edouard

Puisque nous parlons de réformes, donc, il serait peut-être judicieux aussi de permettre aux représentants de Rodrigues, des Rodriguais d’être sur les boards des institutions qui travaillent directement avec Rodrigues, comme la MBC, le CEB, les secteurs du commerce, maritime et aéroportuaire. Je suis ravi que dans le programme, il est dit “ Government will pay urgent and special attention to Rodrigues” parce que cela va permettre de rattraper le retard sur Maurice. C’est un exercice qui n’a pas été complété depuis 1968. Il y a urgence dans le domaine de l’eau, de la santé, de l’éducation. Pourquoi pas une université de Rodrigues dans l’esprit de continuité territoriale ? Je me réjouis aussi de l’intention d’introduire la télévision privée, comme certains journalistes doivent se réjouir. Il nous faut aussi la solidarité républicaine. Bridge to the future also means a bridge between all communities of the republic, and a bridge between our two islands, Mauritius and Rodrigues. To conclude, Madam Speaker, I will say that this Government will succeed because this Government has the essential for success, that is, the vision, the will, the wisdom and the majority for great and wonderful achievements. I wish all the best to this Government which will have our full support and best of luck to the Republic of Mauritius and Rodrigues. Thank you very much.

Madam Speaker

The hon. Third Member for the Constituency No. 10! (4.57 p.m.) Mr R. Saumtally (Third Member for Montagne Blanche & GRSE): Thank you, Madam Speaker. It is indeed with a profound sense of duty that I address you today as a representative for Constituency No. 10 and I thank God for this. I would like to express my heartfelt gratitude first, to the Prime Minister, hon. Dr. Navinchandra Ramgoolam, for believing in my abilities to serve the nation and for being my mentor and inspiration in politics. I also wish to extend my warmest congratulation to you, Madam Speaker, and also to the hon. Deputy Speaker for bringing back our Parliamentary democracy. I also wish to congratulate the Deputy Prime Minister, hon. Paul Berenger and all elected Members of the Parliament for this 60-0 that signifies a decisive repudiation of the previous government. My sincere appreciation goes to my constituents from Constituency No.10 for their continuous belief in me since 2017 and all Mauritians for their contribution towards liberating our motherland. I also wish to thank my wife, Shakeera, for her dedication and support, my two colistiers, hon. Dr. Avinash Ramtohul and hon. Chetan Baboolall and also those who supported me in my political and social journey. Madam Speaker, the past decade has been a dark period of our history marked by undemocratic principles. Les réformes étaient pendant trop longtemps déformées à cause de la mauvaise gouvernance, constitutional rights bafoués, lack of democracy, public sector inequities et sans compter, the mismanagement of public funds. Citizens have found their fundamental rights compromised during the nepotism and corruption and lack of meritocracy in all sectors where competent people were left behind. Issues such as drug trafficking, corruption, demagogy and the erosion of data privacy were prevalent. I vividly remember the famous T-square incident and the inappropriate handling of the computer room and ballot papers during the 2019 Elections when I served as the colistier of the hon. Prime Minister at Constituency No. 10. Those experiences showed how the previous government could step so low in the pursuit of power. More recently, the revelations surrounding the ‘Moustass Leaks’ shocked the nation, highlighting how the citizens were spied and the treatment and judgement towards different communities. The previous government had unseen belief that they can invest Rs5.1 billion not in progress, but in insane mass surveillance – Rs5.1 billion while the nation was struggling and sans parler de l’origine des R 114 millions ou plus. Madam Speaker, today, we unite in our commitment to forge a path towards the future, fulfilling our primary duty to a nation that has placed its trust in us. The country is beginning to revive progressively and the Lakwizinn stripped all Mauritians of the freedom and democracy. Today, we are breathing pure air and the Parliament is no more a bazaar but is a forum for constructive dialogue where numerous Parliamentary Questions are being addressed and solutions are actually being found for a progressive and better nation. Madam Speaker, allow me to highlight that the key components of the Government Programme titled – ‘A Bridge to the Future’ focus on democratic principles, constitutional reforms and good governance. Among one of the most important reforms is the electoral reform. The Government intends to review and modernise the Constitution ensuring a more inclusive and transparent electoral process. We are determined to avoid a recurrence of past issues identified during the Elections of 2019. The reform will focus on the elimination of Compulsory Community Declaration for candidates which will be an essential step to strengthen the democratic framework of our nation and faire prévaloir le vrai mauricianisme. In contrast to the previous government which turned a blind eye to good governance, the Government is steadfast in its commitment to restoring integrity, transparency and accountability across all institutions. Today, we can together rebuild our nation and reclaim our dignity and unity as one people, in peace, justice and liberty. It is evident that law and order have been in a state of disarray for the past decade. Fraud, corruption and drug trafficking have poisoned our nation, posing a serious threat to public safety despite the previous Prime Minister’s empty assurance to kass les rein trafikan. The transformative nation we expect, will not be able to tackle the problems of drugs if there is no increase in surveillance capacity. The Bridge of the Future preconised by this Government will re-enforce and provide modern policing techniques and resources to restore order. Furthermore, a National Drug Policy will be implemented for prevention programme to tackle an increase in drug crisis. We recognise that effective and timely action is crucial. I am confident that this Government embodies both the will and determination to bring meaningful changes. Above all, we will remain firm in our fight against drug cartels who jeopardize the lives of our children through drugs. We do not need drugs for our children but we need an effective education. Madam Speaker, it is important that we give an additional framework that cultivates a future generation of creative and adaptative learners rather than allowing our students to be influenced by drugs. As the great Plato said – “Education is teaching our people to desire the right thing.” I have long championed the cause of inclusive education and I take great pride in the Government’s current commitment to social justice and integration. The past system produced too many drop-outs, leading to social inequality and the bridge towards the future caters for both academic and non-academic skills in a more humanised educational system that will include anyone and help to promote Mauritius as a global hub.

Madam Speaker

Two minutes!

Mr Saumtally

Two more minutes? Thank you. There is much work ahead of us for different sectors, and I have limited time to address all. The Government’s message is deep. Mauritius can attain greatness when its citizens collaborate and unite. The moment to take action is now and by advancing with a common vision, we can establish a legacy of growth stability and unity for generations to come. The key principle; le maître-mot is to recognise that we are above all Mauritians dedicated to serving our country. Ene sel lepep, ene sel nation, ene sel destin ek ene sel vizion. Thank you, Madam Speaker.

Madam Speaker

Hon. Members, I will now suspend the Sitting for half an hour. At 5.06 p.m., the Sitting was suspended. On resuming at 5.44 p.m. with Madam Speaker in the Chair.

Madam Speaker

I now call on the Third Member of Constituency No. 4. Mr L. Caserne (Third Member for Port Louis North & Montagne Longue): Merci Madame la présidente. Permettez-moi au début de féliciter tous mes collègues parlementaires pour leur élection aux dernières législatives de novembre 2024, et de même qu’à vous, Madame la présidente, et l’honorable Vedasingam Baloomoody pour être élus au poste de présidente et vice-président de cette auguste Assemblée. Je tiens aussi à remercier les électeurs de la circonscription no 4 pour la confiance placée dans les candidats de l’Alliance du changement et à les rassurer que nous serions à la hauteur de leurs attentes. Madame la présidente, le programme 2025-2029 démontre une cohérence dans les différents messages véhiculés pendant la campagne des dernières élections générales qui a largement été publicisée par la nation mauricienne. Ce programme vise entre autres à instaurer la démocratie et à assurer une meilleure gestion des affaires de l’État. Les premiers paragraphes du programme démontrent les claires intentions de ce gouvernement de consolider notre démocratie face aux différentes attaques perpétrées par l’ancien régime pendant les cinq dernières années. Ce gouvernement, ayant compris les enjeux, est rapidement intervenu au Parlement afin d’apporter les amendements au Financial Crimes Commission Bill pour restaurer les pouvoirs du Directeur des poursuites publiques. Qui aurait cru, Madame la présidente, que les élections des cinq municipalités dont les mandats sont arrivés à terme en 2021 allaient être renvoyées à trois reprises sous diverses raisons, privant ainsi les citadins de ces cinq villes de leurs droits de vote pour élire leurs conseillers ? Encore une façon pour le MSM de bâillonner, de bafouer, d’étouffer la démocratie. C’est pour cette raison que ce gouvernement va s’assurer que notre Constitution fasse provision de l’obligation de tenir les élections municipales arrivant au terme de chaque mandat. Qui aurait imaginé, Madame la présidente, qu’un gouvernement pourrait dépenser plus de R 5 milliards à espionner, à écouter ses propres citoyens pendant que la population attirait l’attention sur la cherté de la vie et sur leur perte du pouvoir d’achat. Il faut aussi ajouter à cela des centaines de millions de roupies dépensées par le MSM dans le projet de remplacement des tuyaux de la CWA qui, aujourd’hui, ressemblent à une passoire. Il suffit d’aller consulter le nombre d’interventions de la Central Water Authority pour connaître l’ampleur des dégâts, malgré que plus de R 700 millions ont été déboursés. L’argent des contribuables, soi-disant pour améliorer une meilleure distribution d’eau, fut un échec total. Si aujourd’hui le pays fait face à un manque cruel d’eau potable, certes nous sommes en pleine période de sécheresse, mais c’est aussi dû au fait que l’ancien gouvernement n’a pas su prendre les décisions importantes et nécessaires par rapport au captage et au stockage de l’eau, Madame la présidente. Leurs efforts étaient concentrés dans du bétonnage, alors que la situation requiert qu’on réfléchisse différemment et que des solutions concrètes soient apportées en ce qu’il s’agit de stockage de l’eau. Le seul réservoir qu’ils ont pu supposément mettre à la disposition des Mauriciens là aussi est inutilisable. Il est désolant de constater l’état de ces routes qui sont à peine praticables après que les travaux de tuyautage entrepris sont terminés, et je peux vous dire que dans la circonscription no 4, d’une extrémité à une autre, depuis la région de Vallée des Prêtres jusqu’à Congomah, en passant par Cité La Cure, Sainte-Croix, Montagne Longue et Valton, les travaux de ré-asphaltage n’ont jamais été complétés. J’ai moi-même attiré l’attention à travers une question parlementaire lors de la dernière session et là, je dois faire mention Madame la présidente, qu'il est extrêmement encourageant que le gouvernement, à travers le ministre de l’Énergie et des utilités publiques, ait demandé l’institution d’une enquête sur le manquement entourant ces travaux afin de situer les responsabilités. Madame la présidente, durant ces cinq dernières années, nous avons vu une prolifération de la drogue sans précédent, surtout la drogue synthétique, qui cause d’énormes souffrances parmi beaucoup de familles. C’est pour cette raison que le combat de la drogue figure dans ce discours-programme avec la proposition de mise sur pied d’une National Drug Agency qui va non seulement accentuer le combat contre la drogue à travers des actions répressives, mais aussi assurer la réhabilitation et un suivi de ceux et celles dépendants de ces substances. Madame la présidente, le discours-programme fait provision pour une revalorisation de nos infrastructures sportives, encourageant ainsi la jeunesse à se tourner vers des activités sportives. Je dois dire, Madame la présidente, que cette action contraste avec les actions du précédent régime, car je dois rappeler que le terrain de football d’Abercrombie à Sainte-Croix fut transformé en une surface de dépotoir où des débris émanant d’un site de construction furent débarqués sur ce terrain, privant ainsi de l’utilisation de ce terrain de football par les jeunes de la région pendant des années jusqu’à l’arrivée de ce nouveau gouvernement. Et là, j’aimerais mettre la contribution du ministère des Collectivités locales qui a fait le nécessaire pour que ces débris puissent être enlevés et le terrain restauré. Cela démontre clairement avec quel mépris le gouvernement MSM traitait la jeunesse mauricienne. Madame la présidente, l’effet du changement climatique s’est fait de plus en plus ressentir et affecte le quotidien de nos citoyens, et nous avons le devoir d’agir et de nous préparer. C’est pour cette raison qu’il est primordial de faire usage des différents outils à notre portée pour y faire face. C'est pour cette raison que le gouvernement va rendre public le Land Drainage Master Plan afin de permettre un débat élargi incluant toutes les parties prenantes. Il faut aussi souligner que le rapport du DEM – Digital Elevation Model qui, à travers des simulations, pourrait éventuellement assister à trouver des réponses beaucoup plus proches de la réalité, et ce rapport aussi sera rendu public. En se faisant, ce gouvernement envoie un signal fort aux habitants se trouvant dans les zones particulièrement affectées pendant les périodes de grosses pluies, que ce gouvernement souhaite une transparence totale et trouve une solution à long terme. Une pensée aux habitants de Vallée des Prêtres, particulièrement à Morcellement Ramlugun avec lesquels nous avons une étroite collaboration et une étroite communication, Madame la présidente. Madam Speaker, the Programme makes provision for a modern and appropriate physical infrastructure, and here, I must highlight the fact that this Government understood that having an efficient seaport will be of critical importance to boost our economy. It is a fact, Madam Speaker, that the last CPPI – the Container Port Performance Index 2023 report – clearly indicates that performance within the new container terminal of Mauritius was regressing, as Port Louis was ranked at the 319th place in 2022 and further regressing to reach the 372nd place in 2023, far from the Port of Toamasina in Madagascar running at the 307th place, Victoria Seychelles at 308th place and le Port Reunion at the 316th place. Concretely, Madam Speaker, what does it mean? This report did tell us that Port-Louis had lost 53 places in terms of Container Port Performance within a year. Any responsible Government would have called for strategic decision so as to improve the performance within the port but indeed, the content of the report was minimised and business continued as usual before such an important issue concerning the port performance. Madam Speaker, the impact of inefficient port is huge on our economy since whenever vessels are queued outside harbour, waiting for their berthing window to operate, shipping lines impose a congestion surcharge to the importers which are finally billed to the customers and consumers and this is one among the various reasons why basic commodities increase as rightfully outlined by hon. Beechook during his speech. Mauritius, in its strategic locations, has the ambition of becoming a transshipment hub by being a bridge between Asian countries and African countries and it has to improve the port performance. This is the reason why the 2025-2029 Programme under paragraph 71 recognises that a modern and efficient seaport will be of critical importance to boost competitiveness of our economy as a destination of foreign investment and that there will be a total revamping of the port and other infrastructure to support maritime economic activities. Of course, Madam Speaker, investment will have to be made in terms of human capital resources, trainings, equipment and technologies coupled with a solid long-term management strategy, but this Government is taking the challenge of making the new container terminal an efficient port. Madam Speaker, the challenges are there, but I am confident under the leadership of the hon. Prime Minister, Dr. Navinchandra Ramgoolam, assisted by the Deputy Prime Minister, hon. Paul Raymond Bérenger, we will be able to deliver and make Mauritius be Mauritius again. Thank you, Madam Speaker.

