Republic of Mauritius · National Assembly2024–2026 · 26ᵉ THERE MAY BE ERRORS OR INCONSISTENCIES Wednesday, 20 May 2026

The Hansard Record

Parliamentary Questions, in full — public, searchable, copypastable.
Public Bill · Thursday 26 June 2025 Public Bill

PUBLIC BILL

Proceeding
Public Bill
PUBLIC BILL
Sitting
Thursday, 26 June 2025
Item 2 of 6

The proceeding, in full

Second Reading THE APPROPRIATION (2025-2026) BILL (No. XIV of 2025) Order read for resuming adjourned debate on the Second Reading of the Appropriation (2025-2026) Bill (No. XIV of 2025). Question again proposed.

The Deputy Speaker

The hon. Minister of Environment, Solid Waste Management and Climate Change, Mr Bhagwan! (3.02 p.m.) The Minister of Environment, Solid Waste Management and Climate Change (Mr R. Bhagwan): Merci, M. le président. M. le président, à pareille époque l’année dernière, mes collègues, députés du Parti travailliste et du MMM, vont certainement se rappeler de ce triste épisode. Qu’avons-nous pas vécu et vu ici même avec les tap latab et l’arrogance du tandem Pravind Jugnauth- Padayachy qui ont laissé derrière eux un très lourd héritage économique au pays et à son peuple ? M. le président, ce fut, l’année dernière, la présentation d’un budget tronqué et trompeur de la voodoo economics en passant par du creative accounting pour masquer la réalité comptable de l’économie. Le résultat de cette tromperie, M. le président, est aujourd’hui noir sur blanc dans ce présent budget. Une dette nationale représentant 90 % du PIB, soit plus d’un demi-million de roupies par tête d’habitant. M. le président, aujourd’hui, alors que nous entamons nos derniers virages des débats budgétaires, portant sur des questions fondamentales pour l’avenir du pays. Et après avoir écouté mes collègues, il me semble évident que tout patriote digne de ce nom, en constatant le crime économique à l’encontre de l’État et du peuple mauricien, c’est que le pays a besoin de prendre des mesures courageuses et décisives pour redresser l’économie. Le peuple le sait aussi. C’est pourquoi, prenant en main sa destinée, il a mis fin aux dérives, aux abus et aux pillages du MSM et a fait triompher la justice et la liberté. M. le président, nous avons la chance, pour cette mission audacieuse, d’avoir à la tête du pays deux hommes d’État, deux patriotes tenaces en dépit de tous les coups bas en dessous de la ceinture du MSM. Je parle ici du Premier ministre et aussi ministre des Finances, le Dr. Navinchandra Ramgoolam, et du Deputy Prime Minister, l’honorable Paul Bérenger. M. le président, que n’a pas fait Pravind Jugnauth au cours de ces dix dernières années pour éliminer politiquement l’actuel Premier ministre. Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie en énumérant ses bassesses politiques. Forts de leur expérience et en prenant la mesure de l’état catastrophique de notre trésorerie, ce tandem est déterminé non pas à rafistoler, mais à redresser l’économie sur le long terme. Ces deux leaders politiques, conscients de l’enjeu du moment pour le pays, sont déterminés à tout mettre en œuvre pour remettre l’économie sur les rails et donner à la population son pouvoir d’achat. M. le président, they have shown us that they are made of another metal. M. le président, le peuple nous a donné une confortable majorité pour accomplir cette tâche ingrate et le Premier ministre ainsi que le DPM peuvent compter, je le dis, sur le soutien indéfectible des ministres, des Junior Ministers et députés de la majorité. Les critiques vont certes continuer à pleuvoir mais rien ne doit distraire le gouvernement de son premier engagement pris lors de la dernière élection générale, parce que nous avons pris cet engagement ensemble. Cependant, nous restons tous à l’écoute de la population. Et le Premier ministre et son adjoint ne sont pas insensibles aux voix qui se sont exprimées jusqu’ici. Nous ferons de notre mieux pour que le fardeau soit équitablement réparti et que les plus vulnérables de notre société bénéficient d’une considération spéciale. D’ailleurs, deux comités se penchent sur les réajustements possibles, je dis possible, tout en gardant le cap sur la consolidation de l’économie nationale. M. le président, aujourd’hui les Pravind Jugnauth, les Renganaden Padayachy, les Maneesh Gobin, les marsan tipapie, Bobby Hurreeram et autres, Kailesh Jagutpal, Zouberr Joomaye, Gooljaury alias Juda, où sont-ils ? Le respect de la démocratie, une hallmark du gouvernement de l’Alliance du changement fait qu’ils ne croupissent pas dans les cellules d’Alcatraz Detention Centre, avec les institutions sous la Constitution, opérant au terme des dispositions de la loi. En tout cas pas comme sous le précédent régime comme le prouvent les enregistrements de Missie Moustass. Malgré ces preuves accablantes et ces squelettes dans tous les placards, nous en faisons l’expérience tous mes collègues ministres. L’ancien Premier ministre fait preuve d’une inquiétante amnésie politique tandis que ses anciens complices se terrent à l’abri de l’ire publique. Permettez-moi de leur rafraîchir la mémoire, et je vous promets, M. le président, ce sera sans anesthésie générale, contrairement à certaines cliniques, dans les hauts Plaines Wilhems et même dans l’ouest jusqu’à très récemment, bien connectés et bénéficiant grassement des données publiques – mon collègue le ministre de la Santé sait de quoi je parle. M. le président, the famous phrase ‘kot mo’nn fote’ continue à faire des échos dans nos têtes. Il faut demander pourquoi – • Parce que le régime de Pravind Jugnauth a franchi la ligne rouge, et je dis la ligne rouge, avec l’assassinat de Kistnen et de Kanakiah, que leur police à masquer en suicide. • Parce qu’avec Wakashio, ce fut un naufrage écologique, minis lanvironman d’alors disparet lor map. Non-seulement un naufrage écologique mais aussi économique, mais aussi gouvernemental. L’histoire retiendra que le gouvernement dirigé par le MSM n’a rien fait pour empêcher la première marée noire de cette ampleur que notre pays a connue et qui a été répercutée à l’international. Et nous allons rendre toujours hommage à l’époque, à Rezistans ek Alternativ et à tous les O.N.G. qui ont aidé le pays à ce moment difficile. • Parce que la State capture était le modèle de gouvernance par excellence, surtout avec les recettes de lakwizinn pour contrer les voix discordantes. • Dictature, M. le président, blok rezo sociaux pou esey blok la vérité en pleine campagne électorale, nous avons vu cela. • Renvoi des élections municipales, écoute téléphonique, sniffing et ce sont des révélations qui ont permis de savoir l’ampleur des abus que la dictature du MSM et du Premier ministre d’alors, et de la State capture permettant de verrouiller toutes les institutions du pays. Je me rappelle qu’à un certain moment, j’ai même dit que nous avons affaire à un Pinocher local – Pinocchio est Pinocher. M. le président, parlons maintenant de cet Alan Govinden, je ne sais pas si les jeunes collègues de l’Assemblée nationale en savent quelque chose. Parce que ce Alan Govinden a emporté les secrets des 20 millions d’Angus Road dans sa tombe. Il y a eu PNQ sur Angus Road. La population demande à Pravind Jugnauth comment il a eu cet argent pour pouvoir acheter cette campagne, belle domaine de Angus Road, bout par bout. Et dommage que cet Alan Govinden n’est plus là mais à chaque fois qu’on faisait état d’Angus Road, galoupe al guet Beekarry pou blok lanket. M. le président, je ne veux pas parler des milliards dilapidés dans les institutions ; mes collègues en ont fait état : la SBM, Silver Bank, MIC, Air Mauritius, Airport Holdings, la Banque de Maurice, pilotée par le bureau de savat dodo. 50 milliards d’argent public font actuellement l’objet d’enquêtes, M. le président et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le Directeur général par intérim de la FCC. Que dire de ces contrats à gogo accordés durant la pandémie du Covid-19 à des copains et des copines – mes collègues en ont fait état. Des terrains, y compris à Ganga Talao, la fameuse party à Ganga Talao avec Black Label, en compagnie des gens qui ne devaient pas être là-bas. M. le président, venons à monsieur Navin Beekarry. Je crois que moi-même, j’ai posé des questions parlementaire une dizaine de fois, que ce soit Question Time ou à l’heure des examens du budget en comité. Jamais, le Premier ministre d’alors, n’a voulu donner des chiffres, dire à la population, c’est l’argent du publique. C’est maintenant que nous savons, grâce au Premier ministre actuel que le salaire mensuel de R 525,000 et la moitié payée en dollars. Vous savez pourquoi, M. le président ? Parce qu’il a fait un U-turn au Privy Council dans le scandale de Medpoint. Et nous avons dit pendant la campagne, ce scandale de Medpoint, lenket pou reouver, bizin reouver parce que la population veut savoir la vérité sur l’affaire Medpoint. Et, ce monsieur a été récompensé en dollars, avec aussi l’arrogance. N'en parlons pas, M, le président, de monsieur Al Capone, du Champ de Mars. J’ai fait mention, moi-même, ici à l’Assemblé, M. Lee Shim. Une GRA ultra-politisée poussant la MTC vers la sortie. Combien des fois nous avons posé des questions parlementaires sur ce monsieur. Lui-même, il a avoué qu’il avait financé le MSM des millions de roupies, à l’époque. Sur Radio Plus, il l’avait dit, publiquement. C’était un financier du MSM. Semaine après semaine, nous avons posé des questions. Jamais, Pravind Jugnauth n’a voulu dire la vérité ni le ministre des Finances d’alors. Semaine après semaine, M. le président, nos collègues en souviendront, cet acharnement contre M. Jean Michel Giraud – acharnement raciste et communaliste. C’est dans le Hansard, M. le président. Et dans tout ça, qui était l’homme à tout faire de Pravind Jugnauth au GRA ? Son Senior Adviser, Dev Beekharry. Hier, le Premier ministre, je crois a fait état de ses salaires, de ses perks ; il était aussi dans plusieurs conseils d’administration. Mais nous aurons l’occasion de parler sur la GRA dans les semaines à venir parce qu’il y aura très probablement un projet de loi. M. le président, ce n’est pas que dans l’entourage de l’ancien Premier ministre que les abus ont été légion. M. le président, parlons de ce monsieur qui voulait faire politique autrement ; c’est un traître du MMM, Steeve Obeegadoo. M. le président, il avait commencé – il voulait faire la politique autrement – raser les maisons à Riambel, à Résidence Malherbes, en pleine pandémie. Et hier, la population a été mis au courant – 22 missions aux coûts de R7 million pour ce monsieur qui voulait faire la politique autrement. Alors que la MTPA, dont il avait la charge, faisait les choux gras à l’organisatrice immuable des concours de beauté. Je ne veux pas aller plus loin ; tout le monde le sait qui est responsable de ce concours de beauté, très proche parent de l’ancien ministre, qui voulait faire politique autrement. Ce n’est pas son argent. On m’a informé – j’espère que mon collègue va aller vérifier, il a pris l’avion 2 fois dans le même jour, pour aller-venir, aller-venir, ce monsieur. Et, aujourd’hui, kumadire tang linn sorti. On le voit sortir et venir nous faire la leçon. Je crois que le Leader de l’opposition a fait état de l’émission. Vous allez voir les chiffres entre 2014 et 2024 pour les voyages ministériels, presqu’un milliard. Je sais qu’est-ce que je suis en train de dire. Et ils font fausse allégation sur la voiture du Premier ministre. Les voitures, M. le président, R 500 millions – zot kas sa, englouties pour l’achat des limousines sous le régime de Jugnauth. Et, aujourd’hui, on vient nous faire la leçon sur les Advisers. Alors, il suffit de regarder de près les traitements accordés au Bala, Prakash Maunthrooa, Dev Beekharry, Ken Arian et toute la bande de Lakwizinn du Sun Trust. N’en parlons pas maintenant, M. le président, de l’opposition persécutée ; les journalistes, les internautes traqués, par ce Special Striking Team et tolérée par un ex- Commissaire qui a attendu la retentissante défaite de ses maîtres pour prendre sa retraite dorée le même jour. M. le président, c’est de loin le fléau le plus inquiétant que le MSM a légué en héritage – fraudes, corruptions, pillages, gaspillages et aussi appauvrissement. La population, en gonflant les comptes en manque des ministres et de ses petits copains. Si pendant Covid que linn trouv moyen pou kokin. M. le président, on peut s’imaginer qu’est-ce qui s’est passé en temps normal. La FCC a certainement du pain sur la planche pour les prochaines années et la population attend avec impatience, des réponses claires, des sanctions exemplaires et surtout la mise en place d’un système de gouvernance qui protège les caisses de l’état contre de tels abus et nous faisons confiance, la population fait confiance au Premier ministre et Vice- Premier ministre et à leurs visions là-dessus. Le peuple veut qu’il y ait des garde-fous, efficaces et surtout, une plus grande redevabilité des décideurs politiques et nous donnons cette garantie en tant que gouvernement. M. le président, suite à la présentation du budget par le Premier ministre le 05 juin dernier, il y a eu des nombreuses réactions politiques. Il va sans dire que la question du BRP à 65 ans a polarisé toute l’attention obnubilant ainsi, malheureusement les autres mesures budgétaires importantes. Commençons par les acteurs de ces manifestations. Comme il fallait s’y attendre, les syndicats, rightly, se sont mobilisés à bloc et certaines ONG. Par contre, M. le président, des politiciens missing in action, disparet sa depuis le 10 Novembre. Seki pas ti lor radar pe deklar sirdar zordi, M. le président, ena la ! D’autres observent de toute évidence, le deuil politique. Ils sont en deuil. On les a vu en tenue de croque mort, en