biomass, he will, for the benefit of the House, obtain information as to the roadmap for increasing the use…
(No. B/742) Mr C. Ramkalawon (Third Member for Flacq & Bon Accueil) asked the Minister of Energy and Public Utilities whether, in regard to biomass, he will, for the benefit of the House, obtain information as to the roadmap for increasing the use thereof locally produced and imported respectively, indicating the quantity thereof currently being used by the Independent Power Producers.
M. le président, actuellement, trois producteurs indépendants, IPPs, à savoir, Alteo Energy Ltd, Terragen Ltée et Omnicane produisent de l'électricité à partir de la bagasse et du charbon. Omnicane, Saint-Aubin, donc CTDS, dépend exclusivement du charbon pour sa production d'énergie. Au fil des années, on a constaté une nette augmentation de l'utilisation du charbon au détriment de la bagasse, compte tenu de la réduction significative des surfaces cultivées en canne à sucre. Afin de promouvoir la production d'énergie à partir de la biomasse, notamment la bagasse, les résidus de canne à sucre et la biomasse, wood chips, et ainsi faciliter la sortie du charbon, le ministère de l'Agro-industrie a élaboré un cadre national pour la biomasse. Actuellement, les producteurs indépendants d'électricité (PIE), les IPPs, du secteur sucrier, consomment environ 750 000 tonnes de charbon par an. M. le président, pour remplacer intégralement cette quantité de charbon par de la biomasse, il faudrait, selon les estimations, 1 500 kilotonnes de biomasse par an. Il est également estimé que la biomasse locale, en particulier les copeaux de bois, wood chips, si elle était pleinement exploitée, représenterait environ 20 % des besoins en biomasse. M. le président, afin de mettre en œuvre la politique de sortie progressive du charbon et dans le cadre national pour la biomasse, mon ministère a sollicité l'assistance technique du Mécanisme africain d'appui juridique (MALJ), bras juridique de la Banque africaine de développement. Le MALJ a désigné Trinity International LLP, cabinet d'avocats international spécialisé dans la structuration d'initiatives similaires en Afrique, et Hinterland Management, expert en biomasse, comme consultants pour ce projet. Mon ministère a entrepris plusieurs actions, notamment – (i) une évaluation de l'état des centrales des producteurs indépendants d'électricité ; (ii) l'approvisionnement en biomasse locale et importée, et (iii) la mise en place d'installations de stockage pour la biomasse importée et des investissements nécessaires à la conversion des équipements existants des IPPs pour fonctionner à la biomasse. On parle ici de wood chips. Par ailleurs, une société à vocation spécifique, Mauritius Biomass Fuel Aggregation Limited (MBFAL), a été créée avec les IPPs et la SIC comme actionnaires. Cette société sera responsable de l'approvisionnement en biomasse et de toute gestion logistique liée à la manutention portuaire, au regroupement et au transport de la biomasse locale. M. le président, compte tenu de la disponibilité limitée de biomasse locale pour remplacer intégralement le charbon, des missions d'études ont été menées en Afrique du Sud, en Namibie, en Eswatini et au Mozambique afin d'évaluer la disponibilité des copeaux de bois de biomasse présentant les caractéristiques, le volume et les prix souhaités pour Maurice. Il a été confirmé, M. le président, que le marché sud-africain est bien établi en tant que région de production forestière, de transformation et d’exportation des copeaux de bois à grande échelle. Jusqu'à 1000 kilotonnes de copeaux de bois peuvent être importées durablement depuis des ports de Richards Bay et de Durban. Afin d'évaluer la disponibilité du terminal sucrier – on parle ici du Shed No. 2 du Bulk Sugar Terminal – pour le stockage de la biomasse importée, une étude de sécurité et de contamination est en cours. Le rapport est attendu le 25 mai de ce mois-ci. Il est proposé au cours des deux prochaines années, M. le président, de remplacer environ 15 % du charbon par de la biomasse locale et importée. Que 15 %. Les producteurs indépendants d'électricité, les IPPs, seront tenus de co-combuster, donc de brûler, des copeaux de bois locaux et importés dans les chaudières existantes, moyennant des travaux de rénovation minimes, à titre expérimental. À moyen et long terme, l'abandon progressif du charbon est envisagé sous réserve de développement d'une filière biomasse locale robuste, d'installations de stockage de la biomasse adéquates et d'autres projets de production d'électricité.
Yes!
Can the Minister inform the House if his Ministry, more precisely the CEB, will use pellets to replace coal in the production of electricity? Thank you.
M. le président, je dois dire qu’il y a une différence entre les pellets et les copeaux de bois, les wood chips. À l'île de la Réunion, ils brûlent les pellets. Ils ont les moyens qu'on n'a pas malheureusement. En brûlant les pellets, l'efficience est bien plus importante, c'est vrai. Mais les pellets coûtent peut-être dix fois plus cher en termes de kilowattheures que les copeaux de bois. C'est pour cette raison que nous avons pris la décision d'écarter l'utilisation des pellets. On peut trouver les pellets en Afrique du Sud ou en Namibie, oui, mais les pellets coûtent extrêmement cher. Donc, l'investissement dans les pellets va coûter extrêmement cher en termes de kilowattheures pour le CEB. C'est pour cette raison que nous sommes partis pour les copeaux de bois, wood chips, qui se trouvent, ici, à Maurice et en Afrique du Sud. Donc, en termes de prix, en termes d'efficience, je pense que le pays gagnera énormément dans ce phasing out du charbon dans les trois ans à venir, autour de 15 %.
The hon. Third Member for Vieux Grand Port and Rose Belle! ROSE BELLE FOOD COURT – STALLS SPECIFICATIONS, FACILITIES & AMENITIES