PUBLIC BILL
Second Reading THE APPROPRIATION (2026-2027) BILL (No. IX of 2026) Order read for resuming adjourned debate on the Second Reading of the Appropriation (2026-2027) Bill (No. IX of 2026). Question again proposed.
Madam Speaker?
Yes.
Madam Speaker, with your permission, can I take a point of order?
Of course.
Thank you, Madam Speaker. Madam Speaker, I propose to take the following point of order. Madam Speaker, my point of order concerns the Appropriation Bill, which is before the House, namely the Appropriation Bill (2026-2027), Bill (No. IX of 2026). My point of order is to the effect that the debates on the said Appropriation Bill cannot proceed and should be adjourned until revised Estimates are tabled before the House. Madam Speaker, an Appropriation Bill contains Estimates of the revenues and expenditure of Mauritius in accordance with Section 105 of the Constitution of Mauritius. The debates on an Appropriation Bill are governed by Standing Order 73 of the Standing Orders of this House. Standing Order 73(2) provides that – “ (2) (...) the debate (...) shall be confined to the general principles of Government policy and administration as indicated by the Bill and Estimates.” The present Appropriation Bill, which is before the House, contains Estimates which are in sharp contradiction with policy of Government. The Estimates on pensions are based on means test and State Age Pension, while the policy on pensions has changed following the announcement made by the Minister of Finance yesterday, in this House, in reply to a supplementary question to my PNQ, that: “The means test is out”. Therefore, until revised Estimates are tabled in this House, Madam Speaker, I reiterate that the debate should be confined to the policy of Government, as indicated by the Bill and the Estimates. The Estimates in the present version of the Bill do not indicate the policy of the Government for the reason that the policy of Government has changed since yesterday with the reply given by the hon. Prime Minister to this House. I, therefore, Madam Speaker, move that debates be adjourned until such time as revised Estimates are tabled before the House. I thank you, Madam Speaker.
Yes, thank you, hon. Leader of the Opposition. I allowed you to make that point of order, of course. But you will give me time to study the point and give my ruling later. In the meantime, we will proceed with the programme as provided.
So, ...
Yes, I will let those who were to speak speak today. And then, when I have... You have just...
There's no point I have raised the...
You have raised a point of order. You have to give me time to study the point of order. I am looking.
You can suspend. Madam Speaker, ...
I cannot give it to you immediately. I cannot give it to you immediately. So, I want to allow Members to speak. Maybe at tea time. I can come back after tea time.
That is not the point.
Do not talk to me from a sitting position!
No, Madam Speaker!
This is what I am...
Excuse me, Madam Speaker, this is not the point I wanted to make. My request is that the debates be adjourned until, like I said, Government comes forward with the revised Estimates, Madam Speaker.
(Interruptions)
But I am asking for time to give my ruling. So, there is nothing we can do now, except...
Suspend!
No, I will not suspend. I will allow hon. Bhagwan to make his speech, and then we will break at one point, at tea time. In the meantime, I will have those who can have the time, including the Attorney General, the Clerk and everybody, to have a look at what you have raised. Because from what I can see here, it does not say that – from what I can see here. So, I do not want to give a ruling immédiatement. I want to take time to give my ruling, which the Standing Orders allow me to do. So, for the moment, I rule that we will carry on. And at tea time, I will try and give my ruling. Okay? Yes, hon. Bhagwan! (3.10 p.m.) The Minister of Environment, Solid Waste Management and Climate Change (Mr R. Bhagwan): Merci, Madame la présidente. Je demande votre indulgence, car j'ai un problème de voix, avec l'arrivée de l'hiver et les matchs de football. Madame la présidente, nous sommes arrivés presqu'à la fin des débats sur le Budget. Beaucoup a été dit par mes collègues…
But do not play with the mic, please.
No, I will not play, do not worry.
Do not! Speak as much as you can.
Madame la présidente, beaucoup a été dit par mes collègues de la majorité sur le Budget, pas seulement, mais aussi par les membres de l'opposition. Je comprends cette frustration du leader de l'opposition. Vous allez donner votre ruling tout à l'heure. Madame la présidente, je dois, moi aussi, m'associer avec mes collègues pour féliciter le Premier ministre pour la présentation de son deuxième budget. Non seulement, je suis très heureux au niveau du ministère dont je m'occupe, le ministère de l'Environnement, avec l'augmentation que nous avons reçue, mais je voudrais que les membres disent leur appréciations au Premier ministre parce qu'il est resté ici tout le long des débats, dans cette Chambre, prenant des notes sur tout ce qui a été dit par les membres individuellement. Nous lui disons merci. Madame la présidente, la présentation du budget, ce Budget 2026-2027, par le Premier ministre et ministre des Finances, a permis à certains rapaces de sortir de leur repère, à part les apparitions devant une cour de justice et les locaux de la Financial Crimes Commission, pour venir proposer la pension à 60 ans en cas de victoire. Quel geste noble en faveur de nos aînés, y compris certains d'entre nous. Mais, commencez, donc, à nous dire comment le faire maintenant ! Pourquoi attendre si le sort de nos aînés vous préoccupe autant ? Pourquoi attendre 3 ans et demi ? Dir li aster ! Ensuite, ce qu'il faut que je leur dise : Pensez à retourner aux caisses de l'État les milliards de roupies à travers des contrats juteux que vous avez donné lors de votre mandat.
(Interruptions)
Pa boufonn mwa ! To pe boufonn mwa, ki to kroir to tro konn koz franse plis ki mwa !
Oh, oh, oh!
Fer tantion!
Minister! Minister!
Wi, fer tantion…
We are not going to start all this!
…mo pa’nn manz dan kouyer lor mwa!
Minister!
Pa’nn manz dan quoi ?
Mo pa’nn manz dan kouyer lor mwa!
Kouyer lor!
Minister, please, withdraw this! I do not see the point of all this.
Elle a fait des remarques qu'il ne fallait pas faire, Madame la présidente.
Là, là, là, maintenant ?
Oui !
Mo’nn dir mo pa pe tande ki li pe dir…
Je suis resté tranquille lorsqu'elle a parlé.
Je n'ai pas entendu et ça arrive que je n’entende pas.
(Interruptions)
Est-ce qu’on peut faire le débat sur le Budget, s'il vous plaît ?
Y compris, Madame la présidente, pendant la période du Covid, des milliards et des milliards qui ont été empochés par les proches du MSM. Madame la présidente, on dit ça au MSM : Li pou fer dimal pou zot sa ! La vente des avions d’Air Mauritius, c’est sous leur mandat. Des centaines de millions volatilisés à la State Bank of Mauritius sous leur mandat. Et comment oublier, Madame la présidente – nous étions, ici, dans cette Chambre –, les plus de 3 milliards du BAI. Nous étions tous, ici, dans cette Chambre, lorsque quelqu'un disait au Premier ministre d'alors : ‘Pa enn sou de l'argent public pou met dans le BAI.’ C'est on record, Madame la présidente. Ça c’est sous leur mandat. De nombreuses familles ont souffert à cause du projet Super Cash Back Gold – des familles ruinées. Ça, c'est le MSM, Madame la présidente. Me koumans par rann kas, apre fer gran gran koze dan Sun Trust ! Madame la présidente, des voleurs crient au voleur. Le drame, Madame la présidente, c'est que ces imprimeurs de billets en catimini, ces véritables fossoyeurs de notre économie et de notre démocratie, se présentent, aujourd'hui, comme des grands sauveurs du peuple.
Madam Speaker, on a point of order. The Minister cannot use the word ‘voleur’ in this House. This is not acceptable.
(Interruptions)
Voler – sa pou reste ar zot sa! Voler !
Does the hat fit?
Minister!
Ali baba!
(Interruptions)
Minister!
Pa blese, Joe!
Minister!
Yes?
I have asked you to speak about the Budget and the policy of Government. Try, as much as possible, please, to come to the subject.
Je parle sur le budget parce qu'ils ont fait des conférences de presse, je dois leur répondre sur les pensions. Madame…
(Interruptions)
Ki to p kozer la….
Shakeel, là, c’est ok, là ?
Quoi!
Madame la présidente…
(Interruptions)
Repet enn cout, mo pa’nn tande!
Do not…
(Interruptions)
Do not speak to each other.