plus, et une véritable tête d’enterrement. On les a vu dans les rues de Port-Louis, en tenue de croque mort. Une véritable tête d’enterrement, figir pa ti bon ! Et pour cause, M. le président, 60 soldats engagés, 60 capturés, 60 Prisoners of war, ils ont été battus, Prisoners of war. Mais, il y a eu deux qui sont libérés sur paroles, sur une base démocratique. Le MSM et son leader, qui, hier bâillonnaient la liberté d’expression, peuvent aujourd’hui, grâce à ce gouvernement, mars marse, al rod rol – eoula, entouré de bouncers. Incroyable ! Les bouncers aussi en tenue de croque mort. M. le président, eux, qui rêvaient de l’opportunité qu’offrait cette manifestation pour tenter de redorer leur blason orange, devenu noir pour la circonstance, voulaient servir de cette manifestation, organisée par les syndicats, pour avoir un sérum politique, sauf que ce produit n’a aucun effet sur eux – zero serom. M. le président, l’issue du dernier scrutin est toujours bien présente dans la mémoire de l’électeur, l’électeur a une mémoire d’éléphant, un peu comme moi. Le MSM a d’ailleurs appris à leur dépens, dans les manifestations du weekend. Heureusement qu’il n’y a pas eu une photo de famille avec Pinokio, Savat Dodo, Gobin, les ex-patrons de la SBM, Judas, les gens de la STC. Heureusement, il n’y a pas eu de photos de famille, surtout tous ceux qui sont sur le wanted list de la FCC, kinn pren lord ek lakwizinn. Ils sont en attente. Ils font la queue là. M. le président, la colère des manifestants est avant tout et surtout contre les responsables du MSM et ses alliés complices, coupables. Ils sont coupables de ce désastreux bilan. Le passage du cyclone du MSM sur notre pays a mis notre économie à genoux. Celles et ceux qui s’expriment ces jours-ci revendiquent les acquis pour les dix ans à venir, M. le président. Ce gouvernement veut voir au-delà de cette fenêtre le moyen et long terme ; 25 à 30 ans plus. C’est la vision de l’honorable Premier ministre et du ministre des Finances, de l’ensemble du gouvernement, et de l’honorable vice-Premier ministre pour pérenniser le système de pension et le rendre soutenable. Nous avons cette responsabilité, nous avons ce devoir envers les générations à venir de rendre soutenable ce système de pension en tenant notamment compte du vieillissement de la population et la baisse de la natalité pour que nos petits-enfants ne nous reprochent pas d’avoir vidé nou bwat kondane nasional, ce qu’ils ont fait. Devid bwat kondane nasional. Cette génération, M. le président, celles et ceux qui vont en premier lieu directement et définitivement bénéficier d’une meilleure protection à l’issue des réformes préconisées de la pension, les jeunes ne se sont nullement exprimés, mais du moins encore. Ils n’ont pas fait entendre leur voix et étaient les grands absents de la rue. Les jeunes qui ont déjà débuté leur carrière professionnelle et qui s’apprêtent à le faire – la génération de demain et après-demain et à qui ces réformes sont destinées. Les reformes que nous avons proposé, que ce gouvernement a proposé par la voix de l’honorable Premier ministre, sont destinées à ces jeunes de demain. Ces jeunes réalisent la nécessité de cette réforme. Pour être objectif de ce présent débat, il me semble qu’au préalable, il faut écouter les deux sons de la cloche, les aspirations de deux générations et plus. M. le président, que constatons-nous ? Une pléiade de critiques, des amalgames douteux. Une virulente désinformation. Il y a une désinformation démagogique. Des dizaines de critiques, mais zéro de proposition, alors ki ena dife dan lakaz. Un ou deux actuaires indépendants ont donné leurs opinions, mais aucune proposition collective. Mais pour pouvoir en faire, il faut bien comprendre comment nous nous en sommes retrouvés dans un tel bourbier. Un budget, M. le président, est des colonnes et des lignes interminables de chiffres. Ces chiffres expriment nos attentes, nos appréhensions, nos ambitions et notre futur. Cette encyclopédie de chiffres offre la vérité à celui qui veut voir. La sagesse à ceux qui la maîtrisent et la prospérité à ceux qui savent l’écouter. Et les chiffres ne mentent pas et les faits sont indiscutables. M. le président, mes collègues ont parlé de loup dans la bergerie ou de loup dans la peau d’un mouton. Pour garder le même registre, je parlerai des loups-garous qui profitent non pas de la pleine lune, mais de leur libération sous caution pour faire leur sortie politique. Ces mêmes loups-garous qui ont vampirisé et saigné à blanc les institutions. Certains nous reprochent de rappeler le passé. Mais ne pas parler de dilapidation de l’héritage de toute une nation in broad daylight s’arrange à qui au final ? Alors, que le passé, mieux vaut l’assumer, mais pas le fuir. Il ne faut pas fuir le passé. Surtout ne pas donner l’occasion aux croque mort de l’enterrer. M. le président, nous, de ce côté de la Chambre, au niveau du gouvernement, nous sommes prêts. Prêts à rendre à ce pays sa dignité, son intégrité et son avenir. Prêts à gouverner avec le peuple, mais pas contre le peuple. Prêts à s’attaquer aux vrais problèmes que d’autres ont esquivés. Ils ont esquivé, M. le président. Pendant la dernière campagne, nous avons dit, nous n’avons rien caché, nous avions dit dans le programme d’élection de l’Alliance du Changement que notre première priorité, c’est de redresser l’économie et les institutions du pays. Nous ne sommes pas passés par quatre chemins. Nous avons commencé par ici même, la Chambre en redonnant à cette Assemblée nationale ses lettres de noblesse. Ce qui n’était pas possible sous l’ancien gouvernement avec sa shouting brigade et ses expulsions et ses suspensions courantes transformant chaque séance en un véritable force. Je dois rendre hommage, peut-être en tant que vétéran aussi, à tous mes collègues du Parti travailliste, du MMM et aussi des Nouveaux Démocrates avec qui nous étions ensemble ici. Nous étions comme une équipe et nous faisions face à la tyrannie. Nous avions, ensemble en équipe, fait face au MSM. M. le président, alors que nous manquons aujourd’hui la journée mondiale contre la drogue, un jour très important, j’ai une pensée spéciale pour ces mères et pères de famille dont les enfants sont victimes de la toxicomanie, pour les responsables de ces ONG qui affrontent sans relâche le danger au quotidien, qui affrontent sans relâche le danger de la mort. J’ai en tête, M. le président, je vais toujours me rappeler, feu Père Robert Jauffret, que j’ai côtoyé moi-même dans les années 80, sur le terrain. La mort en face, nous avions combattu ensemble à cette époque, je crois l’héroïne et le brown sugar dans les quartiers où nombreux de jeunes étaient sous l’emprise de ce fléau. Mais il est essentiel de se rappeler que le trafic de la drogue est devenu quasiment une industrie à Maurice grâce aux protections accordées par le MSM de Pravind Jugnauth aux barons de la drogue. Je le dis avec tout le sérieux parce que je suis un homme de terrain ; nous avons vu. Je ne veux pas revenir sur les années précédentes où certains barons de la drogue étaient ici présents dans un gallery d’honneur, gouvernmen dan nou lame. On a vécu tout ça, M. le président, dans les couloirs de l’Assemblée. M. le président, y a-t-il un crime plus crapuleux, le fait de détourner à ses fins personnelles le reward money, destiné aux informateurs de la police pour combattre la drogue ? M. le président, combien de fois, nous avions demandé des questions à l’ancien Premier ministre. Donnez-nous les détails, à qui s’est payé ? Comment c’est distribué ? Rien ! Kasiet ! Aujourd’hui, que voyons- nous ? Ce haut gradé, je dis haut gradé, proche de l’ancien Premier ministre, Pravind Jugnauth, et ses deal-ings d’un montant de R 4.6 millions, fait face aujourd’hui aux enquêteurs de la FCC. En fait, il n’a fait que suivre les mauvais exemples de ses patrons. Que voyons-nous aujourd’hui ? Dans Le Mauricien d’aujourd’hui, on parle même de R 40 millions. C’est de l’argent public. Voter l’argent public pour combattre le trafic de la drogue, pour avoir de l’information, pour agir. Dans Le Mauricien, c’est à la une aujourd’hui. Je me demande, M. le président, je l’ai dit au Premier ministre, si nous ne devrions pas introduire une one line budget pour inclure que les bracelets en acier soient en argent. Menot, je parle de menot là ! Bracelet en acier ! Vous savez c’est quoi les bracelets en acier ? Bizin met zot brasle en argent. Telma zon kokin larzan. Met li en arzan. Par ailleurs nous avons été témoin, M. le président, de la proximité de certains barrons notoires avec les membres de l’ancien gouvernement – dans l’ouest du pays, Franklin – dont les cas les plus médiatisés comme les contrats de bail à Grand Bassin. Il y a eu des baux qui ont été donnés sans oublier les bonbonnes de compresseurs – sous régime Pravin Jugnauth sa. Il y a eu certes une commission d’enquête mais ce serait bien de rappeler combien de membres actifs du MSM, proches de l’ancien Premier ministre, et de certains avocats défenseur attitrés ont dû démissionner – même un ministre je crois – à cause des liens incestueux avec ces trafiquants. L’industrie de la drogue, le drug money, est un puissant allié de la corruption et qui peut représenter une menace pour la démocratie. Notre gouvernement, nous avons dit que nous allons nous attaquer à ce fléau de la drogue ; et nous avons commencé. Nous avons récemment adopté, au sein de cette Chambre, le National Agency for Drug Control pour combattre le trafic de la drogue, la dépendance mais aussi la réhabilitation des usagers de la drogue. Alors, je rends un grand hommage, nous avons une pensée pour ces familles qui sont dans les difficultés. Je suis sûr que mes amis et collègues députés, ils sont sur le terrain dans votre circonscription. La drogue synthétique se fait rage. Il n’y a pas de politique, il n’y a pas de couleur, il n’y a pas de communauté, elles sont partout, même dans les familles aisées aussi. M. le président, ce gouvernement means business. Cela implique que notre économie doit être plus compétitive. Pour atteindre cet objectif, nous devons améliorer notre productivité, et notre efficience. Une révolution du savoir et un sursaut culturel pour que nous puissions innover et grandir encore. Notre pays est un vaste chantier et chaque ministre apporte sa pierre à l’édifice pour redresser l’économie et redémarrer les investissements pour une croissance accélérée. M. le président, la Junior Minister, Joanna Bérenger, et moi-même sommes conscients que les attentes sont nombreuses, et les défis multiples, à l’environnement et je suis fier que nous avons fait en quelques mois ce que d’autres n’ont pas eu le courage politique de faire ces dix dernières années. La plage de Pomponette a été sauvée de l’accaparement du littoral et elle est aujourd’hui une plage publique. Nous disons merci à notre ami l’honorable Mohamed, je suis sûr que mes amis de Rezistans ek Alternativ et de l’Association Aret kokin nu laplaz sont vraiment happy. A travers des évaluations rigoureuses des demandes de permis EIA, et un monitoring constant des projets en cours, mon ministère veut assurer une gouvernance environnementale stricte pour protéger les zones écologiquement sensibles, les barachois, zones humides, mangroves, caves – pas de compromis là-dessus, M. le président. Oui au développement tout en préservant notre patrimoine naturel pour les générations futures et pour tous ceux qui croient qu’on peut développer sans détruire la nature. Cela illustre l’engagement de ce gouvernement en matière de protection de l’environnement. Je suis très fier, M. le président, je suis retourné comme ministre de l’Environnement presque 20 ans après. L’histoire en témoigne de ce que moi-même, avec le DPM, nous avions accompli ; les décisions courageuses, que lui et moi, nous avions prises à cette époque en interdisant l’extraction du sable qui était un crime ; en abaissant le pourcentage de soufre dans le diesel pour combattre la fumée noire dans les autobus, dans les véhicules ; la création de la Police de l’environnement. Sur d’autres dossiers que nous avions travaillés en cette période en tant que leader du MMM, et moi, comme ministre, avec mes collègues MMM, parce que c’était notre vision à l’époque et qui l’est toujours. Je suis très heureux, je n’aurais jamais cru que 20 ans après j’aurais été ministre de l’Environnement, je continue surtout. M. le président, nous agissons également sur nos îlots. Nous avons commencé avec l’Île aux Bénitiers qui étouffait sous le poids du désordre. Aujourd’hui, l’île respire et j’inviterais mes amis d’aller visiter. Dommage je n’ai pas pu moi-même. Les opérateurs, désormais régularisés, travaillent avec des règles claires. Je veux ici saluer l’action collective menée sous la présidence du DPM avec le support du Premier ministre, en collaboration avec le ministère du Logement, celui de l’Agro-industrie qui est responsable du National Parks and Conservation Service, le ministère du Tourisme et surtout le Conseil de district de Rivière-Noire, le président Monsieur Khemraz Ortoo et tous les partenaires concernés et nous avons fait un bon exemple d’un travail collectif et à long terme. M. le président, ce ne sont que quelques exemples de la longue route vers la reconstruction de notre pays. Le sortir de l’abîme à la prospérité. Pour y parvenir, le premier budget de ce gouvernement jette les bases dans un contexte national et international difficile. Les incertitudes sont nombreuses en raison des facteurs externes, hors de notre contrôle. En tout cas, ce budget n’a laissé aucun secteur clé de côté – l’économie bleue, le tourisme durable, l’agriculture durable, la consolidation budgétaire et la croissance économique, sans oublier la protection des plus vulnérables.