Madam Speaker

Thank you so much! The hon. Third Member of Constituency No. 9! (5.57 p.m.) Mr C. Ramkalawon (Third Member for Flacq & Bon Accueil): Madam Speaker, it is with deep humility and honour that I stand before you. First of all, I would like congratulate each and everyone in this House. I very heartily thank my leader, Dr. the hon. Navin Ramgoolam, the Deputy Prime Minister, hon. Paul Bérenger, all the leaders and my two colistiers, hon. Anil Bachoo and hon. Beechook. In fact, I will dedicate this victory to my family, my friends and most importantly, the inhabitants of No. 9. However, my journey has not been an easy one. It has been a story of hard work, dedication and loyalty. My association to the Labour Party dates back some decades. I was under the banner of the Labour Party as a Village Councillor in a small village of Laventure and then to District Councillor. I have been serving No. 9 for almost 20 years. This occasion is not only on a personal milestone, but a collective moment in the history of our democracy. The Alliance du Changement with a huge victory has shown that the public was, as we say in creole, plin.

The Deputy Prime Minister

Erroné!

Mr Ramkalawon

Exactement, erroné! Today, I feel an overwhelming sense of responsibility to uphold the values of democracy, transparency and accountability as we continue to move forward, ensuring that the ideals of good governance are not only enshrined in our laws, but also, embodied in our actions. Democracy has been the cornerstone of our political system since we gained independence in 1968. It has given us the ability to choose our leaders, to express our views freely and to live under a system of laws that protects our rights and freedoms. However, the MSM Party had, in the last mandate, acted against the democratic principles of our democratic institutions and we have seen an erosion of trust from the public. Enn gouvernman vanpir! More so, the Government Programme 2025-2029 represents the ambition of this Government under the leadership of our hon. Prime Minister that the reconstruction of our democracy with the restauration of good governance and implementation of appropriate constitutional reforms shall be our mission. Before, prosperity meant that families could work, buy food, pay bills, enjoy leisure activities and save money. What did Pinokio and the savatte Dodo do? They destroyed this generational culture, replacing the pursuit of prosperity with a model of over-consumption, debt and State dependency through the CSG. Imagine, today, an average family man receives his salary; he buys food which is three times more expensive than before, he pays his bills, he repays his loans, he limits his family outings. Not even a single rupee left! By the 18th of the month, he has no money left and desperately waits for the State’s aid to make ends meet. Madam Speaker, trapping the people in a vicious circle of consumerism and debt. Pinokio saw himself at the end of each month as bolom Nwel, distributing CSG Allowance. This suicidal model has led to household debt exceeding Rs165 billion! Here some of the measures, amongst others, to ease the financial burden – • The reduction in fuel prices is a reality. Nowadays, we save Rs750 to Rs1,000 at the end of the month. • Parallel importation of essential medicines will lead to price reduction, providing relief to people. • Free residential internet will reduce the cost for every household. • The revival of the local agro-industry will reduce dependence on important goods which are exorbitantly priced due to the devaluation of the rupee and freight volatility. • Free public transportation is a significant saving for Mauritian families. Madam Speaker, beyond financial prosperity, this Government Programme also focuses on democratic prosperity, digital prosperity, environmental prosperity, industrial prosperity and societal prosperity, among others. A few words on the economy. I welcome – I am sure that I am not alone – the intentions of this Government for a new economic model. We have seen through the recent State of the Economy document the ‘horrible crime’ that the MSM Government has been doing with the economy by manipulating figures and institutions. GDP figures inflated deliberately by more than 50 billion over two years. The word ‘criminal’ is not that strong to describe the former Minister of Finance. He ruined our country and our institutions! It is an honour to address to you, today, on a subject that is at the heart of our nation’s future – the youth of Mauritius. The Government Programme 2025-2029, titled ‘A Bridge to the Future’, is more than a set of policies. It is a commitment to empowering our young people, giving them the tools to build a prosperous, inclusive and sustainable Mauritius. The future is digital and Mauritius is preparing its youth to lead in this era. Key initiatives include – • the launch of a National Artificial Intelligence Strategy to integrate AI into different sectors; • the introduction of mobile ID, allowing citizens to access online services securely; • investment in cybersecurity and digital infrastructure, ensuring that young people have safe and modern online spaces for work and education. With these measures, our youth will not only be consumers of technology, but creators of it. Education is the foundation of any progressive society. It is with this vision that the new Minister, in collaboration with the new Government, introduced key reforms to create a more inclusive and equitable education system. How could we forget the frasques of the former Minister who was often ‘Leela, li pa la’! One of the most significant measures taken is the introduction of 3 credits to continue studies. As a teacher, myself, I could witness this problem. This policy is a blessing for many students who could have, otherwise, been forced out of the education system. By providing these students with the opportunity to further their studies, we are giving them a chance to build a better future rather than leaving them behind in a system that previously catered only for a minority. Moreover, the new Minister has taken decisive action to support private grant-aided secondary schools by disbursing funds that has been previously budgeted, but blocked by the former Director of the PSEA. This move reflects a genuine appreciation for the vital role these institutions play in our education system. The previous grant system was restrictive and designed to suffocate private schools forcing them towards closure. However, the Minister has proposed a return to the original grant system which allows schools to use funds effectively and independently. Madam Speaker, another important pillar of our country is the health and wellness of its citizens. The proposed ideas in the Programme are not only on paper. We have the right man at the right place at the Head of this Ministry. The hon. Minister is doing a wonderful job. Today, there are multiple site visits to look after the welfare of sick people – • Oncosurgery is no longer a myth. The NCC has already performed three operations which have been really successful. • Launching of ophthalmology at Flacq Hospital where we have already done more than 200 case. • Launching of chemotherapy at Flacq is for very soon. • Assisting more than 100 overseas treatment cases in these very few days. • The renal transplant is in the pipeline. Madam Speaker, I will conclude my speech with this reminder. By the end of this mandate, I have no doubt that we will achieve Government Programme to restore financial prosperity to Mauritian families, build a more united Mauritian nation, create a fairer and more equitable society, develop a resilient and modern economy, establish adequate infrastructure and improve water management. As Mahatma Gandhi said, in a gentle way, we can shake the world. Slowly, but surely, we are reshaping our country. Long live the Republic of Mauritius!

Madam Speaker

Thank you! Hon. Junior Minister, hon. Parapen! (6.09 p.m.) The Junior Minister of Social Integration, Social Security and National Solidarity (Mr K. Parapen): Madame la présidente, beaucoup a été dit sur le discours-programme et beaucoup reste à dire. Quant à moi, permettez-moi d’axer mon intervention sur une phrase qui a retenu mon attention et certainement l’attention de bon nombre de nos concitoyens lors de l’énoncé du discours-programme et cette phrase c’est la phrase « Let Mauritius be Mauritius again ! ». Permettre à Maurice à ce qu’elle redevienne Maurice une nouvelle fois. Cette phrase m’interpelle à plusieurs niveaux. D’abord, elle interpelle de par sa nouveauté. De mémoire, c’est la première fois qu’une telle formule est utilisé mais je suis aussi interpellé par les implications de cette phrase qui à mon sens sont lourdes de sens même très lourdes de sens. « Let Mauritius be Mauritius again ! » sous-entend que pendant les dix dernières années la république de Maurice n’a pu être ce qu’elle est réellement. Cette phrase sous- entend que les valeurs et les principes qui sont généralement associés à notre pays ont été attaqués, rabotés, tailladés, pour ne pas dire tronçonnés par le précèdent gouvernement. Le résultat sans appel des urnes et le sentiment général de liberté qui s’en est ensuivi démontrent véritablement que la république de Maurice était effectivement tenue en otage par un régime tendant vers le totalitarisme, pourri jusqu’à la moelle et de caractère mafieux. Un régime qui avait effectivement confisqué la démocratie mauricienne. “Zom kone tou seki to met lao pou tom anba Seki pli lao Pou gagn pli dimal Geter mem zwazo Ki anvol lao Natirel Mor tom lor later Divan tou lizie ki ankor vivan Mai twa ki napa lezel To le fer plis ki zozo natirel”

Madam Speaker

I see you remember that it is the international day of our mother tongue.