Madame la présidente, le drame c’est que ces imprimeurs de billets en catimini, ces véritables fossoyeurs de notre économie, aujourd'hui, se présentent en champion. Ils se présentent, aujourd'hui, comme des grands sauveurs du peuple, alors qu'ils portent la lourde responsabilité de l'état actuel des finances publiques. Quand on parle du budget, on parle des finances publiques. C'est l'héritage que nous avons reçu, Madame la présidente. Des pyromanes d’hier jouent, aujourd'hui, aux sapeurs-pompiers sans certificat. Ce n’est pas étonnant, Madame la présidente. Parce qu’en matière d'illusion, d'effets optiques, le MSM est devenu maître, au cours de ses deux derniers mandats, d'illusion monétaire. Prospérité illusoire, illusion des chiffres, y compris les valises de 114 millions sans propriétaire. Côte d'Or, Madame la présidente, est restée une cocotte dorée. C'est ça l'héritage du MSM. Mais, en voyant les réactions du public sur les réseaux sociaux, ces rapaces auraient dû réfléchir à deux fois avant de sortir de leur repère pour se manifester. Certains, dans leur boule de cristal, voyaient déjà la chute de ce gouvernement et la tenue des élections générales anticipées. Mais, aujourd'hui, Madame la présidente, la population réalise que ceux qui ont choisi de rester au gouvernement pour poursuivre leurs engagements et honorer leurs promesses électorales, ont fait un choix judicieux pour la stabilité et le progrès du pays. Alors que nous assistons à l'hystérie chaque fois qu'il y a un incident environnemental, à croire que certains prient chaque jour qu'un incident se produise quelque part pour faire des likes sur Facebook. Ziska conférence de presse leader MSM pe like, Madame la présidente. Peut-être une future alliance en gestation. Le recentrage suggéré et accepté de ce Budget est une preuve concrète que la présence du MMM au sein de ce gouvernement est palpable. Les critiques, Madame la présidente, sont normales dans une démocratie où chacun est libre de ses opinions et de ses convictions. Mais, le respect des faits avérés, et de probité intellectuelle, doit accompagner ces opinions. Un exercice budgétaire n'est jamais un stand-alone operation. Un exercice comptable sans lien apparent avec les années financières du passé et celle de l'avenir. Ce que nous sommes appelés à faire, aujourd'hui, dépend en grande mesure de ce que nous avons déjà comme acquis, comme réserve et des opportunités que l'avenir nous offrira. Il n'y a pas de logique plus impeccable que celle-ci. Dans le cas présent, on ne le dira jamais assez, ce sont, malheureusement, les erreurs délibérées ou inconscientes, commises durant les mandats précédents, depuis 2014, qui continuent à plomber les ailes de notre économie et qui font peser des nuages sombres sur notre avenir commun. Et que si le courage nous fait défaut maintenant pour changer, transformer et reconstruire, ce sont les prochaines générations de Mauriciennes et Mauriciens qui devront porter le fardeau. Madame la présidente, avant même de nous retrouver de ce côté de la Chambre, dans les rangs l'opposition d’alors, nous étions conscients que la gouvernance économique, la gouvernance tout court, était tout simplement bafouée et que la remise sur les rails des finances publiques ne serait pas du gâteau. Alors, qu'on le dise, clairement, ce qui est possible ou ce qui n'est pas possible, aujourd'hui, dépend de ce qui a été fait dans le passé et ce que nous ferons dans les années suivantes. En un mot, il y a forcément l'héritage de l'ancien gouvernement MSM dans ce présent Budget. Il nous faut encore des années pour nous débarrasser de ce qu'on avait qualifié ici même, dans cette Chambre, d'héritage criminel du MSM. Pa kapav efase ar gom l'héritage du MSM, Madame la présidente ! Mon ami, le leader de l'opposition, lors de son intervention lundi dernier, comme il fallait s'y attendre, a vivement critiqué les mesures budgétaires et s'est même permis de faire un pronostic sur les résultats des prochaines élections générales. Allant même jusqu'à affirmer que même le bulldozer que je suis censé être et qui, après avoir remporté 10 élections au numéro 20, ne sera pas élu en 2029. Je voulais tout de suite dire à mon ami : pa gagn mo traka. Ce n'est ni le Sun Trust, ni lakwizinn, ni les groupuscules politiques qui décident qui va représenter une circonscription pour une éventuelle élection générale. Madame la présidente, le fitness certificate pour être député n'est livré que par les électrices et les électeurs. Je peux assurer mon ami – parce qu’il est mon ami, l'honorable Lesjongard – I will still be around if God so wish! En tout cas, laissez-moi lui dire haut et fort, à qui veut l'entendre, que ce soit dans cette Chambre ou que ce soit à Angus Road, ou que ce soit ailleurs, je me jetterai de tout mon poids dans la prochaine joute électorale pour que jamais plus Pravind Jugnauth soit à la tête du pays et le MSM. Les élections, Madame la présidente, j'en ai surmonté les plus difficiles de 1983, 2005 et 2014. Je n’ai jamais changé de circonscription. Ce qui est sûr, c’’est que lors de la prochaine campagne électorale, je serai aux premières loges pour défendre le bilan de ce gouvernement dirigé par l’honorable Dr. Navin Ramgoolam. Madame la présidente, ce ne sont pas les défis auxquels nous devons faire face qui nous font tiquer. Encore moins les critiques des adversaires aigris. Madame la présidente, on le sait, un budget ne fait pas que de la dotation. Il comprend également des prélèvements afin d'équilibrer l'exercice. Toute proposition visant à augmenter ou à induire, introduire une dotation, si elle est sérieuse, doit aussi comporter l'élément du financement. Il est évident, trop facile de dire qu'il faut donner plus ici et là, sans préciser la source du financement de la dotation. Après un premier exercice l'année dernière et l'introduction des mesures de redressement, la philosophie du gouvernement était de maintenir le cap sur les réformes essentielles pouvant porter ses fruits au cours des prochaines années. Madame la présidente, malgré nos efforts, des contre-performances ici et là, des retards accumulés, une situation internationale volatile n'ont pas permis d'atteindre nos objectifs totalement. Cette année, c'est donc avec la même rigueur et le même esprit de solidarité nationale que l’honorable Premier ministre et ministre des Finances a présenté ses propositions. Du courage, il lui en a fallu pour présenter le nouveau plan de pension pour les retraités et du courage encore plus pour réaliser que l'écart considérable entre les attentes de la population et le plan du gouvernement n'était pas franchissable d'un seul saut. Le budget ne contient peut-être pas toutes les meilleures propositions, mais il a le mérite de porter l'attention sur les secteurs de l'économie qui requièrent des réformes. La présentation d’un budget est aussi l'occasion de tester la solidité de la responsabilité collective et de la cohésion d'un gouvernement et moi qui assume pour la troisième fois des responsabilités ministérielles, je peux vous affirmer que la force d'un gouvernement ne se mesure pas par des discours et des actions individuelles, mais par sa cohésion, sa responsabilité collective et sa solidarité à toute épreuve. En politique, on ne peut rester dans sa zone de confort. En temps de cyclone, tirer capital politique est cela. À l'heure que nous vivons la Coupe du Monde, nous voyons l'avantage d'un jeu collectif, de l'entente harmonieuse entre les joueurs et la solidarité à toute épreuve. La solidarité gouvernementale, selon moi, n'est pas comme une contrainte. C’est une exigence morale envers ceux qui nous ont fait confiance. C'est la base de la réussite pour la mise en œuvre du programme gouvernemental. Comme l'a si bien dit l'honorable Ameer Meea et d'autres amis, au MMM, nous avons su dans les instances qu'il faut faire entendre nos voix et nous sommes satisfaits de l'écoute que nous avons obtenue. Pensez-vous, Madame la présidente, que l'honorable Premier ministre, qui est un homme de terrain, soit indifférent aux attentes, angoisses, espoirs de notre population ? Pensez-vous que c'est par pure méchanceté que le chef du gouvernement vient imposer des sacrifices sur la population alors qu'ils ne sont nullement nécessaires ? Non, Madame la présidente. Ce que nous faisons ici, chaque arbitrage difficile, chaque choix douloureux, nous le faisons pour l'avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. Les comités vont continuer leur travail. Les consultations vont également se poursuivre, mais une chose est sûre, le système de pension doit être revu pour être en capacité de subvenir à l'avenir aux besoins de nos enfants et des enfants de notre République. Tôt ou tard, cette réforme viendra. Le plus tôt, le mieux pour le pays. Madame la présidente, répondant à la PNQ de l’honorable leader de l'opposition de hier, l’honorable Premier Ministre a donné des éléments de réponse qui constituent un indictment beyond reasonable doubt, que ce soit politique ou criminel, de la gestion des affaires du pays par le leader du MSM et surtout par rapport à la soutenabilité du système de pension. Madame la présidente, sans transition, si un être humain, après avoir travaillé toute sa vie, s'attend à une retraite sereine, sans maladie, sans contrainte financière, est-ce qu'on s'est déjà demandé ce qu'il adviendra de la race humaine si la terre réclamait sa pension à sa mise à retraite ? La race humaine, Madame la présidente, ne dispose pas de planète 2.0. Nous sommes condamnés à vivre ici. C'est pour cette raison que nous devons care pour notre planète et nurture our nature. Les problèmes environnementaux comme la pollution de l'air et de l'eau et les conséquences du changement climatique nous font réaliser à quel point notre qualité de vie dépend de la qualité de notre environnement. En effet, Madame la présidente, notre qualité de vie, notre espérance de vie sont intimement liées à l'état de notre environnement et c'est un peu pour cette raison d'ailleurs que, pour n'importe quel problème ayant un impact sur notre bien-être, que ce soit tapage nocturne, véhicule fumigène et tapageur, on pense tout de suite à la Police de l'Environnement. C'est pour cela que le ministère de l'Environnement est constamment sollicité pour les interventions à travers le pays, alors que nous sommes plus d'une dizaine d'autorités concernées. Je parlais de la salubrité, Madame la présidente., Un environnement de qualité n'est pas un privilège, mais un droit auquel tout citoyen mauricien doit pouvoir en profiter. Cependant, Madame la présidente, bien que la majorité de la population réalise l'importance de l'environnement de qualité, une poignée de nos concitoyens continuent à défigurer, enlaidir, polluer et à nuire à leurs voisins. Quelle est la première préoccupation des Mauriciennes et des Mauriciens, Madame la présidente ? D'abord, et avant tout, et surtout, la première préoccupation des Mauriciens reste évidemment la salubrité et l'entretien des lieux publics, parcs, promenades et jardins. Du nord au sud, de l'est à l'ouest, sept jours sur sept, certains de nos compatriotes continuent à décharger des déchets n'importe où y compris sur les berges des rivières. Les nombreux cas de leptospirose et de chikungunya ont été un wake-up call, un sursaut national en faveur de la salubrité publique. Déjà l'État dépense des millions chaque jour et des milliards par an, des centaines de millions chaque année à travers les municipalités, les conseils de district, à travers la Road Development Authority et Mauri Facilities, entre autres, pour nettoyer. Qui d’entre mes collègues parlementaires de cette Chambre ne connaît pas aujourd'hui Mauri Facilities, un département, une section du ministère de l'Environnement ? C'est 2 500 hommes et femmes, avec une proportion remarquable de dames, que je salue devant cette Assemblée, qui se lèvent chaque matin pour s'assurer que les rues, les bordures de l'autoroute entre autres, 500 sites publics et les toilettes de 282 écoles publiques soient propres. Tous ces travailleurs qui nettoient méritent notre respect et notre soutien, et ils l'auront. Maurice ne sera plus propre si les gens continuent à salir, salir et à salir. Non, Madame la présidente, l'absence de poubelles sur les voies publiques ou les plages n'est pas une raison de jeter ses ordures n'importe où. Avec la recrudescence des rongeurs et des moustiques, les poubelles qui ne sont pas hermétiques, contribuent quelque part à corser le problème. Combien de millions nous faudra-t-il s'il nous faut remplacer toutes les poubelles à travers l'île ? Madame la présidente, je parlerai du Waste to Wealth. La gestion des déchets à Maurice doit être complètement repensée afin que nous puissions engager un programme de Waste to Wealth. Valeur du jour ; seulement 7 % des déchets produits annuellement sont recyclés. L'objectif est de dévier d'ici 2029, 40 % de nos déchets de Mare Chicose et d'accélérer la mise en place des structures d'une économie circulaire. Une provision de R 150 millions est faite pour le programme Waste to Wealth que je salue. Par exemple, du compost peut être produit à partir de nos déchets organiques qui représentent 40 % de nos déchets pour nos agriculteurs, pour notre sol, pour réduire les engrais chimiques importés. Des métaux, du papier, du verre, tout cela a une valeur économique réelle. Je parlerai de la taxe de R 2 sur le plastique, Madame la présidente. L'introduction de la taxe de R 2 étendue à toutes les bouteilles plastiques a suscité de nombreuses appréhensions des consommateurs, écologistes et recycleurs. Sur 168 millions de bouteilles PET mises sur le marché en 2025, 75 % ont terminé en décharge ou dans la nature. On les voit partout, bloquant nos drains, provoquant des inondations et polluant nos mers. Maurice génère plus de 75,000 tonnes de déchets plastique par an, dont seulement 3 % sont recyclés, que ce soit localement ou par exportation. Malheureusement, une grande partie de nos déchets plastiques se retrouvent dans l'environnement, notamment dans les cours d'eau et finalement dans la mer. Basé sur le principe de pollueur-payeur, cette mesure vise un effet triple ; inciter les importateurs et fabricants à basculer vers des alternatives écologiques, désormais plus compétitives, responsabiliser les producteurs via le principe de responsabilité élargie du producteur