minors removed from their families and placed under the custody of her Ministry, she will state the number t…
(No. B/1058) Ms S. Anquetil (Second Member for Belle Rose & Quatre Bornes) asked the Minister of Gender Equality and Family Welfare whether, in regard to minors removed from their families and placed under the custody of her Ministry, she will state the number thereof currently admitted in public hospitals, including the Brown-Sequard Hospital, indicating in each case the date of admission and expected discharge date.
Madam Speaker, with your permission, I propose to reply to PQ B/1058 and PQ B/1073 together as they relate to the same subject matter.
B/1073?
B/1073.
Thank you.
I wish to thank the hon. Members for raising these questions which have been a real concern since I took office and even long before as Member of the Opposition. My colleagues will agree with me that a child’s place is not in a shelter and certainly not in a psychiatric hospital. With regard to minors removed from their families, I am tabling the information of children who are admitted in public hospitals, including Brown-Sequard Mental Healthcare Hospital with the dates of admission and discharge. These children are under a Court Order granted by the Children’s Court. Madam Speaker, reasons for overstaying at hospitals are multiple, ranging from –
52 (a) Residential Care Institutions licenced under the Residential Care Institutions Regulations of the Children’s Act 2020 to admit children of specific age groups are running at full capacity. Accepting a new resident will breach capping ratios or supervision standards; (b) Staffing levels in existing RCIs cannot be adjusted to ensure care, particularly for those children with psychiatric disorders and mental illness which result in the display of behavioural attitudes and aggressivity; (c) Children with psychiatric illness, mental disorders, sexualised behaviours require one to one care attention and the existing staffing level in RCIs cannot attend to same. This requires additional recruitment and there is a serious lack of caregivers on the job market. Given the situation, hospitals provide this safe supervision until a compliant placement becomes available. I am informed that overstay occurs only when all legally permitted alternatives are exhausted. It is also important to flag out that one of the measures that we have taken is to entrust children in foster families. For the first time, we marked the Foster Care Day this year and more than 100 families have registered as potential foster parents. Madam Speaker, I wish to inform the House that with regard to overstay of minors in hospitals, a first meeting of a steering committee, co-chaired by my colleague, the hon. Minister of Health and Wellness and myself, was held on 11 August to discuss and find solutions. Discussions were also held on the appropriate and dedicated support to be provided to these children. Subsequent meetings, co-chaired by representatives of my Ministry and the Ministry of Health and Wellness, were held on 18 August, 02 September and 28 October of this year respectively. Madame la présidente, nous avons hérité d’une situation complexe. La plupart de nos carers ne disposent pas de formations nécessaires pour accompagner, encadrer, réhabiliter les enfants qui nous sont confiés, particulièrement ceux dit with behavioural concern. Et comme le Children’s Act 2020 désigne l’hôpital comme place of safety, il y a eu une tendance ces dernières années, de placer ces enfants au Brown-Sequard Mental Healthcare Hospital par défaut. C’est une situation qui a duré pendant de longues années. Or, ces enfants ne représentent pas un groupe homogène. Il n’existe pas de solution unique. Chacun connait une réalité personnelle, souvent bouleversante avec des besoins spécifiques qui requiert une approche individualisée.