The Deputy Speaker

You have five minutes to go.

Mr Bhagwan

Yes, I know. Dans tout cela, nous devons donc faire les bons choix pour notre environnement. Nous travaillons sur un grand projet au niveau du changement climatique. Nous travaillons sur des rapports que nous allons produire dans le sillage du Conference of Parties de COP30. Un des grands problèmes aussi c’est, comme a été évoqué par mon collègue, l’honorable ministre Assirvaden, ce budget permet de débloquer environ R 30 milliards pour les trois prochaines années dans le secteur d’énergie renouvelable. Nous travaillons sur la gestion de la zone côtière dans son ensemble. La Beach Authority tombe sous notre responsabilité, nous travaillons aussi sur un projet pour les plages publiques pour rendre agréable avec tous les loisirs à bon marché pour les Mauriciens. M. le président, j’ai parlé de la plage de Pomponette ; l’accès aux pages publiques, nous travaillons aussi là-dessus et il y a des projets à Pointe aux Feuilles, Petit Sable, Pointe du Diable, Bambous Virieux, Anse Jonché, Providence sans compter les autres plages publiques dans le littoral. La Beach Authority redoubla son effort pour sensibiliser aussi la population, pour un plus propre les plages publiques. M. le président, aujourd’hui plus que jamais, nous sommes déterminés à restaurer les droits de la nature. Nous allons modifier la Constitution de Maurice afin de mieux protéger les droits fondamentaux, y compris celui à un environnement sain et à la révision de la loi sur l’environnement, dont il y a plusieurs lacunes dans ce projet de loi. Sans compter, M. le président, notre combat permanent avec la Police de l’environnement, dont je salue leur travail, combattant la pollution sonore et la nuisance des véhicules fumigènes. M. le président, la pollution plastique est une menace majeure pour la santé, et les écosystèmes et c’est une priorité pour nous. En 2024, 158 millions de bouteilles PET ont été mises sur le marché, et pour y remédier, nous travaillons sur une feuille de route vers un pays sans pollution plastique. Je suis sûr que nous arrivons à bon port. Hormis le système de consigne avec remboursement, mais aussi, sur le principe de la Responsabilité Élargie du Producteur. Un cadre légal est en préparation. Nous travaillons sur la gestion des déchets où des milliards sont dépensés, et aujourd’hui, nous pouvons dire, moi-même et la Junior Minister, nous avons hérités de Mare Chicose avec le feu comme nous sommes entrés au gouvernement. C’était un contrat d R3.6 milliards qui a été alloué le 28 juin juste à la veille des élections où il y a des problèmes énormes de gestions, et je le dis avec conviction. C’est la raison pour laquelle nous disons que cette extension ne résoudra pas durablement le problème de déchets. C’est pour cette raison que dans le budget, on parle du Waste to Wealth, axée sur l’économie circulaire et il n’y a pas mal d’initiatives que nous allons prendre. Nous travaillons aussi, M. le président, sur l’incivisme qui devient un fléau. Est-ce que nous avons aujourd’hui une population de mauvaises habitudes ? Sanctionner oui, mais il faut que la population prenne conscience que l’état dépense des milliards pour la collecte des déchets. Alors, nous allons agir là aussi et nous voulons que l’île Maurice devienne une nation responsable et consciente de son programme environnemental. M. le président, il n’y a pas mal d’initiatives au niveau du ministère et je ne veux pas oublier Mauri-Facilities qui tombe sous nous maintenant. Mes collègues députés savent aujourd’hui qu’ils peuvent compter sur cette unité. Ces travailleurs travaillent avec courage, bravent le soleil, le mauvais temps pour entretenir les écoles publiques, les bordures de route et les terrains vagues et d’autres espaces publiques et je les rends hommage. Pour conclure, M. le président, le budget 2025-26 est bien plus qu’un document comptable. Il s’agit d’un contrat moral avec notre pays, d’un investissement stratégique pour l’avenir de nos enfants et petits-enfants et d’un engagement politique fort. Nous avons pris l’engagement de redresser l’économie et de remettre les institutions sur les rails de bonne gouvernance. C’est à quoi nous nous sommes attelés depuis novembre dernier et la machinerie de l’Alliance du Changement tourne à plein régime. Transformons notre économie pour accroitre notre résilience et offrir des opportunités à nos jeunes. Retroussons nos manches pour améliorer notre productivité et mettre en marche une économie solidaire. M. le président, c’est dans la tempête qu’on reconnaît les vrais capitaines. Nous avons à la tête du pays, un Premier ministre qui n’a froid aux yeux et avec le soutien de son adjoint, le DPM, qui tiennent à deux le gouvernail avec assurance pour sortir le pays de ces eaux troubles. Notre force est que nous sommes un gouvernement à l’écoute – nou lor terin nou – pas seulement, et nous considérons que nous adaptons et que nous accompagnons. Nous sommes élus pour servir le peuple, nous sommes conscients de notre responsabilité, c’est une lourde responsabilité. Nous avons des gens de longue expérience. Nous avons des professionnels, nous avons des jeunes parlementaires et je crois qu’ensemble, nous pourrons faire de l’île Maurice un pays où il fait bon vivre et que nos enfants et nos petits-enfants seront fiers de nous. Voilà tout ce que j’avais à dire sur ce budget. Merci, M. le président.

The Deputy Speaker

Thank you. Hon. Minister Mohamed! (3.46 p.m.)

The Minister of Housing and Lands (Mr S. Mohamed)

Thank you, Mr Deputy Speaker, Sir. It is not easy as I have said to my friends in this august Assembly, to be able to stand up and address the nation and take part in this debate after listening to every person speak. The more so after having listened to the excellent speech of hon. Minister Bhagwan but allow me to say that when the budget speech was pronounced before this august Assembly, I was not in Mauritius. I was in Saudi Arabia and there, I was there for the hajj and also to supervise the whole process and to meet certain officials. And from there, I sent a message to the hon. Prime Minister on the eve of his budget speech that I would pray that he is infused with everything that is required in order to think about the country first. I have heard many speak today and on other days during this budget debate about what the qualities of a statesman are. I have also given some thoughts to it. I was listening very carefully to the words pronounced by the Prime Minister, Minister of Finance reading the budget speech and there is one thing that came to my mind, and let me share it with you today. You see, a statesman, he knows exactly where he wants to take the country, from where it is to where he wants to take it. This is a statesman. The passage and the road to where he wants to take it will be fraught with difficulty, true but this will not in any way stop him from taking it there. The only thing which I would like to underline here is that it is someone who is going to take the country from the current state to the future state and this is what the hon. Prime Minister, Minister of Finance has done. It takes a lot of courage to be able to present a budget of this nature. A lot of courage. A politician, as others have said before me, he thinks about the next election. I have heard hon. Rookny say it. Some have quoted général de Gaulle but in this particular instance, we are here listening to the people outside. We are aware of the difficulties that people are facing. We hear their cry, their fear, their frustration. We hear it. We feel it but let me, from the very outset, say we did not cause this crisis. We are not the ones that caused the mess. We are not the ones that caused the country to be placed in a situation where we are so indebted that we have to face reality and we are here only to sort out the mess. This is what we are here for. We are here. We have two choices –  Either we do nothing and we pretend all is good, all is rosy and we think only about our own political survival and nothing else, pleasing people.  The other choice is to think about the country. Think and do for the country, do not think about yourself. That is precisely what the hon. Prime Minister, Minister of Finance has done and I would like to congratulate him for that; for his courage, for his steadfast attitude, standing tall in the face of all that are inventing stories in order to justify their lies. When I was not here, I heard the hon. Leader of the Opposition also say in his speech and the former Prime Minister come up with another untruth. I shall use the word ‘untruth’ because a lot of people would say ‘well let us be parliamentary’. But then, one knows the one who does not speak the truth is…

Hon. Members

A liar.

Mr Mohamed

I did not say it.

The Deputy Speaker

Come on, carry on.

Mr Mohamed

So, when he goes as far as to say – you remember what he said once upon a time in 2014? That the hon. Prime Minister Ramgoolam has a private jet? Do you remember that? And I was so annoyed with the hon. Prime Minister and I said ‘why didn’t you ever take me in your private jet?’ And I am sure this is what the hon. Attorney General just said. We are thinking alike. And now, what I hear them say – and obviously this was a lie – let me say it, it was a lie but what do I hear now? That supposedly the Prime Minister is buying a new car, a Rs23 million car! That is also untrue. That is totally untrue! You see, I know for a fact that this is not true and I say it out loud, the Prime Minister has not ordered, has not bought, and is not driving a new car. On the contrary, he is driving the car that was ordered by their leader, the former Prime Minister. Whilst we were in the midst of financial difficulties, their leader had ordered cars worth Rs23 million. So, maybe he should go back to his leader who also was spreading the false lies. Mr Deputy Speaker, Sir, I will during my speech, talk about – obviously – my Ministry, but before I go to my Ministry – I am not someone who is as well versed in matters of economics but at least mathematics, I have tried to do some calculations. From all the information that I have and from what I have seen, more than 25% of the national budget expenditure goes towards the old-age pension. From the calculations and from what I have seen as well, approximately 34% of the national expenditure goes towards social protection. The figures, which I am going to quote, are important. Right now, the people out there want to know why are we in such a difficult situation. Let me put it very simply, in layman’s terms. Today, in Mauritius, we are spending 8% of our national budget for education – 8%. The hon. Minister of Education is looking at me. But in Singapore, 18% of the national budget is spent on education. 8% in Mauritius; 18% in Singapore. In South Africa, our neighbour, 21.9% is spent on education. Let me now look at the Minister of Health. In Mauritius, we are spending 7% of our national budget on health. In Singapore, it is almost 21% on public health. In South Africa, it is almost double of our figure, 14%. The reason we are in a situation of this nature today is because there is no fiscal space. Can you imagine from my figures – I hope the hon. Minister of Finance and the hon. Junior Minister will correct me if I am wrong. My apologies if I am wrong – my calculations showed that approximately 10-12% of the national budget is what is used for debt servicing. This is enormous! So, today, we are in a situation because of the mismanagement. We have to look for the guilty parties. We have to find who they are, and the people have to know who the guilty ones are. Each time I show my hand towards this empty bench of the Opposition, there again, they do not even deserve the salary they have at the end of this month. You want to know about waste? Where are they?

(Interruptions)

Today, the waste that our country has become, the barren land that we have become, as far as the economy is concerned, it is their fault. I will explain it before I go into the details pertaining to my Ministry. I wanted to talk about the Ministry first, but allow me, because I think it important to go straight to the issue at hand. It is what these people have done to this country. Let us look at this. Mr Dev Beekharry, Senior Adviser to the Prime Minister, Pravind Jugnauth. He had a salary of Rs119,500 monthly. Added to that was monthly remuneration of Rs35,000 as vice-Chairperson of the Gambling Regulatory Authority. He had an extra duty allowance as vice-Chairperson of the GRA for Rs25,000. At the same time, whilst the country was going through serious difficulties of COVID time, that was the time he was le président des Conseils d’administration de Mauritius Duty Free Paradise, Rodrigues Duty Free Paradise, Airport of Rodrigues, Pointe Coton Resort Hotel Co. Ltd, and a Board Director of Metro Express. All this, I say again, whilst we were suffering financially. So, while people were dying, they were fleecing the people. Let us not forget Molnupiravir or the Pack & Blister scandal, the billions that were being fleeced from the taxpayers. Les milliards qui ont été volés pendant que les gens mourraient de la Covid. Le bon gestionnaire qu’était le Premier ministre Jugnauth, voilà ce qu’il faisait dans le dos du peuple. Today, he has the gall to come and give us lessons, with the absent Leader of the Opposition and his little partner. Not to forget, today, as Minister of Housing and Lands, I am being told and briefed by the NHDC and the NSLD – what do we end up with? –companies and contractors are sending us claims. What are they for? For groundbreaking ceremony, stone laying foundation, events organised for Mr Obeegadoo, former DPM, to come on the sites for him to have his photographs taken, for Mr Jugnauth and his Ministers to come and have their photo opportunity. Rs32 m. of claims for the publicity for the then government! Et là aussi, ils ont livré pas plus de 50 maisons. Et quand je dis 50, je suis généreux ! Ils ont oublié qu’il fallait qu’on ait des toilettes qui fonctionnent. Ils ont oublié qu’il fallait des drains. Ils ont oublié qu’il fallait qu’on fasse des travaux off-site, et aussi, de s’assurer que les sites ne soient pas inondés en période de pluie. Ils ont tout oublié ! Mais ce qui importait à Monsieur Obeegadoo, l’ancien Deputy Prime Minister, c’était de s’assurer qu’il faisait plaisir à lakwizinn, et qu’il avait ses photos dans la presse pour que tout le monde sache que, voilà, il travaillait. Quand il entrait, on se souvient, he had a lot of files. Il était à la place de l’honorable Lobine. It is not a very good place there. Be very careful! I do not know what you are feeling there, but it is ejectable! So, this is what he was doing. What was Mr Jairaj Sonoo, who was the Group CEO of NHDC and NSLD, earning? He was earning Rs501,000 monthly. An hon. Member: How much?

Mr Mohamed

Rs501,000 monthly! Do you think that is all? Oh, no, no, no! So, the former Deputy Prime Minister approved that salary. The breakdown was – • Rs400,000 – his salary; • entertainment allowance – Rs15,000. I wish I could entertain him now for free! • driver’s allowance – Rs15,000; • travelling and fuel – Rs40,000; • cash-in-lieu of company car – Rs31,500; • benefits plus 25% gratuity at the end of 12 months; • 20 days annual leave; • 21 days sick leave and possibility of encashment if not taken; • mobile phone allowance; • two business class tickets, aller-retour Maurice-Londres annually. These people are going to come and give us lessons today! Now, I say to the people, on vous écoute, on entend vos craintes. On entend la frayeur. On entend ce que vous dites sur les pensions et les prestations sociales. On vous entend, mais il faut chercher ceux qui sont coupables. Nous, on est là simplement pour assurer et pour protéger the pension that people have to get. If we are not to act, if the Prime Minister does not act, even those whom we say should get will not get a penny. On est là pour s’assurer que ceux qui obtiennent leurs pensions, même ceux qui ont obtenu leurs pensions de vieillesse à l’âge de 60 ans. Si le Premier ministre et ministre des Finances n’agis pas, s’il ne prend pas des actions décisives, courageuses, même eux, ils n’auront rien à la fin du mois. So, in order to protect the existing pension, we have to act. In order to wipe the mess, we have to act. In order to protect this country, we have to act. We choose the difficult pat. We do not choose the path that is easy because the easy path leads to damnation. The easy path leads to an échec total for the country. And we do not want this. Since I am talking about that, I will go further. I said to the Prime Minister a few minutes ago, before I stood up, time flies. Time goes very fast. I still remember the time when, not far ago, the Prime Minister was Sir Anerood Jugnauth. The Prime Minister threatened to get me arrested, and I was arrested. I was taken before court. I was provisionally charged. I remember those days. I remember the Prime Minister standing before me, from beginning to end, in the court in Port Louis. I remember, the now Attorney-General was the lawyer who was there. My late father had spoken to him and he had tried to reassure my father all along – I remember the tears of my father. I remember how he had cried because for them, doing politics was to destroy people. That was their politics – destroy people. And, a lot of you were present there with me and I thank you for that. Time flies, and see how everything changes today. And I thank the Prime Minister for having chosen me to be Minister, a very difficult position, very big position. Today, to be number three of a government is not an easy task. Time flies, things change. So, that’s why I have to go back in history. Today, we have people giving lessons. I remember Dr. Aumeer was also by our side during these difficult times. I remember you. Thank you. I remember Roshi Bhadain going for a press conference and saying: ‘oh well, I don’t agree that Shakeel has been arrested, this is wrong.’ I remember those days but that same Roshi Bhadain, I remember him leaning on the column outside at the National Assembly in January 2015, putting his one foot on the column facing the Harbour, he was smoking his cigarette and while he puffed, he said: ‘Tell your leader Ramgoolam that I am going to…’ and he used a very bad word in creole and said he is going to do something not really great with Dawood Rawat. In January of 2015, but he didn’t stop there because don’t forget, he is part and parcel – parce qu’on doit chercher les coupables! Les coupables, c’est le gouvernement MSM depuis 2014 jusqu’à 2024. Ten years, let’s not forget Roshi Bhadain – my friends talked about this yesterday, with Patel Engineering. How about the billions because of their incompetence? Their wish to destroy everything on their passage. The billions that the taxpayers have had to pay in terms of damages and compensation to Patel Engineering, to Betamax. They are the guilty ones. Today, if we find ourselves in such an economic strife, it is because they have culpable on their forehead. They are the guilty ones. They are the targets. The people must look for them. They should be sought and then, I will keep the good ones for last. Then we talked about the new company of Maradiva that has changed name to Dhyanavartam Ltd; R 1.7 milliards a été pris. This is money belonging to us, this country, MIC, Bank of Mauritius, R 1.7 milliards a été pris, pas rembourser encore jusqu’à l’heure and they go into voluntary administration. There is only one reason they try to go into voluntary administration, is to run away from their responsibility and their liability, that is the reason, because they want them, as Directors, not to be responsible personally, that is the reason. So, today, you take money, you obtain the money and you take approximately Rs400 million from the State Bank of Mauritius, more than Rs2 billion – you look for the guilty ones, I say again, they are the guilty ones. They put us before a fait accompli while having lied about the figures, lied about the truth, hidden the truth. What can we do now apart from coming and sorting out the mess and making sure that we don’t go straight into the wall. Because we are close to that, close to it. But then I saw someone else popping his head out, Dr. Padayachy, the former Minister of Finance. This one is a story that I would like to take my time to tell you. Now, this is a very interesting story and it goes as follows. There is a plot of land in Roches Brunes, okay, we follow? An hon. Member: Yes!