et encourager les consommateurs à adopter des contenants réutilisables, durables. À titre d'exemple, des bouteilles à base de plantes considérées comme des bouteilles compostables, et un tel système contribuera à financer la collecte et le recyclage des contenants PET. Cette mesure, Madame la présidente, s'accompagnera d'un système de consigne pour les bouteilles PET. La seule façon efficace de faire disparaître le plastique de la nature, c'est de donner une valeur à ce contenant et encourager le recyclage. Dans le cadre de l'une des recommandations du plan stratégique national, la feuille de route pour la création d'une base de données d'inventaire des plastiques et des déchets plastiques, ce droit d'acquise permettra au gouvernement de constituer une base de données sur la quantité de bouteilles en plastique générée sur notre marché local et en vue d'orienter les politiques futures. Si nous sommes en train de peaufiner, notre stratégie est toujours basée sur le principe de pollueur-payeur. Je parlerai sur les amendes sur l'illegal dumping, Madame la présidente. Comme nous avons multiplié l'amende pour émission de fumée noire par 5 de R 2,000 à R 10,000. Dans la même veine, l'amende pour l'illegal dumping de déchets sera doublée de R 25,000 à R 50,000. Savez-vous, Madame la présidente, qu'une seule personne a été épinglée trois fois pour le même délit de déversement illégal d'ordures et a écopé trois fois d'une amende de R 25,000 ? Il est grand temps que tous les pollueurs assument la responsabilité de leurs actes irréfléchis. L'autre préoccupation de nos citoyens ce sont les nuisances sonores et 34 % de nos plaintes reçues à notre ministère concerne le bruit excessif qui stresse, irrite, provoque des problèmes de concentration, des troubles de l'apprentissage, perturbe le sommeil, entre autres, répercussion sur tout l’organisme. Comme je l'avais annoncé face à la presse le 30 janvier, après l'incident tragique de La Caverne en décembre 2025 où une vie a été arrachée à cause d'un différend lié à la musique trop forte et ce qui s'était passé à la plage de Palmar, se concrétise. L'amende pour nuisance sonore double, passant de R 10,000 à R 20,000. La pollution sonore n'affecte pas que les personnes dans les villes et villages, mais c'est aussi un problème récurrent sur nos plages. Et la Beach Authority responsable de 145 plages publiques à Maurice et 12 à Rodrigues, a obtenu un budget plus important pour l'entretien des plages et travaille également sur la création des zones de baignade sous la surveillance des lifeguards, ainsi que sur un comportement plus responsable des pique-niqueurs à travers une vulgarisation de l'étiquette à être observée sur les plages. Madame la présidente, l’érosion côtière, ces plages, comme vous le savez, sont aussi aujourd'hui menacées par le changement climatique. La mer monte à 4.7 millimètres par an à Maurice, ce qui est au-dessus de la moyenne mondiale de 3.7 millimètres. Certaines plages ont déjà reculé de 30 mètres à l'heure où je vous parle, ces plages qui appartiennent à tous les Mauriciens, que nos grands-parents connaissent, que nos parents ont fréquenté et que nos petits-enfants ne connaîtront peut-être plus. La réponse de ce gouvernement, R 4 milliards pour réhabiliter plus de 11.5 kilomètres de côte sur 17 sites autour de l'île, parce que nos plages sont notre identité, notre patrimoine, l'héritage que nous devons laisser à nos enfants et petits-enfants. Madame la présidente, que ce soit Mont Choisy, que ce soit Palmar, que ce soit Pointe aux Sables ou ailleurs, je veux être parfaitement transparent ; je n'ai aucun vested interest, et j'agis strictement dans le cadre des pouvoirs qui me sont conférés par l’Environment Act qui est actuellement en phase de révision et qui a déjà reçu 700 propositions citoyennes. Parallèlement, des projets de loi sont en chantier pour protéger davantage nos zones écologiquement sensibles, ainsi que pour les wetlands et Maurice sera parmi les rares pays à introduire la protection des droits de la nature dans la Constitution. Un cadre légal, oui, mais le plus important, Madame la présidente, est un véritable changement de comportement face à l'environnement. Madame la présidente, au niveau de l'éducation, le changement durable commence dans les écoles. L'éducation environnementale, c'est le meilleur investissement à long terme que nous puissions faire. En une année, mon ministère a fait 120 sessions de sensibilisation touchant plus de 15,000 participants à travers l'île dans des écoles primaires, secondaires, centres professionnels, incluant des expositions, des émissions radio, télévision, et des ateliers. Ce n'est pas tout, 268 écoles participent aujourd'hui au programme de recyclage du papier et du carton. 1,476 bacs de collecte distribués ; 18.8 tonnes de papier qui seraient allés dans notre décharge ont été collectés durant le projet pilote dans 22 établissements scolaires. J'en profite pour dire merci à mon collègue le ministre de l'Education pour son soutien et un grand bravo aux élèves de ces écoles. L’autre exemple, Madame la présidente, de l'implication de la jeune génération ; l'émission Ble Ver sur laquelle nous travaillons avec la MBC implique dans sa conception et réalisation également des étudiants de l'Université de Maurice. Par ailleurs, ce que nous avons constaté : comme l'environnement est un sujet préoccupant, il y a beaucoup de désinformation, de fake news, de mauvaises interprétations. Il y a des personnes qui se réveillent chaque matin en attendant que pleuvent les problèmes pour pouvoir exister sur les réseaux sociaux. Alors, Madame la présidente, plus sérieusement, l'environnement est un secteur passionnant. C'est avec un réel plaisir que j'ai retrouvé ce ministère. Depuis novembre 2024, je pratique une politique de porte ouverte, de transparence et de dialogue. La société civile, les ONGs se reconnaîtrons, elles participent activement et siègent au sein de la Beach Authority, de Maurifacilities et plusieurs comités, dont celui sur la gestion intégrée de nos côtes. Toute la population est appelée à faire des efforts pour transformer notre environnement et notre cadre de vie. Aucune loi, aussi bonne soit-elle, aucune institution, aussi solide soit-elle, ne peut protéger l'environnement seule. Ce que nous faisons, aujourd'hui, ce sont les générations de demain qui récolteront le fruit. On se pose souvent la question : quel environnement, quel pays, quelle planète on lèguera à nos enfants ? Mais moi, la question que je pose, et je termine là-dessus, Madame la présidente : Ki kalite dimounn nou pe kit pou nou bann zanfan et ti zanfan lor sa later Moris-la ? Je vous remercie.
Merci. Yes, hon. First Member…
Madam Speaker, I have a point of order.
Yes. One moment.
If I may?
Is it a point of order?
Yes, it is.
Yes, alright.
Madam Speaker, I refer to the point of order of the hon. Leader of the Opposition. Under Standing Order 41 (2), as you well know, when it has been stated, the Member who raises it shall resume his or her seat, and no other Member, except with the leave of the Speaker may address the Chair. And I am asking for leave to address the Chair at this stage.
Alright, I grant you leave.
Thank you. Madam Speaker, the Leader of the Opposition has referred to Standing Order 73 on the Appropriation Bill, which must be read, of course, in conjunction with Section 105 of the Constitution, more especially, subsections (2) and (3) of the Constitution, which I will not, of course, bore everyone to read it out here. What is important is the difference between Standing Orders 73(2) and 73(3), which, basically, make a marked difference between the Second Reading and the Committee of Supply. We are at the Second Reading. Under Standing Order 73(2), Madam Speaker, when the motion for the Second Reading of the Bill has been made and seconded, which is the case here, the debate thereon shall be adjourned until the next sitting and, when resumed, shall imperative be confined to the general principles of Government policy and administration as indicated by the Bill and the Estimates. The highlight being that we are talking of general principles and Estimates. That must not be read in contradistinction with subsection (3) of Standing Order 73, which places us in the next stage of the proceedings in the House. So, when the Bill has been read a second time, it shall stand committed to the Committee of the whole Assembly, to be called the Committee of Supply to which the Estimates shall then also stand referred. Discussions at the Committee shall be confined to the details of the expenditure contained in the programme, sub-programme or item of expenditure and shall not refer to the general principles. Therefore, there is a marked difference between the second stage and the third stage. I think that the point of order of the Leader of the Opposition, at this stage, is misconceived.
Thank you. You want to say a word?
No.
I wanted to take time to read it. I have read also, myself, Standing Orders 73(2) and (3), and I think that the Attorney General is right. So, for the moment, let us carry on with this part of our work, which is what I wanted to do in the first place. So, now I shall call on the First Member of Stanley and Rose Hill to make his speech. (3.44 p.m.)
Madam Speaker, la marge de manœuvre budgétaire du gouvernement est plus grande cette année que l'année dernière. Moody's l'avait souligné, le 4 mai 2026, dans un rapport d'étape qui notait, et je cite – “Mauritius is making its first tangible progress on fiscal consolidation, with budget execution pointing to a material deficit reduction this financial year.” Dans le budget présenté vendredi dernier, et dans les discours des ministres depuis, le gouvernement a, lui aussi, souligné que la marge de manœuvre budgétaire du gouvernement est plus grande cette année que l'année dernière. C'est pourquoi la présentation du budget 2026-2027, vendredi dernier, était l'occasion de faire deux choses à la fois – • lancer une offensive contre l'inflation, premièrement, et • deuxièmement présenter un budget de relance économique. Malheureusement, le budget a été une double occasion ratée. L'inflation continuera d'augmenter et la relance économique ne sera pas au rendez-vous, avec pour résultat que le pays risque fort d'aller vers la stagflation. C'est-à-dire, d'une part, l'inflation et, de l'autre, une croissance économique défaillante. Concernant l'inflation, Madam Speaker, selon la Banque de Maurice et autres, elle va s'accélérer pour passer à 5.5% en 2026 et pourrait dépasser 6% dépendant de la guerre au Golfe. Il faut rappeler que l'inflation est la taxe la plus injuste qui frappe toute la population et surtout les plus pauvres et démunis. Les mesures annoncées dans le budget 2026-2027 pour combattre l'inflation sont très décevantes. La marge de manœuvre budgétaire améliorée du gouvernement lui permettait d'éliminer ou au moins de diminuer les nombreuses taxes imposées sur l'essence et le diesel qui se répercutent sur tout. La loi sur les monopoles, les cartels et les abus de certains importateurs et commerçants aurait dû être amendée pour donner plus de pouvoir à la Competition Commission afin de permettre une meilleure utilisation du Price Stabilisation Fund. La roupie, qui s'était stabilisée en 2025, s'est dépréciée de 3% depuis le début de 2026, ce qui nourrit l'inflation. Concernant la croissance économique, le GDP growth, Madam Speaker, la Banque de Maurice et le FMI prévoient qu'elle sera de seulement 2.8% en 2026 et très probablement moins après le budget de vendredi dernier. Le capital budget du gouvernement, dans ce budget, reste très bas, moins de 5% des dépenses totales du budget. Les investissements du secteur privé, qui représentent 80% des investissements du pays, ont baissé de 2.8% en 2025, et il est prévu qu'il baisse de 1.7% en 2026. Il faut, bien sûr, Madam Speaker, utiliser l'intelligence artificielle au maximum, mais ne pas oublier que c'est l'emploi dans plusieurs secteurs qui sera menacé. Le budget parle de unleashing the potential of the blue economy, mais les mesures proposées dans le budget ne vont pas loin. À part un SME Bill, rien de nouveau pour les PME, et pas un mot sur le potentiel de la biotechnologie. Madam Speaker, deux secteurs sur lesquels dépend toute l'économie du pays méritent une attention prioritaire et soutenue : la fourniture d'électricité et le port. Dans le cas de l'électricité, le danger d'une rupture continue d'augmenter malgré les efforts concernant l'énergie renouvelable. Et dans le port, des erreurs de stratégie risquent de nous coûter très cher. Dans le cas du tourisme et des services financiers, le budget ne propose rien de sérieux. Concernant la sécurité alimentaire, ce que le budget propose après avoir souligné que, je cite – « Food insecurity is an existential risk. » C'est vrai mais ce que le budget propose après avoir souligné cela, n'est pas non plus sérieux. Madam Speaker, je terminerai par ce qui a dominé les débats budgétaires cette année – la réforme de la pension. Le gouvernement a été au-dessous de tout. Une confusion totale règne maintenant. C'est pourquoi, il ne fallait pas prendre de décision avant de rendre public le rapport final de la commission d'experts et il faut maintenant tout revoir dans le dialogue avec tous ceux et celles concernés, à commencer par les retraités et leurs associations, mais aussi les syndicats. Cela est autant nécessaire qu'il semblerait que la commission d'experts qui a soumis un rapport intérimaire a été profondément divisée. Au lieu de la confusion totale qui règne actuellement, les pensionnés ont le droit de savoir ce qui est maintenant proposé pour ceux et celles entre 60 et 65 ans, en remplacement du income support temporaire introduit l'année dernière, et ce qui les attend à 65 ans et après. Il faut bien expliquer comment fonctionnera le nouveau National Pension Fund. Madam Speaker, il y a toutes les raisons d'être très inquiet et triste aussi, devant ce qui est en train d'arriver à notre pays, à son économie, son système de pension, sa gouvernance. Ce sera la lourde responsabilité d'un prochain et full-time ministre des Finances de relancer notre économie dans la justice sociale et ce sera la très lourde responsabilité d'un prochain Premier ministre de redresser et de vraiment changer notre pays. Je vous remercie, Madam Speaker.