Mr Parapen

Not only that…

Madam Speaker

I know, of course.

Mr Parapen

Merci, Madame la présidente, de m’avoir permis cette transgression temporaire des lois qui régissent notre Parlement afin que je puisse m’adresser dans ma langue maternelle.

Madam Speaker

Ce n’était pas une critique.

Mr Parapen

Je ne l’ai pas pris comme telle. Dans ma langue maternelle, notre langue maternelle, pour rendre hommage à Joseph Reginald Topize, plus connu comme Kaya, dont nous pleurons la 26ème année de sa disparition tragique, aujourd’hui. Ces paroles de la chanson de Kaya ‘Lampir universel’, gravées en lettre d’or pour la postérité, est un rappel au combien important de la nature éphémère du pouvoir. Qu’elle serve de leçon au déchu d’aujourd’hui mais aussi d’avertissement aux élus du jour. À ce point, il est important, à mon avis, de se demander de quelle île Maurice nous avons envie de léguer aux générations futures. Rêvons-nous de léguer cette île Maurice habitée uniquement de sa faune et de sa flore, inconnue de la civilisation humaine ? Des écologistes, certainement les plus radicaux d’entre eux, en rêvent certainement. Rêvons-nous de léguer cette île Maurice colonisée, l’esclavagiste ayant pratiquer l’engagiste sur laquelle fut bâti la fortune de la majorité des possédants de nos jours ? Certains éprouvent peut-être une certaine nostalgie pour ce temps passé. Ou rêvons-nous de léguer cette île Maurice unie, imprégnée de mauricianisme pour la notion de ‘enn sel lepep enn sel nasion’ est enfin réalité ? J’ose croire que les indépendantistes et la jeunesse des années 70 y croient encore. Ou encore rêvons-nous de léguer une île Maurice où la mobilité sociale permettrait aux plus vulnérables de notre société d’envisager des jours meilleurs et où l’accès à la propriété ne serait pas une affaire d’expatrier seulement. La jeunesse de ce pays a envie d’y croire. Et c’est dans ce contexte précis que les contours du pont vers l’avenir qu’entreprend de construire ce gouvernement sont dessinés dans le discours programme. Dans un monde où certains rêvent d’instaurer une nouvelle civilisation sur une planète lointaine, laissant derrière eux une terre décimée, et une population exclue, vouée possiblement à l’extinction, il est d’importance capitale d’imaginer ce pont que nous voulons construire. Va-t-on construire un pont à péage pour seul ceux qui correspondent aux nouveaux critères de résidence des capitalistes locaux pourront traverser le pont ? En d’autres mots, va-t-on construire un smart bridge avalisé par cet infâme Economic Development Board ? Où va-t-on construire un pont vers le futur si solide et si large que toute la société mauricienne pourra le traverser à son aise et se sentir partie prenante de cette transition vers l’avenir. Madame la présidente, notre république subit de plein fouet les effets de la gentrification. Voilà un terme qui comme mon parti politique Rezistans ek Alternativ fait son entrée au Parlement. Et pourtant, Madame la présidente, depuis 2016, je m’efforce avec mes camarades de partie de conscientiser la population sur ce processus dangereux. D’ailleurs, à la Partielle de 2017, au No. 18 – Quatre Bornes / Belle Rose, nous avions axé notre campagne uniquement sur ce processus de gentrification, avertissant la population des méfaits de ce processus, c’est-à-dire, hausse généralisée du coût de la vie, un marché immobilier qui allait rapidement exclure la majorité des Mauriciens de l’accès à la propriété, un exode massif de la population locale surtout des jeunes et un accaparement des biens communs de notre société, en l’occurrence sur notre littoral et nos wetlands. Nul besoin aujourd’hui de faire un constat de ces prédictions tellement elles se sont avérées véridiques. Le slogan : « Let Mauritius be Mauritius again » est un excellent point de départ surtout en ce qu’il s’agit de notre démocratie, de la séparation des pouvoirs entre le législatif, l’exécutif et la justice de notre souveraineté en tant que république serait cependant, à mon humble avis, judicieux de rajouter une déclinaison à ce slogan de « Let Mauritius be Mauritius again » et ce serait de dire – ‘Let Mauritians own Mauritius again.’ Le dernier Household Budget qui date de 2023 et qui vient d’être publié récemment, place le revenu moyen des ménages à un peu plus de R 53,000 par mois, soit R 689,000 par an. Selon les experts financiers internationaux et les institutions internationales, le prix abordable pour un ménage classique, pour une maison ne devrait pas dépasser 3 fois le revenu annuel de ce ménage. Et, selon ce critère international, le prix raisonnable d’une maison à l’île Maurice donc ne devrait pas dépasser R 2 millions ; tout court. Oui, R 2 millions pour l’accès à la propriété pour un ménage à Maurice alors que nous savons tous que la NSLD qui construit des maisons pour les plus vulnérables de notre société vend actuellement ces maisons à R 2.7 millions. Donc, dans son contexte, je trouve approprié de dire qu’il faudrait –‘ Let Mauritians own Mauritius again’ Pour conclure, Madame la présidente, je félicite mon camarade de parti, l’honorable Dr. Babita Thanoo, pour l’excellente motion qu’elle a présentée devant cette Assemblée. Je ne peux passer sous silence la profonde satisfaction que j’ai ressentie en entendant la voix de la gauche retentir finalement dans cet hémicycle, une voix que j’estime a été absente pendant trop longtemps. Pour en revenir à la motion, une opportunité incroyable est offerte à ce gouvernement. Utilisons la pour bâtir un pont vers l’érection d’une grande nation ; une nation décolonisée, une nation décomplexée, une nation décloisonnée, une nation non pas de plusieurs communautés mais d’une seule communauté, une nation rouz, ble, zonn, ver. Merci, Madame la présidente.

Madam Speaker

Merci beaucoup. Je vais maintenant appeler l’honorable membre du no. 18, deuxième député du no. 18 ! On reste dans le français. (6.21 p.m.) Ms S. Anquetil (Second Member for Belle Rose & Quatre Bornes): Je vous remercie, Madame la présidente. Madame la présidente, je me tiens devant vous, libre ; libre de toute contrainte pour exprimer ma pensée en toute plénitude. Après 10 ans – 10 ans d’autocratie et de dictature, je rêve. Je rêve d’un pays où chaque Mauricien et chaque Mauricienne puisse se retrouver libre et exercer pleinement de ses droits. Madame la présidente, le mal qui a rongé ce pays depuis 2015 a des racines multiples et profondes. Notre très chère patrie est descendue dans l’abîme des dérives sous le précédent régime. Cette auguste Assemblée a été souillée en permanence. On était perpétuellement dans une situation orageuse avec en prime un certain Loud Speaker. Le calvaire ! Le calvaire que nous avons enduré dans l’opposition durant le précédent mandat était dantesque. C’est avec beaucoup d’amertume que je remémore ces moments d’humiliation, d’abaissement et d’injustice. Dans cette auguste Assemblée, nous avons été victimes des calomnies ignobles, des injures répétées et systématiques. Dans ce Parlement, Madame la présidente, j’ai été insultée, humiliée, calomniée, maltraitée, lynchée et même expulsée mais ils n’ont jamais réussi à me faire taire. J’ai honte de le dire. J’ai honte de le dire, Madame la présidente, une Ministre qui plus est celle censée de représenter les femmes de ce pays, s’est même permis de lancer des jurons en toute impunité dans cette auguste Assemblée. Nous avions en face de nous une kyrielle de goujats sous la protection d’un butor, d’un malappris, d’un malotru ! Malgré cela, nous avons affronté avec dignité et courage la tyrannie d’un régime oppressif et sans vergogne. Cette auguste Assemblée a été témoin de la banalisation, de la violence verbale, de l’intolérance et de la haine pire que la crise sanitaire. Nous avons eu droit à une crise du bon sens, à une crise de valeurs et une crise de repère. Nous avions face à nous deux adversaires à cette époque, la médiocrité et le martyrisme. Sous la présidence du loudspeaker, nous avons affronté les tempêtes plongées dans l’obscurité des ténèbres. C’est avec une immense tristesse, je dois dire, ce parlement souillé, ce parlement bafoué, ce parlement fracassé, ce parlement martyrisé. Pire ! Pire ! Nous avions un pays gouverné par une clic de voyous sans vergogne et toute une nation opprimée. Désormais, nous savons avec certitude que sous le masque du défenseur de la patrie s’est dissimulé un banditisme féroce et impitoyable. Madame la présidente, quand on honore le gouvernement de son pays, il y a trois choses ; trois choses dont on est en droit de lui demander en retour – l’ordre, le respect, et la liberté d’expression. Malheureusement, de 2019 à 2024, dans l’enceinte de cette Assemblée, nous avons eu droit à une cacophonie perpétuelle, un bafouement de la démocratie et à un bâillonnement systématique de l’opposition. Sous le précédent gouvernement, l’économie a sombré dans une dérive menant à un suicide économique dicté par la culture MSM. Une illusion de bien-être grâce à toujours plus de dettes sans penser aux générations futures. C’était une gouvernance sans base macroéconomique solide. Nous avons eu droit à du bajanomics d’un certain docteur savate Dodo ! Après les années catastrophiques du docteur savate Dodo, il nous faut à présent rendre l’économie plus dynamique, souple et robuste. Depuis novembre 2024, l’espoir renaît au sein de la population tel un Phoenix surgissant de ses cendres. Sous cette nouvelle majorité, la lumière jaillit des ténèbres et le pays respire à nouveau. Avec le récent discours programme, le pays retrouve une certaine sérénité et prend un nouveau départ. En tant que gouvernants, il nous faut un bon brassage entre l’économie et la justice sociale. L’économie et la justice sociale, ce sont en réalité les deux faces d’une même pièce. Il est impératif de dynamiser l’économie parce qu’au bout du compte, l’économie est au service de l’homme. Il y a urgence dans certains quartiers de nos villes où les droits sont bafoués à commencer par le droit à la dignité et à la sécurité. Voué à la marginalité parce qu’en situation d’échec scolaire, nos jeunes sont soumis aux pires tentations. Dès lors, tout s’enchaîne. Une insécurité permanente menace les plus faibles, dissuade toutes initiatives économiques, décourage même les services publics. L’exclusion entraîne l’exclusion, le chômage entraîne le chômage ! Madame la présidente, nous devons travailler pour une société plus inclusive, la société de demain où naîtront de nouvelles solidarités. L’avenir, chers collègues, est entre nos mains. Il dépend de notre volonté, de notre conviction et de notre confiance. Madame la présidente, le peuple nous a confié un mandat clair, nous offrant une majorité absolue : un gouvernement de 60-0. Nous avons les coudées franches pour faire bouger les choses. Les attentes de la population sont multiples. Chers collègues, mettons- nous au travail pour bâtir ensemble une île Maurice où il fait bon vivre. Avant de conclure, je tiens à exprimer ma profonde gratitude envers mes électeurs du numéro 18 pour leur confiance en me permettant de battre le record du nombre de votes chez les femmes depuis les élections de 1967 avec un score de 29 398 voies ! Je me sens portée par la confiance que mes électeurs m’ont confiée avec ce record. Merci ! Merci, Belle Rose- Quatre Bornes. Merci, la circonscription numéro 18 ! Vive les électeurs de la circonscription de Belle Rose-Quatre Bornes. Vive la République ! Vive l’île Maurice ! Merci, Madame la présidente.