Mr Mohamed

Okay, so that land in Roches Brunes is a morcellement called Mount Pleasant Morcellement. Next to Morcellement Mount Pleasant where hon. Padayachy has his property and that property faces a beautiful green forest of many acres, 665 acres. That land, once upon a time belonged to Medine and Medine started the process of having a morcellement there on this plot of land which was 63 acres, just in front of the property where Dr. Padayachy was, okay. And, I am saying this, pour que la population puisse savoir what type of person today comes to pretend to be cleaner than clean and they are the ones who claim to have moral high grounds to give us lessons. I want the population to know what he did. He comes up with an amendment to the law. First of all, Medine applied for their conversion and they obtain their conversion. The process was to do a morcellement. They apply for an EIA; they get the EIA. Now, the former Minister of Finance sees – ‘my God, they are going to come and build next to me, my property! They are going to be there and there is going to be people living in front of me, my view is going to go. The green space is going to disappear!’ Without consulting anyone at the Ministry of Housing and Lands, without consultation, he decides to amend the law last year, July 2024, and the Morcellement Act through section 56 of the Finance (Miscellaneous Provisions) Bill of 2024 and what has he do? He says that you have to have a green forest dedicated within any Morcellement development. So, look at the strategy, ‘let me use my position as Minister of Finance pour protégé mon intérêt’, son intérêt à lui. Se servir de sa position comme ministre, sans consultation préalable avec les officiers ou même le DPM qui était simplement qu’un suiveur – he had no colonne vertébrale. But he spoke well, nothing more. Then, he accepted all of it, no consultation, amend the Morcellement Act in order to protect his view. But in 2021, Medine writes to the MIC and says – I need to raise capital, I have land for sale. That land was proposed to the MIC in 2021. They said no. But in 2024, that Minister, while he was Minister of Finance, – and I don’t believe in coincidences – not only does he amend the law but he gets MIC to contact Medine and said: ‘we are interested in that plot of land’ and bizarre, a land that was valued at approximately Rs600 million in 2021 by Medine themselves, was bought by the MIC, while Dr. Padayachy was Minister of Finance, the very land where his view was going to be blocked, the very land where the Morcellement was going to be built, it was sold for Rs875 million. So, he paid himself the most expensive garden in the world, a garden worth Rs875 million, to ensure that there was no construction, no morcellement there, next to him. And the agreement that Medine had with the person, the company going to do the Morcellement, was brought to an end, purely and simply. The documents are in my possession and I can confirm that I will be communicating it to the hon. Prime Minister because this is unacceptable and when I look at the resolution of Medine. It says here: ‘an interest has been received from the MIC in May 2024’, not them contacting the MIC, MIC contacts them – ‘we are interested for Roches Brunes site for a potential agri-tech’, check out the word ‘agri-tech’ project, still nothing. And, today, there is worse than that. I have the map of where his land is; I have the map – there is worse now. I am going to tell you what. There is a property there built by the NSLD on Roches Brunes Avenue. The entry and exit onto the property built by NSLD was on Roches Brunes Avenue, but the problem is that the road leading to Roches Brunes Avenue also led to his residence or to his property. And he did not want people from NSLD to use the same road as his. So, what does he do? He carries out site visits there, walks with people from the Ministry of Housing and Lands, shows them, and says that they have to stop that. So, he forces the Ministry of Housing and Lands, the NSLD, to spend money by building a new road altogether for the inhabitants of the NSLD, not to pollute his environment. You see what is shocking, Mr Deputy Speaker, Sir, is that this is someone who wears savat dodo slippers, but those slippers must be worth a hell of a lot, at least, because of the arrogance that this person has shown for the people of the NSLD there – you know what, there is land belonging to the state more there. Now that the MIC owns the land, I am going to, maybe, ask the Ministry of Finance and the MIC to give it to me for another social housing project as his neighbours; because, what is this? You mean to say that people have no right to come and live there. And what did he spend? I have the figures. Just to move the road and for them not to use the road he uses, they blocked the road at one point during construction with bollards, illegally, and more than Rs36 million was spent on a new road altogether by NSLD. And who has to pocket that? Who has to pay for that? Taxpayers! Alors si les gens doivent commencer à comprendre pourquoi on se retrouve dans cette situation, alors c’est précisément parce qu’on a eu des dirigeants qui n’ont pas dirigé mais ont vécu comme des Gargantuas ; on ne peut pas digérer ce qu’ils ont fait. Ils ont tout bouffé, ils ont tout avalé, ils ont pris ce qui n’était pas à eux. Imaginez maintenant, M. le président, si quelqu’un peut se servir de sa position à la tête de l’État pour pouvoir servir de l’argent qui ne lui appartient pas pour influencer l’achat à R 875 millions, mais cela ressemble, étrangement, au prêt que la famille de l’ancien Premier ministre, elle-même, a obtenu à travers la State Bank of Mauritius et la MIC. So, imagine now, where do we start? Where do we start putting order? But, in the meantime, the hon. Prime Minister has had to face the music because it is not something that he wrote. It is not something he planned. We expect, as an opposition, to come ici à l’Assemblée nationale – quand on gagne les élections – qu’on s’attende à ce que les chiffres soient les vrais chiffres. On ne s’attend pas à ce que le gouvernement sortant va nous mentir à propos des chiffres, à propos de statistiques. We don’t expect that. This is the truth. So, Mr Deputy Speaker, Sir, let me talk about the NHDC now. I have explained to you what it was and I have had to put order there but before I go to the NHDC, let me say that at the level of my Ministry, there is Rs1.9 billion that is owed in terms of arrears by those who were on campement sites and industrial sites, industrial leases. Rs1,997,726,491, owed! Why? Because the previous government had amended the law in order to make it possible for people who did not want to ‘pay’ or ‘had difficulties’ during COVID-19 times to ask for time to pay and delaying tactics not to pay were applied. And this is something that required that the law be reviewed; we cannot continue, like having people on state land, owing money in terms of leases but at the same time, making money, declaring dividends and enjoying the fruits of the Republic, the land of the Republic. We can’t do that. So, I must say that we have tackled this and people have started to understand, companies have started to understand that we are not joking with this. They will pay and are paying. Now, with regards to the two pieces of legislation which is the Town and Country Planning Act of 1954 and the partly proclaimed Planning and Development Act of 2004, there is the need, Mr Deputy Speaker, Sir, to have a consolidated and modern legal framework for land use planning that would support government’s commitment to modernising the legal frameworks to manage land resources more efficiently. Now, we have asked and we have obtained consultancy services in view of drafting a consolidated and modern legal framework for land use planning in Mauritius and we have obtained some funds to start the process from this particular budget. We also have the National Land Development Strategy. At our meeting, on 23 December 2022, the government had decided to incorporate the recommendations made in the report – Master Plan of the Land Drainage Authority. And, we could not, in the absence of the input from the LDA, which had refused to put its input – it was hiding, when we were not in government, all its data, and we could not therefore finalise this document, this process, the NDS. And, we will be having a meeting in the forthcoming two weeks in order to finalise this and a meeting will be scheduled with the LDA in order to give their views, and for government, it will be sent to Cabinet for approval. Now, with regards to that, there is also the New Urban and Rural Outline Scheme. Once the NDS is approved, a New Outline Planning Scheme which serves as a key instrument for land use planning will be developed. The services of a consultant will be required for the preparation of the outline planning scheme to address contemporary challenges including urbanisation pressures, socio-economic demands, environmental degradation and climate change. We also have, Mr Deputy Speaker, Sir, the Morcellement Act of 1990. It dates back to quite a long time now and needs to be revisited and be more responsive to today’s reality and be realigned with the current online application process so as to ease and enable smooth, efficient, faster, timely application process. This is our objective. Now, with regards to our housing strategy – we have basically come up with the idea, following discussions with the Ministry of Finance, there is the need to have a proper housing strategy. And why do I say that? You will note that in the budget that there is a proposal to increase the threshold from Rs40,00 to Rs48,000. Now Rs40,000 to Rs48,000, is precisely because of recent increases that people have obtained and they find themselves, after waiting for ten years, fifteen years – and I can say, for a fact, that those lists of beneficiaries were once upon a time, when we were not there, being concocted because the kitchen was sending instructions who had to get houses and who did not have to get houses. Il y a ceux qui attendent depuis 15 ans qui n’obtiennent pas des maisons. Et je dois le dire que this is over. Right now, we concentrate on justice, fairness, those who have applied, those who are in urgent situations. We are endeavouring to do that. We have 52,000 people waiting for houses; this is not a small figure. So, despite claiming to build 8000, they have only delivered 40 – I had said less than 50 but in fact, the real figure is 40. So, we have a huge backlog and those people that require houses, a lot of them are within the bracket of zero to 48000 but a lot of them, are also, above 48000. And they do not have enough earnings in order to be able to afford a house from the private sector and are not poor enough to be able to be on the list of NSLD NHDC houses. So, they are in an income trap. So, what we are doing therefore, I have consulted with the United Nations Habitat, I have consulted with the OECD and we are taking on board a consultant for a new housing strategy. The only way forward clearly is to address in the moment of lack of finance parce qu’ils ont tout dilapidé. On ne peut pas s’endetter. On ne doit certainement pas s’endetter davantage. Alors, what I am proposing to the NHDC and NSLD is to work on the possibility of the Public-Private Partnership (PPP). If you have a PPP, in order to build social houses, not only for those who are at the maximum Rs48,000, but also for the lower middle income. Then, we can go for cross subsidisation. I must say that I spoke to my hon. friend, hon. Osman Mahomed, who was once upon a time at the NHDC. He is one of those, when we were in the Opposition, who talked about how it is important to cross subsidise. This is something which at one point he was unfairly criticised for. But this is what has to be done. Now, we have to build. We need 51,000 houses; we need to be able to put en chantier at least 10,000 houses. We need to be able to do that, but with a proper PPP, ensuring that all our procurement legislation is followed, ensuring that all is done in line with the law with a complete transparency. Not as it used to be done at the NSLD when they were in power. So, our objectives…

The Deputy Speaker

Hon. Minister, you have five minutes.

Mr Mohamed

Five minutes. So, in regard to that, Mr Deputy Speaker, Sir, I think it is important for me to add the following: I always said that the Government is a Government that wants transparency. Because of what I have said and in line with what I said, I beg to table the up-to-date details of NLSD and the up-to-date details of the NSLD for houses as to the dates of completion. I beg to table the updated figures for all NHDC development together with all the dates since time is restricted. I will not be able to give all the dates, but everything is in there. When they will be ready, exactly what problems we have been having; I have hidden nothing. We are not in the business of hiding, and this is what we have done. So, Mr Deputy Speaker, Sir, I would like to conclude this time on the following: We have a land bank. We will look into the possibility of building the houses. Now that I made this public, I will ask the GIS to do it. I will also put it on my social media page, and it will be given to the press. We want to be transparent about every single project. Now, I would like to add the following in conclusion. You know, Mr Deputy Speaker, Sir, no one chooses voluntarily when you are in politics. You do not walk into a situation voluntarily and say let me do something to make myself unpopular. We do not do that. When you are placed in a situation where you have to think about the country, it is very easy to fall into the trap, to think about your own survival. That is the easy way out. If you choose that, then, you will have short term gain, but the country will be found in a totally disastrous situation. For instance, when my hon. friend, hon. Bhagwan, talked about Île aux Benitiers, on a smaller scale. When I saw the situation there, when it was brought to my attention by Cabinet, by the hon. Deputy Prime Minister; by the hon. Minister of Environment; the hon. Junior Minister of Environment; the hon. Junior Minister, Fabrice David as well was there, hon. Richard Duval; hon. Dr. Arvin Boolell, when they brough this to my attention, I followed what Cabinet had decided. Clean it up. But the reason we wanted to clean it up was for what? For it to be in a better state. In who’s interest? For posterity, for children to come and for those who were trading there. What was not said? I was insulted sur des éléments communaux. I was told that, supposedly, I wanted to give it to private operators. I was told, supposedly, I was going to bring people from my constituency to work there, but this did not deter us from what we believed was right. Today, when we look at Île aux Benitiers, it shows that when we put our minds together to do something for the good of the people, we can succeed. So, I would like to, in the last 30 seconds that is left, if I may, say that I have not forgotten those of my constituency. I thank them for their confiance that they have shown in me. Fourth time in a row elected in Constituency No. 3. It is my fifth mandate. I must say that I was astounded to see that in my constituency, no single house has been built by the NHDC by the MSM government or NSLD. Not a single house. I am pleased to announce that we have gone to Baie du Tombeau. Baie du Tombeau now forms part of our constituency. We have land that was just lying idle. We have put up a project there. The hon. Members of Parliament, hon. Juman and hon. Minister Ameer Meea together with myself and officers of the NHDC, have gone there. We have already started a project for Constituency No. 3, and we are providing houses. The first place is in Baie du Tombeau. That is a promise we made during the campaign, and we are keeping that promise. Why am I concentrating on that constituency? First reason is because it is mine and secondly because nothing was done there for ten years. In No. 2 as well, nothing was done for ten years. What I can tell you is that land has been found que ce soit à route Militaire, we are trying to explore the possibility of constructing, que ce soit la route Abattoir, we are exploring the possibility to build, que ce soit aussi à Roche Bois where there is the plan to eventually move the transfer station hopefully. We will have space there in order to build. We will not forget those who have been ignored for the past ten years. So, let me conclude for real now and say I am very proud to be learning. You learn at all ages. L’instinct te demande de choisir la facilité. Ce n’est pas évident de choisir the hard way when you know it is for the good of the country. When you are next to the hon. Prime Minister, the hon. Deputy Prime Minister and colleagues from Cabinet, when you make a decision in the interest of the people, we know that the country will come out even greater. Let us all realise one thing that the people who have done us harm, the people who have destroyed the economy, the people who have filled their pockets with money not belonging to them, we will hunt them down. They will have to pay. Justice will prevail. Let us not forget that. We will ensure that you are not forgotten and that you do not hide under a stone or a hole somewhere. We will remove the stone, we will dig you up, and you will have to pay the consequences of the crime that you have done to this country. Thank you very much.