Merci. Hon. Minister of Housing! (3.54 p.m.)
Thank you very much, Madam Speaker. I have listened with a lot of interest to all the hon. Members who have spoken on the budget and as others on this side of the House have done, I myself would like to share my views on this particular budget, also with regard to my Ministry but on general issues as well. Madam Speaker, it is quite interesting how many of our friends sitting on the other side, and even our friends sitting outside this Parliament, strangely enough, forget about the context every time. Every time you hear them when they have to criticise the budget, they adjust their observations in such a way as they carve out completely the last 10 years. Let me at least try to remind for the next few minutes our friends here, Madam Speaker, and outside, that the context and the background is of utmost importance. We cannot, in any way, cast it aside. So, let us remember the situation as it was during the past 10 years. A government that the hon. Leader of the Opposition formed part of, that had no respect for democracy, that is fact. Le gouvernement dirigé par feu Sir Anerood Jugnauth et aussi le gouvernement dirigé par Pravind Jugnauth n'était jamais à l'écoute de la population. N'oublions pas, Madame la présidente, les grandes manifestations de Wakashio. N'oublions pas la manifestation du peuple et le dégoût de la population quand il s'agissait de l'affaire papa-piti. Il n'est pas normal alors, Madame la présidente, que ceux, qui, à un certain moment critiquaient la position du gouvernement MSM sur papa- piti ou sur Wakashio ou la déroute totale en ce qui concerne le respect des droits démocratiques and the destruction of human rights, il n'est pas possible, Madame la présidente, qu'aujourd'hui, ces mêmes personnes frottent leurs épaules à ces mêmes dictateurs. Il n'est pas normal et je ne comprends pas comment je vois des alliances se former avec des fossoyeurs du passé. Ce n'est pas quelque chose que je comprends. À l'époque, quand le peuple est descendu et a crié haut et fort leur désapprobation pour l'affaire Wakashio, qu'est-ce que le gouvernement Jugnauth a fait ? Cela – Go to hell, he said. Walk, walk. We are not going to be interested; we will not budge. We are firm. We are going to continue. They did not listen to the people. What happened when people said: bring back democracy, bring back human rights? Let us at least have the aspects of our constitution not flouted, not violated. What did they do? Go to hell. This is what was happening. We had promised that we would listen to the people. Whenever they had something to say, we would listen up. We would hear and we would take action whenever we found that what they were saying was relevant because they are the ones who brought us here. That was the change we promised. They are the ones who brought us here, elected us on a promise of change. Now, the first opportunity that we have to show that we are different from the past, we have just had it. The hon. Prime Minister, Minister of Finance heard, listened, paid attention, consulted on the proposals and he heard the people, he heard his hon. Ministers, he heard his partners. Then he took time to consider and he decided to say: okay, I will go along with what the people have said but there are consequences, there are risks. The difference in that approach, Madam Speaker, is that he did not decide to dictate even though he reminded us of the consequences. He did not decide to impose and go against what the people had said. He heard, he showed he has a heart and decided to act as the former Prime Minister did not have even the ability to act. The former Prime Minister never listened; this Prime Minister listens. So, when he acts in that way, still, the Opposition find it problematic. If this is not political hypocrisy, what is it? So, I would therefore like to say congratulations to the hon. Prime Minister. Not only for the courage he has shown, because we are in living difficult times. We are living in difficult times and I will show it in a few minutes. I say congratulations to the hon. Prime Minister because he has had the courage to do what many would have run away from. He has had the courage. Let me talk about the last decade of the MSM. Many of my friends have, but let me talk about it. You see, I have tried to carry out a simple calculation, Madam Speaker. A calculation to understand what has the management of the MSM in the past 10 years done to this country and whether it has impacted in any way our ability to continue with the BRP as we knew it. I wanted to make a correlation between the two. Has the MSM acted in such a negligent, criminally negligent manner that has created a situation where it has reduced our marge de manoeuvre with regard to the BRP and though, the facts and the figures are there? Madam Speaker, we are not here to face a system; it is a system in fact which we are facing, a system that the MSM has put in place; not a series of scandals but a very well- thought-out system and the pattern of losses that are documented, Madam Speaker, constitutes systemic State capture; not isolated mismanagement. Discrete affairs across procurement, banking, sovereign investment, parastatal management, share recurring intermediaries, recurring law firms, recurring beneficiaries, recurring methods of evasion. Madam Speaker, how can we forget – maybe commençons par le commencement. My good friend, the Minister of Environment, referred to the BAI bailout. But we have not forgotten those who were in the MSM government, led by Sir Anerood Jugnauth. Do we forget those who were standing there and telling the people: ‘It will not cost a penny de l'argent de la population?’ Do we not remember who those Ministers were? Did they not come and say it in the eyes of the people? ‘It would not cost a penny. L'argent du peuple ne va pas être utilisé dans ce qu'on décide. It was a political vendetta!
Bizin dimann Bhadain!
Who?
Bizin dimann Bhadain!
Sirtou pa li! Who?
Roshi!
(Interruptions)
Rs17.9 billion confirmed injected in the BAI-NPF matter. The Bank of Mauritius-Bramer matter, was this not an engineered crash by the former government? Who were the Ministers then who stood up and looked at the people in their eyes and said ‘this will not cost the people a penny’? But then, how much did it cost? Rs3.5 billion, confirmed. BAI- Maubank injection, as at date – I may be wrong. I speak under the correction of the Minister of Finance, the hon. Prime Minister and the hon. Junior Minister – Rs5.2 billion has been injected in Maubank. What about the matter that is pending for the BAI before Mauritian courts? Rs100 billion still pending contingent liability. What about Britam Kenya shares? The Britam Kenya shares sold and the investigation in Kenya, Madam Speaker, and together with the investigation in Mauritius, what did it show? There is some common denominator there that it was sold for a minimum of Rs1.5 billion less to Rs2 billion less. Where did that money go? Who were the Ministers responsible? Who were the ones who were in charge of the country then? If I am not mistaken, was the Leader of the Opposition among them?
Yes!
Was he not among that team?
He was! He was!
Was he not the one who stood there, shoulder to shoulder, in one rank and stood there and said: we stand collectively behind this massacre? Was it not them? Can I rub shoulders with people like that?
No!
In the name of what? Can I even contemplate an alliance with such people who have destroyed this country? And they take the moral horse, the high horse and say; ‘oh well, we are the better people.’ I will come to the leader of the MSM in a minute. Betamax-Privy Council: Rs5.68 billion. What about the resignation or literally kicked out, the former Deputy Prime Minister, Collendavelloo on the St. Louis Gate matter, Rs4.3 billion? What about Air Mauritius bailout, as you have rightly said, Rs12 billion? What about the Airport Holdings goodwill overvaluation of Rs17 billion? What about the MIC impairment? Rs5.4 billion! What about the MIC convertible loss, Rs3.7 billion? What about Pack & Blister? What about Molnupiravir? What about Wakashio damage of around Rs2.8 billion? What about the hidden debt reclassification of Rs30 billion? What about the CT Power matter that is still pending before courts? Rs30 billion! What about the Rawat arbitration matter, as I have said, a court case still pending? What about the STC white oil contract being investigated by the FCC? What about the Heritage City? We have forgotten about the Bollywood dancers that were supposed to come here and dance us away into the horizon? We have forgotten? Oh, what about the COVID emergency procurement irregularities? What about MauBank recurring recapitalisation? What about BAI special administrators and conservators? What about the SBM toxic loans of around Rs14 billion? Madam Speaker, please, and that is the background: the background that the Leader of the Opposition and his future allies were contemplating to rub their shoulders against. Just simply, they put a mark on it and say it did not happen. You know what? Selective memory. We know that the people of Mauritius are hurting. We know that the people of Mauritius are impatient. We know that the people of this country want change. We know. But we cannot forget, can we? How can we forget? Madam Speaker, I have calculated and we have reached, the losses expressed over the last decade of this criminal management of the MSM, Rs185 billion. Here again, Rs185 billion thrown away. They tell us to forget about it. They tell us it did not even happen and the people today are angry because they are not being arrested as fast as they took the money away. But we cannot go against what law says. We have to follow the law because otherwise, they are going to escape through the cracks. Do you know what it represents Rs185 billion, Madam Speaker? It represents 40 months of BRP. I did the correlation. 40 mois de pension que la gestion criminelle du MSM a fait qu'on a perdus. 40 mois, 3 ans, 3 mois ! Volatilisés ! Le leader du MSM, le leader de l'opposition et ses acolytes viennent et nous disent : « Mais vous faites quoi de cela ? » Je vous dis ce que je fais de cela. 40, it is not a coincidence, is it? Alibaba and the 40 thieves! Is it a coincidence? I wonder what Amjad Khan would say in Sholay!
(Interruptions)
Would he? Should I?
Enough of Sholay!
(Interruptions)
You know what really hurts, Madam Speaker, is that those people, they talk as though they have done nothing wrong. They have done everything right. In fact, for them, it is totally normal to have dévalisé ce pays. Totally normal! They are going to come forward here and they are so desperate to get back to power to give them another...
Over our dead body!
No, no! You know what? They are so desperate that you know, allons au moins rigoler un peu. You see, the Leader of the Opposition is so desperate to try to mark political points. Do you know how many people suffer from diabetes here? The hon. Minister of Health will tell us.
200,000.
