water security, he will state whether decision has been taken by Government to prioritise desalination proje…
(No. B/1054) Ms J. Bérenger (First Member for Vacoas & Floreal) asked the Minister of Energy and Public Utilities whether, in regard to water security, he will state whether decision has been taken by Government to prioritise desalination projects over reducing non-revenue water and, if so, indicate the reasons therefor.
M. le président, le dessalement et la réduction du non-revenue water constitue les piliers essentiels et complémentaires de notre stratégie nationale de sécurité hydrique. La réduction de l'eau non facturée demeure aussi d'ailleurs une priorité absolue. M. le président, dans ce contexte, plusieurs projets sont actuellement mis en œuvre par mon ministère et la Central Water Authority. Je citerai notamment – • le remplacement d'environ 114 kilomètres de tuyaux avec la ligne de crédit indienne ; • la mise en œuvre d'une approche intégrée de la réduction d’eau non facturée dans la région de l'Est ; • le remplacement des compteurs en vrac, défectueux, cela se fait actuellement ; • ainsi que le déploiement des systèmes télémétrie et de télésurveillance concernant les fuites d'eau ; • la réalisation des projets ciblés de remplacement de tuyaux dans différentes régions de l'île ; • l'acquisition annuelle d'équipement spécialisé pour la détection des fuites d'eau. Les ressources financières nécessaires à la mise en œuvre de l'ensemble de ces projets ont été prévues dans le budget 2026-2027. Donc, la ligne indienne 2.9 milliards et aussi 792 millions de roupies pour le Non-Revenue Authority. Toujours sur la question de l'eau non facturée, M. le président, mon ministère collabore activement avec la Singapore Corporation Enterprise en vue de l'élaboration d'une stratégie nationale à long terme pour la réduction de l'eau non facturée ainsi que la mise en œuvre progressive d'un projet pilote dans la zone d'approvisionnement dans l'Est, parce que le pourcentage de perte dans l'Est est le plus élevé du pays. Parallèlement, compte tenu de la variabilité croissante des pluies et des effets des plus marqués du changement climatique sur la disponibilité de sources en eau, le gouvernement considère que le dessalement pourrait devenir un élément important de la stratégie nationale à long terme en matière de sécurité hydrique. Cette approche vient compléter les efforts déjà engagés pour réduire l'eau non facturée, renforcer la gestion durable des ressources hydriques et diversifier les sources d'approvisionnement en eau, surtout dans le nord. Je tiens également à rappeler que les dernières prévisions de la météo de Maurice font état de la pluviométrie inférieure à la normale pour les mois de juillet de cette année-ci, d’août et septembre 2026 avec un déficit estimé à environ moins de 30 %. Dans cette optique, le gouvernement étudie la mise en place d'une unité de dessalement alimentée par l'énergie solaire dans la région du nord, compte tenu des difficultés persistantes d'approvisionnement en eau dans cette région, ainsi que l'augmentation de la demande liée aux développements résidentiels, agricoles, commerciaux et touristiques. À cette fin, M. le président, une Expression of Interest a été lancée en septembre 2025, l'année dernière, pour la réalisation d'une étude de faisabilité portant sur la mise en place d'une usine de dessalement de grande capacité comprise entre 10 000 et 50 000 m³ par jour dans le nord du pays. M. le président, quatre candidats présélectionnés ont été invités à soumettre leurs offres dans le cadre d'un appel d'offres lancé en mai 2026, cette année-ci. Les propositions doivent être reçues au plus tard le 24 juillet de cette année-ci, donc dans quelques jours. Donc, le contrat sera attribué et l'étude est prévue d'ici septembre 2026 et va durer autour de 8 à 10 mois. M. le président, cette étude permettra notamment de déterminer – (i) les sites les plus appropriés pour l'implantation de l'usine ou des usines de dessalement ; (ii) les coûts d'investissement et d'exploitation associés au projet ; (iii) le modèle financier le plus adapté pour assurer sa viabilité ; (iv) les technologies les plus appropriées pour la gestion et l'élimination des rejets dans le respect des normes environnementales. Par ailleurs, l'assistance technique des autorités marocaines et saoudiennes ont été sollicitées, compte tenu de leurs expertises reconnues dans le domaine du dessalement à grande échelle. Je tiens, M. le président, à souligner ceci ; que tout projet qui sera développé dans ce domaine, le sera dans le strict respect des exigences environnementales, légales et réglementaires, sociales applicables, ainsi que conformément au principe de développement durable. Merci.