Madam Speaker

Je vous remercie. Hon. Third Member for Constituency No. 15, hon. Junior Minister! (6.32 p.m.) The Junior Minister of Local Government (Mr F. Allymun): Madame la présidente, M. le Premier ministre, M. le vice-Premier ministre, honorables membres de cette auguste Assemblée, permettez-moi tout d’abord de vous saluer et de vous féliciter pour votre élection. Votre élection et votre prestation nous donnent la garantie qu’on ne va plus entendre des termes tels que “collect this man”, “carry him away”, allant même jusqu’à “rest in peace” à l’égard de l’honorable Shakeel Mohamed, à l’époque. Mais tout cela…

Mr Mohamed

Peace! Peace!

(Interruptions)

Mr Allymun

Mais tout cela, et après avoir mal géré notre Assemblée nationale, ils ont eu le résultat le 10 novembre pour les élections générales de l’île Maurice. Avec un 60-0, nous avons pu comprendre que malgré les agissements du leader de l’opposition – c’est dommage que le leader de l’opposition n’est pas là – quand il s’agit du mot ‘coupable’ ; le mot ‘coupable’, politiquement coupable avec une défaite de 60-0, ils sont politiquement coupables, Madame la présidente ! Ils ont été jugés dans le tribunal du peuple avec 60-0 à la figure. Où sont-ils aujourd’hui ? Même pas une conférence de presse ! Ils ne peuvent même pas s’afficher, comme on a l’habitude de dire, les chatwas. Imaginez-vous, après un 60-0 à la figure du MSM, nous, ici, avec un dream team, en l’occurrence, le Premier ministre, l’honorable Dr. Navinchandra Ramgoolam ; le vice- Premier ministre, l’honorable Paul Raymond Bérenger, l’honorable Shakeel Mohamed ; l’honorable Rajesh Bhagwan et les autres, nous avons pu faire monter cette mayonnaise le 11 novembre où, à l’île Maurice, dans presque toutes les circonscriptions, nous avons entendu l’hymne nationale à l’heure des résultats ! Donc, c’était une victoire pour le peuple en entier. Permettez-moi, Madame la présidente, de vous dire qu’en tant que jeune élu de la circonscription numéro 15, je suis vraiment fier d’être au service du pays avec à sa tête le Premier ministre et le vice-Premier ministre qui portent le manteau de la sagesse. Je tiens également à saluer les décisions prises en si peu de temps pour pouvoir améliorer la vie quotidienne de nos citoyens. Je commencerai par dire, Madame la présidente, que malgré nous ayons hérité d’une économie catastrophique, ce gouvernement, le gouvernement du changement, a pu payer le 14e mois. Et là, je salue le travail acharné de mon collègue, ami, le ministre du Travail, l’honorable Reza Uteem. En si peu de temps – et là, je salue le ministre des TIC – nous avons pu donner la garantie au peuple mauricien qu’ils n’auront plus besoin d’enregistrer les puces, les sim cards. Le ministre des TIC a même fait ressortir que les opérateurs doivent supprimer les données qu’ils ont déjà enregistrées. En si peu de temps, Madame la présidente – ici, je salue l’Attorney General –, on a pu redonner certains pouvoirs aux DPP. En si peu de temps, Madame la présidente, je salue ici le ministre du Commerce et le ministre des Finances d’avoir baissé le prix des carburants qu’on n’a pas vu pendant les cinq dernières années malgré que le prix des carburants était en baisse dans le monde entier. Madame la présidente, pendant 10 ans, notre démocratie a été bafouée. Notre démocratie parlementaire ici. Moi, j’étais souvent assis dans les galeries publiques ou même à la maison pour regarder les séances parlementaires. Et nous avons vu ce qui s’est passé ici. Il y avait même une fois, un ministre qui s’était mis debout pour sortir de sa place pour dire, ‘si to ene.., sorte deor nou ava gete.’ C’est ce qu’on a vu ici ! Mais tout cela, ils ont eu leur résultat. Notre démocratie a été bafouée quand on ne pouvait plus regarder la MBC. Certes, comme le Deputy Prime Minister nous a dit la semaine dernière, nous avons un long chemin à faire. Mais aujourd’hui, où vous passez par l’île Maurice tout le monde parle de la MBC. Certes, encore une fois, notre démocratie a été bafouée concernant les élections municipales. Imaginez-vous, les élections municipales, les droits de citadins ont été confisqués par le MSM. Confisqués ! Ils ont renvoyé les élections trois fois et la troisième fois sous prétexte d’une réforme des collectivités locales, mais quelle farce ! La réforme des collectivités locales se fera dans notre mandat. Et là je peux le dire, nous avons déjà mis au sein de notre ministère, Local Government, un comité interministériel sous la présidence de l’honorable Woochit. Et, nous avons commencé à travailler avec les ministres, et là, je dois dire que nous avons même étendu cela au public, où nous faisons actuellement une consultation publique. Le public et tout le monde qui veulent nous donner des idées peuvent nous envoyer une lettre avec les propositions. Donc, we mean business quand il s’agit d’une réforme des collectivités locales parce que nous ne pouvons pas confisquer les droits des citadins. Aujourd’hui, dans la circonscription no 15, ensemble avec mon ami Kushal Lobine et Patrick Assirvaden, nous faisons la tournée. Nous faisons la tournée et c’est une honte de voir comment est devenue la ville de Vacoas-Phoenix. L’autre disait Manhattan et l’autre disait New York, mais c’est une honte de voir les infrastructures publiques. C’est une honte de voir les complexes sportifs. Nous avons été ensemble avec mes deux colistiers de la circonscription voir l’état des exit doors, l’état des terrains de foot. Mais, tout cela, nous en avons pris bonne note parce que nous, nous sommes là pour travailler et we mean business. Les collectivités locales, Madame la présidente, nous avons commencé à travailler ensemble avec le ministre Woochit. Nous avons fait la tournée un petit peu des marchés. Nous avons eu des réunions pour voir dans quel état les marchés de l’île Maurice sont. Encore une fois, c’est une honte : problème d’hygiène, problème de parking, problème des étals, enfin un peu de tout. Mais, tout cela, nous allons voir comment on pourra redresser parce que la population a une grande attente de nous. Les collectivités locales, Madame la présidente, dans cette ère de dynamisme, ne peuvent plus se permettre de rester complaisantes. Nous devons repenser à notre approche de la prestation de service pour être en mesure de répondre aux attentes des citoyens et de la position du statut quo qui doivent être revus dans le cadre d’un cycle d’amélioration continu. Madame la présidente, les élections municipales et villageoises ne sont pas seulement un processus démocratique, elles sont aussi le cycle de notre gouvernement local. Ce sont elles qui déterminent les femmes et les hommes qui auront la responsabilité de gérer nos villes, nos villages, nos quartiers et de bien veiller sur chaque citoyen. Nous proposons aussi de mettre l’accent sur la situation des jeunes, de nos citoyens âgés, des associations des femmes, du monde des affaires et des PMEs, des maux sociaux qui affectent notre société tels que la pauvreté, les manquent d’installation, la prolifération de la drogue et de l’ordre public. Imaginez-vous, Madame la présidente, après dix ans de règne du MSM, notre situation concernant la drogue sur l’île Maurice en entier, c’est vraiment alarmant. Donc, ici, nous avons pour but de mettre en place la NATReSA, et je n’ai aucun doute parce que nous, au sein de ce gouvernement, nous avons comme but de faire la différence entre la mafia de la drogue et un consommateur. Les consommateurs sont des victimes et il faut les soigner. Par contre, les mafias de drogue, bizin kass zot lerein. Madame la présidente, la circonscription nº 15 est la plus grande circonscription de l’île Maurice avec 62 324 électeurs. Nous avons été votés, moi-même, mon ami Kushal Lobine et Patrick Assirvaden avec 35 000, 33 000 et 34 000 votes. Donc, nous avons le devoir d’être sur le terrain et nous allons être sur le terrain. Et pour terminer, Madame la présidente, je tiens à remercier le Leader du MMM, l’honorable Paul Raymond Bérenger, d’avoir cru en moi ; mes amis, l’honorable Rajesh Bhagwan, my mentor, et tous mes amis au sein du MMM, ma famille, mon épouse, mon fils, ma maman, mes parents, mon papa et surtout mes amis qui sont là, qui ont fait le trajet pour venir me voir. Mais tout cela, ce n’est que la politique, on est là pour être les serviteurs du peuple. Merci, Madame la présidente.

Madam Speaker

Je vous en prie. Hon. Minister! (6.42 p.m.)

The Minister of Energy and Public Utilities (Mr P. Assirvaden)

Merci, Madame la présidente. Je voudrais, avant d’aborder mon ministère, Madame la présidente, dire que je suis doublement heureux de parler juste après l’honorable Allymun. Je dirais l’honorable mon ami si vous me le permettez. C’est un jeune très prometteur. On a fait une campagne exemplaire dans la circonscription nº 15. C’est un jeune avec qui j’ai eu l’occasion de bavarder, de travailler et je dirai que ce jeune homme, l’honorable membre, a un avenir très prometteur en politique. Deuxième remarque, Madame la présidente, je suis heureux que ce soit vous qui is in the Chair. L’honorable Anquetil a résumé ce que nous avons vécu pendant cinq ans, de 2019 à ce jour. J’étais malheureusement assis juste après l’honorable Govinden, à la droite de l’ancien Speaker. J’ai été expulsé en 13 occasions. Pour vous dire…

(Interruptions)

… en 13 occasions. Je ne vais pas rentrer dans les détails de l’honorable Anquetil, ce qu’elle a raconté, c’est effectivement ce qu’on a vécu personnellement et aussi les autres membres de l’Opposition cinq ans de cela et les qualificatifs utilisés par l’honorable Anquetil sont exactes à ce que nous avons vécu pendant cinq ans. Il n’y a pas d’autres mots. C’était un loudspeaker, c’était une brute de la pire espèce. Le Monsieur, heureusement, Madame la présidente, que vous êtes là et lui, il n’est plus là. Madame la présidente, je consacrerai mes 20 minutes ou plus si vous me le permettez…

(Interruptions)