Over 200,000. Approximately more than 20% of the adult population suffer from diabetes. The global average is 10%. Plus de 200,000 personnes qui souffrent du diabète, le double de la moyenne mondiale. Et depuis 2022, l'OMC dit qu’on doit introduire ce qu'on appelle ‘sin taxes’. I do not mean the sins of the Opposition. I mean other sin taxes. True it is, they have to be taxed for their sins, at least we could recoup the Rs186 billion! But let us do that another day. You know, the fiscal responsibility legislation will come. But that Opposition laughs about sugar content of coconut. They laughed about my coconuts. Well, not my coconuts. At least it is a question of science! They laughed about my sugary coconuts and they laughed about your goyaves de chine. How desperate are they? Do you realise, Madam Speaker, it shows that they are totally disconnected? They are disconnected with reality and they sell lies to the people. Do you see how they kept it quiet? Do you know that in our supermarkets, on the shelves, there are coconut juices, coconut water? Do you know that each of those coconut waters on the shelves contain 27 grams of sugar per can?
Tonn al fer komission?
Mo fer komision, mwa! Mo pa fer Jugnauth, ress lakaz, twa to al servi li!
(Interruptions)
Mwa kan mo al fer komision, mo pa bizin bodyguard kuma twa!
Li pran komision li!
Mwa, mo al aste. Twa to pran twa!
Come back to your speech…
Yes, I should not say, li pran!
…it was interesting. So, what I am saying, 27 grams per can! So, what does the Leader of the Opposition say? What does the Leader of the MSM say? Does he forget that, as from 2022-2023, his Government imposed sin tax, not on themselves, but on the sugar content? Does he forget about that? Then he did not laugh. He imposed a tax on alcohol; he did not find anything to say about it. He imposed taxes on plastic; he did not have anything to say about it. How hypocritical can you be? How can you sell such bobards, such lies, such inexactitude? How can you do this in the name of morality? This country is going where with people like that at the helm? Where are we going? 27 grams! I challenge that Leader of the Opposition to tell people of this country that, at least, you did not tell them the total truth when you were laughing about my sweet coconuts.
Donn li coco! Donn li so coco!
Because I care about those who lose their toes, who lose their limbs, who lose their eye sights, and who have cardiac problems because of diabetes. I do not do politics about it. I do not do what you do with your former partner, Mr Bhadain. I want this country to at least survive, and a sin tax is important. Madam Speaker…
Yes, please come to your…
This is all about the Budget.
It is alright.
It is there.
Do not worry, I am diabetic. So, I understand, but come back to your Ministry, perhaps.
I can assure you, I was there, in my mind. I will share it with you in a minute. Let me say something else, Madam Speaker. You see, when you face people avec autant de démagogie – you are totally right, Madam Speaker –, we have to come to the real world. The real world that you meet people, who do not sell lies in order to profit from same, but who are to take courageous decisions. I would like to tell you, once again, before I embark upon the elements of my Ministry, that this Prime Minister has the courage, as a leader, as a statesman, to take these courageous decisions, and I congratulate him for that. This is the one who's leading the country. Now, Madam Speaker, to come back to housing.
Please!
In this current Financial Year, 2026-2027, we will be delivering over 5,200 houses. But I am not happy with the model that we have adopted because this model, in fact, is dépassé, in my view. I have had opportunities of discussing with the hon. Prime Minister and my Cabinet colleagues, the Ministry of Finance, the Financial Secretary, and I thank that team for all their help, together with the Social Security and the Deputy Prime Minister as well, because we are working as one team to find solutions. There is the need, therefore, to have, not only social housing, because another category of citizens are the forgotten ones – ceux qui sont les oubliés dans l'équation. Those who earn more than Rs 48,000. Those who earn and are youngsters, who do not have homes, and who cannot take a loan because of the high prices of property – the affordable homes. So, I have discussed with the Ministry of Finance, as I have said, and yes, we are embarking upon a new way of looking at things. For social housing, we are going to ensure that there are sites and services that also come back on the equation. The discussions are ongoing. We have not finalised it. Discussions are ongoing with the Ministry of Finance, where we can identify sites and services, try our best to see how we could give them a seed money. For example, if I am to say, a million that could help them to build their homes, but would also allow them to take a loan, let us say, two or three million, so there would be la participation de la personne qui doit construire la maison. This is the difference in the approach that we want to bring. Secondly, for affordable housing – public-private partnership. Government is going to encourage those who are in the private sector to bring in the capital that is required. We are going to give them the land for affordable housing, but à la condition that they will sell this to people at a better price, at a more competitive price, at an accessible price, and will allow those youngsters, in the middle income, affordable homes, that they will become owners of proper homes as well, because they have been forgotten for too long. I have discussed as well with the Ministry of Finance – but the discussions are ongoing – on how we could ensure those youngsters, and for promoters to bring in their capital, that there is some sort of fiscal advantage that is given in order to make it beneficial for them as well, otherwise, they would not bring their capital. If the former government, for Smart Cities, has managed to give tax incentives, we have to be able to give tax incentives for those who do not have a home. This is the important element. Now, with regard to Smart Cities, Madam Speaker, it is important to remember that there was a commitment in the Smart City Certificate that they had to build affordable homes but there has been no proper monitoring by the former government. There has been no proper monitoring by those who form part of Cabinet then. But we are going to sit down with all those Smart City Certificate holders to ensure that the commitment to build affordable homes as well is there. This is our promise and this is what we are going to do. We are having ongoing discussions with regard to asbestos in homes. For the first time ever, we are not here to find half-baked solutions. We are here to find solutions that will really make things change. So, this is what will happen. We have the statistics from Statistics Mauritius, that is completed. We have the laboratory reports from London that have come in, and we will be calling another meeting, an inter-ministerial meeting with the Ministry of Finance, in order to see how we could go for new policies such as exchange of land or give them social housing that we are building or how we will compensate them. So, this is ongoing. With regard to pig breeders, this is not within the mandate of my Ministry, but I am chairing the inter-ministerial committee, and I would like to thank the hon. Junior Minister David as well, who forms part of that committee and all other Ministers. I will not forget all the inputs and suggestions. I thank both my colleagues Ministers, who are here next to me, because without them, I do not think we would have managed to really find the direction that we found. I will be making a statement on that, soon, in the National Assembly. Madam Speaker, there is something that has come up in recent past, and I must talk about it. As Minister responsible for Housing and Lands, all pas géométriques, all domaines publics maritimes are under the guardianship of my Ministry. We are guardians of this land. For many, many years, a lot of those who own leases, ceux qui ont des baux sur les campement sites or industrial lease, have been under the wrong impression, and I would like to set record straight. They have been under the wrong impression that because they lease the land that is sur le littoral, on pas géométriques, domaine public, they have exclusive use of the land, that is, the strip between the high-water mark and the building line. I have, myself, walked on the beaches of this country. Madam Speaker, the white sand around our island is an asset for this country. Our forefathers have come from many continents. Our forefathers have crossed those white beaches when entering firm ground. It is in our DNA; it is a domaine public that belongs to Mauritians. This is something that has to be underlined, and it has to remain for Mauritians. For many years, there has been this wrong interpretation of the law, believing that because they are lessees, they have exclusive use over that strip of land, between the building line and the high-water mark. That is not true. I have issued a communiqué only yesterday. I have had representations pouring in because hotel owners, campement site owners, and members of the public would like things to be put in a structured manner. I have sent also a note to the Attorney General, whereby I have requested advice on the advisability of coming up with two regulations in order to clarify matters. But let me, here, take advantage of this opportunity because it is important at this time to clarify matters. There needs to be the public that live side by side, the co-existing rights of the public and the campement site owners and hotel site owners. There is a necessity to make a distinction between usage commun and usage privatif. The members of the public, campement site owners and hotel owners have to know that. It cannot include the use by ordinary public. It cannot include camping because this would be privatif. It cannot include coming up and setting up camp to carry out a barbecue. That would be usage privatif. It cannot mean erection of tents or loud music. By the way, on loud music – I have been speaking to my friends in Government – even on public beaches, we have to show responsibility because we cannot go to public beaches and have 20 people playing 20 different music. This is unacceptable! The lack of respect that they show to the Police as well, unacceptable! So, I totally agree with my friend who is responsible for the public beaches and through the Beach Authority that there needs to be some order there. You cannot accept that. So, just like you cannot have loud music and barbecue wherever you want on a public beach, there needs to be discipline, even more so when it concerns leases that exist on pas géométriques and domaine public where there are campement site owners and hotel operators as well. Let us not forget, yes, they pay us rent for it. They pay the State rent, but on that part of the land, they do not have the exclusive use and have no right to exclude Mauritians. But I call upon the citizens of this country, if I have taken it upon myself for the first time in a long time to take and underline the right legal position to ensure that no one can exclude Mauritians from that strip because I myself have been excluded from that strip. Oh yes! I went to visit in the north of the island and a lady sitting down having a nice bronzage, she said to me: « Qu'est-ce que vous faites chez moi? » I introduced myself as the Minister of Housing and Lands. And she said: « Je répète: qu'est-ce que vous faites chez moi? » I was beyond the high watermark and before the building line and I said: « Madame, s'il vous plaît, votre chien. » She said: « Mon chien it is at its home, chez lui. Vous êtes pas là, chez vous. » So, I said: «Madame, je vous promets, je vais m'occuper de vous. » I think it would be wrong for me to leave people who are unaware of the law in ignorance. Nemo Censetur Ignorar Relegem. Nul n'est censé ignorer la loi. But then, again, it is important, at least for me to remind them. That is my duty to all citizens of this country. But with that right comes responsibility as well. Just like it is not okay for campement site owners to put barrage in terms of ropes, in terms of signs, but it is not also right for Mauritians or non-Mauritians, non-citizens to go there and make a mess and create disorder. Il faut savoir vivre ensemble. This is what I am asking the people to do. The great majority of Mauritians today feel liberated because of having underlined what their rights are. But I am asking them: make things easy for everyone. Do not make things difficult. Make it easy. Let us live together in one peaceful country. Madam Speaker, I think it is very important for me to underline an issue which has been going on. Just like hon. Ameer Meea spoke about it on the issue of Waqf. Today is Friday and I have seen certain sermons that have been going on about supposedly the hon. Prime Minister, Minister of Finance is trying to interfere into the operation of Waqf. Let me clearly say what it is: I would not stand by and allow any interfering in Waqf. Neither would any of my hon. colleagues here. None of my colleagues. Not even the hon. Prime Minister would stand for it. The Budget of 2026-2027, through Section 75 of the Annex, does propose seven amendments to the Waqf Act. It does. The amendments establish comprehensive AML/CFT oversight framework, including beneficial ownership transparency, information sharing with the Financial Crimes Commission, mandatory record keeping and disciplinary powers over Waqf managers. The amendments do not transfer ownership of Waqf property to the State. Do not authorise expropriation. Do not dissolve Waqfs. Do not direct the religious purposes of any Waqf. They do, however, significantly expand the State's regulatory oversight of Waqf – regulatory oversight. That is different. It is important in line with FATF recommendation number eight. We have to be in line with those international standards. Malaysia has done it and it has gone even further in terms of government oversight. Stringent oversight. Singapore has gone even further. Malaysia is an example. But here, there is a degree of flexibility, a total independence of the Waqf board, the Waqf members and the Waqf property. It is not controlling. So, therefore, I would like to reassure hon. Members on this. Let me also finish on something else. When the former Deputy Prime Minister was here, there were certain committees that were going on with regard to the Waqf legislation. We have given the responsibility to a very well versed in this, who is hon. Uteem, who has legal expertise in the matter, which we bow to, and he is working on the possibility – he is well advanced in there – on revamping the Waqf legislation in terms of internationalisation of the Waqf laws and making it un outil, which would become a pilier économique as well in certain manner speaking. We will be meeting together for that. But another legislation that we are also working on is the Islamic Cultural Centre, the ICC Act. Why? Because recently through the efforts of our Government, the hon. Prime Minister and our Ambassador in Saudi Arabia have ensured with our hon. Foreign Affairs Minister – well, I am very grateful to you – that we get the 6 million US dollars which had been promised. But we made it happen. It did not stay there as an idea. We made it happen. I am very thankful to all my colleagues for it, but more specifically the hon. Prime Minister. But in order for it to come, we will need also to ensure that the law is amended in order for it to be managed properly. So, that is why I can say that there are going to be changes with regard to that. On a concluding note, let me say the following. Yesterday, I had a meeting – two points – yesterday with 32 operators of the Mauritius port area. I had a meeting with the 32 operators, companies, energy companies, oil companies, and I have proposed to them a regeneration of the land belonging to the Mauritius Port Authority with the consent of the Mauritius Port Authority next to terrain Football Kaya in Roche Bois. I have also proposed to them next to Gymnase 1er Février, revamping of that area. But I have knocked at their door in order to help us financially to revamp those two areas. I am happy to say that they have responded very positively. I will be knocking at the door of the hon. Prime Minister, obviously, in order to see whether we could allow them to direct their money to help that area of Roche Bois to revamp the place where they make millions and billions and at least to share it with the inhabitants of Roche Bois in terms of facilities, any fiscal alleviation and incentives in order to help them. Lastly, let me say, I am very happy to note as well that the Kadafi Square in our constituency, the Ministry of Finance has given us the funds in order to appoint a Transaction Adviser because this will be a public private partnership project to revamp the whole market, to revamp this building, to have floors. It will be a mixed-use project with floors as well for affordable housing for citizens of this country. So, this whole area is going to be modernised. I thank the hon. Prime Minister for having made funds available to appoint this Transaction Adviser. So, Madam Speaker, let me conclude by saying that I have listened very carefully to the former Deputy Prime Minister, just like I have listened to all others. We should not lose hope, depending of where we sit, on this side or the other. It cannot depend on that. If we believe in the difficulty that existed last year, as the Deputy Prime Minister had expatiated on in his address last year in Parliament, that is the truth. It does not change depending where you are. Let us also say that we are making the efforts with regard to inflation and the prices of commodities. We are bringing changes. I was the first, as Leader of the Opposition, at one point to have raised the issue of parallel import. I raised it in this House as Leader of the Opposition. I am happy that not only have I raised it when we were in the Opposition, not only did we face the Opposition of the MSM who found it to be wrong. The Minister then, I remember Dorine Chukowry did not even understand what parallel meant, let alone import. But then, again, we are bringing it. This parallel import changes in the legislation is going to touch medication, is going to touch spare parts, is going to go everywhere to ensure that there is competition. But fair competition. And in fact, what the hon. former Deputy Prime Minister said, I can reassure him that all those are taken into consideration and we will ensure that it is taken to conclusion and we will implement it. So let me finish therefore – this time really finish by saying congratulations hon. Prime Minister, it takes a lot of guts and that you have managed to keep your calm in spite of all these difficulties. I must say that even though I am in my fifth mandate, I keep learning and I keep learning a lot from you, Sir. So, thank you very much.