53 Madame la présidente, je dois attirer l’attention de cette Chambre sur une pratique qui a été tolérée sous l’ancien régime, et qui doit cesser immédiatement – la surmédication systématique des enfants placés en milieu psychiatrique. Nous sommes d’avis que le placement en milieu psychiatrique doit être l’exception, jamais la règle, et limité dans le temps. Il nous faut des structures spécialisées de type thérapeutique communautaire avec des équipes multidisciplinaires. Les admissions prolongées en psychiatrie sont reconnues comme contraires au développement de l’enfant. Madame la présidente, que proposons-nous ? Premièrement, de revoir la législation pour limiter strictement la durée de séjour des enfants dans nos établissements hospitaliers. Deuxièmement, de promouvoir les familles d’accueil pour permettre aux enfants de vivre dans un environnement familial. Cela nous évitera d’ouvrir des shelters. Concernant les enfants présentant des troubles comportementaux, nous avons constitué un comité, présidé par le secrétaire permanent de mon ministère, pour transférer le Rehabilitation Youth Centre (RYC), actuellement sous tutelle du bureau du Premier ministre, vers mon ministère. L’objectif est de mettre en place un véritable programme d’encadrement et de réhabilitation. Cela nécessitera un changement de mentalité profond. Certains officiers demeurent convaincus que leur rôle consiste à punir ces enfants, à les corriger. Ces vieilles habitudes sont tenaces et doivent être combattues. Comment ? En recrutant des personnes appropriées et en les formant adéquatement. C’est ce que nous proposerons dans le prochain budget. Madame la présidente, concernant la question de l’après-18 ans, malheureusement, nous ne disposons actuellement d’aucune solution de logement. Le sujet a été évoqué avec mes collègues, le ministre du Logement et des Terres et celui du ministère de l’Intégration sociale, de la Sécurité sociale et de la Solidarité nationale. Nous nous pencherons sur la question. En attendant une solution étatique pérenne, nous sommes en pourparlers avancés avec une ONG qui accueille déjà certains de nos enfants et qui serait disposée à leur fournir un hébergement temporaire jusqu’à ce qu’ils acquièrent une autonomie financière. Madame la présidente, tout est à revoir. Les shelters censés être des refuges provisoires sont, malheureusement, devenus des lieux d’hébergement permanents. Il est impératif de repenser l’encadrement de nos enfants. Notre mission n’est plus simplement de
54 les garder, mais de les préparer à la vie. C’est à cette tâche que mon ministère s’attelle avec détermination dans les limites de nos moyens actuels, mais avec la ferme volonté d’apporter les changements structurels que ces enfants méritent. Je vous remercie.
Merci. Allez-y !
Je vous remercie, Madame la présidente. Je remercie la ministre pour sa réponse. Hier, en visitant certains hôpitaux, j’ai été témoin d’une réalité bouleversante, comme l’a si bien dit la ministre. 25 enfants placés par le ministère restent bloqués dans nos hôpitaux faute de placements. Et je me permets une petite parenthèse…
Question! Question!
…pour dire que j’étais agréablement surprise de rencontrer… Une minute ! C’est un sujet qui n’est pas politique et je voudrais qu’on me donne le temps de poser ma question. C’est un sujet sensible, pas politique ! Alors, donnez-moi le temps de m’exprimer. J’ai visité des hôpitaux. J’ai rencontré du personnel passionné, et vraiment, c’était bien. La ministre trouve-t-elle acceptable que rien que pour 2025, 18 enfants placés, pourtant autorisés à quitter l’hôpital, soient privés de scolarité, d’un placement, et pire, exposés aux infections ? Je vous remercie, Madame la présidente.
Madame la présidente, naturellement, je ne trouve pas cela normal du tout ! C’est pourquoi j’ai dit dans ma réponse que nous explorons toutes les possibilités pour que ces enfants puissent d’abord être confiés à des familles d’accueil. The last resort will be the shelter. Nous sommes sur la même longueur d’onde, Madame la présidente. Je suis tout à fait d’accord avec l’honorable membre que la place des enfants ne se trouve pas dans les hôpitaux ni dans les shelters. La place d’un enfant est dans une famille, dans sa famille biologique de préférence. Mais s’il y a des problèmes, si des problèmes persistent dans la famille biologique, donc, la dernière solution serait une famille d’accueil.
Famille étendue aussi! Pas juste biologique. They call it next of kin.
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Oui ! Exacte !
Yes!
Merci, Madame la présidente. Je remercie l’honorable ministre pour sa réponse, que j’ai bien écouté, par rapport à la question B/1073. En attendant les autres ministères concernés, est-ce que la ministre peut confirmer s’il y a eu une étude approfondie à ce sujet, et comment aider ces jeunes qui autrement vont finir leur vie dans les rues ou entre les mains des réseaux de drogues sans encadrement approprié ? Merci.