Yes.
Merci. Donc, je comprends que l'étude de faisabilité va inclure les coûts de production. Est-ce que l'honorable ministre pourrait nous dire si l'étude de faisabilité va aussi inclure une analyse pour comparer le coût de réduction du non-revenue water avec celui de la construction et de l'exploitation d'une usine de dessalement ?
Oui, certainement, dans l'étude que nous avons demandée, comme je l'ai dit un peu plus tôt, M. le président, les coûts d'investissement et d'exploitation associés au projet, bien sûr. Je dois dire que nous n'avons pas d'expérience en la matière. Donc, les Marocains et les Saoudiens nous aident. Mais, ceci dit, le non-revenue water est un secteur de la CWA qui a été démantelé les cinq dernières années. Dans le non-revenue water que nous avons reconstitué actuellement, donc, pour changer les 1500 km de tuyaux, cela va nous coûter R 37.5 milliards. Donc, vous réalisez, le pipe replacement programme, qui se trouve dans le non-revenue water, est un projet à long terme – à très long terme – pour changer tous ces tuyaux-là. Le dessalement et le non-revenue water sont deux stratégies qui vont être complémentaires. C'est sûr que nous allons comparer le coût d'implémenter un projet de non- revenue water et, bien sûr, un dessalement. Je dois dire que le non-revenue water dans l'est ou dans le nord va nous aider, oui, certainement, mais avec le changement climatique, comme je l'ai dit un peu plus tôt, la pluie ne tombe plus. Les réservoirs ne se remplissent plus. Les rivières sont à sec. Les boreholes sont à sec. Donc, nous sommes obligés – je suis obligé et je le crois fermement –, pour les années à venir, pour se mettre à l'abri du changement climatique, de suivre un peu le modèle Rodriguais, d'aller vers le dessalement, surtout pour le nord, entre 10 000 m³ et 50 000 m³ par jour, pour voir si, effectivement, nous pouvons comparer le coût pour le non-revenue water et le dessalement.
Juste une dernière.
Une dernière question.
Je rebondis sur ce que l'honorable ministre vient de dire, où il dit que les réservoirs sont vides parce qu'il n'y a plus de pluie. Il a visité, récemment, Mare aux Vacoas. Est-ce que, peut-être, il aurait des explications sur l'assèchement de Mare aux Vacoas ? Est-ce que c'est uniquement parce qu'il ne pleut plus ?
Mare aux Vacoas nous inquiète, effectivement. C'est pour cette raison que nous avons eu les restrictions que nous avons mises en place. Mare aux Vacoas alimente les régions des upper Plaines Wilhems. On parle là de Quatre Bornes, de Curepipe, d’une partie de Rose Hill, de Rivière Noire, de Floréal, et d’une partie de la circonscription numéro 8. Nous n'avons pas d'autre raison de dire que la pluie ne tombe pas dans cette région. Le problème, c'est que les autres réservoirs du pays ont un niveau acceptable. Si vous voyez le taux, nous sommes à 66,5, je crois, de remplissage des réservoirs. Cela ne nous inquiète pas autant. Mais notre souci à nous, malheureusement pour le pays, c’est que nous n'avons pas le système rodriguais – la colonne vertébrale des réservoirs. Donc, nous ne pouvons pas prendre de l'eau d'un réservoir pour l’amener à Mare aux Vacoas. Mare aux Vacoas nous inquiète parce que, drastiquement, il est descendu à moins de 50%, à 45%. La raison que nous avons, aujourd'hui, c'est qu’à Mare aux Vacoas, il pleut bien moins. Les services canaux, les services rivières qui emmènent de l'eau vers Mare aux Vacoas sont plus ou moins à sec.
Hon. Minister Uteem, you were not in the House when your question was called. So, I call it again. Hon. Third Member for Pamplemousses and Triolet! FROID DES MASCAREIGNES LTD – EMPLOYMENT CONTRACT TERMINATION