Thank you. Hon. Members, I will ask the Deputy Speaker to take the Chair for a while. Thank you. At this stage, the Deputy Speaker took the Chair.
Please be seated! Hon. Deputy Prime Minister! (4.31 p.m.)
Merci, M. le président. Je voudrais féliciter mon collègue le ministre des Terres et du Logement qui a intervenu avant moi, pour son intervention. Mr Deputy Speaker, Sir, at this defining moment for our Republic, when the choices we make will shape both the strength of our economy and the resilience of our society, I wish at the very outset, to express my support for the Budget Speech 2026-2027 delivered by the hon. Prime Minister and Minister of Finance, whom I sincerely congratulate. Much has already been said about this budget. Yet, amidst the debates, there have also been misunderstandings and moments of confusion. It is therefore essential to reaffirm with clarity and conviction what this budget truly represents. This budget is not a mere ledger of figures; it is a vision for renewal. It is a pledge of responsibility and solidarity, of economic rationality and social justice. Above all, it is the assurance that the Government stands ready to reconstruct, to rehabilitate and to safeguard the destiny of our Republic for generations to come. Mr Deputy Speaker, Sir, the economy has started the year on a positive note. Real GDP grew by 3.2% in 2025. Inflation is to 3.7%, unemployment fell to 5.7% and gross official foreign reserves stand at USD 10.3 billion. With over 1.4 million tourist arrivals, generating Rs103.4 billion in receipts, these gains have strengthened our resilience. Yet, Mr Deputy Speaker, Sir, we must be honest about our fiscal reality. The Financial Year 2025-26 deficit is estimated at 6.0% of GDP. Public sector debt is 87.8% of GDP and interest payments total Rs26.9 billion, approximately 10.7% of Government expenditure and roughly equal to what we spend on health and education. This budget therefore seeks to restore balance, targeting a 3.7% deficit in 2026-27 and reducing public debt to 85.5% by June 2027 to bring it below 80% by June 2029 while sustaining growth and ensuring social cohesion. M. le président, dans un esprit profondément humain, nous avons entendu les commentaires des Mauriciens. Nous avons entendu l'inquiétude, l'émotion et parfois l'incompréhension. Les membres de cette Assemblée se sont exprimés. Le MMM a fait valoir son point. L'honorable Premier ministre a écouté. Il a annoncé l'abandon du means test. Il importe désormais que nous réfléchissions à la manière d'atténuer l'impact de cette décision. Il est clair qu'il faudra sans doute réduire les dépenses d'investissement, capital expenditure. Car sans cela, où trouver cet argent ? Le Premier ministre l'a dit lui-même, il est soucieux des préoccupations de la population, mais il ne fait aucun doute que cette décision aura des conséquences sur le déficit budgétaire et sur la dette du secteur public. Une réforme des pensions est depuis longtemps nécessaire et tous le savent. Les actuaires le répètent depuis des années. Des politiciens aussi l'ont dit, mais aujourd'hui, il y a comme une hypocrisie politico-électorale. Oui, une hypocrisie politico-électorale, parce que cette réforme, tout le monde l'a réclamé jusqu'au jour où il fallait la faire. Là, curieusement, les voix divergent. M. le président, les pensions resteront pour de longues années encore une composante majeure des dépenses publiques. C'est pourquoi, il est essentiel de trouver la meilleure formule, celle qui fera le moins mal tout en tenant compte de notre réalité économique. M. le président, ce budget place l'intelligence artificielle au cœur de notre stratégie pour bâtir une économie plus forte et plus résiliente ; investissement dans la connectivité et les infrastructures numériques, formation à grande échelle et équiper notre main d'œuvre en compétences pratiques. Autant de leviers qui créeront des emplois à haute valeur ajoutée, renforceront la productivité des entreprises et du secteur public et développeront nos exportations de services numériques. “The AI revolution must not be something that happens to Mauritius. It must be something that Mauritius prepares for, participates in and benefits from”, a indiqué le Premier ministre au paragraphe 17 du Budget 2026-2027. Dans cette direction, le gouvernement formera 25,000 Mauriciens aux compétences pratiques en intelligence artificielle au cours de la prochaine année ; enseignants, étudiants, fonctionnaires, développeurs et entrepreneurs. Combiné à des incitations ciblées, à une nouvelle zone économique spéciale pour l'investissement de haute technologie et à des mesures claires de gouvernance et de cybersécurité, ces actions généreront de l'emploi dans tous les secteurs et renforceront notre potentiel de croissance. M. le président, l'accent mis par le Premier ministre sur l'intelligence artificielle (l'IA) et la transformation numérique est à la fois courageux et visionnaire. Il dit clairement une chose, la technologie doit servir les gens. La question de l'égalité des genres est plus simple. Qu'est-ce que cela signifie concrètement pour une femme qui ne sait pas où aller pour trouver protection, conseil juridique, soutien psychologique ou tout autre service que mon ministère offre ? Pour une femme entrepreneure qui ignore les dispositifs qu'elle peut solliciter. Pour une jeune fille issue d'un milieu modeste à qui personne n'a jamais dit que l'économie numérique a une place pour elle. C'est à travers ce prisme que mon ministère aborde l'IA et la transformation numérique, non pas comme une mise à niveau technologique, mais comme une question d'accessibilité. Aujourd'hui, nos women empowerment centers, nos gender cells, nos Family Support Services, le National Women Council et le National Women Entrepreneur Council opèrent à travers toute l'île, mais la connexion entre eux reste inégale. Les données sont fragmentées. Les actions de sensibilisation sont souvent générales là où elles devraient être ciblées. Un agent qui souhaite orienter le public n'a pas toujours le tableau complet. L'IA et les outils numériques peuvent combler ces lacunes, non pas en remplaçant l'interaction humaine qui est au cœur de notre travail, mais en la rendant mieux informée, mieux coordonnée et mieux calibrée dans le temps. Pour les femmes entrepreneurs en particulier, l'opportunité est concrète. Un meilleur accès au numérique et des outils d'information assistés par l'IA signifient qu'une femme qui crée une entreprise, qui formalise son activité ou qui cherche à se développer, n'a plus à se perdre seule dans un labyrinthe de dispositifs et de procédures. Elle peut être guidée vers la formation, vers le crédit, vers le programme She-Invents, vers l'incubateur dédié aux femmes dans le cadre du schéma PME, vers les opportunités d'innovation que ce budget a ouvertes. L'IA peut également renforcer notre travail de prévention. Avec les garde-fous appropriés, une meilleure utilisation des données ventilées par sexe peut nous permettre de voir où se situent les lacunes avant qu'elles ne deviennent des crises. Cela permettra à mon ministère de passer de la réaction à l'anticipation, surtout dans les cas de violence basée sur le genre. Mais je voudrais être clair sur un point, M. le président. Une femme qui cherche protection n'a pas besoin d'un algorithme. Elle a besoin d'une personne qui l'écoute. Le jugement humain, l'empathie, la confidentialité et la dignité ne sont pas des fonctionnalités que la technologie peut reproduire, et nous ne prétendons pas le contraire. La valeur de l'IA dans ce ministère est d'aider nos agents à mieux servir, à toucher plus loin et à agir plus rapidement, à soutenir le visage humain du service public, pas à le remplacer. M. le président, les femmes de ce pays doivent sentir que le gouvernement est plus proche d'elles, plus facile d'accès, mieux informé de leurs besoins et plus capable d'accompagner leur parcours vers la sécurité, la dignité, les compétences, l'entrepreneuriat et l'indépendance. C'est ainsi que l'IA et la transformation numérique contribueront au travail de mon ministère, non pas comme une ambition technologique abstraite, mais comme un outil concret pour rendre l'égalité de genre et l'autonomisation des femmes plus réelles dans la vie quotidienne de nos citoyennes. M. le président, je voudrais m'arrêter sur trois mesures qui me tiennent particulièrement à cœur et qui, je crois, méritent toute notre attention. La première, c'est le congé de maternité porté à un an. Permettez-moi de commencer par un fait que la science établit sans ambiguïté. Les mille premiers jours de vie d'un enfant, de la conception jusqu'à ses deux ans, sont la période la plus déterminante de son existence. Ce n'est pas une métaphore. C'est de la neurologie. Durant ces mois, le cerveau de l'enfant se construit à une vitesse qui ne se reproduira jamais. Le contact physique, la voix de la mère, sa présence constante, tout cela structure littéralement l'architecture cérébrale de cet enfant. Un enfant séparé trop tôt de sa mère n'est pas seulement privé de confort. Il est privé d'un cadre de développement que rien ensuite ne remplace entièrement. M. le président, quand ce budget propose un congé de maternité d'un an, il ne fait pas de cadeau aux femmes. Il fait un investissement dans le capital humain de demain. Ce sont nos enfants, c'est notre avenir collectif. De nos jours, nous ne vivons plus, à Maurice, dans des familles élargies. La grand-mère dans la cour, la tante à la maison, le réseau naturel qui entourait une jeune mère et son nouveau-né, cette île-là, cette Maurice-là n'existent plus. Cette Maurice-là recule. Aujourd'hui, des milliers de couples élèvent leurs enfants seuls, sans filet familial et quand le congé se termine trop vite, l'option qui reste, c'est la garderie. Et il m'est impossible de ne pas établir ce lien entre cette cassure émotionnelle précoce, cette séparation imposée dès les premiers mois, et certains comportements que nous observons chez nos enfants et nos adolescents aujourd'hui. Je ne dis pas que c'est la seule cause, mais je dis que ce n'est pas sans lien et que nous avons avec cette mesure l'occasion de commencer à y répondre. Concrètement, 6 mois à plein salaire, suivis de 6 mois optionnels partiellement rémunérés. Et pour les mères dont la nature du travail le permet, je rejoins mon jeune collègue, le ministre du Travail, le travail à domicile comme option réelle durant cette période pour que la mère qui le souhaite puisse rester connectée à son employeur sans se séparer complètement de son enfant. C'est la logique du lien préservé avec l'enfant, avec le travail, avec la vie professionnelle qu'elle a construite. M. le président, le