The Deputy Speaker

Thank you. We shall break for tea now. We will resume at quarter past five. Thank you. At 4.33 p.m., the Sitting was suspended. On resuming at 5.18 p.m. with Madam Speaker in the Chair.

Madam Speaker

Please be seated. Yes, hon. Deputy Prime Minister!

The Deputy Prime Minister

Madame la présidente, tous ceux qui me connaissent savent que je ne raconte jamais d’histoire, zamin mo kouyonn dimounn, comme on dit chez nous, et aujourd’hui moins que jamais on a le droit de raconter des histoires à la population. J’ai toujours estimé et j’estime plus que jamais, Madame la présidente, que toute femme ou homme politique digne de ce nom a comme devoir premier un devoir de vérité ; dire la vérité même quand elle n’est pas bonne à dire, même quand elle est difficile à dire. Et aujourd’hui, comme en 1982, et comme en tellement d’occasions au cours de ma vie, ce devoir de vérité s’impose plus que jamais. Ce devoir de vérité m’oblige à revenir, même si brièvement, parce qu’on en a tellement parlé, sur l’héritage criminel que le MSM nous a laissé, que le MSM a laissé derrière lui. Crime économique d’abord, et c’est ce qui nous intéresse, surtout aujourd’hui. Mais il est de mon devoir de rappeler que le MSM a commis des crimes vis-à-vis de ce pays, pas seulement sur le plan économique – la corruption, des institutions, de l’incompétence, name it. Nous avons hérité après 10 ans de régime MSM d’un pays ruiné. A moi, cela me rappelle un arbre qui a poussé de travers pendant 10 ans et qu’il faut redresser. Ce n’est pas facile, parce que les arbres n’obéissent pas facilement ou même pas du tout. Dix ans de crimes contre ce pays ! Crime économique d’abord, mais crime contre tout. Il faut tout reconstruire, et c’est ce que nous nous efforçons de faire, et dans un moment comme cela, ce n’est pas le moment de raconter des histoires. Ce n’est pas le moment de ne pas regarder la vérité en face. Il m’arrive de penser à ce que ce pays serait devenu s’ils étaient retournés au pouvoir. On a froid dans le dos. Après ces 10 ans, s’ils étaient retournés au pouvoir, ils auraient continué à kouyonn dimounn pendant un an, deux ans, trois ans. Ensuite, ça aurait été le crash, comme cela s’est vu dans tant de pays à travers le monde. La Grèce s’est écroulée il y a des années de cela, et cela a pris des années pour recommencer à redresser la situation, et la Grèce à l’Union européenne. Plus près de nous, le Sri Lanka, après des années de crimes par le régime en place, le Sri Lanka s’est écroulé. Mais c’est bon de réfléchir un petit peu, surtout à ceux qui pensaient être plus socialistes que nous tous ensemble. Celui qui a été élu massivement aux dernières élections Président de la République du Sri Lanka était un marxiste, un vrai marxiste mur et dur, qui s’était engagé pendant la campagne à revoir l’accord en force avec le FMI, à gouverner à gauche, sinon l’extrême gauche. Qu’est-ce qu’il a été obligé de faire ? De regarder la réalité en face, et il a eu à accepter que pour quelques années, il aura à vivre avec le FMI, que cela prendra du temps pour redresser le Sri Lanka. S’ils avaient repris le pouvoir, encore un an, deux ans, trois ans après le crash, et les syndicats, les travailleurs, la population va se rappeler que comme au Sri Lanka ou ailleurs, quand il y a ce genre de crash là, les pensions sont aussi balayées. Tout est à refaire quand on atterrit dans ce genre de situation là. Il ne faut pas oublier ça. Nous avons une tâche difficile mais que nous allons remplir avec courage. Mais, il est bon de s’imaginer ce qui se serait passé s’il avait repris le pouvoir. The real issue –je lis la presse, je lis les intellectuels ou pseudo intellectuels, et même les vrais intellectuels. The real issue is not IMF comme s’il faut décider est-ce qu’on est avec le FMI ou non. The real issue is not the IMF. Le vrai danger c’est le downgrading de notre économie. Ce que les gens ne réalisent pas, si on est downgraded at junk status, tout sera affecté. Pas seulement notre zone offshore qui n’est plus offshore d’ailleurs, mais notre secteur financier. Pas seulement, si nous sommes downgraded, ce sera un drame pour le pays et tout le monde sera affecté. Tout le monde, à commencer par les plus vulnérables, par les travailleurs. Il faut se le rappeler. Si nous sommes downgraded, ce sera une période terrible pour le pays et c’est ça which is staring us in the face au moment où je vous parle. Le FMI suit mieux que nos grands journalistes – certains – le FMI suit mieux qu’est-ce que ces deux comités qu’on a mis sur pied sont en train de fabriquer ; avec une loupe et une longue vue en même temps. Nous sommes sur la corde raide. Il faut bien le comprendre et je le répète, je ne raconte jamais d’histoires. Je ne vais pas commencer maintenant. Je ne connais que la vérité et la vérité est celle-là. The issue is not the IMF, personne parmi nous n’est amoureux du FMI ni de la Banque Mondiale et encore moins de Moody’s. The issue is not the IMF. The danger est un downgrading par Moody’s et ensuite le reste suivra. Ce que nous sommes en train de faire, c’est donner une direction au pays. Si on ne convainc pas Moody’s, enfin Moody’s va look looker ce que le FMI dit, ce que la Banque mondiale dit. Mais, ce que nous nous efforçons de faire le Premier ministre, moi-même, le gouvernement, c’est de convaincre tout le monde ; FMI, Banque Mondiale, Moody’s qu’on a un sens de direction, qu’on commence quelque chose. Il faut convaincre que we mean it, qu’on commence quelque chose, mais que ça va continuer au fil d’un an, deux ans, trois ans, quatre ans, cinq ans, jusqu’à la fin de notre mandat. C’est ça le défi que nous avons à relever. Et je le répète, tout est en jeu. On ne pourra pas tout faire maintenant, tout de suite, dans un an. Non, mais ce qu’il faut faire, c’est donner un sens de direction au pays. C’est convaincre tous nos partenaires que nous donnons un sens de direction et que nous allons keep at it pendant un an, deux ans, trois ans, quatre ans, Madam Speaker. Relever l’âge de la retraite, the non-contributory pension à 65 ans est inévitable. Je demande à tout le monde, à commencer par les syndicats, aux travailleurs de bien réaliser que relever – à moins qu’on veuille aller vers la catastrophe – sinon, relever l’âge de la pension à 65 ans est inévitable. Et encore, nous prenons un risque. Le FMI, la Banque Mondiale, tout ça s’attendait à ce qu’on relève ça toute suite là à 65 ans. Et c’est ce que la logique économique exige, mais nous allons le faire sur une durée de cinq ans. C’est un risque. Un risque calculé, mais c’est un risque. Nous allons le faire en cinq ans. Nous sommes condamnés à le faire. C’est inévitable. Sinon, comme je le disais, si la FMI, la Banque Mondiale, Moody’s n’est pas convaincu que nous allions dans cette direction-là, c’est la première chose qu’ils regardent avec des yeux carrés. Première chose, qu’est-ce qui va arriver à notre unsustainable système de pension non contributive ? Ensuite, il y a le déficit budgétaire et la dette du pays. Ce sont les trois critères, les trois choses que tous, le FMI, la Banque Mondiale, Moody’s, tout le monde, c’est ce qu’ils vont regarder avant tout ; qu’est-ce qui arrive à notre système de pension, qu’est-ce qui arrive à notre déficit budgétaire, qu’est-ce qui arrive à notre endettement. Tous les yeux seront braqués là-dessus. Et il faut voir les choses en face, franchement, l’âge de la pension à 65 ans, mais à travers le monde, c’est comme ça. Je ne prends que quelques exemples –  Seychelles : 65 ans ;  Grande Bretagne : 66 ans ;  France : 64 ans et en pleine discussion pour être amendé ;  L’Inde : entre 60 et 65 ans selon les secteurs ;  L’Australie : 67 ans ;  Le Canada : 65 ans ;  Singapour : entre 62 et 65 ans. Il faut ouvrir les yeux, regarder le monde réel et tous les experts sont unanimes qu’il faut en priorité réformer notre unsustainable system de pension. Tous les actuaires, je cherche encore un économiste qui dit le contraire. En tout cas, tous les actuaires, tous les vrais experts en pension – alors il faut vivre dans le monde réel. Il faut bien réaliser où nous sommes et où il nous faut aller, Madam Speaker. Alors, face à tout cela, il n’y a que des palabres, franchement. Surtout ces derniers temps, qu’est-ce que l’opposition – et des journalistes aussi – qu’est-ce qu’on n’a pas raconté sur les salaires des Junior Ministers ? Des insanités ! Et on a beau prouvé que ce n’est pas le cas, les salaires des Junior Ministers sont exactement les mêmes salaires que les PPS et les allowances aussi. On ne va pas faire comme le MSM, toute sorte de trucs pour donner tant de salaire et puis toutes sortes d’allowances, toute sorte de présence sur des boards etc. C’est des experts en kokin. On n’est pas comme ça nous. Mais malgré ça, il y a quelque chose qui fait un tort terrible. De mon point de vue, il y a deux choses ; les Facebook anonymes. Et encore si quelqu’un au moins va sur Facebook, il a son post, etc., mais au moins il a le courage de signer. Tout ça est anonyme, et tout ça est financé en grande partie par le MSM !

(Interruptions)