Madame la présidente, à ma connaissance, il n’y a pas eu jusqu’ici d’études faites concernant le cas de ces enfants-là. Mais nous procédons actuellement à, allons dire, un survey inofficiel pour voir le nombre d’enfants touchés par ce problème et essayer de voir des alternatives pour confier ces enfants dans des structures appropriées autres que les rues.
Okay.
Merci, Madame la présidente. Madame la ministre peut-elle confirmer s’il y a un time frame pour cela et combien de temps cela va prendre ?
Je suis désolée de dire que cela va prendre le temps qu’il faudra parce que nous disposons de peu de moyens financiers. Il nous faudra attendre le prochain budget pour savoir s’il y a un time frame ou pas. Donc, à ma connaissance, nous travaillons, allons dire, à un rythme effréné pour pouvoir confier ces enfants, les abriter comme il se doit, mais il n’y a pas de time frame. Cela va prendre le temps qu’il faudra. Comme je vous le dis, on travaille avec des moyens très, très limités. Il nous faudra voir dans le prochain budget comment faire pour aller plus vite.
J’espère qu’une solution sera trouvée avant.
On ne parle pas assis ! Mademoiselle !
Je vous remercie, Madame la présidente. Les social workers du ministère de la Santé ne sont présents qu’aux heures de bureau et en demi-journée le samedi. La ministre trouve-t-elle raisonnable que, pendant tout le reste du temps, aucun carer ne soit
56 fourni par son ministère pour encadrer les enfants placés dans nos hôpitaux ? Je vous remercie, Madame la présidente.
Yes, hon. Minister!
Bien sûr que ce n’est pas normal, Madame la présidente ! Ce n’est pas normal du tout. Mais je l’ai dit et je le redis, nous avons des caregivers qui ne sont pas formés du tout. Nous avons hérité, malheureusement, d’une situation complexe et difficile pour nos enfants. Certains caregivers travaillent de bonne foi, mais il y en a d’autres qui peut- être veulent travailler mais n’ont pas la formation nécessaire pour encadrer, accompagner, allons dire même, surveiller ces enfants. Donc, on n’a pas le nombre de carers formés à ce sujet.
Une petite dernière, Madame la présidente.
Je comprends l’importance de cette question. Je pense que vous savez pourquoi. Allez-y ! Je vous laisse. Madame la ministre, vous êtes sur le gril là.
Ok, il n’y a pas de souci !
Il faut accepter. C’est normal.
Alors, la ministre peut-elle confirmer à la Chambre si elle est informée que plusieurs mineurs ont été envoyés directement au Brown Sequard Hospital par son ministère sans même avoir été pris en charge par un hôpital classique ? Juge-t-elle cette pratique acceptable ? Merci, Madame la présidente.
Madame la présidente, je ne suis pas au courant de ce cas. Si l’honorable membre a les informations précises, je lui demande de ne pas hésiter à venir vers moi pour que je puisse enquêter davantage et trouver une solution, bien sûr.
Très bien.
Ma toute dernière. Merci beaucoup, Madame la présidente. Puis-je demander à l’honorable ministre si elle est au courant du cas de ce jeune garçon, âgé de 17 ans et forcé en ce moment de rester dans
57 un hôpital public jusqu’à ce qu’il atteigne ses 18 ans au mois de mars prochain ? Est-ce que la Child Development Unit a-t-elle été informé de ce cas ? Si oui, qu’est-ce qui sera fait ?
Je vais répondre la même chose : je ne suis pas au courant de ce cas. Si vous avez un cas spécifique, n’hésitez pas à venir vers moi ou vers les services du ministère, on va s’enquérir et prendre les décisions qui s’imposent ?
Quel hôpital, au moins ?
Jeetoo à Port Louis !
Jeetoo à Port Louis. Je pense qu’on peut laisser la ministre souffler un peu. Allez-y, moi maintenant du coup, je suis perdue, comme d’habitude. Nous avons, je pense, l’honorable Second Member for Vieux Grand Port and Rose Belle ! POINTE DU DIABLE – PARKING FACILITIES & TRAFFIC MANAGEMENT – MEASURES