congé de paternité porté à 6 semaines, c'est la reconnaissance d'une réalité que les jeunes pères de ce pays vivent et que la loi n'avait pas encore pleinement reconnue. Un père présent dans les premières semaines, ce n'est pas un luxe. C'est un pilier pour l'enfant, pour la mère, pour l'équilibre du foyer. Et c'est aussi un signal envoyé aux entreprises : la responsabilité parentale n'est pas une affaire de femmes, elle est partagée. Ce rééquilibrage a une valeur qui dépasse le congé lui-même. Un pas a été franchi, mais nous pourrons aller plus loin à l'avenir vers un congé de parentalité partagée. M. le président, certains ont argué que des employeurs pourraient être tentés de voir dans ces mesures une raison de moins de recruter des femmes. Or, le Employment Rights Act, le Employment Relations Act encadrent et protègent les droits des travailleurs, y compris contre toutes formes de discrimination à l'embauche. Ce cadre légal existe, il s'applique. L'Equal Opportunities Commission est là. Un employeur ne peut légalement pas écarter une femme de l'embauche au motif qu'elle pourrait prendre un congé de maternité. La Commission peut ouvrir une enquête de sa propre initiative et la charge de la preuve dans ce type de plainte incombe à l'employeur. Toute entreprise qui penserait pouvoir contourner ces protections devra y réfléchir à deux fois. Une femme qualifiée, motivée, qui revient de congé de maternité, avec son enfant stabilisé et son équilibre retrouvé, c'est un atout pour une entreprise, pas un fardeau. Les pays qui ont compris cela ont des taux de productivité et de rétention des talents féminins qui le prouvent. M. le président, il y a le congé menstruel, un jour par mois. J'ai vu les commentaires et les sourires en coin. J'ai vu - et c'est ce qui m'a le plus frappé - des femmes se moquer d'autres femmes à ce sujet. Et je vais être directe : Mesdames, vous n'avez jamais connu ce jour-là, ce jour où la douleur est si intense qu'elle vous cloue au lit, où se lever relève de l'exploit, où aucun antalgique ne suffit ; alors vous avez de la chance. Sincèrement, réjouissez-vous-en mais ne confondez pas votre chance avec une norme et ne vous moquez pas de celles pour qui, ce jour est une réalité mensuelle, parfois invalidante, souvent vécue dans le silence et la honte, parce que précisément on leur a appris à ne pas en parler. M. le président, il y a des femmes dans ce pays qui élèvent seules leurs enfants, qui n'ont personne pour les remplacer à la maison, qui vont au travail ce jour-là parce qu'elles n'ont pas le choix et qui souffrent en silence pendant 8 heures. Ce jour de congé, c'est la reconnaissance que cette souffrance existe, qu'elle est légitime, qu'elle n'a pas à être cachée. Les modalités seront définies, il est clair qu'un certificat médical sera nécessaire et que la discrétion des responsables des ressources humaines sera indispensable pour garantir la confidentialité. Ce n'est pas un privilège, c'est du respect. M. le président, ces trois mesures forment un tout cohérent. Elles disent aux femmes de ce pays, votre corps, votre maternité, votre rôle de mère ne sont pas des obstacles à votre vie professionnelle. Ils font partie de qui vous êtes et ce gouvernement les reconnaît pleinement. M. le président, ce budget est construit sur quatre principes directeurs : responsabilité, solidarité, efficacité économique et justice sociale. Ce sont les mots de l’honorable Premier ministre lui-même et c'est précisément à travers ce prisme de justice sociale que mon ministère aborde la question de la protection des femmes contre la violence et l'abus domestique. Car une économie qui se reconstruit, une société qui avance, tout cela ne tient pas si derrière les portes fermées de milliers de foyers, des femmes continuent de vivre dans la peur. La croissance du PIB ne dit rien à une femme qui ne peut pas quitter sa chambre. Les chiffres du chômage en baisse ne signifient rien pour une femme dont le conjoint empêche de travailler. La solidarité nationale que prône ce budget doit commencer là, dans l'espace le plus intime, le plus privé et pourtant le plus dangereux pour trop de nos concitoyennes. C'est pourquoi le Domestic Abuse Bill 2026 qui a été présenté en première lecture devant cette Assemblée s'inscrit pleinement dans l'esprit de ce budget. C'est la traduction législative de la justice sociale. Il est la réponse concrète à une réalité que les chiffres seuls ne peuvent pas saisir, mais que mon ministère connaît cas par cas, femme par femme, famille par famille. M. le président, dans un foyer où une femme est victime d'abus, un enfant grandit dans la peur. Dans une famille déstructurée par la violence, c'est l'enfant qui porte les cicatrices les plus durables. La protection de la femme et la protection de l'enfant ne sont pas deux politiques parallèles, elles forment un seul et même engagement. La législation sur l'abus domestique qui sera introduite prochainement remplacera le Protection from Domestic Violence Act. J'aurai l'occasion d'en parler plus tard. M. le président, on ne peut pas bâtir un pont vers l'avenir si les enfants de ce pays ne sont pas protégés contre la violence – l'abus, la négligence et l'exploitation. La protection de l'enfant ne se limite pas à la réponse aux crises. Elle commence bien avant par la prévention, l'intervention précoce, le soutien à la famille, la sensibilisation et la participation des enfants eux-mêmes. M. le président, l'honorable deuxième députée de Belle Rose et Quatre Bornes a parlé sur la question des Residential Care Institutions, les RCI et je veux lui dire ceci. Je suis d'accord avec elle. Nous ne pouvons pas accepter que des enfants placés dans les structures peinent à y trouver protection et sécurité. Oui, nous avons trop longtemps financé des structures sans toujours mesurer leur impact réel sur la vie de ces mineurs et oui, une réforme n'est plus une option. C'est un impératif moral. Mais une chose est claire, cet écosystème est d'une complexité que l'on ne peut appréhender de l'extérieur. Nos structures ne sont pas toujours adaptées. Certains carers n'ont pas dans tous les cas les compétences spécialisées qu'il faudrait et ces enfants, certains d'entre eux, ont été traités pendant des années avec mépris, avec indifférence, parfois pire, et nous portons cet héritage. Nous ne l'avons pas créé, mais c'est nous qui devons le corriger. Depuis notre arrivée au gouvernement, nous faisons tout pour redresser la barre. Mais je ne vais pas prétendre que c'est simple, parce que ce n'est pas simple et ceux qui disent le contraire n'ont jamais mis les pieds dans ces réalités. Il n'existe pas à ce jour des structures appropriées pour accueillir des enfants présentant ce que nous appelons des serious behavioral concern. Ces enfants-là, et je veux dire que cette Assemblée-là comprenne ce que cela signifie vraiment. Ce sont parfois des adolescents qui mènent la vie dure à leurs propres parents. Des parents eux-mêmes dépassés, épuisés, qui ne savent plus quoi faire et au moment où ces parents à bout les mettent à la porte, parfois pour protéger le reste de la famille, cet enfant devient immédiatement un enfant abandonné, un enfant qui a besoin de protection et qui arrive dans un shelter du ministère, au côté d'enfants victimes de sévices, de violence et d'abus sexuels. Ce mélange, M. le président, est une réalité que nous n'avons pas créée, mais que nous devons résoudre. Ce n'est pas une question de volonté politique, c'est une question de structure qui n'existe tout simplement pas encore. M. le président, l'honorable Attorney General a compris la complexité de la chose, l'ancien Deputy Prime Minister également. Mes officiers et moi, nous avons déjà exposé ce problème et il s'est rendu compte de la difficulté réelle de ce dossier. La deuxième députée de Belle Rose et Quatre Bornes qui a assisté aux réunions du comité que je coprésidais, connaît aussi cette réalité de l'intérieur. En effet, sur la question de la gouvernance indépendante de ces structures, l'honorable membre à raison. Il faut éviter tout conflit d'intérêt institutionnel. Je partage cette conviction mais la question n'est pas de savoir s'il faut une agence indépendante. La question est – laquelle, sous quelle autorité, avec quel mandat précis. C'est une réflexion que nous avons engagé depuis un moment sérieusement avec toutes les parties concernées. Sur la question de la fusion des entités, je veux rappeler qu'avec le Family Support Services, c'est précisément cette fusion que nous avons déjà réalisée. Sous un seul toit, les dossiers des enfants, des femmes, des familles sont traités par les officiers du ministère. C'est une consolidation concrète, opérationnelle qui produit des résultats sur le terrain. Quant à la NCC, le National Children's Council, c'est un corps paraétatique doté d'un conseil d'administration et d'un mandat plus précis et puis, M. le président, il y a cette vérité du dossier que j'ai déjà dit publiquement. Nous, nous heurtons à des obstacles qui ne viennent pas toujours de là où on les attend. Il y a des care givers eux-mêmes qui résistent. Il y a des gens qui préfèrent voir le shelter Cap l'Espoir fermé plutôt que d'être réformé. Il y a des intérêts – je choisis bien mes mots avec soin – des intérêts qui n'ont rien à voir avec le bien-être des enfants et qui compliquent chaque tentative d'amélioration des conditions, des infrastructures, du fonctionnement quotidien. Les dysfonctionnements évoqués, nous les avons hérités. Ce n'est pas une excuse. C’est un contexte et la différence entre les hériter et les corriger, c'est ce que notre action depuis novembre 2024. M. le président, on peut croire parfois que rien n'est fait. Je comprends cette impression, mais celles qui travaillent avec moi sur ce dossier, mes officiers, et les partenaires engagés, ceux qui sont autour de la table sans chercher à en tirer un avantage personnel, savent que ce n'est pas vrai. Nous avançons, pas assez vite peut-être, mais nous avançons et nous ne nous arrêterons pas. M. le président, ce budget annonce un nouveau Child Adoption Bill. C'est une réforme majeure attendue depuis longtemps par les gouvernements successifs et par les associations de défense de l'enfance. La nouvelle loi établira un cadre légal moderne pour l'adoption nationale et internationale. Elle va créer une Adoption Authority dédiée et mettra fin aux délais procéduraux et à la fragmentation administrative qui a trop longtemps laissé des enfants dans des situations de placement temporaire prolongé. L'intérêt supérieur de l'enfant sera, comme il doit toujours être, la considération première. Ce budget prévoit également le renforcement de la Foster Care Division. Les règlements sur le placement en famille d'accueil seront révisés pour simplifier l'évaluation des familles candidates et construire un réseau plus solide de familles d'accueil qualifiées à travers l'île. Les chiffres montrent la direction à prendre – • en 2022, 12 enfants ont été placés en famille d'accueil ; • en 2023, 14 ; • en 2024, 20 ; • en mai 2026, 122 mineurs sont placés dans 92 familles d'accueil. C'est un progrès, mais c'est encore insuffisant face à l'ampleur du besoin. Depuis ma prise en fonction, j'ai constamment insisté sur l'importance d'un environnement familial qui nourrit le développement, la stabilité et le bien-être émotionnel de l'enfant. À ce jour, 372 enfants se trouvent dans des structures institutionnelles (shelters), ces chiffres nous rappellent que la capacité résidentielle doit être maintenue et renforcée. Je salue donc la provision de R 10 millions prévue pour de nouveaux abris. M. le président, les officiers qui travaillent avec ces enfants portent une responsabilité immense. Ils doivent être formés, équipés, soutenus. La formation standardisée permet aux travailleurs sociaux de naviguer dans des traumatismes complexes, d'éviter la re- traumatisation et de construire des plans de réinsertion adaptés aux besoins individuels de chaque enfant. M. le président, le budget annonce une mesure que j'accueille avec une satisfaction particulière. We will also legislate for a minimum of 25% female representation on boards of parastatal bodies. 