Mais pas seulement par le MSM, il y a des tas de… I think they get a kick out of it. Un post anonyme, et la presse sérieuse de quoi parle-t-elle ? Une vague de protestations. Pas un nom ! Il y a un tas de posts anonymes, mais « il y a une vague de protestations. » Il y a une autre chose. Moi, j’ai fait l’école de journalisme de Paris. Pour moi, la profession de vrai journaliste est une des grandes professions. C’est pourquoi je parle avec respect quand je parle des journalistes. Et même des erreurs. Mais à part les posts Facebook anonymes et autres, il y a les caricatures, les cartoons. Certains cartoonistes se croient obligés de distiller du cynisme. Cela fait un tort terrible. Cela donne l’impression que nous sommes tous pareils, que tous les hommes et les femmes politiques sont des pourris et des opportunistes. Cela fait un tort considérable. Je suis les caricatures après caricatures et les cartoons après cartoons. Et je demande à toutes ces Mauriciennes et à tous ces Mauriciens, aux journalistes, aux cartoonistes, aux syndicalistes : ne faites pas de tort à notre pays. Il a déjà assez souffert. Ne faites pas de tort à notre pays. Je les supplie à un moment comme celui que nous traversons. Mais allons laisser cela derrière nous. Fini avec les Junior Ministers, maintenant c’est la pension des parlementaires. On dit toutes sortes d’insanités. Moi, je connais des gens honnêtes qui avaient une carrière et qui ont abandonné leur carrière pour se lancer en politique et qui n’ont pas été élus. Ils ont fait ce sacrifice. Si on me dit ce qu’il faut changer dans les pensions des parlementaires ou ce qu’il faut améliorer, je vais être à l’écoute. Mais je ne trouve rien. Je vous le dis franchement. Qu’on me dise, faites ceci, amendez cela, mais ne venez pas faire comme si on était une bande de jouisseurs et que tout le monde devient député pour avoir une pension. C’est l’impression que certains donnent. S’il y a quelque chose à améliorer, nous tous qui sommes là, nous le ferons. Plus récemment, c’est sur les Advisers. On n’est pas le MSM. Avec raison, le Premier ministre a fait un statement montrant de quoi le MSM était capable. On a mis de l’ordre et de la transparence, parce qu’avant, sous le régime du MSM, il y avait soi-disant des salaires. Mais après les salaires, il y avait les allowances à n’en plus finir. Il y avait les présences sur des boards à n’en plus finir. On a bien catégorisé les choses. Mais les gens ne savent pas. Je me souviens qu’il y avait des questions sur le fait qu’il y ait tant d’Advisers dans le gouvernement. Les gens ne se rendent même pas compte que par défaut, par faiblesse dans notre système bureaucratique, par exemple, pour un médecin spécialiste, on ne sait pas comment le rémunérer. D’où, Special Adviser. Alors, finalement, dans l’esprit des gens, il y a 50, 60, 70 Advisers. Nous avons voulu mettre de l’ordre dedans. Il y a les Advisers techniques. Et puis, il y a différents grades d’Advisers. Ce n’est pas au ministre de venir en décider. Le Premier ministre a parfaitement raison. Il fallait mettre de l’ordre. Il fallait apporter de la transparence. Mais cela n’a pas empêché des dérapages ! Heureusement, il y a bien des gens et des journalistes qui se sont rattrapés et ont payé hommage à la vérité quand il le faut. Allons laisser tout cela derrière nous. La situation est trop grave pour qu’on perde beaucoup de temps sur ce genre de fake news, de palabres. Allons revenir aux choses sérieuses ! Je disais un peu plus tôt qu’on va passer à 65 ans sur cinq ans. Pas tout de suite. Même cela s’est emporté. Les gens oublient ! C’est en cinq ans ! Je disais que c’est inévitable. Mais on est en train d’essayer de voir pour les plus vulnérables, les emplois les plus durs, les mères qui n’ont pas de revenus du ménage ou les gens qui, de par leur santé, ne peuvent pas travailler au-delà de 60 ans. On est en train de voir. Il y a deux comités qui ont été créés et ces comités vont travailler dessus. On est jeudi. Demain, c’est vendredi. Et on n’aura pas fini. Après, ces deux comités vont travailler ensemble. Ensuite, il faudra que cela revienne devant le Cabinet et le Conseil des ministres. Donc, on sera déjà dans la prochaine semaine. C’est au Premier ministre de décider de ce qu’on va faire. Aujourd’hui, c’est jeudi. Demain, il y a le Conseil des ministres. Dans l’après- midi, le Parlement va siéger. Et dans l’après-midi, il y a aussi la fête nationale d’un des cinq pays d’où notre peuple est sorti, le Madagascar. On ne va pas leur faire affront de ne pas aller saluer leur fête nationale. Donc, ce sera au Premier ministre de voir si on reviendra ici ou si on siégera samedi. Ou bien, il y a d’autres possibilités dans notre arsenal parlementaire. On essaye de faire un travail sérieux sur les catégories les plus vulnérables. Mais je le dis tout de suite, notre marge de manœuvre est extrêmement étroite. Très étroite ! Il faut que les syndicats ainsi que tout le monde gardent cela en tête. Avec courage, on a présenté une réforme de notre système de pension sur cinq ans. On essaye de voir la possibilité, à quel coût, de venir en aide aux plus vulnérables. Mais il ne faut pas perdre sur les deux plans cette fois-ci. On a pris les décisions difficiles concernant la pension. Si maintenant, on va au-delà de notre marge de manœuvre, on va perdre là-bas aussi. On sera downgraded. Il faut éviter d’être où nous en sommes. Il faut faire le maximum pour les plus vulnérables. Mais le maximum ne doit pas nous mener à un downgrading de notre économie. Ce serait perdre des deux côtés, comme on le dit en bon créole de chez nous. J’aimerais aussi rappeler ce que le Premier ministre avait fait. Il y a deux choses. Là, on prend à bras-le-corps le problème de notre pension non contributive et unsustainable. Comme mon ami, le ministre de la Sécurité sociale, l’a bien dit, les syndicats ne doivent pas oublier les vrais criminels qui ont tué la NPF. On a oublié ! Maintenant, tout le monde manifeste contre ceci. Mais, qui a tué la NPF ? Qui a créé ce monstre CSG ? Pas seulement Pravind Jugnauth ! Certains syndicalistes, quelques syndicalistes, un en particulier. Ceux qui ont tué la NPF ont créé ce monstre où il n’y a plus un sou. Tout a été dilapidé, et ils osent manifester ? Eh ou la ! Difficile de ne pas dire un gros mot là. Bien difficile ! Mais c’est à cause de vous que je me retiens, bien sûr.

Madam Speaker

J’apprécie !

The Deputy Prime Minister

On travaille sur qui présidera cette commission et qui seront ces membres. On l’a annoncé, et on confirme, une commission d’experts pour voir comment mettre de l’ordre. Mais de vrais experts, actuaires avant tout, économistes et sociologues. Une commission d’experts pour voir au-delà de ce que nous sommes en train de faire. Il faut reconstruire tout le système de la pension. Le MSM a tué la GWF. C’est un de leurs plus grands crimes. Il n’y a plus de CSG. Tout a été dilapidé. Maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? Comment reconstruire ? Ce soir, je passe sur Radio Plus sur la drogue. Là aussi pareil, ils ont tué le NPF, ils ont tué, du côté de la drogue, NATReSA. C’est un véritable crime. Je salue à nouveau le travail que mon collègue le ministre de la Justice, l’Attorney General, avec ses experts de chez lui. On a fait un travail formidable. Mais partout c’est comme ça. Voilà le MSM, ils ont tout ruiné, ils ont tout pollué et nous on est obligé de recommencer partout. On a ce courage-là, mais je demande aux syndicalistes, aux journalistes, aux caricaturistes, aux jeunes surtout, de bien réaliser qu’on fait tout cela au nom de la jeunesse. On ne fait pas cela pour nous, on fait cela au nom de la jeunesse : les enfants d’aujourd’hui et les enfants de demain aussi. Il y a un travail derrière nous, donnez la chance à cette commission d’experts de faire leur travail. Cela prendra le temps que cela prendra – six mois, un an. Là, notre job, c’est de bien choisir : qui va présider ? Quels experts ? Et cela ne manque pas à Maurice. Parfois le courage manque, mais l’expertise ne manque pas à Maurice. Donc, on a ce travail devant nous, mais ensuite il y a une chose, parce que cela avait été annoncé par le Premier ministre ; la création de cette commission d’experts, mais il avait aussi annoncé, il avait dit – on met la pression sur les riches, une pression fiscale intense sur les riches. Et les riches ne sont pas seulement des Mauriciens, ce sont des étrangers qui ont plusieurs pays à choisir où ils vont aller avec leur investissement, avec leur argent. Si on appuie trop fort, ils iront ailleurs. La concurrence est rude. Moi, je suis un socialiste, pas par fanatisme mais parce que je crois que c’est le chemin de l’avenir ; comme hier, aujourd’hui, demain, ce sera le chemin de l’avenir ; le chemin du socialiste, de la solidarité. Mais il ne faut pas tuer la poule aux œufs d’or et cette fois-ci ce n’est pas la poule aux œufs d’or, c’est la poule aux œufs en plomb. Nous sommes plombés où nous sommes là. Donc, on a même une pression intense, mais le Premier ministre a dit que c’est provisoire. Ceux qui ne sont pas d’accord ont le droit de ne pas être d’accord, mais nous on croit, dans la conjoncture actuelle, qu’il n’y a pas de voie sauf une voie de développement avec une fiscalité légère. Donc, aussitôt que possible, dans un an ce ne sera pas possible, mais dans deux ans, trois ans, on reviendra et il faut que les étrangers le comprennent bien et on est des gens de parole, on ne kouyonn personne, pas même les étrangers. On le dit et on le fera. We mean it de retourner à une fiscalité légère aussitôt que possible. Ces mots-là, nous les adressons surtout aux étrangers, aux investisseurs étrangers, à ceux qui sont venus et qui peuvent hésiter devant les choix qu’on a faits dans ce budget, mais c’est temporaire. Nous voulons cette pression-là temporairement. Voilà ce que j’avais à dire. Madame la présidente, comme vous le savez, je ne parle jamais très longuement et je lis rarement. Mais à la fin, je vais lire ce que j’ai écrit. Je crois pouvoir lire. Ce que nous sommes obligés de faire aujourd’hui à cause de dix ans de crimes MSM contre notre pays, nous le faisons par devoir. Nous le faisons pour les enfants de notre pays et pour les enfants à venir. Nous ne faiblirons pas, Madame la présidente. Nou pei e so bann zanfan avan tou! Merci, Madame la présidente.

Madam Speaker

Merci ! M. le Premier ministre ! (5.48 p.m.)