…à mon ministère. Aujourd’hui, malheureusement, je déplore l’absence du leader de l’opposition, ancien ministre de l’Énergie, ancien ministre des Utilités publiques, et j’espère qu’il est à l’écoute et que dans son discours il reviendra lui aussi sur ce secteur. Madame la présidente, nous faisons face aujourd’hui à une réalité implacable. La situation de l’eau dans notre pays est catastrophique. Les promesses faites par l’ancien gouvernement MSM et les deux ministres qui ont géré ce dossier pendant dix ans – je parle ici de M. Collendavelloo et M. Lesjongard qui est aujourd’hui l’honorable leader de l’opposition – résonnent encore dans nos oreilles. Les 24/7 ou les 24 sec depuis 2014. Depuis 2014, la promesse du gouvernement MSM c’était de l’eau 24/7. En 2022, ici au Parlement l’ancien ministre, aujourd’hui leader de l’Opposition, est revenu avec cette promesse d’approvisionnement en eau de 24/7. C’est pour moi, Madame la présidente, l’escroquerie du siècle pour le MSM parce que ce que je vis, ce que nous vivons, les députés, la population ces derniers jours, ces derniers mois. Mais, à l’époque, on nous assurait, le ministre assurait la Chambre que cette ambition allait devenir une réalité dans quelque temps. Il me répondait avec une légèreté que cette réalité de l’eau 24/7 allait être une réalité dans quelques temps. Mais, aujourd’hui, en 2025, où en sommes-nous ? Non seulement cette promesse est restée lettre morte mais nous faisons, aujourd’hui, face à cette crise de l’eau que le pays n’a jamais connue. Je n’aurai pas l’occasion d’étaler le tout mais, laissez-moi, pour la Chambre, parler de quatre mesures de ce que le gouvernement MSM, du leader de l’opposition, ex-ministre de l’Énergie, de ce qu’il a fait avec l’argent de la population. Première chose, en décembre 2022, l’ancien ministre annonçait avec fierté – l’ancien ministre du MSM, c’est bien que la population ait ça à l’oreille – un projet de dessalement. On parlait à ce moment-là, d’unités de dessalements capables d’augmenter nos ressources en eau de manière durable. Mais qu’a-t-on vu ? Rien ! Et ça, la population doit le savoir. Rien ! Zéro réalisation. Des paroles en l’air ! Ils ont utilisé l’argent de la population pour construire des réservoirs. Il y avait quelqu’un qui parlait de réservoirs un peu plus tôt. Le réservoir de Cluny – R 74 millions à l’eau ! En 2023, ce même Ministre, accompagné de son leader, l’ancien Premier ministre, faisaient l’inauguration de ce réservoir de Cluny.

The Deputy Prime Minister

Touni!

Mr Assirvaden

Aujourd’hui, on est touni, effectivement ! Un an plus tard, 16 mois plus tard, ce même réservoir est peut-être condamné à la destruction à cause des fissures structurelles. R 74 millions – il y avait eu deux réservoirs : réservoir de Cluny et réservoir de Riche-en-Eau. Je viens d’apprendre hier que le réservoir de Riche-en-Eau a des fissures. An hon. Member: Pauvre-en-eau !

Mr Assirvaden

Vous réalisez ce qu’on a fait avec l’argent de la population ? Ils ont investi de l’argent. Ils ont investi R 700 millions dans le programme de remplacement des tuyaux – R 700 millions, deux fois R 350 millions. L’ancien General Manager de la CWA – toléré par le Ministre, toléré par l’ancien chef de Lakwizinn – était responsable de ce remplacement des tuyaux à la hauteur de R 700 millions, censé de moderniser notre réseau de distribution. C’est devenu un des pires fiascos du gouvernement MSM. C’est pour cette raison que je l’ai dit, ici, à l’Assemblée, ceux qui sont coupables doivent rendre des comptes. C’est important que je le dise, les tuyaux ne sont même pas installés. Ces tuyaux ne sont même pas connectés. Les tuyaux sont à la surface ! Peut-être les membres du public ou les députés ou ministres ont vu ; les tuyaux sont à la surface. À Mon Choisy, c’est à la surface. À Cascavelle, à Flic-en-Flac, vous voyez les tuyaux à la surface et certains de ces tuyaux ne sont pas connectés. Invisible ! Comment voulez-vous que la population soit connectée, soit raccordée à notre réseau ? An hon. Member: Par Wi-Fi!

Mr Assirvaden

Mais c’est un gaspillage ! C’est important de le dire, c’est gaspillage révoltant des fonds publics. Et le pire, Madame la présidente, l’ex-auditrice en chef de la CWA avait tiré la sonnette d’alarme sur ces pratiques douteuses. Elle avait osé dénoncer. Quelle a été la réponse ? Au lieu d’écouter les avertissements, on l’a persécutée, on l’a licenciée, on l’a harcelée. Voilà comment fonctionnait l’ancien régime. Les millions à la mer ! Les millions à l’eau ! Enfin pas tous les millions, j’ai vu une valise de R 114 millions dans la nature.

Madam Speaker

Don’t! Don’t! You have to be careful because il y a une enquête. Ne parlez pas dessus !

Mr Assirvaden

Oui, j’ai vu.

Madam Speaker

Oui, ne parlez pas… Pardon. Désolée. Parce que vous étiez dans une envolée, je comprends, mais ne mentionnez pas tout ce qui sub judice ou qui est sous enquête.

Mr Assirvaden

Je n’ai pas vu les valises ! Ok, Madame la présidente.

Madam Speaker

Non !

Mr Assirvaden

Madame la présidente, je peux comprendre, la vérité est simple. Même les montres Cartier, sept montres ! Et j’ai oublié de porter ma montre, aujourd’hui, expressément. On ne sait jamais ! An hon. Member: T’as pas vu les montres!

Mr Assirvaden

La vérité, Madame…

Madam Speaker

Everybody knows; don’t mention!

Mr Assirvaden

Oui, c’est bien que vous le dites, tout le monde sait.

Madam Speaker

But don’t mention things here!

Mr Assirvaden

Je comprends. Madame la présidente, la vérité est simple. Nous avons besoin d’un changement radical, une nouvelle politique de l’eau basée sur une gestion responsable et durable. Il ne s’agit pas de multiplier les annonces dorénavant ou de promettre des lendemains meilleurs, il s’agit d’agir et d’agir maintenant ! Dorénavant, Madame la présidente, pour remédier à ces insuffisances, notre gouvernement, ce gouvernement procèdera à une refonte totale, complète de la politique nationale de l’eau et du plan national de gestion intégrée de ressources hydriques. L’objectif est d’assurer une utilisation efficace, durable de l’eau en parfaite harmonie avec nos objectifs de développements. L’ensemble des besoins domestique, agricole, industrielle seront pris en compte, à court, moyen et long terme. Dorénavant, la coordination entre la CWA, l’Irrigation Authority, la Water Resources Unit, la Chambre d’Agriculture sera favorisée pour une meilleure coordination des différentes institutions dans ce secteur. Ces organisations, ces institutions devront désormais travailler de concert pour optimiser l’usage de nos ressources en eau. L’efficience hydrique est un enjeu que nous ne pouvons plus ignorer et cela reposera désormais sur trois principes fondamentaux – 1. Minimiser les gaspillages : réparation des tuyaux, remplacement de certains tuyaux. 2. Maximiser l’utilisation rationnelle de l’eau désormais dans tous les secteurs : l’irrigation, l’arrosage, domestique et industrielle. 3. Garantir une gestion durable et économique de cette ressource précieuse. Ces programmes de remplacements de canalisations, lancés, malheureusement, encore une fois, par l’ancienne administration, ont été un échec cuisant. Malgré les investissements en milliards, le taux de perte en eau reste alarmant – 62% se perd dans la nature. Si 100 mètres cubes alimentent votre demeure, Madame la présidente, vous recevez que 38 mètres cubes. Les 62 se perd dans la nature. La CWA est dans le rouge. Donc, nous ferons tout – mon ministère, Madame la présidente, on fera tout pour mettre un terme à cette situation. La gestion de la Central Water Authority sera revue en profondeur. C’est fait actuellement. Pour plus de rigueur, plus de responsabilité, d’efficacité et une priorité absolue pour offrir un service public, un nouveau board de la CWA est en place à partir d’aujourd’hui. Madame la présidente, il me reste quelques minutes, je parlerais de nos défis énergétiques. Le défi énergétique est encore plus alarmant, pire que notre défi en eau. Une crise annoncée malheureusement. C’est pour cela que je déplore l’absence de l’ancien ministre. Une crise annoncée qui secoue notre pays en 2025. Ce n’est pas dans mes habitudes, mais je le fais aujourd’hui : je salue ce que l’honorable DPM a dit depuis des années et des années. Une crise que nous avons depuis longtemps annoncée et dénoncée. L’ancienne majorité du MSM a failli à ses responsabilités en matière d’énergie et, aujourd’hui, les Mauriciens en paient le prix. En 2022, ici, à côté de vous, Madame la présidente, à votre droite, j’avais adressé une question à l’ancien ministre pour demander des chiffres précis sur les pics de consommation chaque mois depuis 2019. J’avais demandé l’équilibre énergétique projeté sur 10 ans. Quelle a été la réponse de l’ancien ministre ? Avec une légèreté, il avait répondu, le Hansard en est témoin – “I can assure the House that with regard to that reserve capacity margin [donc, la réserve que nous avons en cas que la demande augmente], the Central Electricity Board [en 2022, trois ans de cela] is operating above the threshold value de moins 5 % for the coming 10 years.” 2022 plus 10, 2032. Aujourd’hui, on est en 2025, et on se retrouve dans le rouge, Madame la présidente ! Pire encore, le gouvernement parlait de 60 % d’énergies renouvelables en 2030. 2030, c’est en cinq ans ! Et aujourd’hui, on est à combien ? On est à 17 % ! Ce sont les chiffres de l’ancien ministre qu’il avait donné à l’Assemblée nationale. 17 %, c’est une faillite ! L’ancien Premier ministre a été à COP26 pour dire qu’on va arriver à 60 % des énergies renouvelables en 2030 et que nous allons phase out le charbon en 2030. Aujourd’hui, cette feuille de route de l’ancien régime est devenue un document obsolète, ridicule ! J’ai entendu l’ancien ministre critiquer le secteur privé ; que le secteur privé n’a pas investi dans l’énergie renouvelables. Mais quand lui, ex-ministre de l’Énergie, et l’ex-Premier ministre, nous avait annoncé en grande pompe un Fast-Track Committee pour voir les projets d’énergies renouvelables, ce même ministre avait annoncé, ici, à l’Assemblée nationale – j’étais un député de l’opposition – d’un investissement de R 59 milliards pour l’énergie renouvelables. Où sont ces projets ? Où est ce Fast-Track Committee ? Zéro ! Que du vent, que des rêves à la population pendant des années. Et aujourd’hui, nous nous retrouvons à la croisée des chemins. Madame la présidente, je surveille…

Madam Speaker

Vous avez quelques minutes !