25%, c'est un plancher, pas un plafond et c'est un signal fort envoyé à toutes les institutions publiques de ce pays. Ce signal, M. le président, avait été donné par nul autre que le Premier ministre en nommant une femme Première ministre adjoint cette année. On ne le dira jamais assez, c'est une première dans les annales politiques de notre République. L'histoire retiendra et les femmes de ce pays retiendront que le Dr. Navinchandra Ramgoolam, Premier ministre de ce pays, a eu l'audace et le courage de briser ce plafond de verre alors que d'autres en doutaient. D'autres soi-disant féministes, conseillaient à travers la presse interposée : ‘pa zoue ar dife’. Des propos blessants qui nous rappellent la campagne contre l'accession de Maurice à l'indépendance et qui disait ceci : ‘lindepandans ? Koumadir pe met razwar dan lame zako’. Traduction : les Mauriciens seront incapables de gérer l'indépendance. C'est pour vous dire, M. le président, que certaines mentalités ont la peau dure. Je suis fière d'informer que sur les cinq corps paraétatiques tombant sous mon ministère, trois sont dirigés par des femmes. Trois sur cinq. Ce n'est pas un accident. C'est le résultat d'une conviction, celle que la compétence n'a pas de genre et que la représentation des femmes au plus haut niveau de décision n'est pas une faveur qu'on leur accorde. C'est une nécessité pour toute institution qui veut fonctionner avec toute l'intelligence dont elle dispose. Cette mesure législative viendra désormais ancrer la réalité dans le droit et je m'en réjouis. M. le président, à ce jour, 55 gender cells ont été établies à travers les institutions publiques de ce pays. 55 cellules qui travaillent au quotidien à intégrer la perspective de genre dans les politiques, les programmes et les pratiques de leurs institutions respectives. Ce n'est pas un chiffre symbolique. C'est une infrastructure humaine, institutionnelle que nous avons construite et que nous continuerons de construire. M. le président, il y a une autre avancée annoncée dans ce budget qui me touche tout autant. Women applying for loans will no longer need spousal consent. The appropriate law will be amended. La femme indépendante, la femme debout, la femme dynamique que ce budget veut autonomiser et élever, cette femme-là ne peut pas accepter d'avoir besoin de la signature de son mari pour emprunter de l'argent. Ce n'est pas de l'autonomie. C'est de la tutelle. Nous avons reçu des représentations de nombreuses femmes entrepreneures qui nous ont signalé cet obstacle comme l'un des plus humiliants et des plus paralysants qu'elles rencontrent. Parmi elles, il y a une situation particulièrement injuste que je veux nommer ici. Des femmes séparées, pas encore divorcées parce que les procédures sont longues, parce que la vie est complexe, qui veulent créer leur propre entreprise, démarrer quelque chose, se reconstruire économiquement et qui se heurtent à un conjoint qui, par pure malveillance, refuse de signer, non pas parce qu'il a un intérêt légitime dans l'affaire, mais pour les priver de moyens, pour les maintenir dans la dépendance, pour continuer par un autre biais à exercer un contrôle. M. le président, je voudrais maintenant aborder la question de la lutte contre la drogue. Ce budget a raison de poser le problème de la prolifération de la drogue comme une question qui touche les familles. La drogue n'est pas seulement une affaire de sécurité publique. C'est une affaire de bien-être familial. C'est une affaire de protection de l'enfant. C'est une affaire de développement communautaire et de cohésion sociale. La drogue déstabilise les foyers. Elle expose les enfants à la négligence, à la violence, à l'insécurité. Elle épuise les parents. Elle aggrave les risques de violence basée sur le genre. Elle ronge la vie communautaire et contribue à une détresse sociale que nous voyons tous les jours dans le travail de terrain de mon ministère. Le gouvernement a annoncé une approche en trois volets : prévention, démantèlement des réseaux installés par les barons de la drogue et guérison, et c'est la bonne approche. R 80 millions sont alloués à la NADC. La mesure qui me parle le plus, M. le président, c'est R 50 millions mis à la disposition de l'ensemble des ministères pour intégrer la lutte contre le trafic de drogue et l'abus de substance dans leurs politiques et leurs opérations. Pour mon ministère, cette mesure est directement pertinente. Nous recevons dans nos family support services des parents déboussolés par leurs enfants, des mineurs pris dans cet engrenage mortel. À part les interner pour quelques jours au BSH ou au traitement au centre Nénuphar de l'hôpital de Montagne Longue, qui dispose d'une capacité d'accueil résidentielle restreinte, conçue pour moins de 10 adolescents simultanément, que faire de ces adolescents ? Comment les aider ? Cette première dotation budgétaire ouvre une piste sérieuse. Nous alignerons le travail de sensibilisation, de prévention, d'identification précoce et d'orientation sur l'approche nationale antidrogue. Je salue également le renforcement du community policing avec des neighbourhood officers. M. le président, je ne peux pas conclure mon intervention sans évoquer la situation dans ma circonscription, la Circonscription No. 1, Grande Rivière Nord-Ouest, Port-Louis Ouest, qui a été, pendant ces 10 dernières années, l'oublié du développement. Il n'est un secret pour personne que les différents PPS et ministres dans le passé se sont limités à des site visits tandis que des projets urgents ont été renvoyés au calende grec. Je ne parle même pas du Conseil municipal de l'époque. Ces conseillers se contentaient du rôle de figurant et étaient quasiment absents du terrain. Toutefois, depuis un peu plus d'un an, les habitants constatent un regain d'activités sportives, culturelles et familiales dans toutes les régions, notamment au niveau des cinq centres communautaires et des salles municipales de la circonscription. La reprise de ces activités est déterminante face au fléau qui ronge notre société, auquel ma circonscription n'échappe pas. Outre la reprise des activités et la remise en état de certaines infrastructures sportives à Résidence Mauvilac, Richelieu, Grande Rivière Nord-Ouest, Pointe aux Sables et Camp Chapelon, pour le plus grand bonheur des jeunes, nous avons, avec mes deux colistiers, relancé des chantiers qui étaient laissés à l'abandon. À ce titre, M. le président, je tiens à remercier le ministre des Infrastructures publiques pour avoir été à l'écoute de nos besoins. Des routes dans un état déplorable depuis des années et causant d'importants désagréments aux habitants ont été réhabilitées. Je pense notamment à Montebello, Verger Mangue et à Polinaire, à Pointe aux Sables, ainsi qu'à Résidence Mauvilac et Borstal à Grande Rivière. Je remercie également la RDA pour avoir réasphalté la route côtière de Bain des Dames et la route Ménagerie à Cassis. Lentement, mais sûrement, nous avançons dans la bonne direction. D'autres projets ambitieux figurent sur la liste pour le présent exercice financier pour la Circonscription No. 1. Nous viendrons, bien évidemment, avec plus de détails une fois ces différents projets lancés. Tous ces projets toucheront chaque région de la circonscription pour le bien-être de ces habitants. M. le président, ce Budget pour mon ministère, c'est une direction donnée – • La direction d'un pays qui décide que l'égalité des genres n'est plus un idéal à poursuivre, mais une politique à mettre en œuvre concrètement avec des ressources, des structures et une volonté politique assumée. • La direction d'un pays qui reconnaît que l'autonomie économique des femmes, l'accès au crédit, à l'entrepreneuriat, à l'innovation, au leadership n'est pas un privilège accordé, mais un droit à garantir. • La direction d'un pays qui dit aux victimes de violence domestique, la loi est de votre côté et qui le prouve avec un cadre législatif renforcé, des mécanismes de coordination, des ordonnances de protection plus accessible et plus rapide. • La direction d'un pays qui place l'enfant, chaque enfant, qu'il soit dans une famille d'accueil, dans un shelter ou dans un foyer fragilisé par la drogue ou la précarité au centre de ses priorités. Ce Budget reconnaît aussi ce que l'on nomme rarement, ici, que la vie de famille a une valeur, que la maternité mérite du temps, la paternité aussi, que la douleur d'une femme un jour par mois est réelle et légitime, que ces reconnaissances ne sont pas des cadeaux. Elles sont des rattrapages. L'IA et la transformation numérique viendront appuyer tout cela, non pas pour remplacer l'humain, mais pour que mes officiers soient mieux équipés, mieux informés, plus proches des femmes, des enfants et des familles qui ont besoin d'eux. M. le président, ce Budget protège. Il autonomise. Il reconnaît. Il investit dans les personnes que trop de budgets ont longtemps considéré comme des bénéficiaires passives et qui sont en réalité les architectes silencieuses de la cohésion de cette nation. C'est dans cet esprit que je soutiens le Budget 2026-2027. Je vous remercie.
I suspend the Sitting for 45 minutes. At 5.15 p.m., the Sitting was suspended. On resuming at 6.04 p.m. with Madam Speaker in the Chair.
Please be seated, Members!