The Prime Minister

Madam Speaker, let me, at the very outset, thank all the Members of this House who have participated in the debate on the Budget. I have taken note of their views. I might have to repeat a few things, but I will try to respond to them. I will want to explain the rationale behind the budget. I think the Deputy Prime Minister has actually put it in a nutshell, exactly, focused on this but laissez-moi aussi remercier la population qui dans sa grande majorité – ne regardez pas ceux qui écrivent sur Facebook, il y a une machine au Sun Trust, des gens qui sont payés, une équipe, et certaines personnes croient comme si c’est la majorité des gens. Non ! La majorité de la population qui, je leur remercie, comprend dans quelle difficulté nous nous trouvons aujourd’hui à cause de l’irresponsabilité du précèdent régime. Les mesures budgétaires que nous avons prises sont nécessaire pour empêcher à ce que notre pays sombre dans le précipice, in the abyss. But the first question that we should be asking ourselves: why the hell are we in that position? People should be asking that question. Why are we having to take difficult decisions, bold decisions? Instead, we could have done like the MSM – print money, spend, give left, right and centre, and everybody would have been happy, as the hon. Deputy Prime Minister just said. But we are socialist parties. We believe in the truth and we believe in being responsible. Laissez-moi aussi dire, Madame la présidente, que je déplore le fait que certains aient pu mettre en doute le professionnalisme et l’intégrité des fonctionnaires, ceux qui sont du ministère des Finances surtout, qui ont préparé the State of the Economy Report – un document basé sur des données crédibles et non des chiffres cuisinés comme l’ancien gouvernement faisait. These are – what can I say – invidious innuendos, des petits innuendos comme le DPM a bien dit tout à l’heure : de faux news et puis des choses… Tout à l’heure, le ministre Shakeel Mohamed a dit, comme si je suis allé acheter une voiture – une personne a dit R 57 millions, en passant, donc c’est plus qu’une Rolls-Royce. Et, tout cela est faux ! Au contraire, j’ai refusé. Il fallait changer là mais j’ai refusé. La voiture officielle dans laquelle je voyage, le DPM le sait, je le dis aujourd’hui, était même tombée en panne. J’ai dû changer de voiture en chemin. Mais j’ai refusé de changer la voiture. Et je dois dire que les fonctionnaires n’ont travaillé sous aucune pression – il y en a qui sont là – aucune pression ou contrainte politique. Non, ce n’est pas notre méthode. Et je suis fier du travail qu’ils ont accompli. Je suis fier ! Madam Speaker, on 05 June, I introduced a bold, and what I call, strategic Budget that puts the country first, above party lines and not political manoeuvring, demagogy and populism, like the MSM has done. Madame la présidente, je ne vais pas répéter tout ce que j’ai dit. J’ai fait des statements ici ; je ne vais pas répéter tout cela. Mais prenons juste deux chiffres, celui du déficit budgétaire – 9,8 % du PIB, c’est-à-dire R 70 milliards et la dette publique – 90 % du PIB, c’est-à-dire R 642 milliards. Nous savons tous maintenant que l’ex ministre des Finances, Monsieur savat dodo sipa dodo savat, mo nepli konne, il avait annoncé un déficit budgétaire mais de 3,4 % du PIB. Cela fait R 26,8 milliards. C’est-à-dire presque 3 fois moins que le vrai chiffre. Une différence – tenez-vous bien, de R43,2 milliards. Madam Speaker, many people have no idea how precarious the situation is if you allow the budget deficit to increase and you increase public debt. They have no idea. And you have so much debt, in fact, that you won’t even be able to pay, all your money will go in paying interest and you will go bankrupt. Like the hon. Deputy Prime Minister said about what happened in Greece – people went bankrupt, lost their houses, lost their jobs, and lost their pensions. This is what we are looking at. L'honorable Reza Uteem l’a très bien expliqué dans son discours. Dans un langage simple, il a cité l’exemple d’une famille qui touche R 25 000 comme salaire mensuel et qui commence à dépenser un peu plus que R 25 000. Il a donné cet exemple et je trouve que c’était un très bon exemple parce que la famille commence à dépenser plus qu’elle gagne, commence à prendre des emprunts. Et maintenant, on doit payer les intérêts sur les emprunts et graduellement vous entrez dans une spirale infernale et vous ne pouvez plus payer. Vous commencez à recevoir des lettres, la maison est saisie ; vous perdez l’emploi. C’est la faillite ! C’est pour une famille mais c’est la même pour un pays, seulement sur une plus grande échelle. C’est la même logique ! Madame la présidente, les médecins qui sont là vont comprendre que le déficit budgétaire est comme la tension artérielle. Votre tension montre graduellement – 100, 110, 115, 120, 140, 200 et boom ! Vous ne réalisez pas que la tension monte. Vous savez il y a des gens à Maurice – les médecins vont comprendre – qui ne prennent leurs médicaments de l’hypertension que lorsque la tension artérielle est élevée. Et quand vous leur demandez – « Comment vous savez que la tension artérielle est élevée ? » Ils vont dire – « J’ai une douleur à l’arrière de la tête. » High blood pressure is a symptomless disease. It is misnomer to say that when you are getting a headache then you know that your blood pressure is high. It’s a silent killer. And then what happens? You suddenly get a stoke. Vous êtes paralysés ou bien vous avez un arrêt cardiaque. Peut-être on a le temps de vous emmener dans un ICU, comme c’est le cas à Maurice, ou bien probablement vous perdez votre vie. This is what a rising budget deficit does! Because when you rise the budget deficit, you are rising the public debt at the same time. So, you get into the same spirale infernale, which leads to bankruptcy. You should never, never allow the budget deficit to get into double digits, but here, budget deficit is 9.8 %! So, not very far from being a double digit; not very far at all. And, as I said, a rising deficit means a rising public debt. As I stated in my Statement, our public debt is up 90% of GDP. They had manipulated figures and had forecasted 71.9% of GDP, that is, Rs574 billion, but in fact, it is Rs642 billion – 90%! Let me remind the House, those in the Labour Party will know, when we left office, we had rigour. You know, I had an Adviser, who was the Adviser of the former Conservative Prime Minister, Lady Thatcher – Sir Alan Walters. I had taken him because he is a good economist. And when he left, he told me – “At least people won’t be saying that you mismanaged the economy.” Our public debt was below 60 % –59.1%, which is the normal European redline. We were not following all of them, but it is that. What did they do here? They increased it from 60% to 80% by statute. And, then, they themselves, did not follow the line. They did not respect what they had put on statute and they brought it to 90% of GDP. Now, 90% of GDP debt, do you know what it means? Debt servicing at Rs21.8 billion! Notre revenue est à peu près R180 milliards. Donc R21,8 milliards, on va payer les intérêts sur nos dettes. C’est l’argent qu’on aurait pu dépenser ailleurs, pour la santé, pour l’éducation. Instead, we are paying the interest on the debt. 30 % de notre revenue pour payer les intérêts sur la dette qu’ils ont accumulé. Et pour créer illusion que tout est bien, tout est rose, qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils ont obligé la Banque de Maurice, the Central Bank, d’imprimer des billets. R180 milliards de billets, pour donner de l’argent à – nous avons su – leurs proches, à leurs amis, copains/copines, comme cadeaux avant les élections. This is what the MSM regime did to the people of this country. We should not forget this. We should never forget this. This was a criminal, reckless management of the economy – just to hang on to power and to continue, of course, to steal and loot the country. That is what they had been doing. They remind me of Pied Piper, for those who know the story, where he took his flute, played nice tunes, everybody followed until they all fell in the precipice. That’s exactly what he did. C’est ça la trahison. La vraie trahison du MSM envers le peuple mauricien. I will tell you a story. I will try to stick to my time; there is no limit, but I know. Before the election – we had fought the election separately in 2019 – but they reached a point that I met the Deputy Prime Minister and there is one question that I asked him if he remembers. I said – “You have been Prime Minister, I have been Prime Minister, are you agreeable with what is happening to the country?” Of course, he did not agree. Then I said – “But we can’t sit and let it happen to Mauritius because we are both patriots. We can’t let this happen.” This is how, and thank heavens, we did. It is what I asked myself; we asked ourselves. Is it conceivable? I remember you asked me that question. Is it conceivable that the ex-Minister of Finance, Mr Padayachy, or the former Prime Minister, Mr Pravind ‘Jaganath’, that’s the way we should call him, did they not know? Do you think that they did not realise what they were doing to that country – irrevocably pulling the country towards a precipice and bankrupting the country? Were they economic illiterates? If they did not understand anything about economics, they should have gone and bought these series, dummies for economics. They should have bought one and see a bit. C’étaient deux illettrés économiques qui s’en foutaient des Mauriciens et du pays. Pour eux, ce qui était important c’était de s’enrichir et s’agripper au pouvoir ! This was their objective ! Voilà la realité ! Distribuer de l’argent qu’on n’avait pas pour rester au pouvoir. This is the naked truth about the MSM! They committed, what I can call, ‘economic vandalism’. This is what they did. Des vrais voyous aux commandes du pays ! But, thank heavens – the people, in spite of giving them all these gifts, cadeaux, jobs, money, treats, all this – booted them out because the people knew, what they did not know or not care to know. The people knew that there is no such thing as a free lunch; it does not exist! You cannot defy economic gravity with impunity. Basic economics ça! You know, there is a saying, I don’t know why they don’t know this. When you have fallen into a hole, the first thing you do is stop digging! They continued to dig. You know, like the Deputy Prime Minister said, I shudder, had the people not voted for our alliance, what would have happened to this country. I dare not think. We did not compare notes, but I wanted to say the same thing. It would have been exactly what happened in Greece and what happened in Sri Lanka. The same way! In Greece, people lost their jobs, their pensions and their houses, like I said. And as the hon. Deputy Prime Minister pointed out, Greece had the advantage that we do not have. First of all, it is a bigger country with the advantage of being in the European Union with the European Central Bank behind it trying to help. But in spite of this, they paid the dire consequences of what the previous government did. This is exactly what would have happened to us, to all Mauritians. This is exactly what would have happened. The previous government took away our liberty and freedom. There is no such thing more precious than liberty. People understood this. They voted avec la rage. Vous avez vu ? But ils ont aussi confisqué l’État mauricien. As I said, had we not taken over, me, the hon. Deputy Prime Minister, you, and the whole population would have been economically dead by now. Madame la présidente, je n’ai parlé que du déficit budgétaire et de cette dette publique. Je vous ai dit que je ne veux pas tout répéter. Sinon, ce sera trop long. Mais chaque semaine, à travers les questions parlementaires bien pertinentes de certains de nos back benchers – et je dois les féliciter – nous découvrons les frasques du gouvernement MSM et de ses acolytes. La liste est trop longue pour les répéter. Il y a d’autres orateurs qui l’ont répété, qui l’ont redit d’ailleurs. Mais ce n’est pas juste la dette publique ; c’est ce qu’ils ont fait aussi. But it is clear, Madam Speaker, that we had to take the bull by the horns and take the difficult but essential measures to steer the State ship out of this wreckage and bring it out into the calm open sea. That is why we say, ‘From Abyss to Prosperity’. But as the hon. Deputy Prime Minister said, we also need to understand that our mandate is for five years. We have inherited a mess. It will take time. Rome was not built in one day! Who does not know this? This is why, just like the hon. Deputy Prime Minister, I also ask people to show solidarity. Let us do the right thing. It will be a sacrifice not forever, but for maybe two years, three years or a bit more. We will see. But let me make it very clear: there is no other option! Madam Speaker, as I am addressing the issue of public debt, I also want to disprove the false accusations made by the Opposition on the increase in public sector debt for the past seven months. They have said it. You will see the MSM chatwas at Sun Trust writing; then you will see a member of the press take it up, and they start believing. The Leader of the Opposition has been, malevolently I think, accusing the Government of increasing public sector debt by Rs96 billion over the period we have been in power. At the same time, the former Minister of Finance is claiming that, since we assumed office, the public sector debt has increased by Rs66 billion. So, which is which? Their estimates are different. Clearly flawed! They could not even agree between themselves on what is the figure. They are placing the blame for the rise in public debt on the Government, but conveniently forget completely, they ignore the fact that we are actually still executing a budget they themselves presented. Their budget ends at 30 June of this year. This is what they are doing. This is the increase in debt. Except, what we did is that we paid the 14th month bonus to the maximum of people that we could and then, put the salary compensation. The public sector debt will increase from Rs586.4 billion from September 2024 to Rs642 billion at the end of June of this year. As I said, the only thing we did was to add Rs8.4 billion for the 14th month bonus and the 2025 Salary Compensation. These were the two measures we had promised. When I met the hon. Deputy Prime when we were in the Opposition, we did not know. We knew they were massaging figures. It was obvious. People have resigned from official positions because they refused to cooperate and manipulate figures. I will not mention names. Some took early retirement. We knew that this was happening, but we did not know the extent of it. So, as a caring government, we decided in spite of that that we will pay the 14th month bonus – 90% of people got it – and the salary compensation. There has been a massive depreciation of the rupee and inflation was double- digit. We had promised to try to bring prices down. So, this is what we did. The bulk of the increase in public sector debt was due to that irresponsible fiscal stewardship of the previous government. A staggering 85 percent of the Rs55.6 billion – 85 percent of the rise in public sector debt is attributable to them. And I do not have to tell people; everybody knows that they had overstated revenues, significantly underestimated expenditures, all aimed at creating the illusion that everything is rosy and fine. As a result of this disastrous decade of fiscal mismanagement, public sector debt has increased from 59.5 percent to 90 percent of GDP, which is a dramatic increase of 30 percentage points. Madam Speaker, let me now address this issue that has been raised: the Basic Retirement Pension. As the hon. Deputy Prime Minister said, who wants to become unpopular and try to do something that will not please people? Who? But you have to think of the country first. Not yourself! First of all, we have said it, it is a non-contributory pension. Many people don’t know it. For instance, they speak about MPs. These are contributory pensions. You pay for it every month. The BRP is non-contributory. Non-contributory means that the beneficiary does not contribute anything, but he receives a pension. How do we pay for it? It is paid from the National Budget, taxpayers’ money and government borrowing. As such, all the increases in the amount of BRP can only be financed either through higher debt or higher taxes. There is no other way. There is no magic bullet. Second, the cost of the BRP payment has become explosive. BRP spending in Mauritius has soared. In 2010, it was 1.9%. It reached 7.8% in 2024-2025. Expenditures just on Basic Retirement Pension are going to be Rs55.4 billion this year. As I said in Parliament, Madam Speaker, it is rare for a country to provide old age pension to all persons who are 60 years, irrespective of their income or assets. And, as I said, the pension is non-contributory pension. Mauritius is a very rare case. The hon. DPM just said it that in France, it is 64, and they want to increase it again. Germany wants to make it to 70. The Deputy Prime Minister mentioned Seychelles. In most cases, it is contributory and means tested, and in our case, it is universal with no eligibility test. The third point that I need to make, demographic pressures are aggravating the cost implication of the BRB. Mauritius is facing a rapidly ageing population – rising population and declining birthrate. You do not have to be a great mathematician to understand what is happening. The population aged 60 and over has grown substantially from 186,400 in 2015 to 257,600 in 2024, and it is expected to reach 315,000 by 2038. As a result, the cost of the Basic Retirement Pension on the Government budget will then exceed Rs100 billion. Do people realise what it means? Fourth, with this demographic trend, the ratio of the working-age population per retiree is plummeting. This means fewer workers are supporting more retirees. This obviously will place … because I explained how do we pay this BRP. In other words, with the decrease, there will be fewer workers who are going to support more retirees. And fifth, a budgetary crisis is looming. The BRP expenses now – unbelievably, you know people do not realise this – outstrip the combined budgets for health and education, and possibly we could put part of housing in it. In the last 14 years, spending on pension has ballooned to a staggering, believe it or not, 828 percent! In only four years, from 2020 to 2024, it almost doubled from Rs27.9 billion to Rs55.4 billion. 828%! Une augmentatioin de 828%, Madame la présidente! This is why we say it is unsustainable; not just us, go and see, every expert is saying it. Largely due to ballooning pension liabilities. We are already experiencing actuarial deficits of Rs51.4 million in the Statutory Bodies Pension Funds. This constitutes a contingent liability, which again, will weigh on public finance. Madam Speaker, the writing has been on the wall for a long time. Let me quote the former finance minister, Pravind Jugnauth, then Minister of Finance. Let me quote what he said – “A number of reports have questioned the long-term sustainability of the Basic Retirement Pension, especially as our population is fast ageing and BRP is fully funded out of Government revenues.” – the Budget Speech 2004-2005.” Madam Speaker, in a draft report of a Technical Committee on Pension Reforms, under the MSM regime in February 2018, this is what they said, and I quote again – “Given the progressive ageing of the population, existing pension plans are fiscally unsustainable.” They themselves said this! Their own report! But the MSM ignored all the warnings, why? For pure political reasons! That report recommended a number of reforms to be brought to the pension system. All of them were totally ignored for sheer political reasons and lack of courage – no guts to take the right decision for the country. They knew the patient was in the ICU. They knew what the prescription was to get him out of the ICU, but they did not have the guts to do the right thing. They did not prevent the patient from going into a coma. This is what they did. As far back as 2015, I have got the report out; I read it, the IMF, in an expert report, projected that by 2050, expenditure on BRP will be at an unsustainable level of 8 percent of GDP. They said that in their report, but because of the irresponsibility of the previous government, we have already reached 7.8%. They predicted that by 2050, it would be 8%. Already in 2025, we are 7.8%, that is, we are 25 years ahead of what the IMF had projected. Do you realise what this means? The report of the World Bank in 2021, “Mauritius through the eye of a perfect storm” says, and I quote – “The bulk of social spending, [is] more than 50 percent, [this] is currently on the basic retirement pension (BRP), which is increasingly costly, poorly targeted and creates adverse labor market incentives.” Let me quote something else. The World Bank says something else, it says – “Mauritius is a rapidly ageing society, which will lead to a rapid growth of spending on the BRP, with the potential for squeezing out pro-poor spending.” And of course, – it does not say this, I am unquoting – it is also clear that we are crowding out of investments. The CSG tax, in spite of that clear evidence they had, in spite of the repeated warnings they got, in spite of the plea that you must do the reform, the previous government swept it under the carpet. They even made it worse through their reckless policies, notably by introducing this famous Contribution Sociale Généralisée. The CSG was introduced in September 2020, replacing the National Pension Fund (NPF), which was established in 1976 through the vision of SSR. Let me remind the House, it was a contributory, funded scheme. Both employees and employers made mandatory contributions and these were prudently – not invested anywhere – invested to ensure their long-term sustainability and to provide retirement benefits linked to individuals’ contributions. In contrast, this CSG was designed as pay-as-you-go. It was not invested; pay- as-you-go. So, they pay out the benefits immediately. No direct link between what the individual contributes and what he/she ultimately receives. Very early on, it has revealed deep structural weaknesses that now threaten the very foundations of our pension systems and the fiscal health of our nation. First and foremost, there has been a diversion of the CSG revenue that they were getting toward non-pension related expenses just for political expediency. Nothing to do with pension! Then, they failed to secure retirees. So, they added Rs9 billion to the government deficit this fiscal year – 9 billion! No projections, no policy change, but greater liabilities. Let us be clear that the CSG… We said this when we were in opposition, I know the MMM also said it, maybe our friends already said it as well, I do not know. We all said that the CSG is a regression and it is a tax. That’s what it is! Unlike the NPF, the CSG is not managed by any independent fund. So, it is vulnerable to political abuse and fiscal mismanagement. And we have witnessed this – we have seen examples. It undermines the principles of ring-fencing pension assets for the exclusive benefit of the retirees. That is what has happened! The absence of a funded reserve in the context of a budget deficit means that today’s CSG contributions are immediately spent. They left nothing for tomorrow’s retirees. The model is clearly unsustainable. Is it a pension? It is a tax! Under the CSG, there is no direct relationship at all between what the individual pays and what he/she receives in retirement. Therefore, what happens? This discourages savings, erodes public trust in the system – which it has – and worse, the former Minister of Finance, I do not know how this happened, somebody asked him a question, he ended up saying ‘well, there is no money at all in the CSG now… completely depleted’. And this has forced the Government to finance pensions directly from the budget. What happens? It adds to the public debt, crowding out, as I said, other essential expenditures. People do not realise what has happened – it has placed the entire pension system at the mercy of politicians and fiscal constraints. Therefore, there is nothing predictable for our elderly. The CSG is a failed policy, like most of the policies of the previous government. All have failed! And it has failed to resolve that essential challenge of pension sustainability. In fact, it has compounded the problem, placing our seniors, our public finances, and our social fabric in jeopardy. This is what it has done. This is why we must urgently reconsider the system, restore independent contributory pension funding, and ensure that the sacrifices of today’s workers are not squandered for short-term political gains. This is what we must do. Even the reserves that are left in the NPF will also be exhausted eventually. While we are taking bold decisions that should have been taken, as I said, a long time ago, ils ont le culot – comme a dit le Deputy Prime Minister et aussi je crois certains autres ministres – d’aller manifester avec les travailleurs ; ces mêmes travailleurs dont ils ont dévalisé les pensions. An hon. Member: San lamour prop!