Mr Assirvaden

J’ai encore quelques minutes, très bien. Madame la présidente, le 5 février 2025, quelques jours de cela, nous avons eu une consommation d’électricité avec un pic de record de 567,9 MW, ce qui est grave. Pour cette année-ci, le peak le plus haut en demande d’électricité pour le CEB allait être 544 en février. Nous sommes en février et on est à 567,9 MW, qui est grave. À l’heure que je vous parle, Madame la présidente, des trois turbines de Nicolay, qu’on garde en emergency reserve, comme on dit dans le jargon, pour pouvoir supporter la demande en temps de peak, en tant d’heure de pointe, de six heures à neuf heures du soir, une machine de 30 MW est en panne depuis 10 jours. Je me demande qu’est-ce que le gouvernement MSM a fait pendant10 ans ? Qu’est-ce que l’ancien ministre Collendavelloo a fait pendant cinq ans ? Qu’est-ce que l’ancien ministre Lesjongard a fait pendant cinq ans ? Un manque de planification, qui, aujourd’hui, met à rude épreuve nos machines vieillissantes. Depuis sept ans, aucun investissement n’a été réalisé au CEB et dans les machines. Ces installations, vieilles de 30 ans, sont encore sollicitées aujourd’hui pour fournir de l’énergie. Madame la présidente, un nouveau plan énergétique est en place. Je dois le dire. Nous discutions au sein du gouvernement, ce matin, au cabinet avec le Deputy Prime Minister et mes collègues, pour un nouveau plan énergétique. Avant tout, dans ce plan, on top of the list de notre agenda, c’est la sécurité énergétique. D’abord, la sécurité énergétique. Il faudra s’assurer que ce pays ne devienne pas comme l’Afrique du Sud. C’est malheureux de le dire, le délestage, the load shedding, on n’a pas connu cela à Maurice. Teign Vacoas, alim Port Louis, teign Port Louis, alim Souillac, on n’a pas connu cela à Maurice. Top on the list : la sécurité énergétique. Répondre à la croissance en demande d’énergie. Il y a une croissance de 5 % chaque année. Les machines doivent être là et il faut upgrade d’autres machines. Ici, dans cette Chambre, le gouvernement, nous sommes tous pour le green energy. Pour assurer notre transition énergétique, notre bouquet énergétique doit être complet. Ce bouquet énergétique, cette transition, il faut assurer cela. Et au même moment, il fait attaquer à la demande. La demande est en croissance. Vous savez, Madame la présidente, j’ai présenté un papier ce matin au cabinet ministériel. Nous avons, dans ce pays, plus de 100 000 climatiseurs. À partir de six heures de l’après-midi à neuf heures de l’après-midi, plus de 100 000 climatiseurs sont on. Vous réalisez la pression sur le CEB ? Donc, il nous faut aussi attaquer la demande énergétique et miser sur l’efficience énergétique. C’est pour cette raison que les jeudis, à la télévision, sur la MBC, vous voyez les gens du CEB expliquer comment éteindre les lumières qu’on n’utilise pas ; éteindre des climatiseurs pour sensibiliser les gens. Donner la place à une institution au ministère, EMOS qui s’occupe de l’efficience énergétique. Ce matin, j’ai présenté un papier au cabinet pour limiter les standards des climatiseurs. C’est dans notre plan. C’est un plan que nous mettons en pratique depuis un mois pour voir la performance énergétique des bâtiments. Après les climatiseurs, il y aura, bien sûr, les réfrigérateurs, les éclairages, les machines industrielles pour pouvoir gagner cette bataille contre la croissance. La croissance qui nous demande tous les deux-trois ans, de mettre des machines de 30-40 MW qui coûtent de l’argent. On parle de milliards ! Et ce ne sont pas des machines on the shelves. Ce sont les machines qui demandent deux-trois ans pour entrer en place. Avec la collaboration du cabinet, bien sûr, avec l’approbation des collègues ministres et du gouvernement, nous allons étudier the Time of Use Tariffs. Si la demande continue à augmenter, nous allons devoir peut-être étudier la possibilité d’introduire the Time of Use Tariffs. Donc, quand c’est plus cher, vous payez plus cher. Quand c’est moins cher, vous payez moins cher. Donc, on vous décourage d’utiliser l’électricité quand c’est la pression sur le CEB. Le Smart Grid, un réseau intelligent, est très important pour pouvoir augmenter notre part d’énergies renouvelables sur le réseau. Tout cela est un plan énergétique qui est en place. Bien sûr, nous allons devoir en discuter avec les membres du cabinet ; voir avec les stakeholders ; voir avec le secteur privé ; voir avec nos partenaires, les Independent Power Producers et renouveler, bien sûr, les PPA existants pour pouvoir assurer cette sécurité énergétique. Dans tout cet ensemble, Madame la présidente, nous ferons tout ce qui est humainement possible pour assurer notre sécurité énergétique. Je vous remercie, Madame la présidente.

Madam Speaker

Je vous remercie. Hon. Third Member for Constituency No. 12! (7.05 p.m.) Mr C. Lukeeram (Third Member for Mahebourg & Plaine Magnien): Thank you, Madam Speaker. Madam Speaker, it is the greatest honour for me to address this august Assembly today on the 2025-2029 Government Programme, ‘A Bridge to the Future’ which was presented by His Excellency The President of the Republic of Mauritius. Madam Speaker, I seize this opportunity to thank the Prime Minister, Dr. the hon. Navinchandra Ramgoolam and the Deputy Prime Minister, hon. Paul Bérenger and the other leaders of our alliance and without forgetting my ex-Head of Chambers, the Attorney General, Mr Gavin Glover, for allowing me the time and space to be a candidate in Constituency No. 12. My heartfelt gratitude goes to my colleagues hon. Ritesh Ramful, Minister of Foreign Affairs, Regional Integration and International Trade and hon. Tony Apollon and to the electors of the Constituency No. 12, Mahebourg and Plaine Magnien for placing their trust in me. I would like to give them the assurance that I shall, during my mandate, pay an attentive ear to their expectations, hopes, their needs or apprehensions. To the electors, let me assure them, that I shall devote myself to defend their interest fearlessly. Madam Speaker, the 2025-2029 Government Programme comprises a visionary action plan to bring about long-awaited changes within our country. Not only does it aim to rebuild some of our country’s pillars but it shines with the will of the Government and a dire need to reconstruct our democracy. Madam Speaker, it was long awaited to restore the confidence of the nation in the Government to propose concrete actions to combat the scourges of our society and to come up with measures to safeguard and uphold the rights of the people. One of the measures on which I would like to comment, Madam Speaker, is the will of the Government to address the issue of drug trafficking which is a matter of urgency. Madam Speaker, the fight against drug trafficking has become the concern of each and every one of us because we will never stop hammering that drug addiction erodes all the families without distinction. The lack of cohesion amongst the institutions may have impacted in the fight against drug trafficking. I firmly believe in rehabilitation of drug addicts and that institutions should work together. Hence, my complete support to the aim of this Government to adopt bold measures to end the suffering of families. It is a known fact that drugs are also transported by sea and it is a matter of regret that all our resources are not used efficiently. I believe that if we give the means to the National Coast Guard which is at the frontline to detect any illegal activity within our maritime zones, this will act as a deterrent for the drug traffickers. The National Coast Guard should increase its patrols within the maritime zones and be on the lookout at all times because they have the duty to detect, prevent and supress any illegal activity. Hence, the National Coast Guard should be given adequate means, the required staff and equipment to carry out its purpose. The 2025-2029 Government Programme recognises that for many families scourges such as drug addiction constitutes a threat to their serenity and harmony. It is indeed urgent to identify the reasons for such an increase in drug addiction and to address them. A strong signal should be sent to the drug traffickers in order to detract them from believing that it will be all too easy to transport drugs within our country. They should be fearful to approach our shores and in order for this to be achieved, it is most urgent that an action plan be devised. Madam Speaker, the reconstruction of the healthcare system was also a long-awaited measure. The people have voted for a change and we have to give our best to honour our promises. But I can affirm, Madam Speaker, that the work has already started. Following a joint request made by us, the elected members of Constituency No.12, on the 10 February 2025, hon. Minister Anil Bachoo, Minister of Health and Wellness, effected a surprise visit at Mahebourg hospital around 15 00hrs. The constat was worrying. Not only was the building in deplorable conditions but it was noted that there was a restricted service available and a lack of coordination among the personnel of the hospital, which explains why the inhabitants of Mahebourg have to travel all the way to other hospitals or healthcare centres to seek medical assistance or treatments. Some inhabitants of Mahebourg and surrounding regions have also reported that there was a shortage of ambulances or, if ever there was an ambulance, it would take one to two hours to reach their homes. It is clear that over the years such conditions have been tolerated by the previous government and we can only wonder why and how? However, in a world where access to medical assistance has become an exigency and the rights of the people have to be safeguarded, we cannot tolerate or accept such a situation. This constat helped us identify those critical aspects at the Mahebourg hospital which have to be addressed immediately. The Mahebourg hospital, as it is nowadays, clearly does not have adequate resources to provide and deliver an effective healthcare system in this region but with the help of the Ministry of Health and Wellness, we shall work towards its refurbishment. It is also the objective of the Government to provide access to sports for all. Madam Speaker, after more than three months of tenure as Member of the National Assembly, I was appalled to discover the state of some of our public infrastructures in the Constituency No.12. I will mention the swimming pool of Mare d’Albert which is illustrative of the lack of commitment and consideration for the people of the previous government. Prior to a constat being at the beginning of January 2025, this swimming has been inoperative for months and left in unacceptable conditions. With the help of hon. Minister, Deven Nagalingum, Minister of Youth and Sports, the fight against time to get the swimming pool ready by the Independence Day has already started. I have no doubt that as soon as the swimming pool will become operational, it will give a breath of hope to the people of the region. Madam Speaker, as aptly remarked in the 2025-2029 Government Programme, happy supportive families are the foundation of a healthy, stable and sustainable society. A stable society also entails having an efficient judicial and legal system. It is also the aim of this Government to work on reforms pertaining to the judicial and legal system. May I, Madam Speaker, remind this august Assembly of the difficult conditions in which judicial and legal officers, magistrates, barristers or attorneys work every day? The shared courtrooms amongst magistrates, the lack of proper ventilation, the deplorable conditions of some courtrooms which may constitute a hazard for members of the public and members of the legal profession, or the lack of sitting arrangements in courtrooms as a result of which attorneys, barristers and members of the public attending courts have to squeeze in an exiguous courtroom and wait for their case to be called at last. Sometimes members of the public have to wait outside the courtroom due to lack of space inside. May I also mention the courtrooms de fortune. There is an exhaustible list of issues to be addressed regarding access to justice which starts with having the proper infrastructure to dispense justice. Madam Speaker, if the Government wants to instil confidence in the judicial and legal system, this should include the renovation of the courtrooms so as to reflect the decorum required and expected respect. The Government promised to come up with changes and we must live up to the expectations of the people for the Government’s work for the people because aren’t they the ones sitting in their homes and judging the work accomplished by the Government? There are changes which cannot be delayed and one of these is the reform to the judicial and legal system. Madam Speaker, I shall conclude by saying that the 2025-2029 Government Programme is a bold and ambitious programme, it must not be forged, forgotten that we carry the hopes and expectation of the people on our shoulders. We must not only aspire to act; we must inspire and act. Thank you, Madam Speaker.