(Interruptions)

The Prime Minister

Oui, prends tou valiz, tu as raison.

(Interruptions)

You know, they are like these maggots, which come out of dead bodies, but at least the maggots are eating the dead bodies. Those people, those maggots are for greed. That is why they are there, real maggots. It reminds me of a well-known Bhojpuri expression.

(Interruptions)

“Kaal ke goonda, aaj ke Saadhu.”

Madam Speaker

Translate it!

(Interruptions)

Translate it!

The Prime Minister

Je vais traduire – “Yesterday’s hooligans are as if today’s angels.” We are seeing the emergence of political skunks without an iota of self-respect, writhing out of their stinking holes and they are trying to reclaim their long-lost political virginity. That is what they are doing. Ces mêmes vautours, Madame la présidente, reconnus par la population comme étant les fossoyeurs de l’État providence, ont aujourd’hui le toupet de venir dire que ce budget est la fin de l’État providence. Koumadir Alibaba inn vinn Robin des Bois aster ! Moi aussi je me sers un peu le kreol, Madame la présidente, un petit bout.

(Interruptions)

This is why, as the Deputy Prime Minister said, we will not shudder from our decisions. And I’ll tell you frankly, I think about it. We have a dream team; I have said it many times. It is the luck of this country that myself and the Deputy Prime Minister are there together with our friends Ashok Subron and Richard Duval. You know, I think I need to say this, the Deputy Prime Minister, Leader of the MMM has been a finance minister. And I will tell you something, I was not in politics at that time, but I followed, and SSR followed. He also agreed. He took the hard decisions then in 1982 in spite of two devaluations from Sir Veerasamy Ringadoo who was Minister of Finance. I even discussed this with him, and do you know what he said? Maybe the former Prime Minister, hon. Paul Bérenger will agree. He told me that they made a mistake and they should have devalued by more the first time. But, again, probably, due to political pressure, they devalued by less, they had to re-devalue again, and this is what happened. And hon. Paul Bérenger took the decision that had to be taken. I think he spoke to the IMF; the IMF came. Had he not taken those decisions, this is the… What can I call it? Le …

(Interruptions)

Ce n’est pas la vie…

(Interruptions)

This is a paradox.

Madam Speaker

Le takdir? Maybe le takdir!

The Prime Minister

Takdir?

(Interruptions)

This is the paradox! He took the difficult decisions! He was pilloried on a communal basis because the decision was difficult. Not everybody could have taken it. He could have taken it, but not everybody would have taken it. He was pilloried and they turned it into a communal argument. And then they claimed they collected the fruits and they said,‘je suis le père du miracle économique’. C’est lui le véritable père du miracle économique ! I tell you; I really believe it. It is the destiny of this country.

Madam Speaker

That’s it!

The Prime Minister

It is as if God’s hand is showing us the way that we had to come in at this time. I remember what Churchill said. Churchill had all his difficulties, but he was also a great orator. When he eventually became Prime Minister, he said – “I am walking as if my whole life was preparing me for this moment.” And I tell you, this is the moment that we have to be there together, as one, to save that country otherwise, we are all dead. And we are going to do what we can do. We are socialists. We, both parties, the Rezistans ek Alternativ as well and we are happy that they are with us; Nouveaux Démocrates peut-être pas trop, mais un peu.

(Interruptions)

We were born in the Opposition, fighting for those who had no voice, the voiceless of this country. Both parties! I was telling this the other day to my good friend Ashok Subron, we started that way, and then being pragmatic like what happened in Sri Lanka, we moved a bit to the centre. The MMM followed the same, and I am hoping you will follow too.

(Interruptions)

The Deputy Prime Minister

Je ne vais pas vous presser seulement.

The Prime Minister

This is why we have done two things, Madam Speaker. We have announced at paragraph 240 in the Budget Speech that we will set up a Committee of Experts – we are not experts – to carry out in-depth study of the pension system and to come up with a sustainable and fairer system. That is what we want to do. And secondly, Cabinet has agreed, we are naming two Commissions to look into provision relief. I am chairing one. My friend, hon. Ashok Subron is chairing the other. We are looking at possible relief if we can for those who do hard jobs, who are on low pay. There is a principle in taxation. You help those on low income. That is the basic principle in finance, but we will look at all this. Those who should not have received their pension, they are now probably going to get it. I have spoken to the Deputy Prime Minister and to my friend, Minister Subron, and we think that, maybe, in the interest of time, we should merge these two commissions together eventually so that we come to rapid decisions because it is a very, very difficult situation. Madam Speaker, we are a small island state, vulnerable to global, geopolitical, and economic events. Our history is fraught with examples of how we have combatted the tyranny of both history and geography to shape our destiny. The other day hon. Dr. Ms Jeetun mentioned the two Nobel Prize Economists. You mentioned two, but there are three, in fact – James Meade, Ronald Coase, and there is V. S. Naipaul as well. No man, Madam Speaker, is an island unto himself. No man! We are all part of the main continent. Our nation too is part of the world. So, we cannot be shielded from the ripple effects of global events. Current geopolitical tensions in Asia, in Europe, in the Middle East – we have seen what is happening in the Middle East. Fortunately, we hope things have calmed down. We have more frequent natural calamities. We saw what happened in France yesterday. Nobody believed it, in full summer! The resurgence of trade protectionism is sending shockwaves through the international markets, straining supply chains, raising import costs, especially for our key sectors – food security and energy. They pose fresh challenges to our export-driven industries, to our tourism industry, and overall, for our economic outlook. As I said, no one is an island unto himself. They remind us, Madam Speaker, that our destiny is inextricably linked to the broader currents of global affairs. We are a trading nation, a small country be it, but we are a small open economy. We will have to sail to the rough seas and troubled waters. We cannot expect to be totally immune from the adverse effects of global events, but we can be determined and resilient. That, we must be! As I stated in the House on Monday, Madam Speaker, let us hope that good sense and wisdom will prevail in that fragile peace agreement between Israel and Iran, and that we will get a peaceful, permanent solution to that conflict. This is extremely important for the stability of the global economy. And precisely because we are a small island State, but we are not immune to the global effects. I need to also add to what the Deputy Prime Minister said about Moody’s rating and why it is important for us. We were discussing on this. We did not compare notes, I can tell you. The first thing is they misinterpreted both the roles of the IMF and of Moody’s. The Deputy Prime Minister just mentioned it in very clear terms. The IMF has nothing to do with this budget. I do not know who thought of this! The IMF publishes reports on all countries it covers. It is not dictating us what to do. We are not in that position. We have not reached that stage. Some countries have reached that stage – Sri Lanka has, even Great Britain, the United Kingdom I should say, had at one point in the 70s. We want to avoid this, Madam Speaker. But to escape it, we have to take the corrective measures that should have been taken because the shipwreck is looming. We cannot, so to speak, ignore what the credit ratings of institutions like Moody’s report. We cannot ignore their report. Among other things, Moody’s issues credit ratings to countries. Why? So that investors are aware of the economic situation in that country and the risks of investing in that country. That is what it does. Now, let me just clarify something which perhaps people do not follow properly. The highest rating for Moody’s is Aaa. That is the top notch. The lowest is Caa3 or C. When that happens, a country is described a junk status. It is given that status. A downgrade to junk status has dire consequences, as the Deputy Prime Minister said. We must absolutely avoid it. What it means is that a country will not honour its debt – more likely it will not honour its debt – that is, if you invest in that country, you might lose, you might not be able recuperate your money. That is what it means. The country is likely to default on its payments. It means that if that country wants to borrow money abroad, again, they will think twice before giving you any money. I must tell you something that perhaps people do not realise – we have been saying it enough – when we left the Government in 2014, do you what our credit rating was? It was Baa1. Stable. A very high investment grade. A high grade, not the highest, but next to the highest. This is how it was when we left. In April 2020, Moody’s downgraded Mauritius to Baa1 Negative. Not junk, but still a downgrade. What does a downgrade mean? That you have to correct a few things. You do not continue as if nothing has happened. But they did not! So, in March 2021, one year later, Moody’s downgraded us again, and this time to Baa2 Negative. Nothing changed! It is as if it is coming through one year and going to the other. Pass lor zot latet sa ! An hon. Member: Zot pe inprim biye !

The Prime Minister

Zot pe inprim biye zot ! Zot pe kont dolar ! Sa ki zot pe fer ! One year later, in July 2022, again, Moody’s downgraded us to Baa3 this time. Still nothing! What happened in 2024? It came out in January of this year. Again, Baa3. Not stable, but negative! So, Moody’s has downgraded Mauritius four times under the MSM regime when in power due to their incompetence and mismanagement of the economy. Four times! They did not react, just like the pension swept under the carpet! This is why they were surprised. You know why? They think they can do whatever they want. When the election comes, they would do a propaganda. I have been attacked every day on MBC. Every day! I am still here. The Deputy Prime Minister has been attacked. As if ‘Bérenger, no, no!’ This is what they do when the elections come, and they thought that this time it would work as well. But God decided otherwise! They did not count on this. They did not take any action, and we are facing this problem! Now, I must say also, Madam Speaker, when a country loses its investment grade status and is labelled ‘junk’, it can face several economic and financial consequences. Others have said it briefly, but I want to add a few more – The first thing that happens when a country becomes ‘junk’ is that it has higher borrowing costs. A downgrade below investment grade means higher risk to investors. Therefore, investors demand higher interest rates to compensate for that risk. Thus, everything becomes more expensive. The second thing which happens that people do not realise is capital outflows. Many institutional investors sit in New York, in London or wherever. They want to make money and profit. They don’t come here because they like our beaches and our sea. So, when they see that this is happening – I am talking about pension funds, insurance companies; these are big investors, and they have mandates, they have boards, not chatwas on the boards, real boards, but they have to answer questions. So, they have mandates to invest only in countries that are safe. The result: a downgrade can trigger forced selling of a country’s bonds, therefore, leading to capital flight, and therefore, pressure on the currency. What happens? You get depreciation again, because you have reduced investor confidence, capital is outflowing, you get pressure on your rupee, and you get, again, depreciation. Depreciation means higher cost of imports and then you get fuelled inflation. This is what happens. And, in Mauritius, we are highly dependent on imported goods in foreign currency denominations. Weaker investor confidence, credit ratings means that this country is not sure for economic stability. Therefore, both foreign and domestic investors won’t invest. In the banking sector, our domestic banks – perhaps people don’t know this – hold large amounts of money in government bonds. If these go, it weakens the balance sheets. Again, this reduces their capacity to lend and raising, again, the financial risk in that sector. A downgrade may also reflect concerns about fiscal discipline, governance and macroeconomic stability. Therefore, again, it erodes trust among investors, trade partners, and even citizens. Therefore, the potential for a vicious cycle is there, in front of us, staring at us as the DPM said. It’s staring at us now. I will tell you something, when we won the elections, Moody’s had already stated , just when we came in, on what they did, they should downgrade us. We made pleas to send the Chief Economic Advisor – and I thank him – to talk to them and give us a chance, and not downgrade us. We did all the efforts that we had to do. Because otherwise everybody is affected, not just the banks, not just the businessmen, but even the individuals who are here will be affected. This is why we are doing our level best to take all the measures we can to stop the rot. Otherwise, we would slide into economic chaos. Now, I ask myself: who in the world in this country would want this to happen? Who? Nobody! And I repeatedly said, Madam Speaker, je n’ai pas de bâton magique dans ma main. It doesn’t exist. Le pays est dans un précipice économique et social. On a reculé de dix ans. Tout ce qu’on a bâti depuis l’Independence depuis 1968 s’est effondré entre 2014 et 2024 sous le règne des vautours successifs ‘des papa-piti Jugnauth’, papa-piti zo’nn touy pei la zo’nn garde, zo’nn ale. But, as I said, I am ready to assume all the responsibilities I have to and so is the DPM. We have a united front. We are all united in this fight because we are patriots and we have to defend this country. Difficult decisions, yes, but we have to take the difficult decisions to let Mauritius become Mauritius again. That is what we have to do. Neither I nor the DPM are doing this de gaiété de Coeur, comme il a dit, but in life, you must do what you must do to save your country as a true patriot. Madam Speaker, the doctors again will understand, if the patient has a gangrene in his foot, the surgeon has no choice. He has to chop off the foot to save the patient otherwise the patient will die. This is exactly what we are doing. It is a difficult choice. This Budget is not about austerity, as some people are saying. It is about responsibility. It is not about the politics, day-to-day politics but it is about the prosperity and the well-being of the whole nation, of our youth, of our children and grandchildren of tomorrow. Therefore, let us move forward, Madam Speaker, boldly with courage, with purpose, with compassion, with confidence, with determination and leave a proud legacy for future generations that we must do to save this country. Les défis nationaux et mondiaux appellent à des solutions courageuses et innovantes, Madame la présidente. Je suis persuadé que la population, dans sa grande majorité, comprend la précarité de la situation. Elle n’est pas bête, qu’elle fera preuve de solidarité et qu’elle participera à la reconstruction du pays. I also make this appeal as the Deputy Prime Minister did, even to those who don’t seem to understand, please, try to understand. There is a reason why everyone here came from different continents and God put us on that small piece of land. It is our duty, because when it rains, it affects us all; when there is a cyclone, it affects us all. Similarly, it doesn’t matter who you are. You might be belonging to any community, any caste or whatever, you will be affected by the rain, by the sun. So, we have a duty to be able to live together and save our country. That is what we are doing, Madam Speaker. I promised, in my Budget Speech, I won’t promise to take you to heaven but I certainly shall prevent you from going to hell. That is what I said. Je termine, Madame la présidente. L’histoire nous jugera sur l’héritage que moi et le Deputy Prime Minister, et aussi nos partenaires Rezistans ek Alternativ et Nouveaux Démocrates, laisserons aux générations futures. We are at a crucial point in our history. We are walking with destiny. It was our destiny; it is our destiny to be here, now, at this point in our history, to come and save the nation. Thank you, Madam Speaker. Question put and agreed to. Bill read a second time and committed.

Madam Speaker

May I correct what I said earlier about ‘takdir’ which means destiny? There is also ‘takbir’ which means what you do yourself. I just want to correct so that there is no misunderstanding. Destiny, but ‘takbir’ means I will also do something. Je ne fais pas que subir. C’est ça que j’ai compris de ce que vous avez dit.


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SUSPENSION OF S.O. 10(2)