Madam Speaker

Thank you so much. Hon. Junior Minister, hon. Pierre! (7.17 p.m.) The Junior Minister of Tourism (Mr S. Pierre) : Madame la présidente, honorable membres de cette auguste Assemblée, j’ai choisi pour ma première intervention au sein de cette Assemblée de rendre hommage au père de la nation comme l’honorable Édouard l’a fait en prenant une citation de Warren Buffet – « Il y a aujourd’hui un homme assis à l’ombre d’un arbre, parce qu’un homme là-bas a cru bon de le planter. » Effectivement, je suis un des premiers bénéficiaires de l’éducation gratuite et je suis sûr que même s’il ne l’a pas dit, il l’a sûrement vu pendant son discours pour la présentation de l’éducation gratuite, il avait vu au sein même de cet hémicycle quelqu’un issu d’une cité ouvrière, d’une famille défavorisée se tenant debout, quelques années des décennies plus tard, et s’adressant à cette Assemblée. Je souhaiterais également remercier mes parents, mon père qui est parti, qui m’a vu prêter serment juste avant de partir ; ma mère qui me regarde et tous mes bienfaiteurs. Je ne saurais oublier le Premier ministre que j’ai rencontré pour la première fois en 2017 qui m’a fait confiance pour cette élection et tout au long le Deputy Prime Minister, l’honorable Paul Raymond Bérenger, qui m’a accueilli dans la circonscription numéro 19, et mon frère jumeau qui n’est pas là, Deven Nagalingum. Je dois dire que c’était une des plus belles expériences de ma vie d’être aux côtés d’un géant historique comme Paul Bérenger. C’est quelque chose que même dans mes rêves je ne m’en attendais pas. Donc, honorable Paul Bérenger, merci beaucoup. Je ne saurais oublier ma circonscription, la circonscription numéro 19, je n’ai eu que cinq semaines pour faire campagne, ils ne me connaissaient même pas et ils m’ont porté avec vague que toute la nation mauricienne, et on va parler d’un pont, le pont qui se dresse vers l’avenir. Un pont dont la première pierre a été posée par le peuple. Avec raison, certains avaient dit que ce peuple est admirable puisque de ce même pont est venu des pierres détruites d’un mur que le régime précédent avait construit. Un mur de la haine, un mur à de la discorde, de la division. Je ne saurais revenir sur tout ce qui a été dit pendant le début des débats mais je crois que, même si je condamne avec force les Moustass Leaks, je crois que c’était la main divine qui voulait que ce peuple mauricien comprenne et voit quel régime qui le dirigeait. Il y a deux choses que je souhaiterais m’attarder sur. Nous avons un mandat pour travailler et il nous faut nous atteler à construire ce pont, et deuxièmement, même si une opposition est importante pour toute démocratie, Madame la présidente, le peuple mauricien ne doit jamais oublier cette période noire de notre histoire 2014 à 2024. Le peuple mauricien n’a pas le droit d’oublier, même si je sais qu’il y a une attente au sein de la population. Effectivement, nous sommes là depuis maintenant un peu plus de 100 jours. Nous n’avons certainement pas passé les 77 lois qu’un certain Franklin Roosevelt avait passées, mais il y a eu beaucoup de choses de faites. Je souhaiterais lire un message que j’ai reçu d’une amie en parlant de nos travaux, qui suivait nos travaux, Madame la présidente. Et je vais profiter pour vous féliciter, ainsi que votre adjoint, pour votre nomination au sein de l’Assemblée. Je cite – « Hello, je regarde votre session au parlement en direct. R. C., il nomme le pays, une des plus grandes démocraties au monde, si on pouvait prendre modèle pour le respect, la discipline. Bonne journée, bisous. » Je souhaiterais rappeler à cette Assemblée, ceux qui l’ont vécu en direct comme ma collègue Stéphanie, Patrick et tous les autres, mais surtout aux mauriciens puisque nous avons une mémoire très, très courte. Il ne faudrait pas oublier qu’au sein même – des fois je me pose la question et je demande aux anciens députés est-ce que c’était ici que se tenait l’Assemblée ? C’est dans cette même Assemblée que se passaient ces films et en contraste avec ce que mon ami m’a envoyé de l’étranger, à l’époque, mon fils m’envoyait des messages, des clips vidéo des séances du Parlement avec pour seul commentaire : ‘gros lol’. Et c’était une des promesses du programme, ce pont dressé vers l’avenir, la restauration de la démocratie et personne aujourd’hui, ni même l’opposition, et le peuple qui nous regarde ne peut contester que vous ayez, Madame la présidente, avec le Deputy Speaker, ainsi que tous les membres de l’Assemblée instauré, restauré la démocratie qui est un pilier important de notre pays. Mon collègue a trouvé bon de mettre l’heure à côté de moi, donc je vais aller très vite. Donc, par respect pour l’heure de l’Assemblée, je ne m’attarderai pas sur tous les projets déjà initiés.

Madam Speaker

Vous avez deux minutes !

Mr Pierre

Non, j’ai quatre ici, Madame la présidente. On a mis l’horloge, vous m’excuserez. Donc, tous les projets déjà initiés et enclenchés. Nous avons eu à traiter notre suspension de la SADC, le deal des Chagos et tous les autres projets, mais je prendrai les deux ou trois minutes qui me restent maintenant pour parler du tourisme.

Madam Speaker

Allez-y.

Mr Pierre

Nous avons rapidement à la page 14 que nous apprenons avec le ministre de tutelle par cœur les mesures phares de notre programme. Pas plus tard que ce matin, à la demande du ministre, j’ai présidé un comité privé-public pour assister le secteur privé dans sa démarche en vue de la basse saison, mais je dois juste vous dire pour parler de l’état du tourisme aujourd’hui. Je prendrai un rapport de Axis de novembre 2024 qui parle que les revenus, les dépenses par touristes n’ont pas augmentés et ont même chutés de 7 % ces dix dernières années. Le client aujourd’hui dépense 114.95 € par jour chez nous, inacceptable ! Et avec le ministre Richard Duval, c’est ce que nous nous attardons à faire. Nous sommes à la tâche, aujourd’hui, pour diversifier l’offre. Et il ne faut pas oublier que nous somme vulnérable comme pays, nous ne pouvons pas de développer n’importe comment. Le développement durable est au centre de ce programme. Aujourd’hui l’état – je vous donne juste un audit de la MTPA qui est censé être le véhicule de promotion, la Mauritius Tourism Promotion Authority et ça dépasse ce que vous voyez dans la presse comment l’argent utilisé. Aujourd’hui, l’autorité de promotion de notre pays n’a pas de département de presse, nous n’avons pas un presse attaché basé à l’île Maurice. Nous n’avons pas de département de marketing. Tout est outsourced, aujourd’hui ; tout est à refaire. L’état de notre tourisme, aujourd’hui, l’état de nos infrastructures, aujourd’hui, est dans un état lamentable. Madame la présidente, honorables membres de l’Assemblée, nous avons beaucoup de choses à faire. Vraiment, une lourde tâche nous attend dans la reconstruction. Mais en écoutant les membres – et je remercie, l’honorable Dr. Ms Babita Thannoo pour cette motion – en écoutant tous ces parlementaires, cette jeunesse, ce pont aujourd’hui repose sur l’expérience de plusieurs décennies et de cette jeunesse qui se dresse aujourd’hui vers l’avenir. Je n’ai aucun doute. Nous sommes confiants, nous sommes conscients que le peuple attend beaucoup de nous et confiants que ce pays est entre de bonnes mains. Il a été maltraité, martyrisé – pour reprendre les mots de mes collègues, les autres membres de l’Assemblée – pendant 10 ans et je peux vous assurer que pendant ce mandat de cinq ans, surtout nous au Tourisme, avec le leadership du ministre, l’honorable Richard Duval, nous allons emmener ce ministère à bon port. Je vous remercie.

Madam Speaker

Merci beaucoup. Hon. Minister, Mrs Navarre-Marie! (7.26 p.m.)

The Minister of Gender Equality and Family Welfare (Mrs A. Navarre-Marie)

Merci, Madame la présidente. Je voudrais d’abord vous féliciter pour votre nomination et celle de mon collègue, mon vieux collègue, le troisième député de Belle Rose-Quatre Bornes pour sa nomination en tant que vice-Président de la Chambre. Je voudrais également féliciter les membres qui sont intervenus avant moi pour leur maiden speech aujourd’hui. Madame la présidente, le programme gouvernemental 2025-2029 n’est pas seulement une feuille de route, mais une vision audacieuse pour notre avenir commun. Il s’agit en effet d’un contrat ambitieux visant à éradiquer les inégalités systémiques et à promouvoir une société juste, inclusive et équitable. Pour atteindre cet objectif, Madame la présidente, l’engagement actif de chaque citoyen est essentiel. Nous devons construire une nation où chacun se sent valorisé et où chacun a la possibilité de contribuer pleinement. Le programme de ce gouvernement repose sur des piliers fondamentaux. Un de ces piliers se trouve être un nouvel ordre social fondé sur la stabilité familiale, l’équilibre travail- vie et le concept de gender equality. Madame la présidente, notre programme pour les cinq prochaines années représente notre promesse de construire une République de Maurice équitable, solidaire et inclusive. Ce gouvernement a l’ambition de bâtir une nation où chaque Mauricien, qu’importe ses origines et son milieu social, a la possibilité de prospérer et de contribuer à notre avenir commun. Pendant 10 ans, Madame la présidente, le peuple a été sacrifié sur l’hôtel du noubanism. Zot dimounn bizin gagne. Leur devise était tou pou nou et tou de swit. Il n’y a qu’à voir toutes les décisions prises par l’ancien gouvernement pour se faire une idée de cet écosystème mis en place au plus haut niveau par l’ancien régime. Un petit exemple tout simple, mais qui revêt toute son importance, comme accorder un contrat de gardiennage à une société qui zot dimounn pour la surveillance des centres tombant sous mon ministère. Ensuite, les centres sont fermés ; les centres des femmes, les centres récréatifs pour enfants, avec pour résultat que l’agent de sécurité ne se présente plus sur place et les centres sont sujets au vandalisme. Un véritable pillage ! Il faut voir l’état des centres, surtout, je vous invite, Madame la présidente, à visiter le centre des femmes d’Abercrombie à Sainte Croix, par exemple, pour comprendre l’étendue des dégâts laissés par l’ancien régime. C’est à se demander si l’intérêt des femmes et des enfants était une priorité pour l’ancien gouvernement. Zéro activité dans les centres. Zéro activité dans les centres pour les femmes, zéro activité pour les centres censés être des centres récréatifs pour les enfants, que ce soit à Mahebourg ou à Pointe aux Sables. Depuis mon retour au ministère, Madame la présidente, j’ai été outrée de constater que malgré les projets énumérés par l’ancien régime sur leurs pseudos bonnes intentions, dans l’intérêt des plus démunis, rien n’a été fait. Il n’y a qu’à voir l’état dans lequel se trouvent les shelters pour enfants. En particulier, ceux appartenant au ministère. Des armoires sans portes où les enfants doivent disposer leurs vêtements tous ensemble, l’intimité des enfants pas respectée. Ces petits, Madame la présidente, sont les enfants de la République. Ils sont dans les shelters pas à leur demande, mais souvent parce que leur maison n’était plus un lieu sûr pour eux. Voilà pourquoi l’État les place dans un abri pour les protéger, mais pas pour les martyriser. Avec ce gouvernement, Madame la présidente, tout cela a commencé à changer. Le bien-être de ces enfants est notre souci quotidien et leur épanouissement notre mission première. Madame la présidente, la résilience familiale est au cœur de notre stratégie de développement national. Nos familles, en particulier les mères célibataires, vivent des situations très complexes ces derniers temps. Elles sont désarmées, car elles ont été malheureusement abandonnées. Le gouvernement sortant avait démissionné devant ses responsabilités vis-à-vis des familles. Ce n’est pas enn ti mil roupi par ici, enn ti demil parla qui va aider les familles. Nous avons d’ailleurs constaté le résultat. Notre gouvernement est convaincu que l’autonomisation et la prospérité des familles passent par l’accompagnement qui est absent depuis de nombreuses années. Notre action va se concentrer sur l’accompagnement des familles. Madame la présidente, la véritable égalité des genres ne peut être atteinte sans justice économique. Les femmes de Maurice continuent de faire face à des barrières dans le secteur de l’emploi, la propriété d’entreprises et l’indépendance financière. Ce n’est pas seulement une injustice ; c’est une perte économique pour toute une nation. Pour corriger cette injustice, ce gouvernement va prendre les actions nécessaires. We mean business. Nous allons agir. Madame la présidente, la pauvreté n’est pas une fatalité. Pendant trop longtemps, on a fait croire aux plus démunis que dilo suiv kanal et que s’ils ont pris naissance dans une famille pauvre, tel sera leur sort jusqu’à la fin de leurs jours. Le gouvernement sortant a plongé les plus pauvres dans un gouffre au lieu de leur tendre la main et de les hisser vers le haut, avec pour résultat que notre société s’est décomposée, déchirée et tous les liens de solidarité effrités à la ville comme à la campagne. Madame la présidente, j’en viens à présent à ce fléau social qui gangrène notre société : la violence basée sur le genre. C’est une urgence nationale qui exige une réponse immédiate et globale. Aucune société ne peut se dire progressiste ou juste lorsque des femmes et des enfants vivent dans la peur, des abus, de la violence et de l’exploitation. Ce gouvernement prend actuellement des mesures audacieuses et sans compromis. Savez-vous que le gouvernement sortant avait pour projet de remettre la somme de R 5000 à une femme victime de la violence ? Il y a deux jours, une dame m’interpelle. Elle me dit ceci : ‘Mme Arianne, ou bizin tir sa zafer 5 mil roupi la. Kan enn madam gagn enn klak, c’est pa kass ki bizin, c’est sekirite ek formasion ki bizin pou li refer so lavi ! En effet, cette femme a vu loin ! Elle a raison. La législation sur la violence domestique est en train d’être revue pour renforcer des mesures de protection et de recours juridiques pour les survivors. En même temps, Madame la présidente, nous lançons une campagne de sensibilisation contre la violence, Tolérance Zéro pour les abus domestiques, et favorisant une culture nationale de respect et de responsabilité ciblant tous les membres de la famille. Nous prenons un nouveau paradigm shift au sein des familles. Madame la présidente, une des sources de la violence au sein de la famille est l’abus de drogues illicites, les stupéfiants, les drogues dures ou synthétiques. Sur les réseaux sociaux, j’ai été peinée, comme tout le monde, de voir cette mère battue par son fils sous l’emprise de la drogue synthétique. Toute cette violence dans notre société est liée au pourrissement de la situation de la drogue qui mine les familles. Ce gouvernement va faire renaître la NATReSA, tuée par l’ancien gouvernement. Il était primordial de mettre en place une agence nationale de coordination pour lutter contre le trafique de drogues et soutenir les familles des victimes de la toxicomanie. Nous visons, Madame la présidente, non seulement à punir les trafiquants, mais aussi à soutenir et à autonomiser les familles et les communautés pour qu’elles se libèrent du cycle de la dépendance. Car la lutte contre la toxicomanie va au-delà des mesures punitives, nous devons également investir dans les programmes de réhabilitation complets pour les familles touchées par l’abus de substances. Parallèlement, Madame la présidente, la prévention est tout aussi cruciale. À travers notre réseau de centres sociaux, de centres communautaires, de centres de femmes, trop longtemps restés fermer – Dieu sait pourquoi –, des campagnes communautaires pour éduquer les jeunes, les parents et les éducateurs sur les dangers de la consommation de drogues seront lancées. Madame la présidente, il s’agit aussi d’assurer le développement intégral de chaque enfant de notre République. C’est ainsi que nous veillerons à ce que les enfants reçoivent des soins de qualité dans les crèches. Nous établissons et appliquons des normes pour les child care centres, en mettant l’accent sur la sécurité et le développement de l’enfant, tout en s’assurant que les parents puissent s’adonner à leurs activités professionnelles. Est-ce qu’il existait vraiment une politique de protection d’enfants ? Il y a eu sans nul doute des lacunes, des omissions, des ‘pa mwa sa, li sa’. C’est inadmissible que les autorités censées protéger les enfants se renvoient la balle. Vous imaginez, Madame la présidente, que des images d’enfants, mineurs, bouteille d’alcool en main, en compagnie d’un prédateur, en petite tenue, soient restées sur la toile, sur Facebook pendant plus d’une année, sans qu’aucune action ne soit prise ? Il aurait fallu que nous prenions les choses en main arrivés au pouvoir, et ce gouvernement ne va pas tolérer de telles choses. Il y a ce problème d’enfants en danger sur Internet, d’enfants victimes de bullying à l’école. C’est un phénomène à ne pas prendre à la légère. Mardi dernier, Madame la présidente, j’ai assisté avec douleur aux funérailles de cette jeune étudiante de 15 ans, victime de bullying. Elle a commis l’irréparable. C’est à déchirer le cœur, Madame la présidente, quand vous constatez le désespoir de ses parents qui avaient tout misé sur leur enfant. Mais ce n’est que le sommet de l’iceberg. Depuis mardi dernier, ma boite e-mail est inondée de messages venant des parents dont les enfants sont victimes. Certains parlent de secte, alors que d’autres parlent de pressure group et d’autres encore de gang. Mes collègues ministres de l’ICT et de l’Éducation et moi-même, nous ne sommes pas insensibles à ce problème. Nous sommes en constante consultations pour décider de la marche à suivre pour protéger nos enfants. Mes conseillers au ministère ont travaillé depuis plusieurs semaines sur un autre phénomène, Telegram, où des photos indécentes, montages ou pas, sont partagées en échange d’une somme d’argent. Ces découvertes, Madame la présidente, sont troublantes. J’ai parlé aux parents concernés. Le transfert d’école n’est pas la solution. Il faut s’attaquer à la racine du mal. Comment ? Il faut trouver la réponse. Le document de ce Telegram a déjà été remis à la police vendredi dernier et je suis confiante que cette dernière fera diligence. Au passage, je dois dire, Madame la présidente, que le Commissaire de police means business. Cette entreprise ne pourra être mener en isolation. Mon ministère collabore déjà avec divers organismes gouvernementaux, organisations non-gouvernementales qui n’étaient pas écoutées pendant de nombreuses années, ainsi que des agences internationales pour assurer une approche multipartite afin de mener à bien notre mission. Nous allons gouverner dans la transparence. Ce ministère a trop longtemps été hermétique. Des lois sont actuellement en préparation, comme l’Adoption Bill, et nous revoyons les regulations autour des crèches et les législations pour renforcer la protection contre la violence basée sur le genre. Toutes ces mesures feront l’objet de larges consultations avant leur mise en application. Le projet de famille d’accueil sera redynamisé parce que nous pensons que la place d’un enfant est dans une famille. Le bien-être, la sécurité et le développement des enfants de notre République restent au cœur de notre agenda politique. Madame la présidente, notre priorité est de briser le cycle de pauvreté et d’investir dans un avenir où nos enfants peuvent pleinement réaliser leurs potentiels en tant que prochaine génération de leaders. Mais, il y a cependant une épée de Damoclès qui balance à une vitesse folle sur notre planète et elle est effrayante – le changement climatique. Le changement climatique est une menace existentielle et en tant que membre du gouvernement, je suis extrêmement préoccupée par les impacts de ce changement. Dans ma circonscription, à la moindre petite pluie, c’est l’angoisse, que ce soit du côté de Canal Dayot, à Sable Noire, à Pointe aux Sables où vit également une importante communauté Chagossienne et une communauté de pêcheurs, à Camp-Firinga, à Débarcadère, à Richelieu, à Pailles, les gens vivent dans la peur d’une inondation. À chaque inondation, ce sont tous les effets personnels qui sont endommagés. À peine ont-ils acheté des nouveaux mobiliers et matelas que ceux-ci sont déjà abimés par une nouvelle inondation, et c’est encore de l’argent perdu. Ils n’en finissent pas de s’endetter. Les effets du changement climatique sont déjà à nos portes. La crise de l’eau, sa gestion, le manque de pluies – nous sommes en plein cœur de cette réalité. Les sècheresses prolongées et les pénuries d’eaux affectent notre quotidien et mettent en péril notre agriculture, notre santé et notre économie. Ce gouvernement s’y attelle déjà pour atténuer ces impactes et protéger notre avenir. Nous avons également un gros problème de transport public dans la circonscription, et mon collègue ministre m’a assuré qu’une solution sera très vite trouvée pour soulager les usagers de la route dans cette région. Les mesures que nous prenons aujourd’hui détermineront la qualité de vie des générations futurs. Nous serons à la hauteur de cette responsabilité et nous allons montrer l’exemple en matière de durabilité et de gestions des ressources. Dans le passé, il y a eu trop de promesses non tenues. Il est indispensable de renforcer notre collaboration avec les organisations internationales et pays voisins pour partager les meilleurs pratiques et coordonner nos efforts de lutte contre le changement climatique. Madame la présidente, ce gouvernement est déterminé à protéger notre environnement, tout en mettant l’accent sur l’égalité des sexes, sur l’égalité et la justice pour tous, valeur indissociable du gender equality. Ce programme gouvernemental renforce l’égalité des sexes et la justice au travail. Il protège les femmes et les enfants contre l’exploitation. Il garantit que chaque Mauricien, quel que soit son genre, son origine, ou son statut socio-économique, ait l’opportunité de s’épanouir. L’heure est venue de transformer nos aspirations en action concrète. Nous avons devant nous, une opportunité historique de redéfinir notre avenir collectif. Chaque réforme, chaque initiative, chaque mesure que nous mettons en place est un pas de plus vers une société équitable, résiliente et prospère. Notre projet est ambitieux certes, mais nous avons le soutien de la population. Nous avons également un leadership fort. Deux anciens Premier ministres, deux patriotes qui n’ont rien à prouver. Ils ont tous laissé pour se mettre au service de la population, au service du pays. Il fut un temps où Maurice était l’étoile et la clé de l’océan Indien. Il fut un temps où Maurice était le modèle du continent africain mais ça, Madame la présidente, c’était avant- hier. Solidaire, faisons de la république de Maurice un exemple éclatant de progrès et de solidarité comme ce fut le cas avant-hier. Solidaire, construisons un avenir où chaque Mauricienne, chaque Mauricien, retrouve sa dignité et sa fierté comme ce fut le cas avant- hier. Solidaire, faisons de notre nation un modèle de justice et d’inclusion pour le monde entier comme c’était le cas avant-hier. Let Mauritius be Mauritius again! Merci.

Madam Speaker

Je vous en prie. Merci. Hon. Minister Yeung Sik Yuen!

Mr Yeung Sik Yuen

Madam Speaker, I beg to move for the adjournment of the debate. The Deputy Prime Minister rose and seconded. Question put and agreed to. Debate adjourned accordingly.


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ADJOURNMENT